(18h09) Entretien Macron-Xi Jinping sur la pandémie, l’Afrique et le climat

« =Le président français, Emmanuel Macron, et son homologue chinois, Xi Jinping, ont eu un long entretien, ce vendredi, sur la gestion de la pandémie, l’aide à l’Afrique et les dossiers du climat et de la biodiversité0», a annoncé l’Elysée.

«Au cours de cet échange, Emmanuel Macron a également évoqué la situation à Hong Kong», a précisé l’Elysée, sans autre détail, alors que la Chine subit une pression grandissante des Occidentaux pour renoncer à imposer une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Australie et le Canada ont publiquement exprimé leurs craintes, et le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a exhorté, ce mardi, Pékin, à renoncer à cette loi.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a souligné à son interlocuteur «le rôle central et incontournable de l’OMS, ainsi que l’importance de l’initiative internationale Act-A sur les diagnostics, les traitements, le vaccin et le soutien aux systèmes de santé.

Il a également rappelé l’importance du moratoire sur les dettes des pays africains les plus fragiles, acté dans le cadre du G20, et «la nécessité de lui donner dans les meilleurs délais une traduction multilatérale concrète».

Enfin, le président français a rappelé les prochains sommets sur l’environnement, prévus en Chine, fin 2020 ou début 2021 (COP15 sur la biodiversité et COP26 sur le climat) et «marqué sa volonté de continuer à construire, dans les prochains mois, avec la Chine, un agenda concret en vue de ces deux réunions».

Il a souhaité «que ces priorités soient au cœur de la définition, dans les prochains mois, d’un partenariat ambitieux et équilibré entre l’Europe et la Chine dans le prolongement de la rencontre de haut niveau organisée à Paris, en mars 2019».

Le président français a enfin discuté avec Xi Jinping d’une possible nouvelle date pour le sommet UE-Chine, prévu initialement le 14 septembre à Leipzig (Allemagne) mais qui a été reporté.

Cet échange intervient après des tensions entre Paris et Pékin. A la mi-avril, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait convoqué l’ambassadeur de Chine en France, après la publication, sur le site de l’ambassade, d’un long article accusant les personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) «d’avoir laissé mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie». «Nous entendons être respectés, comme la Chine, elle, souhaite l’être», avait alors déclaré le ministre.

(17h34) Déconfinement : une génération de lycéens sacrifiée

C’était une manifestation de joie, chez les lycéens, ce 28 mai, à l’annonce de la «réouverture» de leurs établissements scolaires… Si les élèves des zones vertes peuvent accueillir, depuis le 2 juin, des groupes de 15 élèves d’un même niveau, les autres, en zone «orange» devront, en effet, se contenter d’un «entretien pédagogique individuel».

 En Ile-de-France, où est scolarisé un lycéen sur cinq, c’est déjà les vacances! Car l’obligation d’assiduité, affichée jusqu’au 4 juillet, ne tient pas la route : les conseils de classe doivent décider des orientations et affectations avant le 15 juin. «Cette fin d’année, en queue de poisson, n’est pas très satisfaisante, c’est sûr», soupire Philippe Vincent, qui préside le syndicat des proviseurs, le SNPDEN.

D’autant qu’elle clôt une année mouvementée pour cette «Génération Covid». Il y a un an, et à l’automne, la réforme du bac avait suscité de véritables pugilats autour des épreuves ancienne et nouvelle formule. Dès le 5 décembre, la réforme des retraites avait pris le relais, avec une grève record, réduisant les emplois du temps des élèves à peau de chagrin.

Et depuis le 16 mars, c’est le coronavirus qui a eu raison du programme scolaire. Au point d’annuler les sacrosaintes épreuves terminales du baccalauréat, obtenu sur la base du seul contrôle continu. Epargnés jusque-là, les oraux de français, en Première, ont été annulés à leur tour. Pour cette génération bien secouée, le bac 2020 est de plus en plus considéré comme un diplôme virtuel.

