De plus en plus d’entrepreneurs Français s’essayent à devenir Leader mondial de leur catégorie !

Si vous voulez devenir leader mondial, visez la planète ! On se plaint souvent du manque d’ambition de nos chefs d’entreprises qui préfèrent souvent rester premiers de leurs villages que numéro deux à la grande ville. C’est oublier un peu vite qu’au-delà des résultats financiers, nombre de nos chefs d’entreprises ont réussi à devenir des légendes dans le monde du business par leur parcours hors du commun. À commencer par le géant du luxe, Bernard Arnault président de LVMH devenu en trois décennies l’homme le plus riche du continent européen et dans le top 5 mondial. N’oublions pas les Louis Renault, Marcel Dassault, René Mantelet dans la lignée de ceux qui nous ont précédés.

L’époque n’échappe à la règle. Aujourd’hui par exemple, on peut saluer l’arrivée dans ce palmarès envié des numéros un mondiaux français de Stephane Courbit devenu avec l’autorisation par Bruxelles du rachat d’Endemol Shine par son groupe Banijay (un milliard d’euros de chiffre d’affaires) le premier producteur mondial audiovisuel avec 3 milliards d’euros de revenus annuels.

Une sacrée performance pour ce fils de postier d’un village de la Drôme, monté à Paris sans le sou et qui après avoir fait l’ISG et travaillé un temps aux côtés de l’animateur télé Christophe Dechavanne (Coyote productions) signe l’une des plus belles sagas entrepreneuriales de ces derniers années. Il emploie 25 000 collaborateurs.

Notre gotha économique hexagonal ne s’y est pas trompé. On retrouve à ses côtés l’appui financier et amical aussi bien de Vincent Bolloré (Vivendi), Bernard Arnault, Marc Ladreit de Lacharriere-Fimalac ou le producteur De Agostini. Nicolas Sarkozy va même intégrer le conseil d’administration du groupe.

Un tir groupé qui montre au passage que les Français savent faire équipe et bloc quand l’enjeu est à la hauteur. Courbit a su fédérer talents et moyens. Le nouveau géant de la télé ( Banijay-Endemol Shine ) qui pourrait être côté dès 2021 sur Euronext Paris, sera contrôlé à 67,1% par LDH (LOV Group) et à 32,9 % par Vivendi.

Je l’ai rencontré dans les années 2000, il donnait ses rendez-vous et petits déjeuners dans les salons prestigieux de l’Hotel George V à Paris où il disposait d’une suite. Visiblement, le jeune roturier de province a su vite prendre les codes de la bonne société parisienne. Il étudiait déjà les boîtes à reprendre. Je me souviens qu’on avait évoqué la reprise de la chaîne de distribution La Bagagerie. Citizen Courbit a aussi constitué un holding diversifié, LOV Group, puissant dans les jeux et paris sportifs (Betclic, Everest…) et le tourisme haut-de-gamme. Sa chaîne d’hôtellerie grand luxe « les Airelles » a repris récemment coup sur coup le Chateau d’Estoublon en Provence et le célèbre palace de Saint-Tropez, le Domaine de la Messardiere qui dispose d’une vue panoramique éblouissante sur la baie de Pampelonne en dessous de Ramatuelle. Un temps éclaboussé par le financement de Madame Bettencourt (L’Oreal), le self made man sut relever la tête et montrer que son parcours n’était pas dû au simple hasard. Pas ingrat, on dit même qu’il n’hésite pas à réinvestir dans le village de ses parents où il aurait , ce n’est pas une blague, ouvert une pizzeria. Why Not, il a pris aussi des actions de la chaîne branchée parisienne Big Mamma. On est loin de l’investissement du patron de presse Michel Hommel (Échappement..) qui n’a pas hésité à racheter et redonner vie aux commerces d’un village breton, à Loheac (Ille-et-Vilaine) où il avait installé son musée de l’automobile, le Manoir de l’automobile.

Le parcours de Stéphane Courbit pourrait servir de modèle à nombre d’entrepreneurs en mal d’ambition planétaire et pourquoi pas à son fils Oscar qui vient d’entrer à Polytechnique. Des comme cela, il nous en faut beaucoup d’autres !

Robert Lafont

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