Une révolution en France : on peut désormais lever 360 millions d’euros sur une nouvelle entreprise en partant de zéro


On rentre dans un autre monde ! Qui aurait pu imaginer qu’il serait possible de lever, en France en 2020, 360 millions d’euros sur une jeune pousse qui ne réalise pas encore le moindre chiffre d’affaires !
C’est pourtant très exactement l’exploit accompli par la nouvelle pépite de la French Tech, Ynsect, consacrée spécialiste mondial de la nourriture animale à base d’insectes et principalement de scarabées.

Intervenant deux semaines à peine après la levée record de Mirakl (leader européen des places de marché digitales) et ses 255 millions d’euros d’augmentation de capital, on peut dire que le capitalisme entrepreneurial hexagonal est en train de franchir une nouvelle étape de son magnifique développement. Une satisfaction au passage pour tous les acteurs du capital risque (Croissance plus, Bpifrance, Ethic, France digitale, les magazines Challenge ou Entreprend…) qui dans notre pays se battent depuis longtemps pour l’essor de ces techniques financières propices au développement !

Après tout, que seraient aux Usa, les Amazon, Google et autres Tesla sans le dynamisme de ses entrepreneurs, l’innovation technologique, l’étendue du marché mais aussi le poids des capitaux mobilisés . C’est donc bien un véritable tournant !

Reste maintenant à Antoine Hubert, diplômé de l’Ecole Nationale supérieure d’Agronomie de Rennes, PDG d’Ynsect et à sa jeune équipe à convertir l’essai ! Le secteur de la nutrition animale à partir d’insectes est un marché mondial très prometteur, estimé à plus de 180 milliards d’euros au total. La première usine flambant neuve ouverte en avril à Poulain, près d’Amiens (80), (cela devrait faire plaisir au président Macron), investissement de 150 millions d’euros avec une tour à insectes de 40 mètres carrés de haut, produira avec 95 salariés 110000 tonnes de protéines à partir de son fameux scarabées, Ténébrio Molitor. Une bonne partie des volumes sera utilisée comme engrais naturels pour les plantes. Ynsect peut s’appuyer sur un carnet de commandes déjà bien rempli puisque 120 millions d’euros de précommandes ont déjà été engrangées. Avec sa manne financière et dotée d’une quarantaine de brevets exclusifs, l’équipe des 3 mousquetaires cofondateurs d’Ynsect peut se lancer à la conquête du monde !

De leur réussite, dépend aussi un peu l’avenir de ces levées de fonds géantes. Car elles peuvent en inspirer bien d’autres ! La France des entrepreneurs est- elle en train de sortir du bois ?

Robert Lafont

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