Accueil Le coronavirus en direct Coronavirus : les infos du vendredi 12 juin

Coronavirus : les infos du vendredi 12 juin

(18h23) Déconfinement : Emmanuel Macron , un hyper président qui décide seul…

Un mois après le début du confinement, l’heure est-elle au bilan? Après avoir laissé Edouard Philippe, en première ligne, pour présenter la stratégie du gouvernement face à la crise sanitaire, ces dernières semaines, Emmanuel Macron reprend aujourd’hui la main. 

Le président de la République s’adressera aux Français, ce dimanche 14 juin, lors d’une allocution solennelle, télévisée et programmée à 20 heures. L’annonce de ce discours présidentiel, faite ce mercredi, a quelque peu surpris les observateurs politiques, qui ne s’attendaient pas à une intervention du chef de l’Etat, mais aussi les ministres.

Comme chaque semaine, Emmanuel Macron a fait le point avec les membres de son gouvernement ce mercredi, lors du traditionnel Conseil des Ministres. Mais le président de la République n’y a rien dit de sa prochaine allocution télévisée. «C’est un peu surprenant. Aucun de nous n’était dans la boucle, on l’a appris par voie de presse» explique ainsi «un peu dépité» un des participants à cette réunion hebdomadaire, dans les colonnes de l’édition du Parisien, de ce jeudi. C’est donc une nouvelle fois seul, sans prendre en compte l’avis de ses ministres, que le chef de l’Etat a tout décidé.

Depuis son arrivée à l’Elysée, ils sont nombreux à reprocher à Emmanuel Macron de s’être érigé en hyper président. Le résultat de son arrogance pour certains. Le chef de l’Etat n’en ferait qu’à sa tête et prendrait ses décisions seul, sans s’en référer à ses conseillers ou même ses ministres. 

«Il peut mettre devant le fait accompli pour bousculer. Et cela ne le dérange pas que les ministres découvrent devant la télé les annonces présidentielles» expliquait, il y a peu, un de ses proches. Une stratégie qui laisse perplexe les intéressés. Alors, à l’approche de la nouvelle intervention présidentielle d’Emmanuel Macron, il est forcément difficile de savoir quels sujets il va aborder ce dimanche 14 juin. Le déconfinement ? L’avenir de la France ? Le futur remaniement ? Seul le chef de l’Etat le sait.

(17h35) Edouard Philippe : sa barbe reste un atout pour le Premier ministre

Certains se voient renforcés après la crise sans précédent qui a touché la France de plein fouet. C’est le cas d’Edouard Philippe, un peu moins pour Emmanuel Macron. En effet, la cote de popularité du Premier ministre s’envole avec 53% d’opinions favorables contre 40% seulement pour le chef de l’Etat, selon le tableau Ifop-Fiducial, relayé par Le Figaro daté de ce vendredi. «Là où Macron a pu paraître arrogant, Philippe a pris le contre-pied, il a été jugé solide et efficace. Les Français ont apprécié son humanité» souligne une élue proche de Matignon.

D’autant plus qu’Edouard Philippe possède un atout non négligeable : sa barbe! Elle a blanchi jour après jours, pendant la crise, un gage évident de gravité et d’implication dans ses dossiers. «L’aspect physique dit aussi quelque chose dans l’imaginaire collectif: la barbe du premier ministre qui blanchit, pendant que le président apparaît bronzé à la télévision.» souligne cette élue. Difficile, dans ces conditions, pour le président de la République, de se débarrasser de son Premier ministre, un geste qui serait incompris des Français, et qui devrait être expliqué par de solides arguments.

En coulisses, ils sont nombreux à souhaiter le départ de l’actuel locataire de Matignon. Dans une note privée adressée au Président de la République, Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, a plaidé pour son départ. A sa place? Bruno Le Maire pourrait être désigné, lui qui n’a jamais fait mystère de ses ambitions. Jean-Yves Le Drian, plus dans la retenue, est également régulièrement cité. Dimanche 14 juin, Emmanuel Macron prendra la parole, en direct de l’Elysée, et devrait mettre fin aux tractations qui n’en finissent plus d’agiter la majorité.

(16h24) Coronavirus : un vaccin sera testé sur 30.000 volontaires à partir de juillet

 Le vaccin expérimental contre le Covid-19 de la biotech américaine Moderna, cofinancé par le gouvernement américain, entrera dans la troisième et dernière phase des essais cliniques en juillet sur 30.000 volontaires, a annoncé la société, ce jeudi.

Moderna est engagée dans les médecines transformatrices basées sur l’acide ribonucléique messager (ARNm). Elle a créé une plateforme pour améliorer les propriétés pharmaceutiques sous-jacentes des médicaments à base d’ARNm. Cette plateforme se compose de trois domaines : les technologies ARNm, les technologies d’administration et les processus de fabrication. Elle poursuit la science de l’ARNm

Afin de minimiser l’activation indésirable du système immunitaire par l’ARNm et de maximiser la puissance de l’ARNm une fois dans les cellules cibles, elle a fait progresser en parallèle un pipeline de développement diversifié de 21 programmes, dont 10 sont entrés dans des études cliniques et trois autres ont des IND ouvertes.

