En trois générations, la famille Cassegrain a transformé une petite boutique parisienne proposant des accessoires en cuir pour tabac en une marque de luxe internationale employant 2.200 personnes dans ses 8 sites de productions, dont 6 en France et 2 à l’étranger (Tunisie et île Maurice) pour un chiffre d’affaires qui échappe à la crise : 390 millions d’euros !

La recette du succès ? D’abord une entreprise familiale (pas de cotations en Bourse, ni de capitaux étrangers), à dimension humaine, aujourd’hui dirigée par les trois petits enfants du fondateur, dont Jean Cassegrain qui en assure la direction générale (Olivier gère le développement de la marque aux USA et Sophie est à la création), dans une entente parfaite pour des stratégies parfois audacieuses. 

Longchamp surfe sur le marché du luxe

Ensuite, une réelle intelligence des dirigeants successifs qui ont toujours misé sur les fondamentaux de l’entreprise : une histoire, un savoir-faire, des produits icônes, une qualité remarquable. De quoi être identifiée comme une marque forte partout dans le monde ! «La conjoncture est porteuse sur le marché du luxe», souligne Jean Cassegrain.

La star de Longchamp : le sac à main pliable

Si Longchamp s’appuie surtout sur son produit-phare, le sac à main pliable, l’offre se renouvelle néanmoins chaque saison. «Nous nous sommes lancée dans la fabrication de sacs de bagage mais aussi dans la confection de prêt-à-porter et celle de chaussures de luxe», indique Jean Cassegrain, 80% des produits étant destinés à la clientèle féminine.

Longchamp mise sur l’international

Enfin, depuis trois ans, Longchamp mise sur l’international, ouvrant des points de vente (1.800 actuellement, boutiques en propres et franchisées, concessions grands magasins, maroquiniers multimarques, boutiques d’aéroports) notamment en Asie. «14 boutiques en Chine, 8 à Hong Kong et une dizaine à Taïwan. Une présence qui a grandement aidé à mieux faire connaître la marque», se réjouit-il.

Pour Longchamp, avec un marché européen toujours dynamique malgré la crise (35% en France, 31% en Europe/MoyenOrient/Afrique), la «Grande Chine» compte désormais parmi les premiers marchés du maroquinier avec 22% des ventes. 

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