Marc Rochet, PDG d’Air Caraïbes et de French Bee : « Les gens qui restent vont reconstruire une histoire »

Après avoir été PDG d’AOM, d’Air Liberté, Marc Rochet aurait pu se le couler douce. Ce n’est pas le genre de la maison. PDG d’Air Caraibes et de la compagnie French Bee, il continue à plus de 70 ans à mener un train d’enfer pour maintenir et surtout développer les deux compagnies.

Il reconnait qu’elles ne se portent pas mal après la crise. « Air Caraïbes est sur des marchés sereins et French Bee est en partie lancé depuis le mois de mai. » French Bee a été créé en 2017 et relie l’Océan Indien, La Réunion, Tahiti et le territoire américain dont New York, Los Angeles, San Francisco et Miami.

Avec un vol quotidien sur New York, 5 à 8 vols par semaine sur La Réunion, elle répond à une attente française. Précisons que les deux compagnies ont leur propre personnel, leur réseau et chaque compagnie est géré d’une façon autonome. Sauf le président qui est le même pour toutes les deux.

Et la crise ? « Je suis un homme passionné et j’ai la confiance des actionnaires. On ne quitte pas l’avion comme cela. Nous étions réactifs et je rends un hommage au personnel qui a été formidable sur les deux compagnies. »

Avec ses 1000 employés sur Air Caraïbes et ses 450 sur French Bee, Marc Rochet se partage dans les deux missions. Résultat des courses, elles ont gagné de l’argent en 2019, pas les deux dernières. En revanche, elles offrent une structure nette positive, ce qui est rare dans le transport aérien.

« On fait ce métier par passion, il peut se passer toujours quelque chose dans le monde. J’ai la chance de ne pas souvent dormir.  La principale qualité qu’il faut avoir ? La résistance au stress. Jean Paul Dubreuil, le propriétaire des deux marques, connait le fonctionnement par cœur. On n’est pas toujours d’accord mais on est ensemble depuis 22 ans ! Les gens qui restent vont reconstruire une histoire. »

Roland Escaig

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

quatorze − 8 =