Vladimir Poutine

Par Roland Monet (OIPF)

Tribune. L’Europe connaît un épisode de guerre. La guerre hideuse, comme celle qui a déferlé sur elle au long du XXème siècle, déclenchée cette fois encore par un chef d’Etat paranoïaque, et qui offre le spectacle atterrant des morts, des réfugiés et d’innombrable destructions. On se croirait revenu en 1938, avec pour tous les Européens une question implicite « à qui le tour la prochaine fois ? »

Les événements exceptionnels sont de puissants révélateurs de la personnalité des acteurs sur la scène. La guerre a déjà dévoilé des personnalités : le monde entier admire la force d’âme et le courage du président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky. Cet homme admirable impressionne par son calme et sa fermeté. On se demande pourquoi la communauté internationale ne réclame pas immédiatement que Poutine soit rendu personnellement comptable de sa vie. Le nouveau Beria, Poutine, dictateur violent et vindicatif, corrompu au dernier degré, a utilisé les méthodes des dirigeants de l’URSS pour conquérir le pouvoir et s’y maintenir. Purges, élimination physique des opposants, assassinats à l’étranger sont les outils usuels dont il peut retrouver aisément les modes exécutoires dans les archives de son KGB. Ses interventions à la télévision glacent le sang, en particulier quand il menace le monde entier de ses armes nucléaires.

Nous avions réclamé que l’Occident déclenche une réaction immédiate et puissante : mise sur pied d’une Union Politique européenne renforcée, capable de réactions rapides, affirmation de frontières déclarées et défendues, recours à une politique de communication contrebattant l’ignominie de la langue de bois de Poutine. Création rapide d’une armée équivalente à celle de Poutine.

Hélas il n’en est rien. Biden a la main qui tremble. Sa préoccupation, c’est le Pacifique, et l’Europe, ce sous-continent vermoulu aura l’avenir qu’il mérite. L’Europe se ridiculise avec des demi-sanctions qui la frappent elle-même autant que l’adversaire. L’Allemagne s’agenouille devant la Russie. Nous sommes en présence d’un vide cruel : le manque de leadership. L’Europe devrait savoir que même en temps de paix les carnivores rodent. Ils sont patients, mais excellents manœuvriers.

En face de celui-ci il n’y a que des velléitaires. Macron s’est révélé inefficace au plus haut degré. Sans doute la tâche n’était pas facile. Mais il a mal joué sas atouts. Et que dire des candidats Le Pen, Zemmour et Mélenchon dont les jugements récents sur Poutine révèlent la médiocrité.

L’heure de l’Europe désunie semble avoir tourné. Que nous apporte demain ? Quel Européen va oser prendre le Pouvoir ? Qui va savoir en premier lieu combattre la dialectique stalinienne de Poutine ?

Roland Monet (OIPF)

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