La technologie de Moderna, fondée sur l’ARN messager, n’a jamais prouvé son efficacité contre d’autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

Ses programmes de développement de thérapies et de vaccins couvrent les maladies infectieuses, l’oncologie, les maladies cardiovasculaires et les maladies génétiques rares.

Dernière phase des essais cliniques sur 30.000 volontaires, c’est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l’Agence américaine des médicaments (FDA), et l’essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH).

Moderna est, avec l’université d’Oxford qui a aussi lancé un essai à grande échelle sur 10.000 volontaires et attend des premiers résultats en septembre, partie parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin. La biotech a reçu 483 millions de dollars du gouvernement américain. Elle a annoncé, le 18 mai, des premiers résultats encourageants sur un petit nombre de volontaires, dans le cadre de la première phase des essais cliniques.

La phase 2, qui comprendra 600 volontaires, a commencé fin mai. La vaccination se fait en deux doses séparées de 28 jours. La moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose retenue pour les essais (100 μg) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et «possiblement jusqu’à 1 milliard ».

La société est l’une des cinq entreprises sur lesquelles l’administration du président Donald Trump aurait misé dans le cadre de son opération «Warp Speede» (à la vitesse de la lumière), selon le New York Times, avec AstraZeneca (partenaire industriel du vaccin d’Oxford), Johnson & Johnson, Merck, et Pfizer. Le but est de fabriquer 300 millions de doses de vaccins d’ici janvier 2021.

(15h48) Arnaud Montebourg : «On est en train de fabriquer des entreprises zombies»

L’ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, fondateur de la marque Bleu Blanc Ruche et ancien ministre de François Hollande, s’exprimait, ce vendredi. sur France Inter, à propos des prêts garantis par l’État  dans le cadre de la crise du coronavirus.

Jusqu’au 31 décembre 2020, les entreprises de toute taille peuvent demander, à leur banque habituelle, un prêt garanti par l’État pour soutenir leur trésorerie. «On est en train de fabriquer des entreprises zombies, surendettées, qui finiront par mourir. On surendette toute l’économie, les entreprises n’ont pas besoin de dettes supplémentaires», a prévenu Arnaud Montebourg. Il faut, selon lui, «aller sur des fonds propres».

«On a besoin d’un outil complètement nouveau: au lieu de faire des prêts, il faut faire des subventions dans les toutes petites entreprises.» «Dans les PME, il faut faire ce qu’e l’on appelle des «obligations convertibles», c’est-à-dire que si vous ne remboursez pas le prêt, on le convertit en capital. Et là, les entreprises sortent renforcées de la crise.» a expliqué l’ancien ministre socialiste.

Pour les plus grandes entreprises, «on pourrait imaginer que le ministre de l’Économie dise: ‘les prêts, on les convertit en fonds propres, et ces fonds propres, ces participations, seront redistribués aux salariés. C’est-à-dire qu’on peut amener les salariés à devenir copropriétaires de leur entreprise, participer à la gestion future et au redressement de leur entreprise et puis, pourquoi pas, à la gestion dans les conseils d’administration, là où c’est possible», a estimé Arnaud Montebourg.

(14h56) Confinement : plus de la moitié des Français ont modifié leur comportement alimentaire

Avec ou sans activité, le quotidien des Français a été chamboulé pendant le confinement, et de nouvelles habitudes alimentaires et sportives ont vu le jour, pas toujours bénéfiques pour la santé. Du 17 mars au 11 mai, les Français étaient confinés chez eux, afin d’endiguer la propagation du Covid-19.

Cette sédentarité forcée a bouleversé les routines habituelles, au niveau du travail, mais aussi de l’alimentation et de l’exercice physique. L’Équipe de Recherche en Épidémiologie Nutritionnelle (EREN), vient de publier  un rapport décrivant les comportements nutritionnels observés par plus de 37.252 Français adultes pendant le confinement, relève Le Monde.

L’étude complète a été mise en ligne sur la surface MedRxiv, mais il est précisé qu’elle n’a pas été révisée par des pairs. L’évaluation par des pairs dans les disciplines scientifiques, désigne le jugement critique donné par d’autres chercheurs sur une recherche. Les données exploitées par l’EREN, proviennent des participants à l’étude NutriNet-Santé. Cette plateforme évalue les relations entre la santé et la nutrition en utilisant la participation de ses internautes.

