Ruben Ostlund obtient la Palme d'Or pour la deuxième fois (Photo by David Niviere/ABACAPRESS.COM)

Tous les jours, René Chiche, envoyé spécial d’Entreprendre et de Journal de France au Festival de Cannes, nous dévoile les coulisses de la grand-messe mondiale du cinéma.

Dimanche 29 mai. Et le vainqueur est… Ruben Östlund pour « Triangle of sadness »

C’est déjà fini ! Ouvert le 17 mai dernier avec le film de Michel Hazanavicius, « Coupez ! », le 75ème Festival de Cannes s’est donc terminé le 28 mai avec la cérémonie du Palmarès du Jury présidé par Vincent Lindon et présenté avec classe pour et élégance par Virginie Efira plus radieuse que jamais.

C’est le réalisateur suédois Ruben Östlund qui a remporté la Palme d’Or avec « Triangle of sadness » (« Sans Filtre » en VF), 5 ans après avoir déjà gagné ce prestigieux trophée pour « The Square ».

Pour le Grand Prix, « Stars at noon » de la cinéaste française Claire Denis et « Clos  » du jeune metteur en scène belge Lukas Dhont ont été récompensés ex aequos tandis que le sud-coréen Park Chan-work a décroché le Prix de la mise en scène. Pour le Prix du scénario, le réalisateur égyptien Tarik Saleh a été choisi pour « Boy from heaven » et les longs métrages « Eo » de Jerzy Skolimowski et « Les huit montagnes » du tandem Charlotte Vandermeersch et Félix Van Groenningen ont été primés à égalité pour le Prix du Jury.

Les frères Dardenne ont reçu le Prix du 75ème anniversaire pour « Tori et Lokita ». Enfin, le Prix d’interprétation féminine a été attribuée à la comédienne iranienne Zar Amir Ebrahimi pour sa prestation dans « Holy Spider » et celui du meilleur acteur au comédien sud-coréen Song Kang-ho pour son rôle dans  » Broker » du cinéaste japonais Kore-Eda Hirokazu. 

Un Palmarès cohérent et plutôt alléchant même si on peut regretter les absences de « La femme de Tchaïkovski », « Armaggedon Time » ou « Les Amandiers ». Mais comme chaque année à Cannes, il faut faire des choix et le Jury n’a pas échappé à cette règle. Cette 75ème édition aura été un bon crû et on attend déjà ce que sera le 76ème Festival de Cannes que présidera dès le 1er juillet Iris Knobloch, première femme à occuper ce poste.

Rendez-vous donc en mai 2023 sur la Croisette… et d’ici là, allez au cinéma !

Vendredi 27 mai. La reine Adjani de retour à Cannes

Dernier jour pour le 75ème Festival de Cannes avec la projection des 2 ultimes films en compétition ce 27 mai, à savoir « Un petit frère » de la Française Léonor Serraille et « Showing up » de l’Américaine Kelly Reichardt. Et demain, le Jury présidé par Vincent Lindon s’isolera toute le journée dans une villa située dans les hauteurs de Cannes afin de délibérer, sous haute protection, en vue du palmarès qui sera annoncé lors de la cérémonie de clôture que diffusera France 2 en prime time.

Aujourd’hui, et alors que le soleil lumineux ne cesse ne briller sur la Croisette, le nouveau long métrage de Nicolas Bedos (qui ne sortira qu’en novembre prochain dans les salles) sera présenté en première mondiale, hors compétition, et la montée des marches de ce film se veut prometteuse avec Isabelle Adjani, Pierre Niney, François Cluzet et et Marina Vacht.

Autre événement prévu en séance spéciale : le documentaire « Salam » consacré à l’ex reine du rap français, Diam´s, qui a mis fin à sa carrière il y a quelques années pour se consacrer à sa famille après avoir choisi de se convertir à l’islam qu’elle pratique intensément. Comme elle le dit dans ce long métrage d’Anne Cissé et Houda Benyamina qu’on pourra découvrir le 2 juillet en salles, « j’ai ouvert le Coran sans aucune connaissance et j’ai trouvė ça très beau. Je continue et très vite, je lis sur Adam, Satan, le paradis, les enfants d’Israël, Moïse et là, je me dis qu’il y’a des mots familiers, des restes du catéchisme me reviennent et j’ai envie de comprendre pourquoi il y a tous les prophètes… »

Hier, quelques projets de biopics ont été prévendus dans les couloirs du Marché du film : ceux sur MIchael Jackson, David Bowie, Withney Houston et Keith Richards, le guitariste légendaire des Rolling Stones. Dans le même registre, on a appris que Jalil Lespert, le compagnon de Laeticia Hallyday, préparait de son côté un film sur… Johnny Hallyday !

Et Laurent Lafitte tourne actuellement pour Netflix dans « Wonder Man » où il interprète Bernard Tapie. Pas de doute : les biopics représentent une mine inépuisable de sujets pour l’industrie cinématographique.