(16h42) Education : le dispositif «vacances apprenantes» est lancé

Samedi, l’Education nationale a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 200 millions d’euros pour financer le dispositif «vacances apprenantes» qui doit permettre à un million d’élèves de rattraper, pendant l’été, le retard accumulé depuis le début du confinement provoqué par la pandémie de coronavirus.

«Ce dispositif doit permettre à tous les enfants de partir en vacances «pour s’amuser tout en rattrapant une partie de ce qui n’a pas pu être fait pendant l’année scolaire » marquée par la fermeture des écoles», a déclaré le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, dans un entretien au quotidien Ouest-France.

«Nous allons mettre 200 millions, dans quatre opérations, qui permettront, à un million d’enfants et de jeunes, d’avoir des vacances épanouissantes et éducatives, entièrement gratuites pour les familles les plus modestes, dont les enfants seront prioritaires», ajoute Jean-Michel Blanquer.

«L’objectif est de lutter contre les retards et les risques de décrochage scolaire, mais aussi à venir en appui aux familles, alors qu’en temps normal, environ un enfant sur trois ne part pas en vacances», selon un communiqué du ministère. «Le gouvernement souhaite notamment financer 250.000 départs en colonies de vacances apprenantes, dont 200.000 places réservées à des jeunes issus des quartiers prioritaires de la ville», précise, dans le même entretien, à Ouest-France, le secrétaire d’Etat à la Jeunesse Gabriel Attal.

Ces colonies de vacances, destinées aux 3-17 ans, bénéficieront, aussi, aux enfants de personnels  indispensables à la gestion de la crise sanitaire ou ceux ayant décroché de l’enseignement à distance, faute d’équipement Internet», selon le ministère.

«Jeu pédagogique et remobilisation scolaire pour les élèves décrocheurs seront également au programme des centres aérés  «apprenants», qui pourraient accueillir 300.000 enfants», selon Gabriel Attal. Pour cela, «le gouvernement promet une aide ponctuelle exceptionnelle de 30 millions d’euros, aux collectivités territoriales, afin de faciliter l’ouverture des accueils de loisirs, d’augmenter leurs capacités d’accueils ou de renforcer les contenus pédagogiques.»

«Quelque 50.000 jeunes de moins de 17 ans sont également appelés à faire l’école ouverte buissonnière, cet été, à la campagne ou en zone littorale, à la découverte de la nature et du patrimoine local», affiche Jean-Michel Blanquer.

Le ministre table, par ailleurs, sur l’ouverture estivale de 2.500 établissements scolaires, de la primaire au lycée, dans les villes et les territoires ruraux, pour des activités de soutien scolaire auprès de 400.000 élèves. Pour ces «écoles ouvertes», auparavant limitées aux quartiers prioritaires de la ville, il nous faudra 25.000 enseignants, soit cinq fois plus qu’aujourd’hui», estime Jean-Michel Blanquer.

(15h18) Le télétravail : un tournant dans le monde du travail

Au lendemain d’une séance de discussions sur l’apprentissage et plus largement sur la protection de l’emploi et des personnes précaires, les partenaires sociaux étaient au ministère du Travail, ce vendredi, pour aborder la question du télétravail et de son évolution. 

Il faut dire que l’ampleur prise par cette pratique pendant le confinement a considérablement bouleversé l’organisation de nombre d’entreprises qui ont fait passer le travail à distance, de l’exception à la règle, en un temps record. Du moins pour celles qui pouvaient se le permettre.

D’après les derniers chiffres de la Dares, le service statistique du ministère du Travail, un quart des salariés français était en télétravail, fin avril, soit au moins cinq millions de personnes. Une proportion sans commune mesure avec celle observée avant la crise sanitaire, lorsque seulement 3% des salariés travaillaient à domicile au moins un jour par semaine. C’est un niveau jamais atteint qui pourrait marquer un tournant dans le monde du travail. Même si l’expérience récente a montré que ce mode d’organisation n’était pas exempt d’inconvénients.  

Véritable révolution du monde professionnel ou adaptation temporaire à une situation extraordinaire , une chose est sûre, la crise sanitaire à fait sauter un tabou. Le gouvernement lui-même appelle les entreprises qui le peuvent à maintenir le télétravail au moins jusqu’à l’été.

