Le secteur de l’eau minérale est dominé par quelques grandes marques, dont les grands groupes Nestlé et Danone, sans oublier des intervenants tels que Cristaline qui ont su bousculer les habitudes des clients.

Pour les dirigeants de Danone, l’avenir passera notamment par le vrac, à moins que ce ne soient les marques régionales qui sortent leur épingle du jeu. Ainsi, les Grandes Sources de Wattwiller ont été lauréates l’an dernier du grand prix Essec des Industries de Consommation Responsable dans la catégorie « Réduction de l’impact environnemental ».

L’entreprise régionale est en effet la première PME française à être de-venue depuis 2020 100% neutre en carbone sur la totalité du cycle de vie de sa gamme de produits. De nouveaux entre-preneurs se lancent en dépit du fait que le marché est globalement plutôt orienté à la baisse. Le marché français pèse 1,39 milliard d’euros, à -3% en valeur et -1,3% en volume.

Plastique, transport, circuit court

Ces trois éléments sont clés pour les eaux minérales contemporaines dont les entrepreneurs vont s’emparer pour améliorer le bilan environnemental. Si la pandémie a joué un rôle négatif avec la fermeture des cantines, snacks et restaurants, la tendance écologique des consommateurs a aussi son importance. Ceux-ci ne veulent plus de plastique, ou le moins possible. Ce segment de clientèle rejette également les transports longs et polluants. Les nouveaux entrepreneurs ont pris en compte ces nouveaux enjeux.

Il est également un concurrent à prendre en considération, l’eau du robinet. Tant que la qualité de celle-ci est garantie, tout est sous contrôle, mais le marché de l’eau en bouteilles s’enflamme à la moindre inquiétude portant sur le réseau public. Deux nouvelles marques sont apparues sur le marché quasiment en même temps sur des valeurs de circularité, durabilité, emploi local dans les Alpes et dans les Pyrénées.

Alice Drout

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