Rendez-vous dimanche pour le palmarès et le bilan de ce 75ème Festival de Cannes, toujours en direct, et pour la dernière fois de cette année, de la Croisette.

Jeudi 26 mai. Elvis Presley de retour sur la Croisette

Éblouissant ! C’est le terme qu’on peut employer pour « Elvis », le biopic sur Elvis Presley réalisė par le cinéaste australien Baz Luhrmann et projeté hier soir hors compétition dans le Grand Thėâtre Lumière. Austin Butler est remarquable dans le rôle de la légende du rock and roll, disparue en 1977 à 42 ans, tandis que Tom Hanks lui donne la réplique en campant le sulfureux colonel Parker, l’imprésario du chanteur. Comme à son habitude, le héros de « Forrest Gump » montre sa puissance de jeu et sa montée des marches, avec toute l’équipe d' » Elvis « , aura été l’un des moments phares de cette semaine.

Quant à la grande soirée organisée par la Warner sur la plage Palais Stéphanie pour célébrer ce long métrage, elle fut, elle aussi, éblouissante. Les majors hollywoodiennes possèdent un réel savoir faire dans ce domaine et « Elvis » aurait dû être proposé en ouverture plutôt que le médiocre « Coupez ! » de Michel Hazanavicius. Hier, le soleil n’a pas quitté la Croisette contrairement aux prédictions de la météo, permettant ainsi la tenue du traditionnel déjeuner du maire oú David Lisnard, premier magistrat de la cité cannoise, recevait tout le Jury ainsi qu’une partie de la presse, dont l’auteur de ces lignes.

Et la veille, la nouvelle ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, effectuait son premier déplacement comme membre du gouvernement Borne en venant à Cannes. Au menu de cette visite : une rencontre avec les professionnels, des échanges avec des jeunes talents et le visionnage de 2 films, « L’innocent » de Louis Garrel et Barrage » du cinéaste libanais Ali Cherri, présentė à la Quinzaine des Réalisateurs. Parmi les célébrités croisées ici ou là dans la journée du 25 mai, on peut citer Roschdy Zem, Sharon Stone, le chanteur portoricain Ricky Martin, les chanteuses Shakira ou Camelia Jordana ou la comédienne et réalisatrice Aïssa Maïga.

Côté projets, la société de production Les Films du Kiosque, qui prépare la venue demain sur la Croisette de l’équipe du film hors compétition « Mascarade , signé Nicolas Bedos, avec, entre autres, Pierre Niney, Isabelle Adjani et François Cluzet, a annoncé la mise en chantier du nouveau long métrage de Guillaume Nicloux, « La petite », avec Fabrice Luchini dans le rôle principal.

Les prises de vue auront lieu du 16 août au 23 septembre, entre Bordeaux et Gand. Au programme de cette journée pour la compétition officielle : « Broker » du metteur en scène japonais Hirokazu Kore-Eda, Palme d’Or en 2018 pour « Une affaire de famille », « Pacifiction » du cinéaste catalan Albert Serra et « Close » du réalisateur belge Lukas Dhont.

Rendez-vous demain… en direct de la Croisette !

Mercredi 25 mai. Le Festival du business

Ce 75ème Festival de Cannes sera le dernier pour Jérôme Paillard à la direction du Marché du film, haut lieu du business cinématographique. Depuis 27 ans, le patron du Marché a œuvré avec un dynamisme de chaque instant et des compétences reconnues par tous pour faire de ce rendez-vous l’un des sommets de l’industrie cinématographique mondiale.

Lors d’un cocktail de départ, Jérôme Paillard a rendu hommage à ses équipes, passant le flambeau pour l’édition 2023 à son successeur Guillaume Esmiol. Mais Jérôme Paillard restera consultant pour le Marché du film. Cette année, il y aura eu 12500 participants, comme en 2019, avec 900 accréditation en ligne.

Autre chiffre important : 600 projections se sont déroulées via internet, prouvant ainsi l’intérêt des professionnels du secteur (acheteurs et vendeurs) pour les installations numériques. Comme l’a précisé Jérôme Pailard, « il était clair l’année dernière qu’un marché hybride ne pouvait pas fonctionner à long terme et nous sommes heureux de voir le retour d’un marché physique cette année. Nous avons remarqué que les conférences, en particulier, sont bondées, ce qui indiqué une soir renouvelée de connaissances sur le secteur et un besoin de se reconnecter. »

Parmi les gros deals de ces derniers jours (et en dépit de l’absence de 800 producteurs, acheteurs et distributeurs chinois pour cause de pandémie), on peut citer ceux des plateformes qui ont annoncé des acquisitions avec des montants très élevés. Netflix a ainsi acheté les droits mondiaux de « Pain Hustlers », avec Emily Blunt, pour 50 millions de dollars, tandis qu’Apple TV a signé un contrat de plusieurs dizaines de millions de dollars également pour « Fingernails ».