En région parisienne où le travail à distance a concerné au moins 4 salariés sur 10, le mouvement ne devrait pas s’éteindre de sitôt. Une étude de l’autorité des transports d’Ile-de-France, relayée par Les Echos, estime que 70% des emplois de bureau et 20% des autres employés franciliens, resteront en télétravail jusqu’à la fin du mois d’août. Et ce régime devrait encore concerner la moitié des emplois de bureau de la région, entre septembre et décembre 2020. 

(14h46) Le télétravail : une démocratisation riche d’enseignements

«Une étape irréversible est franchie», croit savoir le sociologue Bruno Marzloff dans un entretien au quotidien économique Les Echos. Selon lui, «il ne sera désormais plus possible, pour une grande entreprise, de ne pas intégrer le télétravail».

D’ailleurs, certaines entreprises ont déjà fait tomber une barrière en annonçant sa pérennisation. Aux Etats-Unis, le patron de Twitter, Jack Dorsey, entend «autoriser le télétravail à vie pour certains de ses employés». Chez son concurrent Facebook, Mark Zuckerberg a dit vouloir faire en sorte que «son entreprise soit la plus en avance sur le télétravail». Pour y parvenir, le fondateur du réseau social envisage de faire travailler, de façon permanente, la moitié de ses effectifs, depuis leur domicile, d’ici cinq à dix ans. Quant aux employés de Google, ils pourraient rester en télétravail au moins jusqu’en 2021. 

En France, une grande entreprise souhaite aussi revoir son organisation pour que le travail à distance devienne la règle. Il s’agit du groupe PSA dont le directeur des ressources humaines, Xavier Chéreau, a annoncé début mai le développement du télétravail massif pour toutes les fonctions tertiaires (R&D, fonctions administratives, etc.). A terme, 80.000 salariés de l’entreprise dans le monde pourraient être présents au bureau un jour ou un jour et demi par semaine seulement. Une manière pour le DRH «de renforcer le bien-être au travail. 

La démocratisation du télétravail, pendant le confinement, a été riche d’enseignements. D’après une enquête CSA pour Malakoff Humanis, réalisée début mai, près des trois quarts des salariés (73%) ayant exercé leur activité, à domicile, souhaitent continuer après la crise, de manière régulière ou ponctuelle et 38% déclarent que cette nouvelle organisation a eu un impact positif sur leur autonomie, leur responsabilisation, la gestion de leur temps et leur concentration. Ajouté à cela, le bénéfice obtenu grâce au désengorgement des transports en commun dans les grandes métropoles. 

Difficile pour autant de croire que le télétravail serait la solution miracle. Car sa généralisation inédite a suscité une série d’interrogations dont les réponses demeurent pour la plupart inconnues compte tenu du manque d’expérience en la matière. Qu’advient-il du lien social entre les différents acteurs de l’entreprise? Comment délimiter la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle avant qu’elle ne devienne imperceptible? Sans oublier que le télétravail reste très inégalitaire, beaucoup de salariés, souvent ceux à faibles revenus, ne pouvant y prétendre de part la nature même de leur activité. 

L’enquête CSA pour Malakoff Humanis met en exergue d’autres problématiques posées par la pratique du télétravail. Ainsi, trois salariés sur dix, qui y ont eu recours, déclarent avoir vu leur santé psychologique se dégrader et plus de la moitié des télétravailleurs (54%) disent regretter de ne pas avoir bénéficié d’un accompagnement suffisant. Ils sont en outre 43% à affirmer qu’ils ne disposent pas d’un espace de travail adapté à domicile et 48% à être confrontés à des difficultés techniques.  

(14h27) Le télétravail : fixer un cadre clair et règlementé

C’est pour prendre en considération tous ces retours d’expérience que la ministre du Travail et les partenaires sociaux se sont rassemblés, ce vendredi. Et pour cause, confinement oblige, le travail à distance a été mis en place dans la précipitation et l’improvisation pour la plupart des entreprises. Si le gouvernement a publié un guide du télétravail, visant à accompagner salariés et employeurs, au-delà du 11 mai, il n’en demeure pas moins qu’il ne peut en définir les règles à lui seul. 

