(12h25) Coronavirus: le grand retour de Jérôme Salomon!

Pendant la période de confinement, on avait pris l’habitude de le voir, tous les soirs, à la même heure, sur le petit écran, égrener ces chiffres macabres. Pour la première fois depuis le 1er mai, après dix-huit jours de silence et un peu plus d’une semaine après le début du déconfinement, le Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a donné, ce mardi soir, un point d’information au sujet de l’épidémie de coronavirus. Et le Monsieur Santé du gouvernement en a profité pour saluer l’amélioration de la situation dans le pays. «Ce mardi 19 mai, 18.468 personnes sont hospitalisées (avec 506 admissions liées au Covid-19, au cours des 24 dernières heures), a-t-il annoncé, contre près de 21.600 la semaine précédente.»

Pour ce qui est des cas graves nécessitant d’être pris en charge en réanimation aussi, la tendance est à l’amélioration: 1.894 personnes se trouvent actuellement dans ces services, contre 1.998 la veille. Avec 69 nouvelles admissions, cela signifie que le solde reste négatif. Par ailleurs, et comme depuis plusieurs semaines, quatre régions regroupent la grande majorité (71%) des patients hospitalisés en réanimation: Île-de-France, Grand-Est, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes.

En revanche, Jérôme Salomon n’a pas donné de nouveau bilan chiffré pour ce qui est du nombre de victimes du virus dans le pays. Lundi 18 mai, la Direction générale de la Santé avait annoncé que 28.239 étaient mortes du covid-19 en France depuis le début de l’épidémie. Quelques minutes après l’intervention de Jérôme Salomon, c’est finalement un correctif qui a été publié par la DGS. Le bilan de l’épidémie a ainsi été revu à la baisse, à au moins 28.022 morts.

Dans ses données, au 19 mai, sur le site du gouvernement, la DGS indique 10.308 décès dans les Ehpad, contre 10.650 lundi. Interrogée par l’Agence France Presse, la DGS a précisé que ce nouveau chiffre «résulte d’ajustements dans la remontée des données en provenance des Agences Régionales de Santé». Le nombre de décès dans les hôpitaux s’élève, de son côté, à 17.714, soit 125 de plus que lundi, ce qui explique le nouveau bilan de 28.022 morts.

(11h57) Et s’il y avait un nouveau Premier ministre avant le 14 juillet?

Le potentiel départ du Premier ministre fait de plus en plus de bruit, alors que la crise sanitaire du coronavirus ralentit. En pleine pandémie mondiale du coronavirus, il semblerait que des tensions soient apparues entre le président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier ministre, Edouard Philippe. Il faut dire que, depuis le début d’année, la cote de popularité du Premier ministre s’est envolée! Serait-il soupçonné de faire de l’ombre au président de la République? Personne n’en sait rien…

Et encore moins le principal intéressé. En effet, interrogé à ce sujet lors de sa dernière prise de parole, Edouard Philippe a totalement démenti ces rumeurs, laissant même apparaître un léger agacement face aux journalistes. Pourtant, dans un article du Point paru vendredi 15 mai 2020, un proche de l’Elysée affirmait tout le contraire.

Selon lui, Emmanuel Macron aurait même acté le départ de son Premier ministre à une date bien précise, en accord avec un possible remaniement: «Le Président est décidé à se séparer d’Édouard Philippe, et ça se passera très bien. Il vise la première quinzaine de juillet, de façon à avoir son nouveau Premier ministre, à ses côtés, à La Tribune du défilé du 14 Juillet, avant un grand discours au Congrès», peut-on lire. De plus, cette source proche du Président affirme que ce dernier a appelé Nicolas Sarkozy, alors confiné au Cap Nègre, pour avoir des conseils: «Il a testé des noms auprès de Nicolas. Celui de Bruno Le Maire, comme il l’avait fait pour Jean-Michel Blanquer, il y a deux ans.»

N’appréciant ni Bruno Le Maire, ni Edouard Philippe, Nicolas Sarkozy aurait alors déclaré à Emmanuel Macron: «Quand tu nommes ton Premier ministre, il te déteste au bout de six mois. Si tu le vires, il te déteste encore plus. Et le nouveau te déteste au bout de six mois aussi! Jeudi 7 mai, alors qu’il précisait les modalités de son plan de déconfinement, depuis Matignon, Edouard Philippe a pourtant affirmé que ses relations avec le président de la République étaient au beau fixe.