De son côté, Orange Studio a vendu « Maestro », le prochain film de Bruno Chiche, au Japon, en Israël, au Canada, en Allemagne, au Portugal, en Espagne, en Italie, au Bénélux ou en Corée du Sud.

Quant à la société Les Films du Losange, c’est un carton plein avec la vente aux USA, au Moyen-Orient, en Asie, en Australie, en Inde et dans une quinzaine de pays européens du très bon film de Mia Hansen-Love, « Un beau matin », avec Lėa Seydoux et Melviĺ Poupaud.

Enfin, la structure de ventes internationales Playtime a acquis le mandat de vente du prochain film de François Ozon, qui réunira un casting en or : Dany Boon, Isabelle Huppert et Fabrice Luchini. Beaucoup de business, de rencontres et d’échanges durant ce Marché du film et un coup de chapeau à Jérôme Paillard, véritable chef d’orchestre et lien permanent entre les entrepreneurs du 7ème art, venus du monde entier.

Une armada de vedettes sur le tapis rouge

C’est normalement ce mercredi 25 mai que doit se dérouler le traditionnel déjeuner provençal aïoli en présence du Jury du Festival, organisé par le maire David Lisnard dans le magnifique quartier historique cannois du Suquet. Un rendez-vous convivial et succulent mais qui pourrait être remis en cause par une météo quelque peu menaçante pour cette journée.

Car hier soir, et pour la première fois depuis le début des festivités, il a un peu plu sur la Croisette vers 19 h 30, transformant les sympathiques vendeurs africains de chapeaux et lunettes de soleil en marchands de parapluies. Certes, la pluie n’aura duré que 30 minutes mais comme le grand soleil est au rendez-vous depuis le 17 mai, cela a quelque peu dérouté les festivaliers. La soirée aura été marquée par la prestigieuse montée des marches du film de Louis Garrel, « L’innocent », projeté hors compétition et dans le cadre du 75ème anniversaire du Festival de Cannes avec une armada de vedettes sur le tapis rouge : Sophie Marceau, Emmanuelle Béart, Diane Kruger, Kristen Stewart, Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Mélanie Laurent ou le top modeĺ Bela Hadid pour n’en citer que quelques unes.

Au total, ce sont 200 personnalités du cinéma qui auront été invitées à ce moment, suivi d’une grande party comme le Festival en a le secret. Tandis que le long métrage italien en compétition « Nostalgia » ne se distinguait pas par une très grande originalité même si l’ensemble fait figure honorable (avec dans un petit rôle, l’ex candidate de  » Star Academy », Sofia Essaïdi), le film des frères belges Luc et Jean-Pierre Dardenne aura ému le public et la presse avec « Tori et Lokita », une histoire poignante de deux jeunes clandestins originaires du Bénin, contraints de devenir dealers de drogue pour survivre en Belgique.

De passage à Cannes pour la promotion de son film « Hommes au bord de la crise de nerfs » qu’elle a mis en scène, l’actrice Audrey Dana explique dans un salon de l’Hotel Majestic : « Je suis à Cannes pour seulement 24 heures, à la fois pour des interviews mais aussi afin de boucler le financement de mon prochain long métrage, « Champagne et dentelles ». Cela raconte l’histoire d’un homme très matérialiste, convaincu qu’il va mourir comme son père et son grand-père à l’âge de 50 ans… »

Et alors qu’on croise aux alentours de 1 heure du matin, le célèbre acteur canadien Viggo Mortensen déambuler tout simplement, et en smoking, avec un ami dans la rue d »Antibes, l’artère cannoise la plus commerçante, deux nouveaux longs métrages sont proposés aujourd’hui en compétition officielle : « Leila’s brothers » de Saeed Roustaee et « Stars at noon » de Clair Denis.

Rendez-vous demain… en direct de la Croisette !

Mardi 24 mai. Pluie de stars sur la Croisette

Alors que les 2 films présentés en compétition officielle lundi 23 mai (« Décision to leave » et « Crimes of the future ») n’ont pas été la hauteur des espérances qu’on pouvait attendre d’eux, provoquant l’ennui et l’absence de toute émotion, le cinéma français a montrė sa puissance en termes de récits et d’histoires passionnantes ancrées autour d’événements qui se sont vraiment déroulées.

D’abord, « Novembre », le nouveau long métrage de Cédric Jimenez, le réalisateur de « BAC Nord, qui raconte l’enquête menée après les attentats du 13 Novembre 2015 pour traquer les terroristes islamistes dans Paris. Formidablement mis en scène et intense de bout en bout, « Novembre » offre à Jean Dujardin, en policier qui gère les opérations, l’un de ses meilleurs rôles.