L’enjeu est donc de fixer un cadre clair au télétravail. Le leader de la CFDT, Laurent Berger, a plaidé, dès le mois de mai, pour une «nouvelle négociation», autour du télétravail, pour en préciser le fonctionnement. «Si la situation actuelle a permis de voir les éléments positifs, elle a mis en lumière des contraintes et des risques presque insoupçonnés», avait-il souligné. Avant «d’appeler à réguler ce mode d’organisation en fixant de nouvelles limites et de nouvelles contraintes.»

Son homologue de la CGT, Philippe Martinez, réclame, lui aussi, «un accord national sur l’encadrement du télétravail pour que les règles soient les mêmes pour l’ensemble des travailleurs car, pour l’instant, les gens se débrouillent comme ils peuvent et ne sont pas dans le cadre d’accords négociés», expliquait-il, début mai, sur France inter. Et d’ajouter que «le télétravail, ce n’est pas partagé un ordinateur avec les enfants, les garder pendant qu’on travail, ça doit être encadré, dans des horaires, avec une prise en charge des frais». 

Enfin, le patronat estime que «le télétravail n’est qu’une solution qui a amené beaucoup de satisfaction pour certains salariés mais aussi des contraintes, des burn-outs, des problèmes de management, au sein des entreprises»,déclaré le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. «Je crois que l’on a besoin de retourner au travail, de se voir, de se parler, de recréer de la richesse, tous ensemble.», a-t-il conclu. 

(13h54) Restaurants : «On est en train de détruire la singularité de la France»

Le chef triplement étoilé, au Guide Michelin, Guy Savoy, dénonce, samedi 6 juin, sur France Info : «le fait que l’on est en train de détruire la singularité de la France, en laissant les restaurants et cafés fermés, dans les zones «orange» dont l’Île-de-France, jusqu’à la 3ème phase de déconfinement, qui doit avoir lieu le 22 juin. Avec une dizaine de chefs parisiens, il signe une tribune, dans le journal Le Figaro, pour appeler le gouvernement à rouvrir les restaurants dans la capitale.

«Pourquoi les touristes choisissent la France? Bien sûr, il y a ses paysages, il y a son histoire, mais il y a aussi cette gastronomie, cette diversité dans cette gastronomie. Les bouchons lyonnais, les brasseries parisiennes, les cafés», argumente le propriétaire du restaurant «La Monnaie de Paris».

Pour lui, «rouvrir nos établissements juste une semaine avant les grandes vacances, ça ne me paraît pas très judicieux. Autant que je sache, le coronavirus n’est pas plus méchant, chez nous, qu’en Italie, en Suisse, ou en Allemagne, où les restaurants ont déjà rouvert.»

D’ailleurs, Guy Savoy s’inquiète de la concurrence européenne et de la réouverture possible dans certains pays voisins : «Ces trois semaines d’avance, que prennent nos voisins européens, nous coûtent très cher. Elles vont nous coûter cher par les habitudes qui vont être prises. Les gens, qui sont allés en Italie, vont peut-être y retourner, cet été, et on va être encore une fois pénalisés.»

«Si on ne donne pas la possibilité aux touristes étrangers de venir goûter nos produits, notre vin par exemple, auront-ils l’idée d’acheter des vins français lorsqu’ils rentreront chez eux? Ils achèteront des vins italiens parce qu’ils se seront habitués à en boire pendant un mois», explique Guy Savoy.

Le propriétaire de plusieurs restaurants craint aussi pour l’avenir des fournisseurs des restaurants : « Nos producteurs, nos pêcheurs, tous ces gens qui font des produits d’exception, aujourd’hui, n’arrivent pas à écouler leurs produits. Il y a quand même toute une chaîne très importante qui est la représentation de la singularité, et dès qu’un maillon de cette chaîne manque, la chaîne tombe. »

«Les transports fonctionnent normalement et je ne vois pas un danger plus grand, dans une salle de restaurant, que dans un TGV ou dans une rame de métro», continue-t-il, en insistant sur le fait que «les restaurants ne découvrent pas les règles sanitaires depuis l’arrivée de ce virus puisque ce sont des lieux liés à l’hygiène».