«Entre mars et mai, 35% des participants déclarent avoir pris du poids, en moyenne 1,8 kilo. Logique, quand 53% des interrogés déclarent avoir diminué leur rythme d’activité physique et que 23% expliquent avoir augmenté leur apport énergétique (+443kcal/jour en moyenne). 21% des participants déclarent, d’ailleurs, avoir augmenté le grignotage, par ennui ou pour compenser le stress. Ils notent une augmentation de la consommation de sucreries et, dans le même temps, une diminution de la consommation de produits frais, fruits et poisson en particulier», écrit NutriNet-Santé.

«Cette première tendance chez les personnes confinées, concerne en particulier des femmes, célibataires, âgées de moins de 25 ans, en surpoids ou obèse, fumant, avec un plus haut niveau d’anxiété et de symptômes dépressifs», explique la plateforme. Mais il s’agit aussi beaucoup «de personnes ayant des enfants mineurs à la maison pendant le télétravail, et une plus forte proportion d’aliments ultra-transformés dans leur alimentation habituelle».

«La présence des enfants au domicile a pu être liée à un manque de temps pour la préparation des repas, ou au fait de grignoter davantage, notamment lors du goûter» explique au Monde Mélanie Deschasaux, auteure de l’étude. La deuxième tendance souligne un effet inverse. 23% des participants ont déclaré avoir perdu en moyenne 2 kilos.

Evidemment, par opposition au premier groupe, les chercheurs ont observé, ici, une augmentation de l’activité physique (19%), plus de temps passé à cuisiner des plats (40%) et une volonté de rééquilibrage alimentaire pour 14% des participants, avec une diminution des sucreries pour donner plus de place aux fruits et légumes.

Les personnes représentant cette deuxième tendance sont âgés de moins de 50 ans, «en surpoids ou obèses, fumeurs, avec un plus haut niveau d’anxiété et plus faible niveau de symptômes dépressifs». Mais, contrairement au premier groupe, il s’agit principalement d’hommes, sans enfants mineurs à la maison, bien qu’ils ne se nourrissaient pas spécialement bien avant le confinement. Des étudiants font aussi partie de ce deuxième ensemble. Globalement, les personnes de ce groupe ont un haut niveau d’éducation et de bons salaires.

«Ces modifications semblent avoir été une adaptation favorable à la situation, entreprise par des individus ayant davantage les moyens et/ou les opportunités, et avec plus de marge de progrès au niveau nutritionnel, ou encore des individus préoccupés par leur santé et leurs risques face à la Covid-19», note NutriNet-Santé.

La dernière tendance concerne ceux qui n’ont, ni pris, ni perdu du poids, soit environ 42% des personnes interrogées, et n’ayant pas modifié leur comportement nutritionnel. Plus souvent âgés de plus de 50 ans, il s’agit majoritairement d’hommes, d’un poids normal, vivant dans des villes de moins de 100.000 habitants, ou en zone rurale.

Généralement retraités ou sans emploi, il s’agit aussi de personnes ayant continué à travailler hors du domicile pendant le confinement «avec des niveaux d’anxiété et de symptômes dépressifs moins élevés ». Leurs habitudes alimentaires sont habituellement d’une « grande qualité nutritionnelle», note également NutriNet-Santé.

Le Monde précise toutefois qu’une partie de la population pourrait être sous-représentée dans cette étude, qui surreprésente les femmes (52,3 %) et les catégories socioprofessionnelles élevées. «La cohorte NutriNet n’est pas très adaptée pour capter les situations de précarité», confirme Mélanie Deschasaux, qui explique que les résultats ont été redressés pour corriger de potentiels biais.

(13h38) Philippe Torreton : «s’ériger pour appeler à sauver le secteur culturel français»

Depuis plusieurs semaines, Philippe Torreton exprime son inquiétude dans les médias concernant un secteur culturel durement touché par la crise causée par l’épidémie de coronavirus. Sociétaire de la Comédie-Française, à l’écran dans une trentaine de films et césarisé en 1997 pour le film «Capitaine Conan» de Bertrand Tavernier, l’acteur s’est inscrit pour la première fois à Pôle emploi durant le confinement. Il a donné une interview, à France info, fin mai, à la veille des annonces du gouvernement sur la deuxième phase du déconfinement, Extraits…

Si l’on ouvre les théâtres avec des capacités réduites, aux deux tiers ou aux trois quarts, les directeurs et directrices de ces lieux, qu’ils soient publics ou privés, auront plus intérêt à fermer, perdront moins d’argent en fermant. Cette ouverture, conditionnée à des tas de mesures, rend quasiment caduque la rentrée théâtrale. J’attends avec impatience que le ministre de la Culture s’exprime, ça devrait arriver rapidement.»

