Soulagement pour les petits commerces qui retrouvent leur liberté dès le 28 novembre. Pas un mot pour les bars-restaurants qui restent les grands oubliés de l’intervention présidentielle.

Plus prudent que le président de République, tu meurs! Au-delà de la formule choc, la gestion de la crise sanitaire se fait vraiment sous le signe de la sécurité au détriment de tous les autres. Au moment même où l’OCDE pointait du doigt la France et l’Espagne pour leur gestion trop confinée de l’épidémie, le moins que l’on puisse dire est qu’Emmanuel Macron continue de libérer les activités à pas comptés.

À partir du 28 novembre, les commerces heureusement pourront rouvrir jusqu’à 21 heures maximum. Une mesure saluée en cœur de Francis Palombi jusqu’aux représentants des indépendants et qui va enfin mettre fin à une aberration ; celle de l’ouverture de grandes surfaces et de la fermeture des petites boutiques. À partir du 28 novembre, chacun pourra se promener pendant 3 heures jusqu’à 30 km. Je ne sais pas, au passage, qui a glissé cette mesure aux oreilles du président, mais elle semble inutile car invérifiable et ne correspond à aucun des critères de sécurité !

Ne faisons pas la fine bouche. Si tout se passe bien, si la contamination tombe bien en dessous du seuil de 5000 personnes contaminées par jour, Emmanuel Macron, dans sa grande mansuétude, élargira le déconfinement à partir du 15 décembre. Oui mais attention, confinement oblige, un couvre-feu le soir à partir de 21 h sera appliqué ! On ne peut tout avoir…
Pour les Bar-Restaurants, il faudra encore patienter jusqu’au 20 janvier ! Un long bail qui risque de faire très mal !
Dans son allocution, le président à également beaucoup parlé du prochain vaccin. Visiblement, celui-ci tombe à point nommé, même si les pouvoirs publics ne rendront pas la vaccination obligatoire. On l’a échappé belle! Les personnes fragiles seront concernées les premières.

Comme l’a martelé le chef de l’Etat, face à cette crise : « Chacun a un rôle à jouer ! »
Ce que l’on peut regretter, c’est le manque de souffle d’un président au ton monocorde et technocratique qui n’a fait que réciter un chapelet de mesures catégorielles certes bienvenues. Mais où est passé le souffle d’un dirigeant dont la principale mission, en ce moment, est de redonner de l’espoir, de l’élan et de l’envie. La crise du pays est autant mentale que d’organisation. Il faudra tirer tous les enseignements de ce mal français où on a encore vu le pays crouler sur le poids des règlements, des normes et des impuissances. Rien sur le nécessaire investissement dans nos hôpitaux. Décidément, la « révolution Macron » tarde à se mettre en marche.

Robert Lafont

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