Virginie Despentes

À la lumière de romans en vue de la rentrée littéraire (Cher connard de Virginie Despentes, bien dans l’air du temps malheureusement en ces temps d’innocence envolée, ou Paris du très autocentré Yann Moix…) on peut se demander si nos prosateurs ne privilégiaient pas précisément le nauséabond, voire le cercle intime pour ne pas avoir à aborder ce qui touche l’évolution de nos esprits et de nos sociétés.

Et notamment la perte de foi en l’avenir, la déconstruction des valeurs ou une perte de l’esprit public. Dans la floraison d’ouvrages (490 au total) même si ce sont des romans ; rien ou peu qui ne pousse à réfléchir ou à construire collectivement ou individuellement. Presqu’au contraire ; beaucoup d’autoflagellation et de cynisme. Cela fait froid dans le dos…

Croit-on encore en l’avenir ? Une tendance à privilégier ce qui choque ou dérange presque pour mieux évacuer ce qui fonde une nouvelle évolution ? On s’intéresse aux stigmates plus qu’aux causes. Comme si les débats somme toute creux de nos médias nous avaient habitués à nous détourner de l’essentiel : à savoir la condition de l’homme et l’évolution de nos sociétés.

Où sont passés nos grands esprits libres, sincères et visionnaires : les Camus, Aron, Hugo, voire les Voltaire ? On n’en a jamais eu autant besoin en ces temps de dérèglement climatique et spirituel. Merci au passage à Pascal Bruckner de ne pas frayer avec le suivisme servile actuel. Il n’est qu’un exemple… à suivre.

Robert Lafont

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