J’entendais Julien Doré dire à la télé que son plus grand cauchemar était de se réveiller en croyant être retombé dans l’anonymat. Tant le chanteur de « La fièvre  » ou de « Kiki « n’en revenait pas de connaître un tel succès. Révélé par « Nouvelle Star » en 2007, cela a été très vite pour l’arrière petit- neveu de l’illustrateur Gustave Doré.

Et le chanteur cévenol reconnaissait avoir éprouvé ce fameux « syndrome de l’imposteur », qui fait se demander si on mérite son succès surtout quand il est rapide. Robert Papin, le fondateur d’Hec-Entrepreneurs ne me disait pas autre chose vis à vis du sentiment de patrons de jeunes pousses pris dans le tourbillon d’une croissance ultra rapide, avec une levée de fond record à la clé, qui peuvent se dire :  « J’étais étudiant il y a cinq ans à Jouy-en josas (78), et je suis à la tête d’une start-up qui a levé 20 millions
d’euros ! ».

Cela peut donner le vertige à des esprits équilibrés. Mais de la même manière que c’est dans la difficulté qu’on voit les bons. N’est-ce pas  dans le succès qu’on les jauge également ? Combien d’entrepreneurs à succès n’ont-ils pas su réussir dans la durée ? L’entreprise est plus souvent un chêne qu’un roseau. Elle se bâtit patiemment et pousse lentement.

Robert Lafont

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