Henri Fouquereau est un homme politique français, fondateur du Mouvement démocrate français (MDF).

Tribune. L’énorme faillite de la seconde société mondiale de cryptodevises qui suit la faillite d’autres sté de cryptomonnaies, la dégringolade de leurs cours, ébranlent les marchés financiers, la banque, des fonds de pension et les futurs retraités

L’image de la finance en général et de l’investissement en particulier est touchée Beaucoup se posent des questions : quel avenir pour les monnaies et quelles garanties pour la cotisation retraite.

Pour la monnaie ; Depuis le 15 août 71 et la suppression de la convertibilité du dollar en or, il n’existe plus aucun système monétaire international.

Si à Bretton-Woods en 1944, il a été décidé de la libre convertibilité des monnaies, de la fixité des taux de change, de la création de la banque mondiale, du FMI, et de la désignation du dollar comme monnaie principale, la décision du Président Nixon de supprimer la convertibilité du dollar en or, a laissé le monde sans SMI.

Bien sûr Bretton-Woods présentait de sérieux problèmes et d’abord, celui du dollar : monnaie nationale, gérée par des autorités nationales à des fins nationales, pour assurer la prospérité nationale, qui devait servir d’étalon monétaire international, ce qu’il ne l’était pas.

Ensuite, les négociateurs avaient oublié que la valeur d’une monnaie devait se déterminer par rapport aux prix de marchandises et de produits. Qu’il lui fallait une mesure concrète, matérielle, c’est à dire une équivalence avec un bien donné.

Les USA fournissaient au monde le nombre de dollars dont il avait besoin. Ils le faisaient selon leur volonté et leurs intérêts, sans se préoccuper des autres

La guerre du Vietnam et ses dépenses démontrèrent qu’un État, aussi riche soit-il, 1) ne peut s’endetter indéfiniment 2) ne peut servir de banquier mondial.

Deuxième décision prise à Bretton-Woods, la fixité des taux de change, qui sera malheureusement remplacée par le système des changes flottants en 1973, malgré l’opposition de la France.

La libéralisation des capitaux en 76 mettra un terme à l’entreprise de démolition des accords de Bretton-Woods et dès cette date, les marchés financiers prendront le pouvoir.

Il était évident qu’une monétaire allait s’ouvrir, que de nombreux États s’opposeront, avec quelques raisons, au privilège impérial accordé aux Etats-Unis.

L’extraterritorialité américaine qui permet à sa justice nationale d’imposer sa loi à tout utilisateur de dollars où de produits issus des Etats-Unis aggravera le malaise, ainsi que l’énorme flottement de capitaux libres et instables.  

D’où la nécessité de former un étalon monétaire qui installe un système monétaire international qui permette d’installer des moyens de règlement pour les échanges. Chaque État, bien sûr, gérant sa monnaie nationale, et régulant l’excès des liquidités qui favorise la spéculation et le vagabondage des capitaux.

AUJOURD’HUI LA SPECULATION RAPPORTANT PLUS QUE LA PRODUCTION, IL EST URGENT D’INVERSER CE PROCESSUS avec le retour d’une finance qui doit oxygéner l’économie.

Deux propositions possèdent les faveurs des médias :  les crypto -monnaies et les monnaies numériques avec une certaine confusion entre les deux.

La crypto monnaie n’est pas une monnaie, ne possède aucun statut légal, n’est pas une unité de compte, créée des bulles spéculatives, sert au blanchiment de capitaux sales, etc.

L’E- monnaie fait l’objet d’attentions, pour ne pas dire de câlineries  de la part de certains financiers et nous voyons bien que le système des paiements par espèces laisse sa place à un système numérique.

