De la théorie du libre-échange à celle du profit maximum

La chronique économique hebdomadaire de Bernard CHAUSSEGROS

Dans le monde dit libre, où l’organisation sociale et économique est celle du capitalisme, tout repose sur la liberté d’entreprendre et donc, sur ce principe de base qu’est le libre-échange. Tous ceux qui ont suivi, à l’université, des cours d’économie, ou qui ont obtenu, à la fin de leurs études, des diplômes authentifiant leurs compétences et leur savoir, connaissent l’histoire et l’évolution des théories du libre-échange.

Ils savent que celles-ci font la part belle à la liberté d’entreprendre et au rôle prépondérant des entrepreneurs qui sont les seuls, dans la théorie, comme dans la pratique, à pouvoir créer de la valeur, à permettre à la société de s’enrichir et de se développer, avec un objectif assumé d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Toutefois, depuis que ces théories ont été développées, le monde a considérablement changé et les inégalités se sont aggravées. Tout particulièrement en cette période charnière du début 2023.

On est bien loin de l’expérience des « Familistères » comme celui créé à Guise dans l’Aisne par l’industriel Jean-Baptiste André Godin au XIXe siècle, ces communautés qui réunissaient de nombreuses familles et disposaient sur place de magasins coopératifs leur fournissant ce qui leur était nécessaire.

Inspiré par les théories philosophiques et politiques de Charles Fourier, sensible à l’idée de la redistribution aux ouvriers des richesses produites, M. Godin avait décidé d’offrir à ses employés le confort de vie des bourgeois d’alors. Le fondement de l’action de cet économiste industriel hors du commun était de réussir l’association entre le capital et le travail. Il transforma donc son entreprise en une coopérative de production dont les bénéfices permirent de financer les écoles, et de développer le rôle de l’entreprise en matière sanitaire et sociale.

On trouve en France, dans cette même période entre les XIXe et XXe siècles d’autres projets philosophiquement liés au catholicisme social, comme par exemple l’exploitation agricole de Louis Rousseau à Keremma dans le Finistère Nord, propriété gagnée sur la mer en créant tout un système de polders.

Mais aujourd’hui, qui veut vraiment continuer à vivre sur des utopies ? Le monde économique en France, mais partout aussi en Europe et dans le monde, est au bord de la déroute. Les dirigeants mondiaux parlent beaucoup, mais des discours aux actes, il y a des fossés qui se creusent.

Car le ver est dans le fruit !

On veut croire et on affirme que la seule solution pour se sortir de la crise économique, de la crise écologique et de la crise climatique, c’est de créer de la valeur, donc d’entreprendre, de créer de l’activité et des emplois, et c’est donc en se fondant sur l’initiative citoyenne et entrepreneuriale que viendra le « bonheur » attendu. Si les États jouent le jeu efficacement !

Car qu’est-ce que c’est qu’entreprendre en 2023 ? Étymologiquement, « entreprendre » selon la définition du dictionnaire Larousse, se dit quand il s’agit de « commencer à exécuter une action, en général longue ou complexe » ! En somme, c’est se mettre à faire quelque chose, et donc de créer, notamment, comme son nom le laisse supposer, une entreprise. Pour l’anecdote, on peut citer la confidence du président américain George W. Bush au premier ministre anglais de l’époque, Tony Blair : « Le problème avec les Français est qu’ils n’ont pas de mot pour Entrepreneur », sachant qu’en anglais, entrepreneur se dit « entrepreneur » !

Mais qui, aujourd’hui, dans le contexte mondial que nous connaissons, se risquera à entreprendre ? Il faut beaucoup de courage, de volonté, de patience mais peut-être aussi de naïveté pour espérer réussir. Certes, ainsi que le disait Pierre de Coubertin, pour vanter les valeurs de l’olympisme, « point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».

S’enrichir

Les inégalités s’aggravent chaque année un peu plus. Et on ne compte plus les milliardaires ! Ce qui signifie que le monde a les moyens financiers de son développement. Mais on peut se demander comment quelques dizaines de milliers, voire même à l’échelle planétaire quelques millions de personnes, peuvent ainsi s’enrichir et à un tel point ? Si ce n’est en taxant beaucoup, et même parfois exagérément, la plus grande part des 8 milliards d’individus qui peuplent la planète !