«Nous avons eu de grandes déclarations sur la culture, et nous avons eu des actes aussi. Notamment, et j’espère que ce sera acté dans les semaines qui viennent, la fameuse année blanche pour les intermittents. Et ça, c’est très bien. La volonté affichée du gouvernement que la culture pénètre dans les écoles, c’est très bien. Encore faut-il définir le cadre et que ce ne soit pas des artistes un peu bouche-trou, parce que l’école est un peu chamboulée en ce moment. Si la culture rentre massivement dans les écoles, alors il faut faire en sorte qu’elle ne puisse plus jamais ressortir. Et il faut inscrire l’activité artistique dans le cœur même, l’ADN, du cursus d’un élève. Cela se discute, se prévoit, ça ne peut pas se faire comme ça

«On a eu ces grandes phrases, ces grandes déclarations. Personnellement, moi je n’en ai pas besoin, moi j’ai besoin d’actes. Je sais pourquoi je suis comédien, pourquoi j’aime ce métier, fondamentalement, profondément. Je n’ai pas besoin qu’un homme politique, aussi bien intentionné soit-il, me dise à quoi correspond mon métier. Je n’ai pas de problème d’ego, je n’ai pas de problème de légitimité. Mais je veux des actes. Je veux qu’on rende concrète la possibilité d’ouvrir les théâtres.»

«Actuellement, le secteur automobile français traverse une crise, grave. Nous avons eu tout de suite Bruno Le Maire qui est intervenu pour dire qu’il faut absolument le soutenir, et il a raison. Le président de la République est intervenu aussi avec un plan de 8 milliards, et il a raison. Mais le secteur de la culture, en valeur absolue, c’est beaucoup plus que le secteur automobile français. Je n’ai pas entendu Bruno Le Maire s’ériger pour appeler à sauver le secteur culturel français. C’est plus d’un million d’emplois directs et indirects. L’annulation d’Avignon, c’est 100 millions d’euros de moins de retombées pour la ville.»

«Je crois que finalement, pour l’instant, nos gouvernants n’ont pas pris suffisamment au sérieux le danger pour ces métiers. Sinon, tout le monde serait fixé actuellement sur une réouverture des théâtres en septembre. Je crois que nous avons été vite en besogne pour fermer certains festivals.»

«Nous avons une connaissance du public que peu d’êtres humains ont, parce que nous nous sommes spécialisés dans le fait de parler et d’accueillir des gens. Nous saurons donc trouver les solutions pour accueillir dans de bonnes solutions. On les connaît en plus : ce sont le port du masque obligatoire dans le théâtre, peut-être même mettre des gants, un ordre d’arrivée et d’évacuation de la salle (ceux qui sont rentrés en premier sortent en premier). On peut donner des consignes aux gens avant que le spectacle commence : interdiction de retirer son masque, si vous avez besoin de tousser ou boire de l’eau, vous sortez… En fait, c’est très simple, concret, pragmatique et on sait le faire. Ne pas vendre les deux premières rangées de spectateurs pour éviter que le comédien qui postillonne, et j’en fais partie, ne transmette ses miasmes aux gens, il n’y a aucun problème.»

«L’année blanche, c’était formidable. J’espère que ce sera acté, car moi je me méfie beaucoup des phrases. Le président Macron a dit : «Je suis favorable.» Ce n’est pas un acte, pour l’instant nous en sommes toujours à cet avis favorable du président pour l’année blanche. J’attends que ce soit acté, discuté, parce qu’il y a plein de cas particuliers : entre ceux qui perdaient leurs droits dès le mois de mai, ceux qui vont le perdre au mois de septembre… Il faut que tous les cas particuliers soient envisagés de façon à ce que cette décision ne laisse personne sur le carreau. Le gouvernement va aussi aider les sociétés d’assurance des tournages pour combler le manque (les assurances prennent en charge 70% des frais et l’Etat a dit qu’il garantirait les 30% restants), ça c’est très bien.»

«Maintenant, bien sûr, il faudra certainement de l’argent ponctuellement. Il faut que l’argent serve à inverser ce paradoxe mortifère qui fait que les cinémas, les salles de spectacle ont plus intérêt actuellement à être fermés, qu’à être ouvertes avec un quart de jauge ou un tiers de jauge. Et ça, il faut lever ce paradoxe-là. Il faut prendre la décision d’ouvrir. Point barre. Et après trouver les solutions quand les problèmes se posent. Plus on tarde, plus on handicape durablement les professions du spectacle vivant et la chaîne d’exploitation des films. Plus on tarde, plus c’est problématique. Actuellement, il y a des tas de comédiens, de danseurs, de circassiens et autres qui sont dans les starting-blocks, qui attendent un feu vert pour commencer à répéter pour des spectacles qui vont avoir lieu en novembre.» 

«Les nouvelles sont bonnes sur le front du virus. Et le secteur du spectacle vivant serait le dernier îlot, un peu dangereux, qu’il faudrait retarder au maximum. Je ne comprends pas. Qu’on m’explique pourquoi on peut aller faire ses courses dans des hypermarchés et ne pas aller voir tranquillement un spectacle.»

