Par Sophie de Menthon, présidente d’Ethic

On peut évidemment se féliciter du « management » du chef d’entreprise de l’équipe de France de football, Didier Deschamps ! C’est ainsi qu’une entreprise gagne !

Cela dit, au-delà des manifestations navrantes et des « accidents » humains désespérants, on ne prend pas du tout la dimension du coût économique de ce type de post-manifestation après un match pour certaines entreprises. Il était effondrant, en passant hier soir avenue Montaigne, de constater les barricades clouées sur les plus belles vitrines du luxe français, le tout en période Noël :  planches clouées, protège-vitre en bois, des cars de surveillance garés devant…

Le personnel de ces entreprises est mobilisé pour se défendre comme en temps de guerre civile. Une absurdité : se barricader contre la victoire au lieu de se réjouir en toute sécurité !

Le coût de la protection assurée par l’État se double du coût pour tous les commerçants, les entreprises, les marques, qui peuvent se trouver sur le passage des « supporters de la casse » observe Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal ETHIC (Entreprise de Taille Humaine, Indépendantes et de Croissance).

Ce n’est pas faute d’avoir été alertés sans cesse sur les prévisions de violence, par les médias, tant et si bien qu’on se demande si cela ne joue pas un rôle d’accélérateur ? 

Encore une fois, les entreprises sont les dernières roues du carrosse…. Pourtant la casse a un prix matériel : non seulement pour les entreprises victimes mais pour les compagnies d’assurances, sans parler du coût majoré pour s’assurer.

En cette circonstance, un grand merci aux policiers frigorifiés (qui n’ont pas même pas pu regarder le match) et qui protègent nos entreprises.

Sophie de Menthon

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