45-8 Energy, la pépite française de l’hélium

45-8 Energy : un exemple à suivre de partenariat public / privé.

C’est typiquement le genre de projet qu‘il faut pousser à fond. Jusqu’à présent, l’hélium, ressource stratégique, était importée essentiellement en provenance des États-Unis. Pourtant, on en trouve en abondance dans les sous-sols du continent européen. Restait simplement à organiser la filière d’exploitation. C‘est très exactement ce qu‘est en train de mettre en place la jeune pousse lorraine 45-8 Energy, installée à Metz et fondée en 2017 par Nicolas Pelissier, Ingénieur en géosciences pétrolières. Avec une équipe de 11 chercheurs, 45-8 Energy, qui dispose aussi d‘une antenne à Lyon, collabore avec le BRGM, le CNRS et l’université de Lorraine. Un partenariat modèle qui montre que nos industriels peuvent et doivent chercher à coopérer avec nos organismes de recherche publics.

Résultat: la start-up lorraine vient de lever 5 millions d’euros auprès de Total-Énergies, Bouygues (Holding familial Héling) et BpiFrance et lance sa première unité de captage d’hélium dans la Nièvre aux Fonts Bouillants sur un périmètre de 250 kilométres carrés avant de se lancer aussi prochainement dans le Jura.

Lauréate de l‘appel à projets de France Relance à hauteur de 1,6 million d‘euros, la pépite messine prône une approche écoresponsable de la production d’hélium, c‘est même la seule entreprise d’exploration en sous-sol à être labellisée  » Green-Tech « . Exemplaire à bien des égards.

La coopération entre laboratoires publics et entrepreneurs reste une source très prometteuse. Outre les initiatives d’instituts spécialisés comme l‘INRIA (l’institut national en sciences et technologies du numérique) pour l‘informatique ou l‘IA, qui vient de signer un partenariat avec l’université de Paris-Saclay pour accompagner les projets de start-up intensive en logiciel. On note de nombreuses initiatives similaires dans des secteurs industriels comme l’industrie du bois ou du textile (avec le renouveau du lin) où la France peut reconquérir des parts de marché industrielles.

Robert Lafont

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

treize − onze =