(12h34) Coronavirus: une commission indépendante pour évaluer la gestion de la crise

«Alors que la France entame sa deuxième phase de déconfinement, le gouvernement a annoncé la création d’une commission indépendante pour évaluer la gestion de la crise du Covid-19», annonce l’Elysée. Cette dernière s’insère dans le cycle des consultations menées par le président de la République, et qui a, pour ambition, d’aboutir entre le 29 juin et le 14 juillet.

Comme l’a appris BFMTV, c’est Emmanuel Macron, en personne, qui a souhaité cette conclusion, qui sera dirigée par un scientifique étranger. Elle se fera, en collaboration avec d’autres personnalités scientifiques, ainsi que la Cour des comptes.  

Elle devra, entre autres, définir si, en comparaison avec les autres pays touchés par la pandémie, la France a agi convenablement, et la raison pour laquelle les Français ont un œil si critique envers leur gestion. Cette commission indépendante viendra compléter les commissions d’enquête de l’Assemblée nationale et du Sénat.

(11h56) Coronavirus : des commissions d’enquête à l’Assemblée nationale et au Sénat

A l’Assemblée nationale

Coup d’envoi pour la commission d’enquête sur « l’impact, la gestion et les conséquences dans toutes ses dimensions de l’épidémie de coronavirus-Covid2019 » à l’Assemblée nationale. Ce mercredi, elle a succédé à la mission d’information de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale, installée depuis le mois d’avril.

Pendant six mois, elle passera au crible la stratégie de prévention, la gestion de la crise sanitaire pendant le confinement, le système de soin, ou encore un volet plus économique. Avec trois points d’attention majeurs : les masques, les Ehpad et le sujet du dépistage.

Composée d’une trentaine de membres, de tous les groupes politiques, la commission disposera de pouvoirs importants pour enquêter sur les responsabilités et les éventuelles défaillances de l’État : convocations obligatoires sous peine de sanctions pénales, auditions sous serment, ou contrôles sur pièce et sur place.

«L’objectif, ce n’est pas d’en faire un tribunal populaire, de viser la responsabilité judiciaire de tel ou tel ministre. Notre objectif, c’est la responsabilité politique des défaillances, des dysfonctionnements, des failles qu’il y a eu dans le système et d’en tirer des leçons sur le plan sanitaire», a précisé Damien Abad.

Au sujet du calendrier, Damien Abad a dit espérer que les travaux, prévus sur six mois, puissent débuter «mi-juin», avec un calendrier d’auditions «très serré». Il espère dégager «quelques enseignements» d’ici à la fin juillet, avant la reprise des travaux en septembre.

Au Sénat

Le principe d’une commission d’enquête du Sénat sur la crise du Covid-19 était acté. Restait à en déterminer la date. Elle sera lancée officiellement fin juin. «Gérard Larcher (le président du Sénat, ndlr) en a donné le calendrier il y a quelques heures, lors de la conférence des présidents. Il présentera une proposition de résolution début juin » affirme Bruno Retailleau, président du groupe LR, interrogé par Public Sénat, ce mercredi.

«Après son passage en conférence des présidents, elle sera votée vraisemblablement, le 23 juin, en séance, ce qui permettra de lancer la commission d’enquête à la fin du mois de juin», ajoute le chef de file des sénateurs LR. Exceptionnellement, cette commission d’enquête sera composée de 36 sénateurs, au lieu de 21 habituellement.

Certains, dans la majorité sénatoriale, auraient cependant préféré commencer en septembre. Une commission d’enquête durant six mois, ses travaux seront interrompus en août, en raison de la pause estivale. Ce sera donc, en quelque sorte, un mois de moins, pour la commission d’enquête, qui rendra ses travaux fin décembre.