«Je trouve que le gouvernement a globalement plutôt bien réagi, même par rapport à la culture. Mais il manque le principal : la réouverture et s’organiser pour ça. Mais c’est en cours, je déplore le temps qu’on perd actuellement, c’est tout. Sinon, j’ai régulièrement Franck Riester au téléphone que je trouve très bien. Simplement, pour qu’il y ait un dialogue, il faut de la franchise. Il ne suffit pas de dire «amen» à tout et il ne faut pas tout critiquer. Il faut être libre de sa parole et de sa pensée et pouvoir l’exprimer. Pour moi, ce n’est pas être critique, ce n’est pas la même chose.»

(12h02) Edouard Philippe : «Mais ils sont tous dingues!»

Edouard Philippe serait-il sur le point de quitter Matignon? C’est la rumeur qui circulait, en tout cas, mardi dernier. Et comme le rapporte Le Parisien, cela a bien fait rire le Premier ministre. En apprenant ce début d’emballement, il a fait «spontanément» à un de ses collaborateurs un commentaire amusé. «Mais ils sont tous dingues!», a-t-il lancé, le sourire aux lèvres.

Depuis de nombreuses semaines, voire des mois, les rumeurs ne cessent de circuler sur un départ d’Edouard Philippe, dans le but de redevenir le maire du Havre. Mais ce ne sera pas à l’ordre du jour tant qu’il sera Premier ministre, affirme son entourage : «il est aujourd’hui «totalement concentré et entièrement dévoué à sa tâche face aux défis majeurs qui attendent le pays».

Toutefois, il faut bien rappeler que la décision de son départ de Matignon ne sera pas forcément la sienne. Emmanuel Macron pourrait également le pousser vers la sortie. «Ce n’est pas lui qui a les clés, mais le président de la République. Ça ne sert à rien de gamberger et de s’agiter avant», affirme un proche d’Edouard Philippe au Parisien.

Pour certains commentateurs de la vie politique, une éviction paraît compliquée : Edouard Philippe est devenu plus populaire qu’Emmanuel Macron dans les sondages, tout particulièrement depuis le mois dernier. «C’est devenu le messie, notre Johnny, tout le monde se l’arrache!», s’amuse un parlementaire dans Le Parisien. «Le président va avoir beaucoup de mal à se débarrasser de lui.»

Selon un ministre, «s’il le fait, Edouard deviendra un martyr, et même un potentiel rival pour la suite». De quoi générer quelques tensions entre les deux têtes du gouvernements, qui pourraient bien finir par s’affronter. Mais pas du tout dans l’immédiat, selon un intime d’Edouard Philippe : «Il garde la tête froide. Il ne compose pas avec l’air du temps.»

Mais le Premier ministre peut aussi perdre son calme lorsqu’une information l’agace vraiment. Quand les tensions entre lui et Emmanuel Macron, ont commencé à faire l’objet de nombreux articles, il a envoyé, selon Le Parisien, un SMS très sec à Sibeth Ndiaye : «Tue-moi ça!» La porte-parole du gouvernement s’est exécutée : en avril dernier, elle a démenti toute tension entre les deux hommes.

«Les histoires de dissensions entre le président de la République et le Premier ministre sont des billevesées», avait-elle assuré sur CNews. «Nous avons un alignement parfait entre le Premier ministre et le président de la République, chacun dans son rôle.» Cela n’aura toutefois pas suffi à «tuer» cette information…

(11h34) Philippe de Villiers : «Après le masque, le baillon!»

Ce jeudi 11 juin, c’est la grosse déception pour Philippe de Villiers. le fondateur du Puy du Fou, qui  devait participer à l’émission C à vous, sur France 5, pour y faire la promotion de son dernier pamphlet, intitulé «Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde». Un ouvrage dans lequel il fait notamment part de toute la déception qu’il ressent vis-à-vis d’Emmanuel Macron. 

«J’ai mis du temps à comprendre ce qui se cachait derrière les figures chorégraphiques du «en mêm’temps» : Macron des villes, Emmanuel des champs. Il passe d’une rive à l’autre, et offre à ses amis, dans l’instant, le témoignage d’une conviction sincère. Je le crois capable d’empathie pour moi et d’amitié pour Cohn-Bendit. En réalité, le docteur Macron écoute Cohn-Bendit et le Mister

Comme le dévoile l’ancien candidat à l’élection présidentielle sur Twitter, sa venue dans l’émission de France 5 a été annulée. «Je viens d’apprendre que mon invitation chez C à vous, ce soir, vient d’être annulée par le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel, ndlr), au motif que mon propos mérite la censure. Voilà la France d’aujourd’hui : après le masque le baillon!», a-t-il écrit, en colère, sur le réseau social social.

Et d’ajouter : « Mon livre «Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde» est censuré, interdit sur France 5, qui est une chaîne de service public, payée par les impôts des contribuables. La censure d’un livre est une grande première. Chacun en mesurera la portée.»

