Couvre-feu : le mot est lâché ! Et c’est une chape de plomb qui s’abat d’un coup sur nos têtes. Contrairement au confinement du printemps, cette interdiction sans équivalent vient sanctionner une période où désormais nous ne pouvons plus, dans huit grandes métropoles, sortir en ville, dîner au restaurant, se rencontrer ou simplement circuler.

L’entrave est considérable : c’est le mode de vie français par excellence qui est mis à mal, et il faut espérer que les pouvoirs publics mesurent le poids qu’une telle interdiction fait peser sur notre façon de vivre et sur des pans entiers de notre économie. Avec un tel rideau de fer, nos concitoyens vont devoir se forger un nouveau moral d’acier. Dans cette période noire, on ne peut que se montrer surpris devant l’incapacité de nos gouvernants à encourager et à redonner de l’espoir à nos concitoyens. Et je ne parle pas seulement de tous ceux qui travaillent et entreprennent, je pense aussi aux familles, aux jeunes, aux femmes seules ou aux personnes âgées ou malades…

D’autant plus que, c’est quasi sûr désormais, ces troubles vont durer au moins jusqu’à l’été 2021. Un bail trop long pour qu’on ne cherche pas à faire quelque chose pour redonner du sens à nos vies, à nos occupations ou à nos projets. On a trop joué sur la peur ! C’est toujours efficace pour tenir en respect une population désemparée, mais c’est extraordinairement dangereux pour le moral d’une population ! Il est plus que temps désormais de chercher à rassurer, projeter et vivifier le projet collectif qui nous relie et qui s’appelle simplement la nation France. Et de ce point de vue, nous nous sentons assez orphelins !

Robert Lafont

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