Naturopathie, phytothérapie, ostéopathie, homéopathie, acupuncture, hypnose, sophrologie, médecine traditionnelle chinoise… la liste des médecines douces, auxquelles ont recours de plus en plus les Français, est relativement longue. L’OMS répertorie 400 pratiques !

Les médecines douces, ou médecines naturelles, regroupent en effet les approches thérapeutiques qui diffèrent de la médecine allopathique, soit la médecine conventionnelle actuelle. Certaines existent depuis la nuit des temps, alors que d’autres ont été inventées plus récemment. Dans tous les cas, elles n’utilisent pas les produits pharmaceutiques classiques et ne font appel qu’à des moyens naturels pour soigner. Elles ne sont d’ailleurs pas forcément opposées à la médecine actuelle, mais peuvent être employées en complément. Leur utilisation n’empêche pas d’avoir recours à un diagnostic médical. Plusieurs d’entre elles sont d’ailleurs reconnues par les autorités de santé publique, comme l’acupuncture et l’ostéopathie, très plébiscitées par les Français.

En effet, la médecine conventionnelle, utile pour son efficacité immédiate, présente deux inconvénients : ses effets secondaires, et bien souvent l’absence de personnalisation. À vouloir soigner vite et fort, ce qui s’avère utile en cas d’urgence, les produits pharmaceutiques classiques ne tiennent pas compte du patient dans son intégralité. Dans la médecine actuelle, peu de considération également est accordée à la prévention (alimentation, hygiène de vie…).

Pour des problèmes de stress, anxiété, mal de dos, mal de tête, troubles digestifs, douleurs articulaires, allergies, peau, insomnie, addiction… soigner en douceur peut donner de bons résultats sans éviter donc les effets secondaires de traitements puissants. Mais aussi ces médecines favorisent un meilleur état de santé tant physique que mental et participent ainsi à la prévention des maladies. Tandis qu’a posteriori, elles peuvent soulager les conséquences de maladies ou les effets secondaires d’un traitement allopathique. Elles sont d’autant plus appréciées pour leur accompagnement dans les maladies de longue durée (Parkinson, cancers…).

L’hypnose reconnue à l’hôpital

C’est ainsi que plusieurs de ces médecines ont pu faire leur entrée dans les cabinets médicaux et à l’hôpital. Par exemple, l’hypnose s’y révèle très efficace pour la gestion de la douleur, du stress, et pour éviter une anesthésie générale lors d’opérations de surface. En France, pays pionnier en la matière, de nombreux CHU ont recours à l’hypnose médicale et des centaines de soignants y sont formés. On emploie les termes d’hypnoanalgésie lorsqu’il s’agit de remplacer une anesthésie, d’hypnosédation pour atténuer le stress et la douleur lors d’examens médicaux invasifs ou d’accouchements, ou encore pour améliorer la suite de soins tels que les chimiothérapies. Le confort du patient est meilleur, mais également celui du personnel soignant !

L’hypnose est de plus en plus utilisée également en médecine et psychothérapie pour soigner les addictions, les phobies, la dépression, etc. Cet état modifié de conscience, dont le fonctionnement demeure encore mystérieux, permet d’obtenir des résultats concluants. Plus de 1000 personnes ont ainsi été formées à l’hypnose par le Groupe SAJECE. Sa dirigeante-fondatrice, Camille Griselin, a développé une méthode basée sur la bienveillance, permettant de chercher les solutions au fond de soi-même et de devenir acteur de sa vie.

« L’inconscient est à l’image du pilote automatique qui prend le relais lorsque le conscient du pilote s’ évade » explique-t-elle. « Nous avons par exemple un pilote automatique qui finit toujours notre assiette si nous avons été élevés comme cela. L’hypnose déprogramme ces pilotes automatiques pour reprogrammer quelque chose de positif. » Arrêt du tabac, crises d’angoisse, accompagnement émotionnel, douleurs… les raisons de consulter sont variées, mais parfois refoulées. « Il arrive qu’une personne vienne pour un problème qui en cache un autre : ainsi j’ai reçu un jour un patient souhaitant arrêter de fumer qui a réussi… à arrêter de boire ! C’était son problème le plus grave et l’inconscient l’a choisi. »

Dentisterie : des matériaux biocompatibles

Qui dit médecines douces dit refus d’introduire dans notre organisme des produits nocifs à plus ou moins long terme. Ce qui est par exemple le cas en dentisterie où les métaux ont été largement utilisés après la seconde guerre mondiale… et le sont toujours. Malheureusement, si leur solidité présente un avantage certain, leur corrosion sur le long terme est inquiétante. L’Association Les Dents, La Vie défend depuis 20 ans une dentisterie « bio » pour préserver la santé.

Dentisterie non métallique, holistique, préventive, écologique… l’Association effectue d’une part la formation des chirurgiens-dentistes en France. Comme l’explique le Docteur J.Toledano, responsable scientifique, celle-ci fait « défaut au niveau des nouvelles techniques prenant plus en compte une Dentisterie globale, plus respectueuse du corps dans son ensemble, des nouveaux matériaux non métalliques….plus biocompatibles. »

D’autre part, l’Association développe l’information auprès du grand public, car il existe aujourd’hui des solutions (composites, céramiques, zircone) pour remplacer tous ces matériaux métalliques. Parmi ces derniers, souligne le Dr Toledano, « l’amalgame dentaire est un mélange d’argent et de mercure ; celui-ci est un poison reconnu dont les particules se libèrent doucement au gré de la corrosion et des chocs mécaniques pour migrer vers le foie et le cerveau, et s’y fixer, provoquant allergies, intolérances… De plus, son rôle ne serait pas étranger à l’augmentation significative des maladies neurologiques dégénératives (Parkinson, Alzheimer, Sclérose en plaques…). »

Contre le stress, le burn-out…

Dans le cadre actuel de la crise de la Covid-19, les Français prennent encore plus soin d’entretenir leur santé. Aussi ont-ils augmenté leur consommation de produits de santé naturels, par exemple pour renforcer leur système immunitaire. Mais, quel que soit le contexte, les chefs d’entreprise et cadres dirigeants travaillent dans des situations de stress, voire de burn-out, générant insomnies, douleurs, etc., les incitant de plus en plus à avoir recours aux médecines douces plutôt que d’avaler des médicaments.

« Plus de 80% de patients qui me consultent sont des cadres ou dirigeants en proie à des problématiques physiques et/ou émotionnelles » observe Thierry Cunin, thérapeute énergétique. Sa manière de soigner vise à libérer le corps des blocages émotionnels qui causent des symptômes douloureux. Durant le soin, le thérapeute est dans un autre état de conscience, connecté à un champ d’énergie. Son but : restaurer l’harmonie physique, émotionnelle, mentale et énergétique.

Comme on peut le voir, le choix est particulièrement vaste dans le domaine des médecines douces. Il s’agit donc de savoir laquelle vous sera la plus adaptée selon ce que vous recherchez. Également de bien choisir son praticien. Dans tous les cas, l’une de leurs qualités est certainement une réhumanisation de la médecine.

Géraldine Guillot

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