Les entrepreneurs sont des passionnés. Avec énergie et dévouement, ils s’attachent à donner vie à leurs idées, à développer leur affaire, à surmonter tous les obstacles pour accomplir leurs ambitions. 

Pour faire croître leur entreprise économiquement mais aussi humainement, ils se concentrent sur l’élaboration de ses produits et services, recherchent et choient leurs premiers clients, attirent et motivent celles et ceux qui vont les accompagner dans cette aventure. Et bien souvent, emportés dans un tourbillon d’activité, ils négligent la gestion.

Force est de reconnaître qu’ils n’ont guère de temps à consacrer à des tâches qui peuvent leur apparaître rébarbatives, voire secondaires, et qui ne leur procurent que peu de satisfaction.

Pour 49% des entrepreneurs, la comptabilité et les outils de pilotage représentent la plus grande source de contrainte quotidienne.

C’est la dernière roue du carrosse, la corvée sans cesse repoussée que l’on réserve aux week-ends et aux fins de soirée. Bref, l’équivalent à l’âge mûr des devoirs bâclés et des révisions de dernière minute. Avec, inévitablement et sans surprise, les mêmes conséquences amères.

Par manque d’organisation, le travail commence par exiger plus de temps que prévu.

En l’absence d’outils appropriés il est fréquent que l’on s’en remette à de simples feuilles de calcul. En effet, 57% des entrepreneurs utilisent encore Excel pour leur gestion.

Rapidement, on commet donc des erreurs, ou bien on ne parvient plus à donner un sens à des chiffres de plus en plus complexes et de moins en moins pertinents. Les choix sont approximatifs, leurs effets mal évalués, le pilotage incertain. Et, plus vite qu’on ne l’imagine, on finit par mettre son affaire en péril.

L’une des dimensions clés de la gestion, la trésorerie est notamment l’une des causes les plus courantes de défaillance

des jeunes entreprises. Ces derniers mois, les déboires retentissants, pour cette raison précise, de quelques startups sont venus rappeler que même un confortable financement ne suffit pas à s’en protéger.

On ne peut s’empêcher de penser que certains de ces échecs auraient pu être évités si les dirigeants de l’entreprise avaient disposé suffisamment tôt des indicateurs adéquats pour anticiper les problèmes et corriger leur trajectoire financière. Dans tous les cas, l’expérience montre que le temps et l’investissement consacrés à se doter d’un bon outil de gestion administrative et financière – et non de comptabilité ! – est amplement rentabilisé tant les bénéfices sont nombreux. A titre d’exemple 35% des entrepreneurs qui utilisent des outils de gestion déclarent économiser entre 6 et 10 heures par semaine.

Sur quels critères choisir alors sa solution de gestion ?

Tout d’abord, la simplicité d’utilisation. 34% des entrepreneurs abandonnent leur solution de gestion dès lors qu’ils l’a considèrent trop complexe. L’entrepreneur n’a de toute façon que peu de temps à consacrer à sa gestion et il doit pouvoir obtenir le maximum d’information avec le minimum d’efforts, d’un seul coup d’œil, et automatiser un certain nombre de tâches.

Deuxième élément à prendre en compte, la pérennité de l’éditeur et du produit,

dont on doit être sûr qu’il restera à jour des évolutions techniques et réglementaires. Enfin, troisième aspect fondamental, l’évolutivité. Aucun outil n’est capable d’accompagner l’entreprise tout au long de sa vie, de la startup au grand groupe international ; en revanche, il doit être capable de suivre la croissance de l’activité et des effectifs, de s’interfacer avec les outils qui équiperont progressivement l’entreprise (CRM, RH…) et de permettre, le cas échéant, de basculer un jour vers une solution plus robuste sans blocage contractuel ou technique des données.

Ces choix, les entrepreneurs les comprennent fort bien et savent les faire pour autant qu’ils aient changé de point de vue sur la gestion. Celle-ci ne doit plus être perçue comme un pensum mais comme un facteur essentiel de la réussite. Certes, pas le plus engageant, mais quand on presse fort sur l’accélérateur, mieux vaut avoir une bonne vision de la route sur laquelle on s’engage.

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