Europe from space at night with city lights showing European cities in Germany, France, Spain, Italy and United Kingdom (UK), global overview, 3d rendering of planet Earth, elements from NASA

Par Roland Monet

L’Empire Romain antique a réussi un exploit jamais renouvelé par la suite. Il a unifié politiquement la totalité du pourtour de la Méditerranée.

A l’inverse de la Chine, qui a réussi à plusieurs reprises, dont les deux dernières avec l’Empereur Quin et le leader communiste Mao Tsé Tung, à réunifier le sous-continent chinois. Sans doute après des guerres longues et dévastatrices. Mais les Han ont gagné.

Pourquoi ? A mon sens il y a deux raisons fondamentales qui ont empêché la reconstruction de l’Empire Romain.

La première est l’existence de la Méditerranée, une entaille qui va de Gibraltar à Port Saïd. Cette mer intérieure a permis les échanges depuis d’innombrables millénaires, celle des hommes, des marchandises et des idées. Malheureusement la géographie a ses pesanteurs. Ses côtes sont très souvent des montagnes qui tombent dans la mer. Ce qui a conduit à l’existence de nombreuses souverainetés sur des plaines côtières limitées, étrangères et souvent hostiles envers leurs voisines.

A l’inverse de l’écriture par idéogrammes, l’admirable alphabet phénicien dont nous avons hérité ne permet pas de lire des textes si le scripteur et le lecteur ne parlent pas la même langue. Les particularismes locaux ont donc prospéré. L’absence de pouvoir politique unifié a transformé la mer en repaires de pirates multiséculaires. Les peuples se sont repliés sur eux-mêmes et vers l’intérieur du continent.

La seconde raison est plus grave encore. Souvenez-vous de l’enlèvement des Sabines. Dès l’origine la Rome antique est une société pluriethnique. Or les Sociétés pluriethniques ont une existence précaire, et sont très rarement durables.

Homo Sapiens est une espèce en cours d’évolution. Son cerveau reptilien est le même que celui des grands primates anthropomorphes. Or ceux-ci sont toujours très hostiles à leurs congénères qui ne font pas partie de leur groupe rapproché. La grande prêtresse des Chimpanzés qui a observé une population de Chimpanzés pendant plusieurs décennies a observé ceci : quand le groupe observé a connu une surpopulation excessive eu égard aux ressources de son territoire, un sous-groupe d’environ un quart de l’effectif est allé s’installer à quelques kilomètres. Après trois ans de coexistence pacifique, le groupe de départ, anxieux de la réussite et de l’expansion des voisins, est allé exterminer les frères et les cousins. Littéralement exterminer, préventivement.

Homo Sapiens a la même attitude que ces lointains cousins simiesques, viscéralement. On ne voit pas les immenses troupeaux d’antilopes ou de gnous, les groupes d’éléphants ou les familles de lionnes s’attaquer les uns aux autres. Chacun délimite son territoire qui est globalement respecté par les autres. Il en va différemment chez les êtres humains. La guerre de Troie, la destruction de Jérusalem, la démolition de Carthage, le sac de Magdebourg, les 400.000 femmes enfants et vieillards massacrés de Nankin, les morts des deux guerres mondiales imbéciles du XXème siècle, la tentative antijuive issue du cerveau reptilien de Hitler sont les tristes illustrations de l’inaptitude des Hommes à vivre en paix.

Recréer une forte souveraineté européenne est donc une tâche désespérée, comme on le constate chaque jour. Si elle est impossible, voici ce qui va arriver :

Une nouvelle conquête de l’ouest, par les formidables démographies de l’Afrique et du Proche Orient, qui a déjà commencé, va te transformer toi, le petit Français avec tes petits bras, et toi le petit Allemand avec les tiens, en nouveaux Cheyennes et Powhatans, poursuivis par la vindicte, et finalement éliminés.

Roland Monet

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