«Certains s’interrogent sur l’état de vos relations avec Emmanuel Macron, notamment parce que vous n’avez pas toujours utilisé les mêmes termes dans vos messages adressés aux Français», lui avait lancé un journaliste de Radio J. Et le Premier ministre de rétorquer avec ironie: «Ah, je crois que je vais vous décevoir. Depuis trois ans qu’il m’a été donné de travailler avec le président de la République, en tant que chef du gouvernement, j’ai toujours pu, dans nos relations, constater et me réjouir d’une confiance, d’une fluidité qui, je crois a peu de précédents. Et voilà. C’est toujours le cas. J’espère que cela sera toujours le cas. Et je crois que cela sera toujours le cas.» Affaire à suivre…

(11h18) Coronavirus: des tests sérologiques pour des soignants

C’est une grande nouveauté pour ceux qui ont été, durant plusieurs semaines, au contact du Covid-19. Les membres du personnel soignant pourront bénéficier «à compter de la semaine prochaine» de tests sérologiques sur prescription médicale, afin de savoir s’ils ont été contaminés ou non par le coronavirus, a annoncé, ce mardi, le ministre de la Santé, Olivier Véran. «La Haute Autorité de santé m’a transmis une recommandation, hier, qui me permet d’envisager, à compter du début de la semaine prochaine, de proposer à tous les soignants de notre pays de bénéficier, sur prescription, d’un diagnostic sérologique», a déclaré Olivier Véran à l’Assemblée nationale.

«Ces tests, qui permettront aux personnes concernées de connaître leur état d’immunité, seront disponibles pour le personnel soignant à l’hôpital, en Ehpad, en établissement médico-social, mais également en ville», a précisé le ministre, interrogé lors des questions au gouvernement. Selon Olivier Véran, «cette mesure sera, par ailleurs, étendue à tout le personnel qui travaille dans le domaine de l’hébergement d’urgence. Cela permettra de disposer d’une arme diagnostique supplémentaire», a-t-il insisté.

Les tests sérologiques permettent de savoir si quelqu’un a été en contact avec le coronavirus Sars-CoV-2, en regardant s’il a développé des anticorps. Ils reposent sur des prises de sang. Ils se distinguent des tests virologiques, ou PCR, qui permettent de dire qu’un malade est infecté au moment où on les réalise.

Différents types de tests sérologiques sont actuellement disponibles, dont la fiabilité est jugée inégale par les autorités sanitaires. L’incertitude subsiste, par ailleurs, sur la protection offerte par la présence d’anticorps face au virus. «Il n’y a, actuellement, aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection», a ainsi averti l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

(10h43) Vaccin: le laboratoire Moderna en appelle à l’Europe

Le PDG  de la société américaine de biotechnologie, Moderna, Stéphane Bancel, dont le vaccin expérimental contre le coronavirus a livré des résultats encourageants, s’exprimait, sur BFMTV: «Chaque jour qui passe sans avoir de commande de gouvernements européens, c’est un jour où le lancement du vaccin en Europe sera retardé. Là où j’ai besoin d’aide des gouvernements européens, que je n’ai pas encore reçue à ce jour, c’est de passer des commandes. Il faut à peu près six à neuf mois, entre le moment où l’on reçoit une commande et le moment où l’on est capable de fournir les vaccins. Il faut acheter les matières premières, les machines, embaucher des collaborateurs et les former.

 «Dans le scénario le plus optimiste, si tout se passe bien, et il y a 50 raisons pour qu’il y ait des retards, il n’est pas impossible du tout que sur la période octobre-novembre la société ait assez de données pour juger de l’efficacité de ce vaccin et ainsi pourvoir déposer un dossier aux agences réglementaires en Europe et aux Etats-Unis.

«L’efficacité de ce vaccin expérimental, on en connaitra les résultats à l’automne, une fois que l’on aura fait une étude Phase III. Aux États-Unis, l’approbation pourrait prendre quelques semaines, au lieu de prendre six mois, dans le cadre d’une procédure accélérée. Nous avons, aussi, un partenariat avec le géant Lonza pour fabriquer jusqu’à un milliard de doses par an. Aux États-Unis, on va être totalement capable de fournir le marché américain et l’Europe sera approvisionnée à partir d’un site situé en Suisse»

(10h07) «Il faudrait repousser la rentrée universitaire»

Professeur à l’université de Reims et signataire d’une tribune contre un enseignement 100% à distance, publiée par le journal Libération, Julien Boudon s’est expliqué, sur France Info: «Il est à peu près certain qu’il faudrait repousser la rentrée universitaire, contrairement à ce que nous a dit notre ministre de l’Enseignement supérieur. Car cette rentrée, je l’imagine très mal surtout dans les filières tendues comme le droit, l’économie ou la psychologie. Il faut donc laisser le temps aux équipes de se préparer à enseigner une partie à distance.

«Mais pas question que tout l’enseignement soit numérique. On peut évaluer à au moins 15% à 20% les étudiants qui, soit n’ont pas d’ordinateur, soit n’ont pas une connexion internet correcte. Je trouve que les faire venir sur un campus a beaucoup de sens pour ces publics fragiles. Sinon, nous risquons de perdre, de sacrifier, une génération.»