La réponse du Conseil supérieur de l’audiovisuel ne s’est pas faite attendre. «Le CSA n’intervient jamais dans la programmation des chaînes. Celles-ci déterminent librement le choix de leurs invités dans le simple respect des règles du pluralisme», a répliqué l’institution sur Twitter.

Pas de quoi arrêter de l’homme politique de 71 ans. «Après enquête, ce n’est pas le CSA mais France TV qui a annulé mon invitation pour ce soir à C à vous. France TV est bien TV censure!», poursuit Philippe de Villiers dans un tweet. Selon le blog de Jean-Marc Morandini, la chaîne aurait annulé la venue de l’ancien secrétaire d’Etat pour des raisons de temps de parole dans le cadre des élections municipales. «La production de C à vous est d’ailleurs déjà en train de chercher et proposer une autre date, prochainement, pour inviter Philippe de Villiers», aurait écrit la direction de France 5.

(10h58) Coronavirus : faut-il s’inquiéter de la hausse des contaminations?

«On peut dire qu’actuellement, raisonnablement, l’épidémie est contrôlée.» C’est ce qu’a déclaré Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, sur France Inter, à propos du coronavirus. Un constat attendu avec impatience, alors que le pays se déconfine pas à pas. «Le virus continue à circuler, en particulier dans certaines régions», a cependant nuancé le professeur Delfraissy, «plus, évidemment, en région parisienne, que dans le sud-ouest de la France, mais il circule à une petite vitesse».

Pourtant, ces derniers jours, il a été constaté «une augmentation rapide du nombre de personnes contaminées en France». Car face aux 155 et 148 cas du 31 mai et du 1er juin, ce sont 692 contaminations qui ont été rapportées, le 2 juin, et 617, le 3 juin, sur le site de Santé publique France, soit près de quatre fois plus. Faut-il s’en inquiéter?

Pour déterminer si une personne a été contaminée au coronavirus, un test virologique est nécessaire. Comme l’explique Santé publique France, «depuis le déconfinement, il est demandé que les patients présentant des symptômes évocateurs du Covid-19 ainsi que les sujets contacts d’un cas confirmé soient dépistés pour le Sars-CoV-2».

Mais, comme durant le confinement et la vague épidémique, ce dépistage n’est pas systématique pour autant. Néanmoins, grâce à cette plus grande précision, l’étude du nombre de tests quotidiens, depuis la mi-mai, permet d’analyser la dynamique de l’épidémie. 

A première vue, les variations du nombre quotidien de contaminations semblent liées au nombre de tests réalisés : le pic de 672 contaminations observé le 2 juin est atteint en même temps qu’un pic du nombre de tests ce même jour, avec 42.674 prélèvements effectués. Même chose le 26 mai, avec 721 contaminations déclarées pour 48.645 tests. 

On s’aperçoit également qu’il y a une diminution des contaminations les jours de moindre activité, c’est-à-dire les dimanches et les jours fériés (l’Ascension, le 21 mai, ainsi que le lundi de Pentecôte, le 1er juin). De quoi expliquer les grandes variations du nombre de cas recensés. 

Pour autant, les tests sont-ils moins souvent positifs qu’auparavant ? En divisant le nombre de tests positifs par le nombre de tests effectués, on obtient le taux de positivité : grâce à lui, on peut visualiser l’évolution de la part de tests positifs au fil du temps. Ce taux de positivité suit une légère diminution.

Ainsi, le 13 mai, 2,3% des tests étaient positifs, contre 1,5% le 4 juin. A la lueur de ces taux, aucun changement majeur de la dynamique de l’épidémie n’est donc à déplorer. Santé publique France précise d’ailleurs que ce taux est inférieur à 5% pour chacun des départements métropolitains. En Guyane, cependant, 9,4 tests virologiques sur 100 sont positifs, un taux qui monte même à 28,8 % à Mayotte.

Les tests ne signifient cependant rien quant à la gravité de la contamination : les personnes positives peuvent être asymptomatiques ou ne pas présenter de symptômes nécessitant une hospitalisation. Qu’en est-il, donc, de l’évolution quotidienne des hospitalisations en France?

Le nombre de nouveaux patients hospitalisés suit, en moyenne, une diminution depuis le 1er avril : 4.281 patients entraient à l’hôpital à cette date, contre 195 le 4 juin, soit plus de 21 fois moins. Une amélioration plus que notable même si, là non plus, cette évolution n’apparaît pas linéaire, notamment du fait des dimanches et des jours fériés. Santé publique France ajoute, par ailleurs, que du 25 au 31 mai, les passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 ont diminué de 27% par rapport à la semaine précédente. Une diminution générale observée pour la neuvième semaine consécutive

Quant au total des patients actuellement hospitalisés, celui-ci diminue aussi sans discontinuer. Le 7 juin, il y avait 2,6 moins d’hospitalisations, en cours, par rapport au pic du 14 avril, où 32.131 personnes étaient prises en charge par les soignants. Les hôpitaux ne vivent donc pas à l’heure actuelle de «seconde vague».

