Par Cédric LEBOUSSI

La moitié des pays africains ont enregistré une croissance inclusive au cours des 20 dernières années, laissant 34% des ménages sur le continent vivant en dessous du seuil de pauvreté (1.9 dollar par jour) selon la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), relevant que la croissance inclusive est hors de portée pour la plupart des pays africains

Une croissance inclusive est possible en Afrique à condition que les chantiers s’accélèrent et que le secteur privé et le secteur public évoluent dans un cadre qui leur permet de jouer pleinement leur rôle. Dans un continent qui compte 1 393 676 444 habitants, les politiques de partenariats publics privés et la formation demeurent des leviers de développement puissant. Les investissements engagés dans certains pays à l’instar du Sénégal dans le transport ferroviaire vont dans le bon sens et doivent être un exemple pour d’autres pays comme le Gabon. Car aujourd’hui les enjeux démographiques imposent un développement d’infrastructures permettant de favoriser l’intégration des zones rurales et d’accélérer les échanges régionaux.

Cependant, tous les secteurs ont un rôle à jouer, mais le secteur financier a un rôle prépondérant notamment dans le financement des petites et moyennes entreprises. Aujourd’hui, la microfinance constitue à ce titre un outil de développement essentiel en rendant accessible à la population défavorisée une palette diversifiée de services financiers.

Ainsi, en 2021, la microfinance catholique a ainsi fait au Sénégal, 32 millions d’euros de production, avec un en cours de crédit de plus 22 millions d’euros. Et ce, malgré des perspectives à court terme pour l’Afrique extrêmement incertaines, sachant qu’elles sont liées à l’évolution de l’économie mondiale et que, sur le plan intérieur, plusieurs pays sont confrontés à une situation sociopolitique et sécuritaire délicate. Dans cet environnement difficile, les dirigeants doivent surmonter des crises socioéconomiques urgentes dès qu’elles surviennent, tout en s’efforçant aussi de réduire les facteurs de vulnérabilité face aux futurs chocs, ce qui renforcera la résilience.

Cedric Leboussi

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