Selon la Fédération nationale des film, la fréquentation des cinémas connait une importante baisse de fréquentation depuis la mise en place du passe sanitaire en France. On pourrait parler de « catastrophe industrielle » pour le secteur qui réclame des mesures d’urgence pour compenser la chute de fréquentation, et le retour de l’activité partielle pour les salariés.

Cela peut être vu comme un signe démontrant que le cinéma est devenu un lieu de consommation. De ce fait, l’effort demandé pour consommer (dans le cas présent, présenter un passe sanitaire ou un test négatif récent) peut être vu comme une entrave. Le spectateur attend donc que le produit redevienne attractif et facile d’accès.
Nous pouvons donc en déduire que l’idée d’aller voir un film dans un cinéma n’est pas une raison suffisante pour pousser les gens à aller se faire vacciner indiquant ainsi que sa place n’est plus aussi proéminente qu’il y a quelques années. Car en dehors du pass vaccinal nombreuses sont les raisons de cette fuite, en effet, parmi les spectateurs 26 % n’y vont plus, car trop peu de films les intéressent tandis que 27 % estiment que les places sont trop chères.

La place du cinéma pourrait donc être remise en question, tout comme les boîtes de nuit, à l’heure ou des fêtes à la maison, des enceintes Bluetooth, de Netflix et des vidéoprojecteurs priment chez les jeunes.
Le gouvernement a par ailleurs annoncé une réactivation de dispositifs d’aides aux secteur affectés par les mesures de restrictions sanitaires mises en place lors de la cinquième vague de Covid-19 tel que le Cinéma et les pièces de théâtre.

Depuis l’extension du passe sanitaire aux salles de cinéma accueillant plus de 50 personnes, le 21 juillet 2021, leur fréquentation a chuté de 70 %.

Un dispositif spécifique de compensation sera mis en place afin de prendre partiellement en charge la perte de chiffre d’affaires sur l’ensemble de la période de restriction occasionnée par l’interdiction de ventes de boissons et de confiserie dans les lieux culturels, affirme le gouvernement dans un communiqué. « Le Centre national du cinéma (CNC), le Centre national de la musique (CNM) et l’Association de soutien au théâtre privé (ASTP), qui gèreront ce dispositif, bénéficieront d’un soutien de 14 millions d’euros », est-il précisé.

De plus, « les dispositifs de soutien sectoriels portés par le CNM et l’ASTP » seront remis en place pour « tenir compte à la fois des annulations de spectacles liées à ce nouvel épisode de l’épidémie et des mesures de restriction sanitaire », comme la limitation de jauge en vigueur jusqu’au 2 février et l’interdiction des concerts debout jusqu’au 16 février.

Les auteurs et réalisateurs pourront bénéficier d’autres dispositifs dans des cas où leurs œuvres n’auraient pas pu être publiées ou jouées en raison de la situation sanitaire.

Yanis DANDJINOU

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