Pour se faire une idée de la dynamique épidémique, un dernier indicateur peut être utilisé : le nombre de reproduction effectif. Baptisé «R effectif», il a été introduit le 28 mai, par le ministre de la Santé, Olivier Véran. «En clair, le R effectif représente le nombre moyen de personnes infectées par un seul malade. Lorsqu’il est supérieur à 1, cela veut dire qu’un malade contamine en moyenne plus d’une personne : l’épidémie progresse. Si le R effectif est inférieur à 1, alors l’épidémie régresse», comme l’a expliqué Olivier Véran.

A partir des données des passages aux urgences pour suspicion de Covid-19, le ministère de la Santé a donc estimé que, le 15 mars dernier, le R effectif était égal à 2,8. Un malade contaminait donc en moyenne 2,8 personnes. «Il a ensuite diminué», rapporte Santé publique France, «et, le 11 mai 2020, lors de la mise en place du déconfinement, il était de 0,8. Il est globalement stable depuis cette date.» 

En effet, le 29 mai, le R effectif était égal à 0,76 pour tout le territoire français. Un signe du recul de l’épidémie. Néanmoins, des disparités régionales existent : en Guyane, un malade contamine encore près de trois personnes. A Mayotte, toutefois, ce nombre est désormais inférieur à 1, avec 0,9 habitant contaminé par un malade.

Interrogé par France Info, l’épidémiologiste genevois Antoine Flahault «confirme ne pas voir de signes inquiétants d’une potentielle seconde vague épidémique en France». Seule inquiétude : le nombre de personnes disposant d’anticorps contre le Sars-CoV-2 depuis leur infection, que l’on appelle séroprévalence, serait insuffisant pour atteindre l’immunité collective, ce barrage humain contre un regain de l’épidémie. 

«Toutes les enquêtes de séroprévalence, qui regardent des anticorps dans le sang des personnes de différentes régions du monde, montrent que ce taux [d’immunisation] est très faible.» «A Genève, 10% seulement de la population du canton posséderaient des anticorps contre le coronavirus», rapporte le directeur de l’Institut de santé globale de l’université de Genève. «Trop peu», selon lui, «pour garantir une immunité collective et se prémunir d’une deuxième vague, même si le seuil de l’immunité collective est vivement débattu parmi les virologues». 

(10h26) Coronavirus : pas de risque d’infection pour les billets de banque…

La Banque de France s’appuie sur plusieurs études affirmer que les billets de banque ne sont pas un risque d’infection. Elle met par ailleurs en avant la liberté, pour un consommateur, de pouvoir régler ses achats, en espèces, s’il le souhaite. «Au moment où les paiements sans contact sont privilégiés et où les espèces apparaissent comme de potentiels vecteurs du virus, l’utilisation des billets de banque ne présente pas de risques particuliers d’infection au Covid-19», assure, ce jeudi, la Banque de France.

«Les analyses scientifiques confiées ces dernières semaines à des laboratoires européens de référence ont confirmé que les billets ne présentaient pas de risques particuliers d’infection par rapport aux autres surfaces du quotidien», précise-t-elle. «En comparant le comportement du virus sur différents types de surfaces, il est apparu qu’il pouvait survivre dix à cent fois plus longtemps sur de l’acier inoxydable (une poignée de porte par exemple) que sur un billet», développe-t-elle. Et d’ajouter : «D’autres analyses ont montré que les virus se propageaient plus difficilement sur des surfaces poreuses comme celle des billets que sur des surfaces lisses comme le plastique. »

«L’utilisation des billets de banque ne fait donc courir aucun risque de contamination particulier, dans la vie courante, en continuant bien entendu d’appliquer les gestes barrières recommandés par l’Organisation mondiale de la santé», conclut la Banque de France. Elle rappelle par ailleurs «que les espèces ne «peuvent pas être refusées dans le cadre d’une transaction sous peine d’une sanction pénale, sous réserve des plafonds fixés par la réglementation et du droit du bénéficiaire d’exiger de l’acheteur qu’il fasse l’appoint».

(09h38) Déconfinement : une aide d’Action au logement pour les salariés et chômeurs en difficulté

Encore une bonne nouvelle pour les salariés et les chômeurs peinant à payer leur loyer ou à rembourser leur emprunt immobilier, face à la crise du coronavirus. Ils auront droit à une aide de 150 euros versée par Action Logement, comme l’a annoncé, ce jeudi, l’organisme géré par les entreprises.

Il s’agira «d’une aide forfaitaire d’un montant de 150 euros, mensuelle pendant une durée maximum de deux mois», détaille un communiqué commun entre Action Logement et le ministère du Logement, précisant «qu’il ne pourra y en avoir qu’une par foyer.»

