Bien sûr, on aurait préféré que, comme aux États-Unis, chaque particulier puisse déduire intégralement de ses impôts tout investissement personnel dans une nouvelle entreprise. Ce sera pour une prochaine fois ! Pour l’instant, le montant de la réduction d’impôts, en France, est de 18 % pour les versements en numéraire, mais il faut pouvoir répondre à de nombreux critères. Pas une raison pour faire la fine bouche avec une mesure, passée un peu inaperçue et qui vient d’être adoptée cette semaine dans le troisième budget de crise voté au parlement.

De quoi s’agit-il ? Désormais, chacun pourra transmettre sans impôts ni droits jusqu’à 100 000 euros à un enfant, un petit-enfant, voire à un arrière-petit-enfant, à condition que le don soit affecté à la création ou au développement d’une entreprise de moins de cinquante salariés. Il faut aussi que l’entreprise soit bien dirigée par le bénéficiaire du don. C’est une excellente disposition qui ne peut que renforcer le nombre de créations d’entreprises dans notre pays qui, ces derniers mois, a retrouvé son excellent niveau d’avant la crise sanitaire.

La reprise, c’est maintenant, à l’image du titre du dernier numéro du magazine Entreprendre. Oui, car de plus en plus de nos compatriotes veulent entreprendre, et pas seulement pour des raisons fiscales. Beaucoup se sont rendus compte qu’ils avaient besoin d’exister d’avantage, de se libérer, de créer. Bref, de faire œuvre utile ou de réaliser des projets. La période du confinement a également permis à beaucoup de comprendre qu’on avait qu’une vie et que c’était ici et maintenant qu’il fallait réaliser ses objectifs. Toute cette prise de conscience collective et individuelle est peut-être la meilleure nouvelle pour notre avenir. Et on ne le voit pas encore forcément dans les chiffres. Comme le disait Yves Montand, dans les années 80, vive la crise !

Robert Lafont

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