Continuons les baisses d’impôts : après la suppression de l’ISF, celle de l’IFI ?

Le retour des exilés fiscaux atteste que c’est la voie à suivre.

Les hauts fonctionnaires de « France Stratégie », chargés d’évaluer les conséquences de la suppression de l’ISF, ne changeront-ils jamais ? C’est plus fort qu’eux ! Ainsi, lorsqu’ils déclarent très doctement ne pas pouvoir démontrer les effets d’une telle décision sur les investissements. Rappelons-leur que Paris ne s’est pas fait en un jour !

Ont-ils oublié que que l’économie ne peut se mesurer que sur des bases de tendances et de dynamiques, comme le fait remarquer avec bon sens l’excellent économiste Christian Saint- Etienne que nos gouvernants feraient bien de suivre d’avantage.
Premier constat : l’effet de la réforme de la fiscalité sur le capital (suppression de l’ISF et instauration de la flat tax – avec le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %)est bien tangible puisqu’on constate bien un retour des exilés fiscaux sur notre territoire. France Stratégie précise que : « avant la réforme, on constatait deux fois plus de départs que de retours chaque année. Après la réforme, on observe plus de retours de ménages fortunés que de départs chaque année. » (sic).

C’était bien l’objectif. En revanche, ce que l’on ne mesure pas encore, c’est l’effet très positif attendu à long terme sur toutes les dépenses et investissements qui seront opérés en France grâce à ces retours. L’essor actuel constaté de l’investissement, du private equity et des Family Office n’y est sans doute pas étranger d’ailleurs.

De manière générale, ne soyons pas trop pressés d’autant plus que le gouvernement d’Emmanuel Macron n’est pas totalement blanc bleu puisqu’il a bien augmenté, dans le même temps, la CSG sur les revenus du capital ((1,5 milliards de recettes supplémentaires) : ce qui pèse dans la balance. L’économie repose sur de la confiance. Et la stabilité de la fiscalité d’un pays reste un facteur clé. Outre Rhin, il est notable de constater qu’au moment des élections générales, les formations politiques de gauche ou de droite se gardent bien de proposer de grands bouleversement en matière d’imposition. Il y a consensus sur le sujet.

Tous savent que la prospérité allemande repose aussi sur cette régularité. Chez nous, les formations comme le PS, les Verts, le PCF ou la France Insoumise se font la courte échelle pour savoir quel est celui qui fera le plus de surenchères. Elles n’ont heureusement guère de chances de revenir au pouvoir. Mais par leurs propositions outrancières, ils ne concourent guère au retour de la prospérité  et à l’essor d’un capitalisme familial indépendant propre à développer l’emploi et les devises dans notre pays.

L’économie a besoin de temps et de stabilité. Nos entrepreneurs sont sans doute les meilleurs du monde, mais encore faut- Il qu’on les place aussi dans les meilleurs conditions possibles. Car la concurrence internationale est devenue impitoyable et les capitaux et les hommes passent d’un pays à l’autre sans peine. N’oublions pas la « fuite des cerveaux » (jeunes diplômés, chercheurs..) qui touche notre pays comment aucun autre dans le monde. Il y a un grand lien avec la fiscalité.

A ce sujet, la suppression de l’IFI (il y a 1 300 000 assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière) encore une exception française en Europe, pourrait se justifier tant l’immobilier et la construction restent un secteur majeur de notre économie. De surcroît, sa suppression entraînerait un surcroît de recettes fiscales dérivées induites considérable TVA, IS, taxes foncières, etc..). Qui osera, gagnera ! N’oublions que nous restons en concurrence frontale avec tous nos voisins qu’ils soient luxembourgeois, italiens ou moldaves.

Robert Lafont

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

trois × 4 =