Et dans cette entreprise de pillages et de captation de profits, quoi d’autre de plus intéressant qu’une économie de guerre pour démultiplier ses richesses ? Dans un monde où, il y a encore peu de temps, on s’interrogeait sur la meilleure façon de protéger la planète et ses ressources limitées, on réfléchissait à la fin de l’abondance, on envisageait d’économiser les énergies fossiles, de réduire les déplacements, de contrôler la température des logements, on envisageait même de prôner une culture alimentaire nouvelle, en consommant moins de viandes, en cuisinant des légumes non pollués par la chimie, les engrais et des produits phytosanitaires. Et puis, brutalement, la guerre revient aux portes de l’Europe avec son cortège d’atrocités, de meurtres, de génocides et de pillages.

Et voilà les défenseurs de la nature, les utopistes de la culture bio, et tous les citoyens raisonnables qui voulaient se battre pour la planète, qui regardent soudain sans comprendre comment, à notre époque, on peut détruire des villes entières, tuer, blesser ou terroriser des familles entières en les jetant sur les routes ou en les barricadant dans des abris souterrains. Et au moment où on se posait des questions sur le contrôle de l’inflation ou sur l’explosion de la dépense publique, on entend dire que la fameuse « opération spéciale » voulue par la Russie et qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts, a déjà coûté et va coûter encore des centaines de milliards d’euros ou de dollars. Le marché des armes rapporte plus que la culture Bio et l’écologie.

Mais ce n’est pas tout, cette guerre est également l’alibi parfait des lobbies pour prétendre que l’énergie coûte plus cher et que les denrées nécessaires à l’alimentation des citoyens sont atteintes par une pénurie sans précédent. Sans sous-estimer certaines réalités, on a pleinement conscience des profits et des appétits considérables que suscite ce conflit, dans des domaines qui ne sont pas forcément liés au commerce des armes. Tout est devenu brutalement prétexte à profits, surtout dans des pays qui ont naïvement abandonné la maîtrise des activités qui assuraient leur autosuffisance. C’est le cas, en France et chez nos voisins les plus proches, pour l’industrie de l’énergie, la chimie et la pharmacie. C’est le cas pour l’industrie céréalière et les activités agroalimentaires. C’est aussi le cas de toutes les activités dans lesquelles nous étions leaders, mais que nous avons bradées à d’autres, comme l’automobile, l’informatique ou les semi-conducteurs, car oui, en poussant toujours plus la logique de libre échange et de maximisation du profit immédiat, plutôt que de souhaiter bâtir une entreprise pérenne ancrée sur un territoire, on a basculé dans la mondialisation et dans la spécialisation des pays, faisant de la Chine l’usine du monde, et de l’Inde, son laboratoire pharmaceutique.

On parle depuis plusieurs semaines de l’explosion des prix de l’énergie. On sait que les entreprises vont subir des hausses de prix insupportables, mais on ne sait toujours pas pour quelle raison l’électricité que nous savions produire en autosuffisance devrait soudain être vendue aux entreprises 8, 10, ou 100 fois plus cher que les années passées. Oh, bien sûr, on rassure les citoyens en leur avançant l’idée du bouclier tarifaire qui limitera les hausses de prix. Cela veut dire tout simplement que là où les fournisseurs d’énergie font et vont faire des superprofits, c’est l’État et donc les impôts payés par les citoyens qui vont contribuer à leur financement.