L’acteur était évidemment sur la Croisette pour monter les marches lors de la projection de ce film hors compétition en compagnie de toute l’équipe, en particulier Sandrine Kiberlain et Anaïs Demoustier. Autre film français qui a d’ailleurs reçu un magnifique accueil public avec une longue standing ovation : « Nos frangins » de Rachid Bouchareb. Le cinéaste revient sur l’affaire Malik Oussekine, ce jeune étudiant français mort en 1986 au moment des manifestations contre la loi Devaquet. Une œuvre pleinement réussie avec Reda Kateb, Lyna Khoudri, Samir Guesmi et Raphaël Personnaz dans les principaux rôles.

Et dans la compétition officielle, « Holy Spider » de l´Iranien Ali Abassi a fait très forte impression, entrant de facto dans le club des favoris pour la future Palme d’Or. Côté glamour, Léa Seydoux, l’une des héroïnes de « Crimes of the future » de David Cronenberg (que l’auteur de ces lignes n’a pas du tout aimė) aura étė l’une des plus jolies et sensuelles femmes de la soirée du 23 mai dans sa robe moulante mêlant cuir et dentelle.

Lors d’une rencontre avec le producteur Édouard de Vesinne, celui ci nous annonce que Daniel Auteuil sera prochainement le héros de « No Punishment » qu’il produira et que le réalisateur Émir Kusturica mettra en scène dans les prochains mois entre Paris et Belgrade. Une rencontre qui promet beaucoup sur le papier. Dans l’un des salons de l’Hôtel Majestic, tout en croisant Claude Lelouch, Samuel Le Bihan ou la comédienne belge Déborah François, l’une des responsables du CNC ( Centre national de la cinématographie), Cécile Lacoue, explique que plusieurs freins provoquent une baisse de la fréquentation : « Il y a plusieurs causes constatées dans une étude que nous avons commandés au cabinet Vertigo : la perte d’habitude d’aller en salles depuis le Covid, le développement des plateformes, une offre de films pas assez attractive et aussi le prix du billet, beaucoup évoqué chez les 35-59 ans. Nous devons mener une réflexion plus large sur tous ces points entre les différents acteurs de la filière. »

Au programme de la compétition officielle de ce 24 mai : « Nostalgia » de l’Italien Mario Martone et  » Tori et Lokita  » des frères belges Jean-Pierre et Luc Dardenne. Et hors compétition, dans le cadre de la soirée d’anniversaire du 75ème Festival de Cannes, le comédien Louis Garrel présentera son nouveau long métrage comme metteur en scène, « L’innocent ».

Rendez-vous demain… en direct de la Croisette !

René Chiche

Lundi 23 mai. Une jeune femme qui vaut… de l’or !

Pendant le Festival de Cannes, les mythiques marques de bijoux comme Chopard, Chaumet ou Van Cleef & Arpels font preuve d’un grand dynamisme et de beaucoup de persuasion pour que les plus belles stars montent les marches du Palais ou se prêtent au jeu du photo call avec leurs parures. Et c’est tout le bien que l’on peut souhaiter dans l’avenir à Laura Gallon, une pétillante et ravissante femme d’affaires de 33 ans qui a récemment créé sa marque de joaillerie, intitulée tout simplement Laura Gallon.

Cette entrepreneuse et joaillère française reprend ainsi le flambeau de ses arrières grands-parents, eux mêmes joailliers dans les années 1920-1930 à Orléans. Après des études à la prestigieuse école Parsons à New York, cette fille d’un chirurgien – dentiste réputé ( son père s’occupait, entre autres, des sourires radieux de Sophie Marceau ou de la regrettée Michèle Morgan) travailla quelques années dans la mode outre Atlantique avant de vouloir retrouver sa passion de la bijouterie et de la création dans ce secteur, l’un des rares à ne pas avoir été frappé par la crise sanitaire, beaucoup de ventes pouvant s’effectuer via internet.

« J’ai senti le besoin de renouer avec mes racines familiales et j’ai repris des études dans la joaillerie à la célèbre GIA de Londres. Je suis ensuite allée en Californie où j’ai approfondi mes connaissance dans le domaine des pierres précieuses et lors du Salon de Tucson, dans l’Arizona, vers la fin de 2018, j’ai rencontré les dirigeants d’une petite entreprise californienne qui m’ont recruté pour une première expérience très enrichissante », nous explique Laura Gallon lors d’un entretien sur la plage Hyde Beach du Grand Hôtel.

C’est en mai 2020 que Laura Gallon fonda sa société. À la fois businesswoman et dessinatrice-styliste de ses superbes bijoux, alliant élégance, éclat et luminosité, cette créatrice se partage entre la France et les USA. Elle sera présente du 1er au 12 juin au Salon de Las Vegas, l’une des plus fameuses références du milieu, et grâce à ses premières collections, elle a été sélectionnée en tant que  » Rising Star », soit l’une des jeunes espoirs de la joaillerie internationale.