Action Logement est une gigantesque entité gérée par le patronat et les syndicats. Elle vient fréquemment en renfort de la politique du gouvernement, en matière de logement, avec notamment, l’an dernier, l’annonce d’un plan de neuf milliards d’euros. En lien avec le ministre du Logement, Julien Denormandie, l’entité a cette fois mobilisé 100 millions d’euros pour cette nouvelle aide, qui concernera occupants de HLM, locataires dans le privé et propriétaires en train de rembourser leurs prêts.

Pour en bénéficier, il faut être salarié du privé ou chômeur, et remplir plusieurs conditions. En premier lieu, il ne faut pas gagner, en temps normal, plus d’un Smic et demi. Ensuite, il faut justifier, en ce qui concerne les salariés, d’avoir perdu au moins 15% de ses revenus à cause des mesures de confinement mises en place à partir de mi-mars contre le coronavirus.

Cette aide est la première à concerner directement le logement, depuis le début de la crise. D’autres aides sont venues répondre aux difficultés des plus pauvres, dont une prime d’urgence, lancée en mai, pour quelques millions de ménages précaires. Mais aucune ne ciblait encore le logement, alors que plusieurs associations de locataires et de lutte contre la pauvreté appelaient à prendre des mesures spécifiques.

La Confédération nationale du logement (CNL), l’association de consommateurs CLCV, la fondation Abbé-Pierre et les militants du Droit au logement, prônent ainsi des solutions plus ou moins radicales. Parmi les pistes évoquées, dès le début de la crise : suspendre tous les loyers, renforcer les fonds publics de soutien aux locataires en difficulté, ou augmenter les aides existantes au logement, les APL.

Jusqu’à maintenant, le gouvernement s’était refusé à ces différentes options car il jugeait suffisantes les aides déjà lancées au-delà du logement. Il avait seulement prolongé jusqu’en juillet l’interdiction des expulsions (qui s’arrête d’ordinaire à la fin de la trêve hivernale).

Désormais, «cette nouvelle aide vient compléter l’ensemble de ces mesures d’urgence», a souligné le ministre du Logement, Julien Denormandie, cité dans le communiqué. Toutefois, il ne s’agit pas d’une aide publique puisqu’elle ne sera pas versée par l’Etat, mais bien par Action Logement.

(09h12) Déconfinement : feu vert pour les mariages en France

En raison du déconfinement, depuis mardi 2 juin, il est autorisé de se marier en France. Le premier week-end du mois de juin avait déjà traditionnellement un agenda bien rempli en mairies. Certains ont décidé de reporter l’événement, d’autres l’ont maintenu.

À l’entrée du Capitole, la mairie de Toulouse (Haute-Garonne), les mariés se sont succédé toute la journée, ce samedi 6 juin. Pour chaque couple, la même règle: 15 minutes de cérémonie et pas plus de 30 invités. Futurs mariés, organisatrice de mariage ou fonctionnaire municipal de l’état-civil, tous doivent s’adapter aux règles sanitaires fixées par le gouvernement.

Ce n’est pas tout à fait le mariage qu’avaient imaginé Roland et Valye. Pendant le confinement, ils ont même pensé tout annuler. Pour accéder à la cérémonie, le masque n’est pas obligatoire, mais la mère du marié, venant de Paris, préfère le porter. La mairie a espacé et désinfecté les 30 fauteuils de la salle, qui peut en accueillir 200 en temps normal. Mais l’émotion, bien que plus intime, reste intacte. Après l’échange des alliances, l’élu, qui leur remet leurs certificats, doit porter une visière. La fête, en petit comité, peut commencer.

Dans une boutique spécialisée, les essayages des futurs mariés, même masqués, ont bien repris. De nombreux autres couples ont décidé de maintenir leur mariage. «Ça fait du bien, on repart et on a des projets», nous dit Christelle Duriez, organisatrice de mariage. Les annonces d’Édouard Philippe ont motivé cette professionnelle de l’événementiel: «Je vais, dès aujourd’hui, envoyer un mail à tous les clients pour les rassurer, notamment au sujet du protocole mis en place en ce qui concerne la restauration». 

Elle assure que les tables seront à distance réglementaire et qu’il n’y aura pas plus de dix personnes assises à une même table. «On a eu deux ou trois annulations et une vingtaine de reports» explique Christelle Duriez. Ces changements concernent surtout des clients qui viennent de loin comme des États-Unis et même un couple qui devait arriver du Gabon. Cette clientèle étrangère représente près de 20% des mariages de cette organisatrice.

L’années 2021 risque, en revanche, d’être surchargée, en raison des reports liés au Covid-19. David et Ophélie, ces amoureux attendront l’année prochaine pour que leurs invités, une centaine, soient plus sereins. Et puis, il y a la distanciation sociale et les gestes barrière: «Il n’y a pas que ça, mais on n’avait pas forcément envie d’avoir les gens avec les masques, sur nos photos de mariage!».

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

5 × 5 =