Pour ne parler que de l’énergie, il faut garder en mémoire qu’avant l’an 2000, la fourniture d’électricité était un monopole contrôlé par l’État, dans la droite ligne de la rigueur des institutions mises en place par le général de Gaulle à partir de 1958. EDF était chargée de la production et de la distribution de l’électricité, facturée selon la tarification au coût marginal. Les usagers payaient des factures qui demeuraient raisonnables, EDF gérait ses investissements et l’entretien des installations et versait des dividendes et des taxes à l’État. Aujourd’hui, après la libéralisation européenne et le recours à de soi-disant règles de concurrence, tout est devenu très complexe, et EDF n’est plus le seul intervenant du marché. Il faut aussi compter sur ENEDIS et RTE qui gèrent les installations et les réseaux, et tous ceux qui ont été amenés à faire alimenter en électricité une construction neuve ont pu apprécier le nombre anormal d’interventions de sous-traitants divers et inutilement coûteux. Après l’installation, le choix d’un fournisseur, qui n’est pas forcément EDF, relève également du parcours du combattant. Et on ne serait pas exhaustif si on ne rappelait pas qu’EDF est obligé de vendre à bas prix son électricité à des fournisseurs alternatifs afin que ces derniers puissent également engranger des bénéfices. Il va de soi que désormais les tarifs sont libres et que cette organisation opaque permet tous les abus, comme on s’en rend compte brutalement aujourd’hui.

La France a donc vendu son indépendance énergétique aux lobbies. Mais en fin de compte, ce sont toujours les citoyens qui paient la note.

Pour paraphraser Georges Clémenceau qui disait en substance que la guerre était une chose trop grave pour la confier à des militaires, on peut dire que l’économie est une chose trop importante pour la confier aux politiques. Les valeurs fondamentales de la Ve République faisaient la part des choses entre ce qu’on pourrait appeler l’économie régalienne et l’économie citoyenne. L’État gardait la main sur les secteurs indispensables à l’indépendance du pays, ce qui permettait de donner une immense liberté d’action à l’entrepreneuriat ordinaire et c’est ce qui a fait la richesse de la France des années 60 à 90.

Ce n’est pas à l’État qui a d’autres intérêts, de s’investir dans le monde économique. Et pourtant, c’est bien ce qui s’est progressivement passé, à partir du moment où les intérêts privés ont pris le pas sur les intérêts publics, et où, d’une certaine manière, l’État a vendu, parfois bradé, son capital, ces biens culturels ou industriels, et ses richesses naturelles, tout cela pour augmenter outrageusement ses dépenses dans des proportions qui ne se justifiaient pas véritablement, en augmentant, au passage, le nombre de ceux qui en vivent sans contribuer à la richesse nationale et sans apporter aucune plus-value.

On peut toujours se demander pourquoi cette évolution a été ainsi voulue par nos dirigeants politiques depuis 50 ans ou presque ! Est-ce par imprévoyance, ou par naïveté ? Difficile à dire, mais le constat est terrible, désormais les pays d’Europe occidentale sont tributaires de ceux qui peuvent leur vendre du pétrole, du gaz ou de l’électricité, les USA et les pays du Golfe Persique.

Dans l’état actuel de la situation, les risques de faillites sont très importants pour nos petites et moyennes entreprises, nos artisans et nos commerçants qui, sans qu’on sache réellement « à qui profite le crime », vont se retrouver dans l’incapacité de poursuivre leurs activités parce qu’ils n’auront tout simplement plus les moyens de payer l’énergie dont ils ont besoin. Quelle issue pour l’économie de notre pays, tout au moins pour cette belle économie locale, celle qui assure le lien social, celle qui offre du travail et des revenus aux citoyens, celle qui crée l’âme des villes et des régions ?

Il faut s’attendre à une recrudescence du chômage et, à terme, à ce qu’une grande partie de la population active se retrouve, d’une part dans la misère, d’autre part tributaire de l’aide publique, que ce soit sous la forme d’indemnités de chômage ou celle d’un salaire minimum universel. De telles extrémités signifieraient la fin de notre modèle social, et certains analystes en ont déjà envisagé la possibilité en évoquant, à l’échelle du monde, l’émergence probable d’une société divisée en trois groupes, une aristocratie économique possédant quasiment toutes les richesses, une classe misérable ne possédant rien, ne travaillant pas et devenue tributaire d’une aide minime de l’État, avec entre ces deux extrêmes, une classe moyenne ballottée entre l’espoir de s’enrichir et la crainte de tomber dans une misère définitive.

Une telle caricature de société est malheureusement envisageable, si les citoyens raisonnables ne prennent pas leur avenir en main et si les dirigeants politiques ne prennent pas rapidement conscience des excès qui se profilent du fait de leur absence d’objectifs cohérents.