Tout en faisant fabriquer ses bijoux par un atelier à Nice et un autre aux USA, elle choisit scrupuleusement les magnifiques pierres précieuses ainsi qu’elle nous le précise : « Je collabore avec plusieurs acheteurs qui recherchent pour moi les plus beaux diamants en Birmanie, à Madagascar, au Sri Lanka, en Tanzanie ou au Cambodge. C’est une prospection qui peut durer 6 mois et à moi, ensuite de choisir et acheter les pierres que je préfère pour mes créations. »

Dans ce marché haut de gamme et qui ne cesse de se développer, Laura Gallon possède tous les atouts pour devenir très bientôt l’un des futurs grands noms de la joaillerie made in France avec une réputation qui ira au delà de nos frontières. Où ils se trouvent, ses arrières grands-parents pourront être fiers d’elle. Laura Gallon ou une success story entrepreneuriale comme on les aime…

Renseignements sur https://lauragallon.com/

René Chiche

Sharon Stone, reine du tapis rouge

Durant ce week end, la 75ème édition du Festival de Cannes aura connu son lot d’arrivées de vedettes sur le tapis rouge, soit pour présenter un film, soit pour faire acte de présence médiatique pendant ce grand événement international.

On a ainsi pu voir Sandrine Kiberlain qui assurait la promotion du très joli et très réussi  film d’Emmanuel Mouret, « Chronique d’une liaison passagère » dont elle partage l’affiche avec Vincent Macaigne dans la section Cannes Première. Ou encore Carla Bruni-Sarkozy, qui a fait sensation dans son élégant smoking blanc, et Adèle Exarchopoulos, superbe dans son bustier corset blanc satiné et pantalon assorti. L’héroïne de « La vie d’Adèle » avait effectué le déplacement sur la Croisette pour présenter, entre autres, la comédie désopilante hors compétition  de Quentin Dupieux, « Fumer fait tousser » qui réunit aussi Gilles Lellouche, Vincent Lacoste ou Anaïs Demoustier.

Et dimanche, plusieurs personnalités, parmi lesquelles Sharon Stone en robe bleue et blanche signée Dolce & Gabbana, Isabelle Adjani ou Isabelle Huppert ont répondu présentes pour la montée des marches du superbe « Les Amandiers », en compétition officielle et réalisé par Valéria Bruni-Tedeschi. Une poignante, intense et remarquable histoire sur l’école du Théâtre des Amandiers de Nanterre, créée et dirigée dans les années 1970-1980 par Patrice Chéreau et Pierre Romans. Avec la menace du sida en toile de fond…

La veille, le long métrage du cinéaste suédois Ruben Östlund, « Triangle of sadness », avait séduit par sa satire de la société de consommation, des réseaux sociaux et de l’argent. Lors d’une rencontre sur la plage Loulou de la Terrase by Albane, le réalisateur de « Camping » Fabien Onteniente nous a racontés ses projets après le triomphe de son téléfilm, « Les enfants des Justes », diffusé sur France 2 en mars dernier  : « Je travaille avec le producteur Olivier Delbosc sur la suite de ma comédie « 3 zéros », appelée « 4 zéros », avec le soutien de M6 et du PSG. 

Et j’écris un autre film sur le milieu du cinéma qui devrait s’appeler « Faut attendre le week-end ». Didier Bourdon jouera le rôle principal, celui d’un pro du 7ème art, victime d’un échec et qui va revenir au sommet, un peu comme « Rocky »… Aujourd’hui, trois films figurent au menu de la compétition officielle : « Crimes of the future » de David Cronenberg, « Décision to leave » de Park Chan-Wook et « Holy Spider » d’Ali Abbasi. 

Rendez-vous demain… en direct de la Croisette !

René Chiche

Samedi 21 mai. Marion Cotillard irradie la Croisette

Dans une magnifique combinaison short Chanel, Marion Cotillard a monté vendredi soir les marches du tapis rouge pour la présentation en compétition officielle de « Frère et sœur », le film d’Arnaud Desplechin où elle partage la vedette avec Melvil Poupaud, Patrick Timsit et Benjamin Siksou.

La comédienne était heureuse de retrouver le réalisateur Arnaud Desplechin avec lequel elle avait déjà tourné dans le passé : « J’aime l’idée d’avoir un parcours avec un cinéaste et lui, je l’aime passionnément », a expliqué l’héroïne de « La Môme » qui a profité de son passage sur la Croisette pour annoncer la création de sa société de production Newtopia en association avec le réalisateur Cyril Dion et la productrice Magali Payen.

Une entreprise qui a pour but de produire des contenus autour de thématiques qui leur tiennent à cœur comme l’environnement, la justice sociale, l’égalité des sexes, la solidarité et le monde vivant. En partenariat avec la plate-forme de financement participatif KissKissBankBank, Newtopia a déjà lancé plusieurs projets, notamment « Françoise », une mini-série sur la vie flamboyante de Françoise d’Eaubonne, une romancière et militante féministe libertaire considérée comme la pionnière de l’écoféminisme.

