Intégrée dans le plan de relance, la baisse de 10 milliards d’euros des impôts de production en 2021 était attendue depuis longtemps. Si l’esprit de cette mesure a été saluée, notamment par le patronat, sa répartition fait grincer des dents, en particulier chez les patrons de PME.

Selon les premières estimations produites par le gouvernement, cet allègement fiscal profitera en priorité aux 281 plus grands groupes français. Des entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1,5 milliard d’euros. En 2021, ces entreprises vont percevoir un montant avoisinant les 2,5 milliards d’euros (9 millions d’euros en moyenne par groupe).

13 000 euros par PME

Pour les autres catégories, le cadeau est beaucoup moins alléchant. Les PME, qui représentent pourtant la majorité des entreprises françaises et plus de 40 % de la valeur ajoutée, devront se partager 2,9 milliards d’euros, ce qui représente une moyenne de 13 000 euros par entreprise. Pour les TPE, le montant avoisinera les 300 millions d’euros, soit 940 euros en moyenne. Les ETI sont mieux loties avec un pactole de 4 milliards d’euros (456 000 euros par entreprise).

Au sein de l’écosystème des PME, certains dénoncent déjà le caractère inégalitaire de cette mesure et reprochent au gouvernement d’avoir ciblé en priorité les grands groupes. Pour parvenir à faire reculer de 10 milliards d’euros les impôts de production, Bercy a réduit plusieurs cotisations (CVAE, CFE, CET) et taxe (TFPB), dont certaines ne concernent que les grandes entreprises.

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