L’entrepreneur, la seule issue pour le développement économique

Il faut se reprendre ! Et vite ! Contrairement à tous ceux qui prônent une nouvelle société basée sur les réseaux sociaux, les jeux, le wokisme, la cyber-réalité, il faut promouvoir avec intelligence et réalisme, une société qui valorise réellement et respectueusement la notion de travail. Il faut rappeler, en dépit d’un certain nombre d’idées reçues, que l’identité d’une personne, au-delà de son genre, de sa race, de sa religion, est toute contenue dans le rôle qui est le sien au sein de la société, à savoir son travail et son utilité sociale. Une société dans laquelle personne ne participe jamais à la vie collective, une société dans laquelle personne ne contribue au progrès, voire au confort collectif, et surtout une société dans laquelle personne ne prend plus soin de l’autre, est une société en perdition.

Il n’est nul besoin de retourner à l’âge des cavernes pour rappeler que l’homme n’est pas un loup solitaire et que, de tout temps, c’est en se regroupant en tribus, en familles et en villages, qu’il a pu affronter les difficultés et qu’il a appris à se protéger de ses ennemis, de la nature parfois hostile et des aléas climatiques. C’est aussi en mettant ses ressources en commun avec des parents, des amis ou des voisins qu’il a pu faire évoluer les conditions de l’existence humaine, qu’il a pu progresser dans la compétence technique, qu’il a pu bâtir des palais et des cathédrales, qu’il a pu transformer des contrées infertiles en des terres cultivées.

Il serait donc très dommage, mais surtout d’une incohérence hallucinante, que les technologies modernes ou les avancées scientifiques ne débouchent en fin de compte que sur une société sans âme, sans engagements et sans valeurs, par une sorte de retour en arrière aux origines de la sauvagerie. Car qu’est-ce donc que la guerre en Ukraine, sinon le retour à la sauvagerie initiale. Cette façon égoïste de ne concevoir le monde que sur la base des profits qu’on peut en tirer, fait peur, mais elle est de nature à nous alerter. Il est temps d’agir !

L’entreprise représente donc, pour le développement du pays, une force opérationnelle appréciable. Il ne faut pas oublier, en effet, que la loi de modernisation de l’économie (LME) de 2008 a introduit une définition de l’entreprise et de sa taille à partir de critères économiques qui permettent d’aboutir à une meilleure vision du tissu productif. Selon l’INSEE, on dénombre environ 3,82 millions d’entreprises dans les secteurs marchands non agricoles, dont 3,70 millions correspondent à une seule unité légale indépendante.

Cette définition économique de l’entreprise révèle la forte concentration du tissu productif. Sur ces 3,82 millions d’entreprises, 287 sont de grandes entreprises qui emploient 3,9 millions de salariés en équivalent temps plein, soit 29 % du total. À l’opposé, 3,67 millions d’entre elles sont des micro-entreprises qui emploient, de leur côté, 2,4 millions de salariés, soit 18 % du total. Derrière cette opposition, il reste donc des groupes assez équilibrés, tant en termes de valeur ajoutée que d’emploi : 5.800 entreprises de taille intermédiaire et 140.000 petites et moyennes entreprises qui emploient respectivement 25 % et 28 % des salariés, le tout en EQTP.

Il faut donc demeurer vigilants sur la santé du monde entrepreneurial et sur ses évolutions. L’apport des nouvelles technologies dans le monde industriel et commercial est, en général, source de bien des progrès pour les activités humaines. Néanmoins, il faut demeurer attentifs aux excès toujours possibles et aux dévoiements toujours possibles dans le recours aux nouvelles technologies.

À titre d’exemple, on peut citer la part prépondérante prise par le « digital » dans les échanges commerciaux. Même si nos sociétés ont réellement progressé du fait de l’utilisation grandissante et quotidienne du digital, certaines évolutions peuvent être de nature à nous inquiéter par l’absence de rapport à l’humain que cela sous-entend. C’est, par exemple, le cas des systèmes de paiement par smartphone. La disparition de la monnaie, pièces et billets que nous avions dans nos poches, a été principalement provoquée par les confinements liés à la pandémie et les gestes « barrière » développés pour empêcher la diffusion du virus de main en main. Nous avons pris l’habitude de tout payer, même les petites sommes, avec une carte bancaire, même le pain, et nous n’avons même plus une piécette pour le mendiant qui quête dans le froid au coin de la rue.

