Un nouveau venu sur le marché ultra concurrentiel de la Grande distribution, Tazita, dont le nom n’est pas encore définitif, arrive dès la prochaine rentrée avec des objectifs très élevés.

Selon son PDG, Fabrice Gerber, un spécialiste du secteur, passé par Leclerc, Système U et Aldi, plus de 300 magasins devraient ouvrir d’ici 2027, en commençant par une vingtaine, dès le mois de septembre prochain.

En comparaison, Leclerc dispose à ce jour de 721 magasins et Système U, 1601.

Une implantation Lyonnaise dans un premier temps, puis dans le sud de la France, dans les régions de Marignane, de Nîmes et de Perpignan. C’est dans les locaux d’anciens distributeurs que l’aventure débutera.

Une fabrication presque française…

L’implantation des magasins se fera uniquement en périphérie proche de villes entre 8 000 et 12 000 habitants.

La grande majorité de ces magasins sera tournée vers l’alimentaires (environ 60 %).

L’enseigne annonce aussi une fabrication presque exclusivement française, au moins à 70%, et, allant à l’encontre de la mode actuelle, le bio ne représentera que 5%.

Une bonne initiative quand on sait, que depuis la pandémie, que le Made in France représente un critère très important pour les Français. L’enseigne compte bien surfer sur le boom du « local » pour attirer sa clientèle.

Un financement type coopératif

A l’aube de 2027, l’enseigne devrait avoir ouvert 300 magasins, la plupart en zone de moyenne et petites villes, mais Fabrice Gerber envisage aussi l’ouverture de grandes surfaces plus imposantes, d’environ 3 000 m2, qui ne seront pas accessibles aux produits alimentaires.

La plus grande majorité des produits vendus le seront sous marque blanche ou une marque « distributeur ».

Un investissement important et atypique

Pour réaliser l’opération, Tazita aura besoin de fonds, estimé pour l’heure à plus de 150 millions. Ec c’est là toute l’originalité du financement, Fabrice Gerber ne passera pas par le circuit traditionnel des banques, mais par ses propres fournisseurs, qui deviendront ainsi ses investisseurs.

C’est donnant-donnant

L’enseigne oblige ses fournisseurs à prendre une participation de 25%, offrant ainsi aux fournisseurs un quart des bénéfices, ce qui minimise ainsi les négociations trop agressives de ces derniers… Bien joué, les fournisseurs n’auront ainsi aucun intérêt à trop tirer les prix vers le bas, sous peine de voir les bénéfices de Tazita à diminuer…et les leurs, par la même occasion.

L’objectif à moyen termes en termes de chiffre d’affaires pour chaque magasin est de 6,5 millions d’euros, soit un chiffre d’affaires global de plus de 2 milliards d’euros d’ici 2027.

Un pari fou, audacieux et ambitieux de la part de cette nouvelle enseigne française de distribution.

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