Ne nous voilons pas la face, la monnaie numérique, qui pour l’instant n’est pas un système monétaire mais un mode d’utilisation, perdurera MAIS attention, il pourrait accentuer le mode d’ubérisation de la société, car nos intérêts, seront, une fois encore confiés à des plates forme que dirigent des machines –Or, il suffit qu’un État forment des spécialistes (hacker) capables de manipuler des robots pour attaquer les autres États et l’intérêt des autres

Avantage de l’E-monnaie, la création monétaire ne serait plus l’apanage des banques commerciales, mais d’instituts monétaires qui pourraient créer la monnaie nécessaire à la production et s’opposer à la spéculation.     

Avantage : les banques centrales nationales restent maîtresses du jeu. Sur ce plan la monnaie numérique semble plus sécurisante et rejette la crypto monnaie.

Et surtout, avec la monnaie numérique, la banque reste le conseil. Or dans ce monde en pleine évolution, LE CONSEIL, celui qui défend les intérêts de la nation, reste plus que nécessaire : la banque sait et peut mesurer la qualité du risque, vital pour l’entreprise, pour l’Etat, pour le client.

Danger : la E-monnaie la plus forte servirait, elle aussi, de monnaie référence et fournirait l’essentiel des paiements internationaux. Nous retrouverions les mêmes aléas : une E-monnaie nationale dominant une fois encore les autres monnaies nationales, le créancier étant toujours le maître. Raison pour laquelle un SMI est plus que nécessaire.

Ce dernier va, bien sûr, « turbuler » le système, mais nous avons besoin de cette révolution monétaire et d’en faire un atout.

Nous avons l’ardente obligation de rétablir la souveraineté monétaire pour chaque Etat. Règles communes oui, mais à condition que chacun puisse déterminer son propre destin, sa souveraineté qui commence avec le pouvoir de battre monnaie, même si cette dernière est numérique).

La CRYPTO MONNAIE 

Est issue de l’idéologie libertarienne installée par Hayek, Milton Friedman et Robert Nozick qui auront comme porte-parole Ronald Reagan et Mme Tatcher : « l’individu doit exercer sa vie comme il l’entend, refuser tout ordre, qu’il vienne d’un Etat ou d’autre chose – interdiction d’interdire.

La Cryptomonnaie n’est pas une monnaie, elle ne possède pas de support physique, aucun organe central de régulation, elle n’est indexée sur rien, ni sur une autre monnaie, ni sur des matières premières, du vent qui tourne selon l’intérêt de spéculateurs. C’est un casino mondial.

-Pas d’unité de compte

-pas de règles de monneyage

-le pouvoir libératoire n’est que contractuel

-elle ne créée surtout pas de lien social au sein de la communauté

-compétition au lieu de coopération, but recherché l’affrontement

-comment relancer l’économie alors que la création monétaire n’est pas possible ?

LA CRYPTO MONNAIE N’EST NI UNE MONNAIE, NI UNE AUTORITE

Le souverain est celui qui bat monnaie, la France lorsqu’elle battait monnaie était souveraine. Elle s’est, déjà à Bretton-Woods, ensuite à Maastricht laissé déposséder de sa souveraineté. Seul un SMI pourra lui faire retrouver sa place

Responsables de notre affaiblissements : ces Présidents de la République qui ont dit : Adieu la France. Le premier en parlant de France devenue puissance moyenne, son successeur qui affirmait que son avenir s’appelait l’Europe, celui d’après qui l’obligeait à la repentance » perpétuelle, celui qui a transformé le NON des Français en un oui dont nul ne voulait et son successeur qui l’a traitée de criminelle, nous disons cela suffit.

Notre France, celle que nous voulons, doit avoir, à nouveau son mot à dire, dans le concert des nations.

Aurions-nous pu voir Clovis, Charlemagne, Jeanne d’Arc, nos Rois, nos Empereurs, Clémenceau et le Général de Gaulle mettre de l’argent dans les crypto monnaies ? NON sûrement pas, alors la France doit retrouver sa place : proposer un système monétaire juste, ce qui serait la première pierre à apporter pour quelle retrouve sa place dans le monde, celle qui doit être la première

Henri Fouquereau

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