Pour revenir à « Frère et sœur », le film n’a pas reçu un accueil positif lors d’une des projections pour la presse durant laquelle on a pu entendre quelques sifflets et quolibets. Il est vrai que ce long métrage, pourtant doté d’une écriture dense et forte, manque d’homogénéité, d’émotion et de cohérence. Ce qui n’est pas le cas du film « Un beau matin », présenté dans une section parallèle, où Léa Seydoux, de nouveau Melvil Poupaud et Pascal Greggory ont emballé les festivaliers.

Venue sur la Croisette pour appuyer les équipes de France Télévisions qui a désormais repris le flambeau de la couverture audiovisuelle du Festival depuis le retrait de Canal Plus, la Présidente de France Télévisions Delphine Ernotte est revenue sur la période d’incertitude autour des questions sur le financement du service public, comme la redevance qui sera supprimée : « C’est évidemment une préoccupation très forte pour France Télévisions. Mais je suis convaincue que le gouvernement trouvera les moyens de défendre l’indépendance de notre financement. L’actualité internationale nous rappelle malheureusement tous les jours à quel point cette indépendance est cruciale… »

Le Festival attend ces jours ci la visite de Rima Abdul Malak, la nouvelle ministre de la Culture et ex conseillère pour les affaires culturelles à l’ Élysée, qui a succédé à Roselyne Bachelot dans le gouvernement d’Elisabeth Borne. Au programme de la compétition officielle ce samedi : « Triangle of sadness » de Ruben Östlund et « R.M.N » de Cristian Mungiu.

Bon week end et rendez-vous lundi… en direct de la Croisette !

René Chiche

Vendredi 20 mai. Et soudain apparut… Julia Roberts !

Pour la deuxième fois de sa carrière, l’héroïne de « Pretty woman » était hier sur le tapis rouge du Festival, non pas pour présenter un film mais pour remettre le Trophée Chopard, lors d’une des soirées les plus glamour de la quinzaine cannoise. Magnifique dans une superbe veste à queue de pie et arborant son mythique sourire, Julia Roberts a irradié les marches du Palais tout comme l’actrice américaine Anne Hathaway (on se souvient, entre autres, de sa prestation dans « Le diable s’habille en Prada » aux côtés de Meryl Streep), qui venait pour la première fois sur la Croisette à l’occasion de la projection en compétition officielle du remarquable et poignant long métrage de James Gray, « Armaggedon Time ».

Dans la journée, on a pu croiser sur la plage Magnum, la chanteuse australienne Killy Minogue accompagnée de Peggy Gou, pionnière de la dance music en Corée du Sud, pour le lancement de la campagne « Classics Can Be Remixed », sponsorisée par la marque de crèmes glacées Magnum. La plage Magnum accueillera quelques soirées pour les équipes de plusieurs films, comme celle ce soir à 23 heures, de « Frère et sœur » avec Arnaud Desplechin.

De son côté, Clémentine Célarié a effectué le déplacement sur la Croisette en tant que réalisatrice de son premier film, « Pierre et Jeanne ». Comme l’explique la comédienne, « c’est une adaptation libre et contemporaine de « Pierre et Jeanne » de Guy de Maupassant qui parle d’un sujet universel et intemporel : la trahison autour d’un secret familial. Nous avons tourné à Etretat durant le confinement. »

Ce matin, Thierry Breton, le Commissaire européen au marché intérieur, est attendu à Cannes pour la première fois depuis sa prise de fonction afin de rencontrer les professionnels de l’industrie audiovisuelle, rappeler le soutien de l’Union européenne au secteur et présenter sa vision pour renforcer la souveraineté culturelle du continent. Pour la compétition, deux films figurent au programme de cette journée : « Frère et sœur » d’Arnaud Desplechin et « Boy from heaven » de Tarik Saleh.

Rendez-vous demain… en direct de la Croisette.

Jeudi 19 mai. Patrick de Giovanni et son épouse Danielle de Giovanni (fonds d’investissement Dapat) sur la Croisette

Au Festival de Cannes, on voit des films, on croise des célébrités, on arpente les couloirs du Palais et on découvre aussi des remarquables initiatives qui sont liées au monde du cinéma mais pas uniquement. Comme celle du fonds d’investissement Dapat, fondé et dirigé par Patrick de Giovanni et son épouse Danielle de Giovanni.

Lors d’un déjeuner de presse sur la plage Hyde Beach du Grand Hôtel, ce couple très dynamique a présentė leur projet en association avec la célèbre Quinzaine des Réalisateurs, dans le cadre de La Quinzaine en actions. Polytechnicien et ancienne grande figure du capital-investissement, Patrick de Giovanni a choisi d’aider et de soutenir financièrement depuis plusieurs années les associations venant en aide aux femmes en détresse, que ce soit pour des raisons familiales, professionnelles, sociales ou médicales.

