Par Roland Monet (Observatoire International des Patrimoines Familiaux)

Tribune. Vous êtes-vous penché sur le barème de l’impôt sur le revenu des personnes physiques ? Le voici ci-dessous. La Presse aux ordres le présente immanquablement avec les tranches définies par les revenus annuels. Mais divisez par douze ces montants, et le désastre apparaît mieux pour les finances de nos concitoyens.

Observez bien la tranche numéro trois. Elle démarre à 2173 euros, à peine au-dessus du revenu médian des Français, 1800 euros. Autrement dit c’est l’arme absolue contre les classes moyennes. Cette tranche a absorbé purement et simplement la tranche à 20%, subtilité de gabelous, et de ce fait on tient à tenir les clases moyennes dans une situation fiscale dévastatrice pour leur épargne.

Et il ne faut pas oublier en outre qu’à cet impôt sur le revenu s’ajoute la CSG (cotisation socialiste grimpante) inventée à 2% et décuplée depuis. Au ministre des Finances qui raconte chaque jour qu’il a baissé l’impôt, on ne peut opposer que du mépris.

C’est dans les classes moyennes que se trouvent les Français qui font fonctionner et progresser le pays. Les riches et les très riches la plupart du temps ne créent pas d’emplois, et quand ils le font c’est généralement à l’étranger. Et sur les Sites qu’ils conservent en France, ce sont plutôt aux investissements de productivité qu’ils recourent. Les classes défavorisées, elles, n’ont rien, ont de graves difficultés à joindre les deux bouts, et ne sont pas motrices dans le développement de l’économie. Dans les classes moyennes se trouvent les personnalités qui recherchent le progrès. En outre les classes moyennes contribuent à une certaine stabilité sociale.

Oui bien sûr il faut des recettes fiscales. Mais que Bercy aille voir de près les rémunérations et les retraites des membres du Conseil Constitutionnel, par exemple. Ces aimables vieillards, nommés dans leurs fonctions par un copinage abject, encaissent souvent non pas une mais plusieurs retraites à très haut niveau, dans un manque de transparence total.

L’un d’eux, dont je tairai le nom, n’a rien trouvé de mieux qu’autoriser les juges à ne tenir aucun compte de la Loi en ce qui concerne les peines plancher. Et tous les maires de France savent, ce que devraient savoir toutes les femmes françaises, que les auteurs de vol de sac à main à l’arraché et les récidivistes sont assurés de l’impunité totale. Curieuse conception de la séparation des Pouvoirs.

Roland Monet (Observatoire International des Patrimoines Familiaux)

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