Huchot-Boissier Patricia/ABACA

Sondages : Macron conforte son avance

L’institut BVA, pour RTL et Orange, donne encore une fois, pour sa 14ème vague, le président sortant, Emmanuel Macron, vainqueur au second tour de l’élection présidentielle avec 54% d’intentions de vote contre 46% pour Marine Le Pen.

Si les estimations restent semblables, Emmanuel Macron desserre un peu l’étau dans cette étude et il doit son avance au report des voix des électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui est favorable au candidat de La République En Marche. Près de 30% des mélenchonistes voteraient pour le président sortant, 30% s’abstiendraient de voter, alors que seulement 18% voteraient Marine Le Pen.

Le baromètre OpinionWay du jour, pour Les Echos et Radio Classique, prévoit un écart de huit points entre les deux candidats : Emmanuel Macron récolte 54% des intentions de vote, Marine le Pen 46%.

Le taux de participation est historiquement faible, de l’ordre de 69%, au deuxième tour. Pour rappel, il était de 73,7% au premier tour de l’élection présidentielle.

Le sondage prévoit, aussi, du côté des reports de vote, l’électorat de Jean-Luc Mélenchon se répartirait comme suit: 41% voteraient Macron, 21% voteraient Le Pen et 38% choisiraient de s’abstenir.

Emmanuel Macron en campagne…

Ce vendredi, l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron a confirmé la tenue du meeting de samedi après-midi, au Palais du Pharo, à Marseille, et la présence du candidat à l’événement. Il s’agit seulement du deuxième meeting du président sortant depuis le début de la campagne présidentielle.

Mais, selon Le Parisien, Emmanuel Macron envisage de donner un troisième et dernier meeting, juste avant la fin de la campagne, le vendredi 22 avril. Un proche conseiller du président-candidat, explique: “Ça va être dense, il va aller chercher les voix jusqu’au bout, car c’est dans les derniers jours que le choix des Français va se cristalliser.

“Gouverner avec des forces extérieures…”

Ce jeudi, Emmanuel Macron s’est exprimé sur France Info: « Pour un Premier ministre de gauche, je n’exclus jamais rien. Sur les différents soutiens qui m’ont été apportés, comme Nicolas Sarkozy ou François Hollande, je suis lucide sur le fait que ce sont des femmes et des hommes qui ne soutenaient pas forcément mon projet au premier tour.”

“Et je sais que j’aurai, demain, si les Français me font cette confiance, à présider en tenant compte de ces apports. Je suis le président qui a le plus gouverné avec des forces extérieures à mon parti. Les deux Premiers ministres que j’ai nommés ne me soutenaient pas à l’élection de 2017 et ils ont été Premiers ministres, ça n’était jamais arrivé.”

“Sur la possibilité de gouverner avec la gauche? Pourquoi pas… Olivier Dussopt, par exemple, a été élu, il y a cinq ans, en tant que socialiste, il a voté contre les budgets au début du quinquennat. Aujourd’hui, il est ministre du Budget et il fait un travail formidable. Je suis pour associer tous les talents qui ont envie d’agir et qui se retrouvent dans la cohérence d’un projet.”

Emmanuel Macron: être Républicain ou pas…

Le président sortant, Emmanuel Macron, « conteste fortement » les propos des étudiants qui manifestent dans les universités et qui jugent les candidats à ce deuxième tour comme équivalents. Il estime que « si l’on veut construire un mode meilleur il faut choisir le projet dont on est le plus proche » et que « la pureté n’existe pas ». Emmanuel Macron insiste et se revendique républicain, un champ politique dans lequel il ne place pas la candidate Marine Le Pen.

Un conseil de la jeunesse pour le climat

Sur France Info, Emmanuel Macron est relancé par une jeune activiste sur sa promesse de créer un conseil de la jeunesse pour le climat: “L’engagement sera tenu. L’idée serait d’avoir un forum qui associe l’ensemble des engagés, des ONG, des associations de jeunes sur ce sujet. Il servira, de manière régulière, a faire l’évaluation de notre politique. Il faut mettre, autour de la table, trois catégories d’acteurs: celles et ceux qui ont la responsabilité d’agir (le gouvernement), les experts et les activistes. Si on laisse tout ça diverger, on n’arrive pas à avancer.”

Etre écologiste et voter pour Marine Le Pen?

