La région basque joue sur ses nombreux atouts, son climat et son art de vivre pour convaincre la French Tech de s’y implanter. Et ça marche !

Biarritz, la belle basque, est fière de son rang et de son passé prestigieux. Piment d’Espelette, surf, Hôtel du Palais, star du Second Empire, voici un court résumé du bien-vivre de cette balnéaire qui attire des touristes tout au long de l’année.

Full.life habille les e-sportifs

Alexandre Malsch, Bruno Maugery, co-fondateurs de Melty, Thomas Chabolle, ex-président des Boardriders Europe (Quicksilver, Roxy), le financier de l’équipe, Philippe Vial, ex-directeur des collections DC Shoes et Element, l’expert du textile, ont conjugué leurs forces pour créer Full.life, dont la mission principale est de soutenir le développement de la culture gaming, en mettant en avant ses valeurs positives, et supprimer l’image du geek prisonnier de son écran.

Les quatre hommes disposent déjà d’une belle expérience et ont décidé de s’unir afin d’investir un nouveau terrain de jeu. Et c’est bien de cela qu’il s’agit, l’offre sera en effet constituée d’une marque de vêtements dédiés aux fans d’e-sport et de gaming.

Pour obtenir certains des articles, il faut d’ailleurs faire ses preuves pour les mériter. Hébergée dans le nouveau Village by CA biarrote, la startup a déjà levé 2,5 millions d’euros et vient de lancer sa première collection textile, avec l’ambition d’attirer et d’animer une communauté internationale passionnée. Après les boutiques football, rugby et autres, voici donc la boutique virtuelle du gaming.

Salty Design, le mobilier des surfers

Benjamin Rossillon est le boss de Salty Design, une marque digitale qui s’est spécialisée sur le créneau du mobilier et de la décoration, en s’inspirant du sport local, le surf. L’entrepreneur et le designer Philippe Tissot ont travaillé à créer une gamme de mobilier totalement spécifique. Il n’est pas si facile de créer une marque, même originale, à partir de rien. Benjamin Rossillon a dû être patient, apprendre sur le tas, pour finalement décider d’aller de l’avant : quand le marché ne vient pas à vous, il faut aller au marché ! En effet, l’ambiance surf existe sur bien des territoires de par le monde, la côte Atlantique n’est pas unique. Les États-Unis par exemple sont un terrain de chasse attirant, à tel point que l’entreprise y réalise à présent jusqu’à 80% de ses ventes. Biarritz reste néanmoins le point d’ancrage de l’entrepreneur, même s’il n’y vit pas au quotidien.

Les affaires sont bien parties à présent et une récente levée de fonds va conforter l’avenir. Pierre Kosciusko-Morizet et Kai Lenny ont ainsi décidé d’aider l’entreprise dans sa croissance, une marque de confiance.

EQ, la cosmétique respectueuse

Franck Bywalski aime la création, il la connaît bien, dans ses bons moments et dans ses difficultés. Il a lancé il y a 27 ans une première entreprise dans le domaine des sports extrêmes, mais c’est dans un autre secteur qu’il fait à présent le buzz à partir du pays basque. Il a créé EQ en 2011, une marque de cosmétiques labellisée Ecocert. Que du bio dans ses produits solaires, rien de plus normal pour ce Biarrot d’adoption, Niçois d’origine, surfeur et entrepreneur. Ses produits ont été rapidement adoptés par la communauté surf.

Notamment les fameux sticks colorés qui protègent les visages des sportifs, mais aussi toute une gamme éco-conçue pour les amateurs de bien-être. Aujourd’hui, ce globe-trotter participe de plus à une nouvelle aventure aux Maldives, l’ouverture d’un établissement, totalement autosuffisant.

Wyve et la planche 3D

Les ingénieurs Sylvain Fleury et Léo Bouffier appartiennent à l’écosystème « surf » de Biarritz, et ont rêvé d’une planche solide qui réponde vraiment aux besoins et désirs des surfeurs. Les deux hommes ont ainsi imaginé une planche réalisée en 3D, la solution du sur-mesure mais avec des ambitions de conquête d’un marché substantiel. L’objectif est de lancer des productions qui aillent au-delà de l’artisanat afin de garantir des prix abordables, tout en gardant l’aspect sur mesure. Cerise sur le gâteau, l’idée est de délocaliser localement la production, ou plus clairement, de fabriquer au plus près des spots de surf, là où ils se trouvent, afin de réduire l’empreinte écologique de l’entreprise. La vente se fait également en direct.

Depuis deux ans, ils travaillent donc avec les fameux « Shapers » qui façonnent les planches, avec les surfeurs locaux et internationaux auprès desquels ils ont pu tester leurs prototypes. L’objectif est de fournir un objet moderne, qui requiert cependant toujours une finition de type artisanal. Les produits vont dans un premier temps sortir du tout nouvel atelier de production d’Anglet. Le business plan s’est éclairci, le moment est donc venu de passer à une seconde levée de fonds, afin de poursuivre sur la voie que les deux hommes se sont tracée. Le concept se poursuit sous les meilleurs augures, Wyve a d’ailleurs remporté le prix Deloitte de la durabilité lors du dernier « Forward AM Innovation Award ».

Pragma Industries et son vélo hydrogène

Pierre Forté et Rémi Succoja font partie de l’environnement French Tech de Biarritz, mais n’ont pas attendu pour entreprendre. Ils ont créé dès 2004 leur entreprise centrée sur la conception et la fabrication de systèmes à pile à combustible dédiés aux véhicules légers et applications nomades. La filiale Pragma Mobility développe tout l’écosystème hydrogène adapté tels que stations de remplissage et services techniques. L’entreprise a ainsi mis au point le premier vélo électrique à fonctionner avec une pile à combustible.

Au lieu des batteries classiques, Pragma produit des dispositifs alternatifs, permettant l’alimentation électrique pour les secteurs de la mobilité douce, ou pour des systèmes isolés et nomades. Les deux associés sont ingénieurs, Pierre Forté a notamment travaillé chez Dassault Aviation, Rémi Succoja dans l’automobile. Leur idée de produire un système fonctionnant sans énergie fossile, sans lithium ou cobalt, est évidemment totalement dans l’air du temps.

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