(11h26) Christine Lagarde : «L’activité est en train de repartir»

Dans un entretien exclusif accordé à l’émission politique de France 2 «Vous avez la parole», ce jeudi, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, qui était à la tête du FMI (Fonds monétaire international), a fait un point sur la situation économique de l’Europe, qui sort progressivement du confinement. 

«La Banque centrale européenne a été sur le pont dans des délais extrêmement rapides. On reste optimiste parce que l’on sait, aujourd’hui, que l’on est au plus bas de la crise. L’activité est en train de repartir. On est en train de doucement commencer à remonter la pente. Nos prévisions sont très mauvaises pour cette année avec un chiffre directeur négatif pour l’année 2020. En revanche, on repasse en territoire positif, dès 2021, et on retrouve très probablement, à la fin 2022, le niveau économique où l’on était, au moment où l’on est entré dans cette crise catastrophique liée à la pandémie du Covid-19.»

«Sur l’endettement massif des pays européens, pour tenir face au choc, il n’y avait pas d’autres options que de recourir à l’emprunt pour faire de la relance budgétaire. L’économie va commencer à repartir en terme de consommation, en terme d’investissement. Cela veut dire de la croissance. Et la meilleure réponse à apporter à un surcroît de dette, c’est évidemment de la croissance.»

Face aux accusations de l’ONG «Greenpeace», qui reproche à la BCE d’avoir injecté plus de 7 milliards dans les énergies fossiles, elle s’est défendu, assurant que «la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité seront des éléments très importants dans différents modes d’actions que nous avons», rappelant, au passage, que «la Banque centrale européenne est un gros acquéreur des «green bonds». On est très actif sur ce marché où l’on détient, à peu près, 20% de l’ensemble de l’univers.»

(11h08) Coronavirus : une commande de 1,5 millions de test à NG Biotech

La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, s’est déplacée, en Bretagne, en cette fin de semaine. Au programme de son déplacement, une visite à Guipry-Messac, pour aller à la rencontre de l’équipe de NG Biotech, entreprise qui a mis au point un test sérologique de dépistage du Covid-19. 

«C’est l’occasion de confirmer la commande de 1,5 millions de tests sérologiques produits par NG Biotech. Je pense que c’est très important, dans des conditions particulières, que l’on puisse connaître le statut sérologique des gens. Cela donne une prévisibilité sur la production. La société NG Biotech a pris son risque, elle a investi. Il est normal que l’Etat soit à ses côtés» a déclaré la ministre lors de sa visite. 

La start-up bretonne connaît un beau développement. Lancée il y a huit ans, en juin 2012, elle s’est retrouvée sous les feux des projecteurs avec l’annonce de son test sérologique rapide. En plus de l’Etat, la région s’est aussi engagée en injectant 250.000 euros dans la production.

Un deuxième site a d’ailleurs ouvert. La PME de 30 personnes est désormais une TPE de 80 personnes. Son PDG, Milovan Stankov-Puges, rappelle que la priorité est donnée à la France mais que son produit s’exporte aussi en Europe. Il explique : «Ce sont des tests pour les professionnels de santé. Nous sommes en attente d’un arrêté ministériel qui pourrait permettre aux pharmaciens de l’utiliser et de le distribuer aux particuliers.»

En quelques minutes et avec une goutte de sang, le test permet de savoir si le patient est positif au coronavirus ou s’il a été contaminé par le passé. Comme il s’agit d’un test sanguin, il détecte les anticorps développés contre le Covid-19. «Ce test est celui qui a été le plus validé en France» précise Milovan Stankov-Puges.

«Il doit faire l’objet d’une publication scientifique dans les prochains jours.» NG Biotech travaille désormais sur un test salivaire, en cours de d’expérimentation à l’AP-HP (Assitance Publique- Hôpitaux de Paris). Il pourrait être disponible à la fin de l’été. 