En tandem avec sa femme Danielle qui à œuvré très longtemps dans le secteur de la communication, il a apporté cette année du financement pour l’écriture et la production par des femmes de courts métrages qui seront diffusés sur France 3. Voilà pourquoi les de Giovanni étaient présents cette année au Festival de Cannes. Il faut saluer le fonds Dapat (Da pour Danielle, Pat pour Patrick) qui, fort de ses 12 millions de capital, multiplie les actions en faveur des femmes isolées ou des jeunes mamans, entre autres avec un montant avoisinant 1 million d’euros.

« Nous voulons faire quelque chose chose qui perdure au bénéfice des gens. Et si nous attribuons de nombreuses aides financières à des associations, nous veillons aussi à ce qu’elles agissent concrètement et nous attendons des retours d’activités à chaque fois. Cela fonctionne parfaitement et nous travaillons main dans la main avec elles, à la fois en termes de moyens humains et financiers », explique Danielle de Giovanni. Un engagement citoyen, humaniste et généraux qu’on ne peut que saluer.

Renseignements sur www.dapat.fr

Omar Sy débarque !

Pour célébrer la venue à Cannes de Tom Cruise qui présentait le 18 mai « Top Gun Maverick », la légendaire Patrouille de France survola à 2 reprises la Croisette et le Palais des Festivals au moment où le grand acteur et son équipe foulaient les marches du tapis rouge. Un grand moment à la fois spectaculaire et aussi plein d’émotion lorsque Tom Cruise n’hésita pas à signer de nombreux autographes ou à faire des selfies avec ses nombreux admirateurs qui scandaient son prénom à tue-tête. Et une bonne surprise attendait le héros de « Rain Man » puisque le Festival lui a décerné une Palme d’Or d’honneur.

Selon nos informations, Tom Cruise, qui a déjà quitté Cannes à bord de son jet privé, reviendrait sur la Croisette lors de la cérémonie de clôture le 28 mai prochain pour remettre un Prix, tout comme on annonce la venue pour cette dernière soirée de Nicole Kidman, l’ex compagne de Tom Cruise. Et tandis qu’Omar Sy recevait un très bel accueil public dans la section « Un Certain Regard » avec « Tirailleurs », le long métrage dont il est l’un des héros et qu’il a coproduit, les festivaliers ont pu apprécier les 2 bons films projetés en compétition.

D’abord, le superbe « La femme de Tchaïkovski » qui prouve, une fois de plus, la puissance, l’intensité et la beauté du cinéma de Kirill Serebrennikov, le metteur en russe exilé en Allemagne et opposant à Poutine. Ensuite, « Le otto montagne » du duo Charlotte Vandermeersch et Félix van Groeningen, qui narre une belle histoire d’amitié entre deux hommes dans une région montagneuse d’Italie, qui ne peut pas laisser indifférent, en dépit de quelques longueurs.

Et alors qu’on pouvait croiser sur la Croisette Eva Longoria, Pascale Arbillot, Pascal Elbé, Gérard Jugnot, Pascale Arbillot ou Audrey Azoulay, la directrice générale de l’UNESCO, on apprenait lors d’un déjeuner sur la plage Hyde Park du Grand Hôtel que Lea Seydoux interprétera la mythique Emmanuelle, ce personnage qui révéla Sylvia Kristel en 1974 dans le film érotique du même nom. L’actrice française sera dirigée par Audrey Diwan, récemment lauréate du Lion d’Or à Venise pour « L’Evénement ». Et la réalisatrice Géraldine Danon prépare « Flo », un biopic sur son amie, la regrettée navigatrice Florence Arthaud, disparue en 2015 dans un accident d’hélicoptère en 2015. Avec Stéphanie Caillard, Charles Berlin et Pierre Deladonchamps dans les rôles principaux.

Au programme de la compétition de ce 19 mai :  » Armageddon Time  » de James Gray et  » EO » de Jerzy Skolimowski. Rendez vous à demain… en direct de la Croisette.

Mercredi 18 mai. Tom Cruise est arrivé !

Ce sera à coup sûr le grand évènement de cette seconde journée du Festival avec la venue sur la Croisette de la super star américaine pour la projection hors compétition de « Top Gun Maverick », la suite du célèbre « Top Gun  » qui était sorti en 1986. Avant la présentation de ce blockbuster très attendu, l’acteur fera l’objet d’un hommage à sa carrière et à son parcours lors d’un « Rendez-vous » avec la presse et le public, dans la journée, animé par Didier Allouch (le correspondant de Canal Plus à Hollywood) au Théâtre Debussy, l’autre grande salle du Palais des Festivals.

Avec Tom Cruise à Cannes, c’est le grand esprit glamour et populaire du Festival qui rejaillit d’autant plus que le comédien, véritable icône vivante du 7eme art, adore se prêter au jeu des selfies ou autographes avec ses fans. Il y aura donc beaucoup de monde devant le Palais quand le héros de « Mission : Impossible » ou « Rain Man » montera les marches.