En déplacement au Havre, ce jeudi, Emmanuel Macron a assuré que Marine Le Pen n’était certainement pas la candidate de l’écologie: « Très sincèrement, qui est écologiste et peut voter pour Marine Le Pen? Il faut me le présenter. Parce que c’est le seul projet qui assume de casser tous les cadres et de ne pas respecter les engagements écologiques de la France.”

“Elle n’est pas l’incarnation de la douceur”

Ce jeudi, Emmanuel Macron a eu un mot sur sa rivale pour le second tour de l’élection présidentielle et il s’est dit prêt pour poursuivre la campagne de l’entre-deux-tours mais aussi sur le débat: « Un entre-deux-tours, ça dure 15 jours, pas qu’une soirée. J’ai conscience que Madame Le Pen a pris beaucoup de temps pour se préparer.. Quant à ses accusations qui me juge « trop brutal, je n’ai pas l’impression qu’elle soit l’incarnation de la douceur;”

“Collecter toute expression de colère”

Le président de l’Assemblée Nationale, Richard Ferrand, soutien d’Emmanuel Macron, était sur LCI, ce jeudi soir: ”Marine Le Pen sait qu’elle ne peut pas faire adhérer une majorité de Français sur son projet.”

“Il ne faut pas prendre les Français pour des abrutis! Croyez bien que beaucoup savent très bien que Madame Le Pen essaie de collecter toute expression de colère pour en créer un fonds de commerce: elle sera déçue.”

“Dans ce que raconte Madame Le Pen, c’est se foutre du monde! Ce qu’elle prétend mettre sur la table est inconstitutionnel. Avant toute démarche démagogique, qu’elle dise ce qu’elle veut modifier dans notre loi fondamentale.”

On peut voter Macron quand on est de gauche!

Toujours sur LCI, Richard Ferrand s’exprimait sur les gens de gauche: “Beaucoup d’électrices ou d’électeurs qui sont viscéralement de gauche, qui viennent de là, se retrouvent dans l’action d’Emmanuel Macron. On peut voter Macron quand on est de gauche!”

“Ils ont parfaitement compris une chose: on ne peut avoir de la justice sociale que si on crée de la prospérité économique. Les origines d’En Marche (ndlr: LREM, le parti d’Emmanuel Macron) étaient exclusivement des femmes et des hommes de gauche, qui se sont dits qu’il fallait modifier les logiciels qui échouaient tout le temps.”

« Des choses à reprendre chez les autres candidats”

Richard Ferrand a aussi indiqué que le candidat qu’il soutient au second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron, pourrait élargir son programme en prenant des mesures proposées par d’autres candidats:

« Il y a des choses à reprendre qui viennent de Monsieur Jadot, de Monsieur Mélenchon, Madame Hidalgo, Monsieur Roussel et Madame Pécresse. Ce sera à Emmanuel Macron de fixer les mesures qu’il reprend.”

“C’est à lui, tirant les enseignements du premier tour, de dire: “voilà les propositions que je peux retenir, car je prends en compte les propositions que les Français ont exprimé par leur vote”.

J’espère que le président sortant saura rassembler. Le gouvernement qu’il nommera devra porter ce programme enrichi pour rassembler une majorité de députés pour qu’il y ait un quinquennat stable, efficace, qui réponde aux besoins des Françaises et des Français.”

François Hollande pour Emmanuel Macron

Ce jeudi, sur TF1, l’ancien président de la République (2012-2017), François Hollande, qui avait soutenu Anne Hidalgo (PS), au premier tour, a appelé à voter pour Emmanuel Macron: “C’est le vote Macron qui permet que Marine Le Pen ne gagne pas.”

A propos d’une éventuelle candidature aux élections législatives,François Hollande est resté indécis. Pour autant, l’ancien président de la République a assuré qu’il ne pouvait pas se résoudre à tout ce qui se passe aujourd’hui ».

« Pas une voix pour Le Pen!”

Depuis 24 heures, Philippe Poutou multiplie les tweets contre Marine Le Pen. « Pas une voix pour Le Pen ! Riposte sociale et antifasciste ! », peut-on lire sur les posts de l’ancien candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste à l’élection présidentielle 2022.

Marine Le Pen en meeting à Avignon

A Avignon, ce jeudi soir, c’est le premier meeting de l’entre-deux tours pour la candidate d’extrême-droite, Marine Le Pen, qui s’exprimait dans le Parc des expositions: « Mes chers compatriotes, nous voilà presque arrivés au bout du chemin. Un chemin pour la défense du peuple.”

