macron

Puisqu’on célèbre et à juste titre les quatre-vingts ans de l’appel du 18 juin, commençons par émettre le souhait qu’Emmanuel Macron ne finisse pas en Paul Reynaud comme en juin 1940.Je m’explique. Comme Emmanuel Macron, le président du Conseil sut faire la bonne analyse au bon moment, saisissant parfaitement l’impréparation et l’incapacité de notre commandement militaire, trop éloignée des thèses du hardi Général prônant l’offensive et le recours massif aux forces mobiles et aux chars d’assaut.

Paul Reynaud avait fait le bon diagnostic, seulement dans l’action, et placé au pied du mur, il fut incapable d’agir et de prendre des risques au moment décisif. Même s’il eut le grand mérite de mettre le pied à l’étrier au Général de Gaulle, d’abord en le faisant venir au sein de son gouvernement et ensuite en lui permettant de rejoindre Londres après le déménagement du gouvernement à Bordeaux.

Aujourd’hui, notre président de la République qui sait que notre pays doit se remettre à travailler plus, entreprendre plus, décentraliser et à diminuer les coûts de la dépense publique ne doit pas hésiter et reculer face à l’obstacle. Sinon, à l’instar de Paul Reynaud, il risque de passer dans les oubliettes de l’histoire. Et c’est quelqu’un d’autre, qui incarnera et mettra en œuvre le redressement et le renouveau du pays. Comme De Gaulle !

Robert Lafont

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