Le nouveau géant français de l’environnement doit beaucoup au travail de ce grand manager à la mentalité d‘entrepreneur !

C‘est l’œuvre de sa vie. A 62 ans, cet ingénieur des ponts et chaussées tient sa revanche. Lui, que le monde des affaires avait un peu vite enterré en 2011, lorsqu’il avait réussi à se maintenir contre vents et marées et à la surprise générale à la tête de Veolia, tient une sacrée revanche. En réussissant à mettre la main sur son provincial challenger national Suez, Antoine Frérot réussit à faire de l’ensemble un leader mondial de 37 milliards d‘euros de chiffre d‘affaires et de 216000 collaborateurs.

Certes, les conseils avisés d‘un ancien banni, un certain Jean-Marie Messier, l’appui affirmé depuis le début de Bruno Le Maire et la médiation intelligente de Gérard Mestrallet, ancien dirigeant de Suez, qui durant quatre jours a reçu un à un et à tour de rôle les différents interlocuteurs dans un salon discret de l’hôtel Bristol à Paris, n‘y ont pas été pour rien.

Après sept mois d‘une bataille homérique et d‘invectives, et quatre jours de négociations serrées, Antoine Frérot gagne son pari et a raison de s‘en féliciter. Un parcours de conquérant qui s‘apparente d’avantage à celui d‘un entrepreneur stratège qu’à celui d‘un manager gestionnaire. Le cap est clair, la vision stratégique l‘est aussi avec de nouvelles ambitions dans le recyclage plastique par exemple : « Nous voulons devenir le champion européen, puis mondial du recyclage des batteries électriques. »

C‘est ce type de manager entrepreneur dont le pays à le plus besoin en ce moment. Réussir à se comporter à la fois en manager entreprenant et aussi en entrepreneur qui manage.

Robert Lafont

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

un + onze =