Et bientôt, peut-être, nous n’aurons plus que notre smartphone pour régler nos achats. Et on peut rajouter à cela, dans ce monde abstrait et virtuel, la dernière loi qui va nous priver, à terme, des tickets de caisse imprimés, ce qui peut être la porte ouverte à toutes les tromperies. En effet, plus moyen de vérifier ce qu’on a payé, une fois sortis du magasin, plus moyen de justifier ses achats en cas de contrôle, plus moyen de pointer ses dépenses une fois rentré chez soi. On risque ainsi d’entrer de plein pied dans un monde virtuel incontrôlé et incontrôlable.

Il faut à nouveau le réaffirmer, la seule manière d’agir positivement face à la crise qui menace, est d’entreprendre à nouveau, et donc de contribuer à développer à nouveau des activités économiques, avec le sens de l’intérêt collectif, le souci de la bienveillance, dans l’espoir de contribuer à la renaissance de nos anciennes valeurs humanistes.

L’entrepreneuriat est le fait d’entreprendre et de développer un projet. Dans le domaine des affaires, on utilise ce terme pour désigner la création d’une activité économique dans le but de répondre à un besoin ou d’atteindre un objectif spécifique.

Les entrepreneurs, qui agissent déjà dans le monde complexe du travail, ont fait les mêmes constats que je viens de faire au début de cette chronique. Ils se sont rendus compte que le monde économique est de plus en plus perturbé, et qu’il est régulièrement affaibli par des crises externes diverses, des spéculations sans limites, des manipulations étatiques en lien avec l’inflation, des guerres causées par la volonté d’accaparer de superprofits, des pandémies à étapes renouvelées, des accidents climatiques induits par des comportements incohérents, etc. et que la réponse des personnels politiques n’est en capacité ni de résoudre les problèmes posés, ni d’influencer en quoi que ce soit l’évolution des situations.

Un constat

Il est donc temps de faire sans faiblesse le constat suivant : ce ne sont pas des dispositions et des options politiques, qu’elles soient d’origine gouvernementale ou qu’elles émanent des oppositions, qui vont véritablement redonner à notre pays les armes de son développement.

Deux siècles de régimes démocratiques incertains montrent que les « élites » politiques sont trop souvent préoccupées par leur souci de se maintenir au pouvoir, c’est-à-dire de se permettre d’exercer des fonctions non créatrices de valeur mais dévoreuses d’argent public.

Il ne s’agit certes pas de créer un mouvement politique nouveau destiné à venir troubler la douce mécanique des professionnels du « pouvoir », mais de rassembler les bonnes volontés et les engagements entrepreneuriaux de ceux qui entendent redonner à la France la place qui était la sienne dans l’ordre économique mondial.

Il s’agit donc de faire renaître et revivre l’ensemble des savoir-faire français, et ce, dans le respect des valeurs qui ont fait l’histoire de ce pays et qui ont guidé son évolution séculaire.

Un objectif fédérateur, une charte de l’entrepreneuriat

Il est envisagé de rédiger une telle charte et de solliciter l’adhésion des entrepreneurs de France sur la question vitale de la relance nationale. L’objectif est de fédérer les forces individuelles de chacun dans un mouvement collectif hors norme dégagé des errances du passé.

Historiquement, la France a longtemps porté l’innovation économique et industrielle, de par son savoir-faire en toutes matières, agriculture et agro-alimentaire, artisanat et activité manufacturière, découvertes scientifiques et développements technologiques adaptés.

Cette richesse trouve sa source dans l’initiative et l’inventivité individuelles et non dans les exigences politiques. De grands dirigeants, qui ont présidé au destin de notre pays, ont donné dans le passé le cadre, mais le travail individuel a été la seule réelle source des réussites.

À suivre prochainement : la charte.

Bernard Chaussegros

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