Après la démission de Laurent Wauquiez, dimanche, qui deviendra président des Républicains ? En coulisses, la bataille de pouvoir fait déjà rage…

C’est historique ! En n’atteignant même pas la barre des 10 % aux dernières élections européennes, les Républicains rejoignent les socialistes au purgatoire de la politique française. Deux ans après l’explosion en vol de François Fillon, la droite française est définitivement en lambeaux, « éparpillée façon puzzle« … Qui relèvera le parti et saura mettre les troupes en marche pour les prochaines élections municipales et, surtout, pour la présidentielle de 2020 ?

Deux favoris : Valérie Pécresse et Xavier Bertrand

Ennemie de la première heure de Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse hésite à se lancer dans la bataille, malgré le soutien implicite de Nicolas Sarkozy. L’actuelle présidente de la région Ile-de-France est de loin la plus légitime : elle n’a jamais frayé avec Emmanuel Macron, jamais flirté avec les thèses du Rassemblement national… Pourtant, les guerres intestines et les coups fourrés quotidiens ne rassurent pas Valérie Pécresse

Dans le Nord, il fait des miracles… Il plaît aux centristes, ne déplait pas à Emmanuel Macron, est détesté par l’extrême-droite. Bref, il est l’exact opposé de Laurent Wauquiez. Réputé pour son intelligence politique et… ses colères titanesques, Xavier Bertrand fait mine de rester concentré sur sa région. La présidence des Républicains ne l’intéresse pas vraiment, fait-il dire à ses amis…

En réalité, Xavier Bertrand accepterait volontiers, mais à ses conditions : des personnalités qui marchent toutes dans le même sens, une ligne politique progressiste et sociale, et surtout l’assurance qu’il représentera la droite en 2022.

Des challengers transparents

Hormis Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, point de salut. En effet, la droite française manque cruellement de personnalités de l’acabit de Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. Les Ciotti, Retailleau, Dati ou Woerth n’ont pas laissé de trace durable dans les ministères où ils sont passés, et sans leur présence presque quotidienne sur les chaînes d’infos, les électeurs les auraient oubliés depuis fort longtemps.

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