“Nous proposons, au pays, un projet réellement alternatif. Nous avons la passion de l’avenir. Par attachement à la justice, à la vérité, à la liberté. Je crois que notre projet ressemble à la France.”

“Cette France qui ne demande qu’à éclairer le monde de sa lumière. La sécurité républicaine face aux mafias. L’égalité, celle de la justice sociale, de la méritocratie, celle qui donne à chacun la chance d’évoluer dans la société. Il est temps de remettre la France en ordre. Nous le ferons en cinq ans.”

Un appel à faire barrage à Emmanuel Macron

Toujours en meeting à Avignon, la candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen, a expliqué: “Le 24 avril, si les Français ont à faire barrage, c’est au retour d’Emmanuel Macron. Faire barrage à l’effondrement du pouvoir d’achat des Français, au matraquage fiscal, à la retraite à 64 ou 65 ans, on ne sait plus.”

“Faire barrage au laxisme judiciaire. Faire barrage à une immigration qui met en péril nos systèmes sociaux. Faire barrage à un nouveau quinquennat de désolation sociale et de déconstruction nationale. Faire barrage, enfin, à cette caste qui nous gouverne avec arrogance.”

“Notre seul parti, c’est la France”

Marine Le Pen profite de son meeting à Avignon, dans le Vaucluse, pour lancer un appel à tous les Français: « C’est à tous les Français que je m’adresse, dès lors que c’est du pays qu’il s’agit, que c’est du futur et du bien de nos enfants dont il s’agit.”

“À tous, patriotes de droite, patriotes de gauche ou d’ailleurs, je dis notre seul parti c’est la France, notre seul moteur, c’est les Français, notre seul but, c’est la Nation!

“Leur appui témoigne de la richesse, de la diversité du Rassemblement National qui est en jeu, que cela puisse assurer d’autres ralliements, d’autres soutiens, d’autres marques positives que j’accueille avec le même bonheur, la même humilité, comme un geste qui encourage.”

“Nous tendons la main à tous les Français”

Devant la foule d’Avignon, ce jeudi soir, Marine Le Pen a déclaré: « Notre courant de pensée est comme la rivière qui rejoint le fleuve, qui lui même gagne la mer, pour fusionner. L’espoir du redressement se lève. Je dis aux abstentionnistes, “venez voter!”. Si le peuple vote, le peuple gagne. Nous tendons la main à tous les Français, ceux qui veulent participer à la conquête de l’avenir. Nous parlons à tous les Français.”

“Une vision pour la France et pour les Français »

Ce jeudi, Marine Le Pen affirmait: “Mon projet s’articule autour du régalien et du quotidien. Une vision pour la France et une vision pour les Français. Je vous le dis de manière solennelle: je ne retirerai aucun droit à aucun Français.”

Un référendum d’initiative citoyenne

Lors de son meeting d’Avignon, Marine Le Pen a prôné la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) “qui permettrait à 500.000 citoyens de s’emparer d’un sujet et avoir l’initiative d’une consultation”. Ce sera l’un des points de son “grand chantier du ressourcement démocratique”. Par ailleurs, elle promet de lancer un référendum sur l’immigration dès qu’elle sera élue.

La candidate du pouvoir d’achat

Marine le Pen s’est une nouvelle fois positionnée comme la candidate du pouvoir d’achat: “Je m’attaquerais à vos dépenses contraintes. Les entreprises qui augmenteront les salaires de 10 % seront récompensées par le gel des cotisations patronales pendant cinq ans. Je veux miser sur la jeunesse. Je veux permettre à nos enfants de s’installer.”

“C’est pour ça que je veux que les apprentis et alternants voient leur salaire augmenter de 230 à 330 euros selon leur âge. Il me semble juste que les jeunes mettent leur talent au service de la société. L’Etat veillera à des pensions jamais inférieures à 1.000 euros. Les jeunes de moins de 30 ans, qui créent leur entreprise, ne paieront pas d’impôt sur leur entreprise pendant cinq ans.”

“On nage dans le grand n’importe quoi!”