(10h48) Coronavirus : les métros n’ont jamais été aussi propres

Comme dans la plupart des pays touchés par l’épidémie de Covid-19, en France, l’hygiène a été renforcée dans les transports publics. Entre matériaux anti-virus et nettoyages intensifs, le coronavirus a révolutionné la propreté dans les métros.

A Rennes, le Covid19 a changé la façon de travailler des agents d’entretien du métro. Chaque nuit, des employés passent un virucide dans tous les recoins des rames. Dans les stations, les points de contacts sont aussi nettoyés, sept à huit fois, dans la journée. Parois, barres de maintien,  tissus : tout est désinfecté. 

Un travail salué par les nombreux voyageurs, qui empruntent le métro chaque jour. «On a des bonjours qu’on n’avait pas forcément avant, des mercis, des «c’est bien ce que vous faites», explique, avec son masque sur le visage, Patricia Leboucher, agent d’entretien ferroviaire

A Lyon, outre une désinfection quotidienne des stations et des rames du métro, un tissu aux propriétés antivirales équipe les fauteuils de la ligne C. Conçu par une PME de la banlieue lyonnaise, ce velours traité permet une élimination des virus en une minute seulement.

Comment? Par photocatalyse, en utilisant les UV de la lumière qu’elle soit naturelle ou artificielle. Une innovation qui a également l’avantage d’offrir des propriétés autonettoyantes. «On intègre, au cœur même du tissu, des innovations pour le rendre déperlant, antibactérien, antivirus, et, du coup, ça le rend aussi complétement propre», indique Laura Lyonnet, responsable des ventes de la société Trajet.

Des restaurants, aux hôtels, en passant par les hôpitaux et les cinémas, ce tissu révolutionnaire pourrait devenir le meilleur allié des espaces publics. Des commandes en perspective, pour cette sociéte lyonnaise, qui devrait recruter une quinzaine de personnes, pour faire face à la demande.

(09h49) Coronavirus : la ministre du Travail va recevoir syndicats et patronat…

«La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, va recevoir les syndicats et le patronat, le mardi 9 juin, pour une réunion de travail sur la situation de l’emploi en France et en Europe, durement impacté par le coronavirus et les mesures de confinement», a appris France Info, de source proche. Des réunions bilatérales seront également organisées entre le ministère et chaque syndicat tout au long de la semaine.

Le but est de faire le point sur le diagnostic, les enjeux et les perspectives du marché de l’emploi, en pleine crise liée à l’épidémie de coronavirus. Il sera notamment question du chômage partiel. Une réunion avec les syndicats avait déjà eu lieu, ce jeudi, à l’Elysée, en présence d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe.

Le gouvernement avait notamment annoncé une mesure pour l’apprentissage : une aide élargie à l’embauche pour les entreprises qui embaucheront des apprentis du 1er juillet 2020 au 28 février 2021. Muriel Pénicaud avait, par ailleurs, annoncé des discussions sur l’assurance-chômage «dans les semaines qui viennent pour parvenir à des décisions d’ici l’été».

(09h22) Déconfinement : l’inquiétude des jeunes diplomés

C’est environ 750.000 diplômés qui vont se retrouver sur un marché du travail très tendu, actuellement. Le taux de chômage chez les moins de 25 ans s’accentue et atteint plus de 29%.

Deux étudiants à peine diplômés, dans le secteur du tourisme, sont découragés. Malgré leurs trois ans d’études supérieures, il est impossible de trouver un emploi. Marion, 20 ans, a déjà envoyé son CV à une centaine d’entreprises, en vain. «J’ai postulé à plein de postes : serveuse, réceptionniste dans des hôtels, hôtesse. Je serais prête à tout pour avoir un petit travail», explique-t-elle.

Les candidatures ont été refusées, même pour un petit job d’été ou dans des postes sans qualification. Marion pensait partir à l’étranger, mais elle voit ses rêves s’effondrer avec le Covid-19.

Olivier, 24 ans, va bientôt décrocher un master en finances d’une prestigieuse université parisienne. Son avenir semblait tout tracé : un emploi dans une banque. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Il est inquiet. Une start-up a changé ses plans d’embauche et a dû mettre au chômage partiel ses deux étudiantes en alternance.

