Par Olivier BALVA (M2i Formation)

En cette période incertaine, le marché de l’emploi est fortement mis à mal et nombre d’actifs sont amenés à repenser leur orientation professionnelle. En effet, certains secteurs d’activité sont particulièrement impactés, ce qui se traduit par des licenciements massifs. Au regard de cette situation, le sujet de la reconversion professionnelle se positionne comme une réalité concrète pour des milliers de personnes qui viennent grossir les rangs déjà bien chargés des demandeurs d’emploi. Alors, comment faire pour enrayer ce cercle destructeur et permettre aux chercheurs d’emplois d’accéder rapidement à de nouvelles opportunités professionnelles ?

Identifier les secteurs d’activités en recherche de talents

Si, comme nous l’avons vu, de nombreux secteurs d’activités sont impactés par la crise, d’autres sont au contraire en recherche de collaborateurs pour soutenir leur croissance. C’est notamment le cas dans le monde du numérique qui est un secteur en tension et qui se positionne à ce jour comme l’un des plus gros créateurs d’emploi à l’échelle nationale. Pour s’en convaincre, il suffit par exemple de regarder les prévisions d’emplois des Entreprises de Service Numérique qui ne cessent d’augmenter à l’échelle nationale.

Trouver des experts pour répondre à la demande

Si l’industrie du digital est particulièrement dynamique, le véritable problème actuel est le manque de profils qualifiés disponibles sur le marché. Dans ce contexte, la formation occupe un rôle central, notamment la formation continue et professionnelle qui va permettre de former rapidement des experts sur certains domaines. Mais ce n’est pas tout, au-delà de la formation, il convient également de répondre précisément aux demandes formulées par les recruteurs.  C’est dans ce contexte que recruteurs et organismes de formation tissent une étroite collaboration. L’objectif : élaborer des parcours de formation en parfaite adéquation avec les attentes des recruteurs en termes de compétences techniques, certes, mais aussi de soft skills.

Mettre le cap sur le concept de la formation employante

Sur ce point, il s’agit donc d’innover et de mettre en place de nouvelles approches pour coller au plus près des besoins du marché.  Le concept de « formation employante » a pour unique vocation de permettre à un candidat de se doter des compétences nécessaires pour accéder immédiatement à un emploi bien défini en amont de sa formation. Il est alors utile de repenser l’approche du recrutement et de la formation en liant étroitement ces deux composantes. Dans ce contexte, certains sites d’emploi proposent désormais de postuler à une formation ponctuée par une embauche, ou à l’inverse, de postuler à un emploi précédé d’une période de formation spécifique.

En positionnant ainsi la formation au cœur des candidatures, il est possible de garantir aux recruteurs de pouvoir sélectionner et identifier en amont des candidats motivés, qui seront formés pour être immédiatement opérationnels. De leur côté, les candidats, dotés de leurs nouvelles compétences, pourront se positionner sur des métiers d’avenir, fortement recherchés sur le marché de l’emploi.

Les candidats pourront alors prendre en main leur projet professionnel, s’immerger dans les univers métier pour choisir leur nouvelle voie professionnelle, candidater à des offres d’emploi ou de formation qui les intéresse et découvrir les universdes plus grands acteurs du digital. Pour les recruteurs, ils pourront repenser leur approche du recrutement pour trouver rapidement leurs futurs talents sur des métiers en tension.  Ils bénéficieront ainsi d’une vitrine pour leurs offres d’emploi et d’un vivier de profils qualifiés ou en voie de l’être.

Rapprocher le monde de la formation des attentes des recruteurs est donc une approche stratégique pour redynamiser le marché de l’emploi et permettre à des milliers de demandeurs d’emploi de se réinsérer. En ce sens, les recruteurs et professionnels de la formation doivent travailler de concert pour faire bouger les lignes et se positionner en véritables remparts contre le chômage.

Par Olivier BALVA (M2i Formation)

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