Pour clore son meeting à Avignon, Marine Le Pen a critiqué les sorties dans les médias de certains politiques et notamment celle du ministre de l’Intérieur qui a dit que “avec Marine Le Pen, les pauvres vont peut-être mourir”. Selon la candidate du Rassemblement National, « on nage, depuis trois jours, dans le grand n’importe quoi, dans une paranoïa totalement puérile”. En outre, Marine Le Pen a estimé que “c’est un quinquennat de plus d’Emmanuel Macron qui est un risque pour le pays”

La réintégration des soignants non-vaccinés…

Ce jeudi, la candidate du Rassemblement National, Marine le Pen, a fait une promesse aux soignants non-vaccinés contre le Covid19, “expulsés comme des malpropres”. Elle leur a assuré qu’elle leur versera “le salaire dont ils ont été injustement privés en les jetant dans l’angoisse et le désespoir”.

Une modification des institutions internationales

Dans sa conférence de presse sur sa politique étrangère, Marine Le Pen a déclaré: « La France doit redevenir une puissance de paix, la défenseur des pays sans voix. Je prône l’intégration de l’Inde et d’un pays africain au Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies.”

“Nous ne sommes pas refermés sur nous-mêmes, nous regardons le monde. Et je veux remettre les instances européennes au service des peuples et en faire une alliance des nations.”

Quant  Le Pen charge  Macron…

Ce jeudi, Marine Le Pen a dressé un bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron: “L’oligarchie a effondré l’école et l’hôpital public. Il laisse 600 milliards de dette supplémentaires à notre pays. Ce peuple, c’est vous qui subissez ce pouvoir dont vous ne voulez plus dont, en réalité, plus grand monde ne veut. Je crois que le moment est venu de fermer une parenthèse d’un système à bout de souffle. Un système centré autour d’un homme seul.”

Un débat démocratique libre et ouvert

Sur son compte Twitter, la candidate du Rassemblement National à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, s’en est prise à son adversaire: « Depuis lundi, de nombreuses émissions et interviews, dans la presse, sont annulées suite au refus d’Emmanuel Macron d’y participer. Je regrette l’attitude de mon concurrent qui prive les Français d’un débat démocratique libre et ouvert.” Les deux candidats devraient au moins se retrouver lors d’un débat, mercredi 20 avril au soir, qui sera diffusé sur TF1 et sur France 2.

Réactions à la rémunération de Carlos Tavares

Un chiffre qui a beaucoup fait réagir les deux candidats de l’élection présidentielle: la rémunération du patron de PSA, Carlos Tavares, a été évaluée à 66 millions d’euros pour 2021. Les candidats du deuxième tour ont qualifié ce revenu de « choquant ».

Marine Le Pen a déclaré: “Je crois qu’un des moyens d’atténuer ces rémunérations, qui sont hors de proportion, c’est peut-être de faire entrer les salariés comme actionnaires!” De son côté, Emmanuel Macron a  expliqué: Il se pose la nécessité de mener le combat européen pour qu’on ait, à un moment donné, des rémunérations qui ne peuvent pas être abusives, en se donnant des plafonds.”

Etudiants mécontents mais la Sorbonne évacuée

L’université de la Sorbonne, à Paris, a été évacuée ce jeudi soir, après deux jours de blocage par les étudiants et les militants antifascistes. Les jeunes électeurs entendent toutefois faire entendre leurs revendications jusqu’au second tour, l’affiche du duel final de l’élection présidentielle ne leur convient pas et ils le font savoir en entonnant leur slogan “Ni Macron, ni Le Pen!”.

Les arbitres des débats d’entre-deux tours…

Ils ont été désignés pour arbitrer le débat de l’entre-deux tours de la présidentielle 2022, entre Marine le Pen, candidate du rassemblement National, et Emmanuel Macron, président sortant, le mercredi 20 avril: Gilles Boulleau (TF1) et Léa Salamé (France2). Mais, au fait, savez-vous qui a arbitré les débats des années précédentes?

On vous donne tous les noms des arbitres et, en gras, le nom des présidents élus: 1974 (Giscard/Mitterrand): Jacqueline Baudrier et Alain Duhamel; 1981 (Giscard/Mitterrand): Jean Boissonnat et Michèle Cotta; 1988 (Mitterrand/Chirac): Michèle Cotta et Élie Vannier; 1995 (Chirac/Jospin: Alain Duhamel et Guillaume Durand; 2002 (Chirac/J.-M. Le Pen): pas de débat; 2007 (Sarkozy/Royal): Patrick Poivre d’Arvor et Arlette Chabot; 2012 (Sarkozy/Hollande): Laurence Ferrari et David Pujadas; 2017 (Macron/M. Le Pen): Christophe Jakubyszyn et Nathalie Saint-Cricq.

Bernard Pace

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