Lors de la cérémonie d’ouverture du 16 mai présentée par Virginie Efira, la participation en direct du Président ukrainien Zelensky, par zoom évidemment, aura été l’un des moments très forts de la soirée. Son apparition a suscité une ovation au Grand Théâtre Lumière et depuis Kiev, il a appelé le monde du cinéma à ne pas se taire. Avec une phrase très grave : « Il nous faut un nouveau Chaplin pour nous prouver aujourd’hui que le cinéma n’est pas muet, la haine finira par disparaître, les dictateurs mourront… » Après un discours un peu long et laborieux de Vincent Lindon, le Président du Jury, c’est Pierre Lescure, qui préside son dernier Festival de Cannes, qui a remis à l’immense (tant par la taille que par le talent) acteur, réalisateur et producteur Forest Whitaker une Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

Celui ci était aussi à Cannes en tant que fondateur d’une ONG qui lutte contre la pauvreté dans le monde et comme producteur du documentaire  » Au nom de la paix « , tourné dans un camp de déplacés au Soudan du Sud et projeté sur la Croisette dès le 1er jour en première mondiale. Quant au film d’ouverture  » Coupez !  » du Français Michel Hazanavicius, certains ont adoré et d’autres, comme l’auteur de ces lignes, ont trouvé cette comédie gore affligeante, exténuante, répétitive, d’une lourdeur sans nom et indigne d’une présentation en ouverture d’un Festival aussi prestigieux que Cannes !

Aujourd’hui, on attend aussi la venue d’Omar Sy pour  » Tirailleurs « , un film qu’il a coproduit et dont il est l’un des héros, consacré aux fameux tirailleurs sénégalais dans l’armée française durant la Première guerre mondiale. Il lancera ce soir la section parallèle Un Certain Regard, toujours pleine de pépites et de belles surprises cinématographiques. Et pour la compétition en Sélection officielle, deux films qui figurent au programme de la journée :  » Zhena Chaikovskogo » du Russe Kirill Serebrennikov, opposant à Vladimir Poutine depuis plusieurs années et vivant en exil à Berlin, et « Le otto montagne » du duo belge Charlotte Vandermeerch et Félix Van Groeningen.

Rendez-vous demain… en direct de la Croisette !

Mardi 17 mai. Dernier tour de piste pour Pierre Lescure

C’est donc ce soir à 19 heures que s’ouvrira le 75ème Festival de Cannes jusqu’au 28 mai, avec pour la dernière année à sa présidence l’ancien patron de Canal Plus, Pierre Lescure.

Dès le 1er juillet, il laissera sa place à Iris Knobloch, une juriste d’origine allemande de 59 ans, qui dirigea pendant 15 ans le groupe Warner Bros France, puis Warner Media France-Bénélux-Allemagne-Autriche-Suisse. Une grande première pour le Festival de Cannes qui n’avait jamais eu une femme à sa tête. Et cela au moment oú on apprenait que c’est une autre femme, Ėlisabeth Borne qui devenait cheffe du gouvernement, 31 ans après Edith Cresson, seule et dernière représentante du sexe féminin à avoir occupé le poste de Premier ministre.

Pour cette nouvelle édition cannoise qui renoue avec le joli de mai puisqu’en 2021 elle s’était déroulée en juillet en raison de la crise sanitaire, c’est Virginie Efira qui jouera la maîtresse de cérémonie pour les soirées d’ouverture et de clôture. Le jury, présidé par Vincent Lindon, devra choisir la future Palme d’Or et les autres distinctions dans une Sélection officielle très dense et alléchante, concoctée par le Délégué général Thierry Frémaux et ses équipes.

Parmi les films très attendus en compétition, on pense, entre autres, à « Crimes of the future » de David Cronenberg,  « Armageddon time  » de James Gray, « Frère et sœur » d’Arnaud Desplechin, « Broker » de Kore-Eda HIrozaku, « Tori et Lokita » des frères Dardenne ou « Triangle of sadness » de Rüben Ostlund. Sans oublier quelques longs métrages événementiels et hors compétition comme « Top Gun Maverick » avec Tom Cruise qui viendra sur la Croisette, « Elvis » de Baz Luhrmann ou « Novembr » de Cedric Jimenez, le réalisateur de « BAC Nord », avec Jean Dujardin.

Alors que les dernières installations se mettent en place, comme les plages privatisées pour le Festival avec des sponsors et des entreprises ou les stands des sociétés de production au Marché du film, les festivaliers ( dont 4200 journalistes, soit le double de l’an dernier) attendent avec impatience le clap de lancement.  Et c’est un film français hors compétition, « Coupez ! », signé Michel Hazanavicius avec Romain Duris et Bérénice Bejo, qui aura l’honneur d’ouvrir ce 17 mai les festivités cannoises avec la première montée des marches sur le mythique Palais des Festivals.

À demain, en direct… de la Croisette !

René Chiche

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