M. Chapoutier est bien plus qu’une maison, mais un univers dans lequel on entre avec plaisir et respect. 455 ha plantés, donc 100 à l’étranger, et plus de 52 millions d’euros de chiffre d’affaires ne suffisent pas à décrire cette entreprise viticole dont la devise est « Fac & Spera », « Fais et espère ».

1808 est la date de la création de la Maison Calvet et Compagnie à Tain, rue de l’Hermitage qui vend du vin bien entendu, dans cette belle région de la vallée du Rhône.

M comme Marius et Michel

Voici dès le début un commerce florissant qui voit se succéder différents propriétaires, mais c’est en 1897 que Marius Chapoutier s’associe au propriétaire de l’époque, Rodolphe Delépine. Les vins commencent alors à passer les frontières françaises pour aller chez les voisins européens. Rodolphe prend sa retraite et la maison est renommée Chapoutier et Cie en 1922. Marc succède à son père en 1937, l’entreprise prend son nom actuel, M. Chapoutier. L’année 1990 marque un tournant avec l’arrivée d’un autre M : Michel. C’est lui qui va décider d’un tournant décisif au niveau de l’entreprise familiale en allant vers deux axes stratégiques nouveaux pour la société.

Un tournant décisif en biodynamie

Le premier est le passage à la biodynamie, une prise de risque qui portera ses fruits. Pourtant, cela n’était pas à l’époque en odeur de sainteté dans les écoles qui estimaient que cela pouvait même être dangereux. Seconde révolution, avec le premier achat d’un domaine viticole à l’étranger, dans l’hémisphère Sud, en Australie ; le début d’une nouvelle histoire où les rachats en France et à l’étranger vont se succéder. Cet entrepreneur de rupture ne cessera de prendre des risques afin de suivre ses convictions pour que sa « vie soit un éternel coup de foudre ».

Cet hyperactif dit lui-même que s’il « reste immobile, il tombe ». Si la vallée du Rhône est son terroir de naissance, il aime aussi les vrais vins, d’ici ou ailleurs. Les viticulteurs californiens à succès qui font le vin au goût du client ne l’ont pas influencé. Pour lui, le viticulteur français n’a pas d’autre choix que de s’appuyer sur le terroir. Pari réussi dès le millésime 89 qui décroche un 100/100 sur le Robert Parker.

Les nouveaux « M »

La nouvelle génération, Mathilde et Maxime ont rejoint la société et s’engagent à poursuivre l’aventure. C’est la première fois dans l’histoire de la maison qu’une fille est partie prenante dans l’entreprise, signe des temps. A eux la responsabilité de porter haut les valeurs mises en avant par leur père : Respect, audace, convivialité et générosité. Mathilde Chapoutier a déjà sa sélection dans le catalogue de la maison. La jeune femme est la directrice de la stratégie commerciale et la responsable des développements de projets de la célèbre maison depuis 2017. Chasseuse de terroirs, elle doit préserver et développer l’éventail plaisir des vins de tous les jours aux vins d’exception.

Un chiffre multiplié par 25

La championne de France d’arbalète et de 22 Long Rifle 50 mètres, et son frère, ne seront pas trop de deux pour poursuivre l’action de Michel Chapoutier, ce pionnier passionné. En effet, le chiffre d’affaires a été multiplié par 25 en 25 ans. Un héritage considérable pour une marque qualifiée de « la plus admirée dans le monde » par le magazine Drinks International.

E.S.

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