(08h56) Déconfinement : réouverture de tous les centres d’art contemporain en juin

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a annoncé, ce vendredi, la réouverture, en juin, d’une cinquantaine de centres d’art contemporain, notamment les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain), au moment où le Musée du Quai Branly-Jacques Chirac est le premier grand musée parisien à rouvrir, ce mardi.

«Le ministre de la Culture se réjouit de la réouverture de nombreuses structures labellisées de la création artistique et de structures subventionnées des arts visuels, en coopération avec les régions, les communes et les départements. Dans le respect des mesures sanitaires, ce sont près de 50 centres d’art et FRAC qui peuvent, à nouveau, ou qui pourront accueillir le public, dans le courant du mois de juin», ont indiqué ses services, dans un communiqué. 

(08h34) Football : Emmanuel Petit pour le retour du public dans les stades…

Alors que la saison football reprend progressivement, à huis clos, dans toute l’Europe, la France a annulé toutes les compétitions sz sport jusqu’à nouvel ordre, en décidant que la saison du football était terminée. L’ancien champion du monde de football et consultant de RMC Sport, Emmanuel Petit, s’est confié à Télé Loisirs. Extraits…

Sur son confinement

«Il y a eu un mélange d’émotions, comme si on était plongé dans une machine à laver! Il y avait des craintes sur l’avenir de l’humanité, sur l’entourage familial, une sorte de psychose associée au manque social. Ne voir personne, l’arrêt professionnel, aussi, ont été pénibles à vivre. Mais cette crise a mené à cette conclusion : l’être humain n’est vraiment pas fait pour vivre entre quatre murs et ne pas sortir. Même s’il y a encore pire, comme ces personnes qui sont confinées dans leur propre corps à cause de pathologies graves. On s’est pris certaines réalités de plein fouet.»

Sur la reprise du football en France

«En avril, quand le tableau était extrêmement noir et qu’on était au pic de la pandémie, la tendance semblait compliquée. On était face à des contradictions permanentes à tous les niveaux. J’ai dit qu’il ne fallait pas prendre de décisions dans la panique, car c’est souvent très mauvais. Selon moi, il fallait attendre avant de tirer un trait sur les compétitions. La pandémie évoluait rapidement, il ne fallait donc pas se précipiter. On pouvait attendre jusqu’à la mi-mai pour décider, en se calant sur les indications des instances du football européen. Une reprise à la mi-juin des championnats était possible, surtout avec le report de l’Euro en 2021. C’était prématuré de mettre fin aux compétitions en France.»

Sur les matchs de football à huis clos

«C’est un sujet sur lequel je ne comprends pas les choix. On rouvre les gares, le métro, les terrasses, bientôt les salles de cinéma… Un stade, c’est un espace déconfiné, en plein air, très grand. Pourquoi ne pas instaurer une distanciation physique entre les spectateurs, en fonction des rangées et des numéros de sièges, pour espacer les gens de trois ou quatre mètres? Ce n’est pas difficile à mettre en place. Ils pourraient venir avec leurs masques, puis les enlever en toute sécurité une fois à l’intérieur. Sur un stade de 40.000 places, on pourrait avoir 15.000 personnes. C’est mieux que rien. Même un petit nombre de supporters, croyez-moi ça fait du bruit, car il y a un caisson de résonance.»

Sur le fait de commenter des matchs à l’antenne

«J’ai toujours du plaisir à être dans l’action, même si être footballeur n’offre pas forcément la légitimité de commenter. Chacun a ses sensibilités dans l’analyse. Les téléspectateurs s’attachent aussi beaucoup à l’image d’une personne, même si ce qui se passe sur le terrain reste le plus important. Être passionné est un bon point. La passion se transmet dans le ton que l’on emploie, que ce soit en radio ou en télé. Mais c’est difficile, car il faut respecter un certain débit, savoir faire vivre l’événement, transmettre des émotions. Le but, c’est d’accompagner le téléspectateur sans l’écraser, ni le submerger d’informations.»

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