Raffineries de TotalEnergies : une grève indécente !

Photo Charlie Varley/SPUS/ABACAPRESS.COM

Par Sophie de Menton, présidente du mouvement ETHIC

Le mouvement ETHIC (Entreprises de Taille Humaine, Indépendantes et de Croissance) s’interroge, au nom de l’éthique, sur la grève déclenchée par la CGT des salariés de Total. La grève est une revendication adressée à un patron et ne doit pas être une prise d’otages des citoyens d’un pays (notons au passage que les salaires d’employés de Total sont très supérieurs à la moyenne, sans compter les primes).

Le droit de grève spécifie que, lorsqu’il y a atteinte aux nécessités de l’ordre public, le préfet peut procéder à une réquisition. Ce devrait être à l’étude car cette possibilité est légale*.

Le mouvement ETHIC pense bien sûr aux salariés et aux entrepreneurs mais aussi et surtout au personnel médical, aux médecins et à toutes les professions dans l’urgence. « C’est comme si les taxis de la marne en 14-18 avaient demandé qu’on augmente le prix de la course pour emmener les soldats au front » ironise Léonidas Kalogeropoulos vice-président d’ETHIC.

« Il y a des grèves indécentes » ajoute Sophie de Menthon, présidente d’ETHIC

*Le préfet, dans le cadre des pouvoirs qu’il tient du 4° de l’article L.2215-1 du code général des collectivités territoriales, peut légalement requérir les personnels en grève d’une entreprise pétrolière dans le but d’assurer l’approvisionnement en carburant des véhicules des services d’urgence et de secours du département ainsi que de prévenir les troubles à l’ordre et à la sécurité publics que génèrerait une pénurie prolongée, il ne peut toutefois prendre que les mesures imposées par l’urgence et proportionnées aux nécessités de l’ordre public.

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