«Sauf qu’avec les règles sanitaires actuelles, et les quatre mètres carrés obligatoires, par étudiant, les professeurs ne verraient leurs élèves qu’une semaine sur quatre, en travaux dirigés, et non tous les quinze jours. Sachant que nous n’avons que dix semaines de travaux dirigés, cela veut dire que nous ne verrions les étudiants que deux ou trois fois au cours du semestre. Ceci est un non-sens pédagogique! Surtout si ces mesures se poursuivent au-delà du premier semestre car, déjà, on nous annonce que le second semestre pourrait lui aussi être menacé en raison de l’épidémie de coronavirus

(09h21) Coronavirus: une prime de 1.000 euros dans l’Education nationale

Certains salariés de l’Education nationale, mobilisés pendant la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, vont percevoir une prime exceptionnelle, a indiqué le ministère de l’Education nationale, à BFMTV, confirmant une information de Paris Match. Il s’agit «de récompenser ceux qui ont eu un surcroît de travail et qui ont été très impliqués dans la gestion de la crise liée au coronavirus» a indiqué le ministère à l’hebdomadaire.

La prime sera échelonnée selon trois niveaux différents. Elle sera de 1.000 euros maximum et sera accordée a environ 68.000 personnels. Dans le détail, elle concernera, en majorité, des enseignants, environ 65.000 environ, et quelque 3.000 autres personnels tels que des infirmiers, personnels administratifs et informaticiens qui ont continués à être mobilisés pendant le confinement.

Cette prime sera versée, en une fois, et son montant sera déterminé en fonction du temps d’investissement des personnels. Ce sont les académies qui seront chargées de déterminer qui pourra la percevoir. Ce dispositif devrait coûter une cinquantaine de millions d’euros. La prime sera exonérée de cotisations et de contributions sociales ainsi que d’impôt sur le revenu, selon le décret paru au Journal officiel du 15 mai.

(08h43) Ville de Paris: un plan de 15 millions d’euros au secteur culturel

Un plan de soutien aux artistes et acteurs culturels parisiens affectés par la pandémie, d’un montant de 15 millions d’euros, dont une aide à projets pour «un mois d’août de la culture», a été adopté par la Mairie de Paris, a annoncé, ce mardi, l’adjoint à la Culture de la maire de Paris, Christophe Girard. «Ce soutien aux associations culturelles, aux théâtres, aux festivals, aux musées divers, vise à «éviter tout ralentissement, afin que les acteurs ne flanchent pas, et qu’ils soient capables de prendre des initiatives supplémentaires: cela permet de réveiller tout le monde», a déclaré à l’AFP Christophe Girard. La maire socialiste Anne Hidalgo a proposé, ce lundi, ce plan, au Conseil de Paris, qui l’a voté à l’unanimité» a-t-il précisé.

La mairie prévoit une aide de 12 millions d’euros pour les acteurs culturels qu’elle soutient de manière régulière et qui se trouvent en difficulté. Cette aide exceptionnelle sera accordée notamment «en fonction de la tenue de leurs engagements vis-à-vis des équipes artistiques et techniques». Pour soutenir les acteurs culturels privés ou peu subventionnés, la Ville de Paris a, par ailleurs, défini une stratégie avec le ministère de la Culture qui permettra la mise en place de guichets uniques pour les acteurs concernés. Elle abondera ainsi, à hauteur de 500.000 euros, le fonds de secours confié au Centre national de la musique (CNM), de 700.000 euros le fonds d’urgence pour le spectacle vivant (théâtre, arts de la rue, cirque, etc.) confié à l’Association de soutien aux théâtres privés (ASTP), et de 50.000 euros le fonds de solidarité d’urgence de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).

Des aides spécifiques seront allouées, à hauteur de 1.450.000 euros, au secteur du cinéma, notamment pour les salles indépendantes et la création de court-métrages. Une enveloppe de 500.000 euros ira aux aides à projet pour «un mois d’août de la culture» qui sera organisé à Paris et qui permettra de soutenir directement les artistes et équipes artistiques. «Nous avons pensé que beaucoup de Parisiens et de Franciliens seront restés en août, et on a voulu leur offrir une aide particulièrement féconde» a dit Christophe Girard. Cet évènement sera organisé en association avec des collectivités du Grand Paris et le festival Off d’Avignon.

Un budget exceptionnel d’acquisitions du Fonds d’art contemporain-Paris Collections permettra par ailleurs de soutenir les artistes visuels. La Ville de Paris, qui avait décidé, dès le confinement, la suspension des redevances et loyers des associations et opérateurs culturels, ainsi que des ateliers d’artistes, en annonce désormais l’exonération définitive pour une période de six mois. La Mairie versera, par ailleurs, toutes les subventions accordées au premier trimestre, même en l’absence de «service fait».

(08h11) E-commerce: Monoprix s’associe au britannique Ocado

La livraison de courses à domicile est un peu le Graal du commerce alimentaire. La plupart des enseignes ont tenté de convertir les consommateurs, mais cette pratique reste pour l’heure très marginale. La livraison à domicile ne représente qu’environ 1% des ventes de produits alimentaires en France. La faute aux coûts de la livraison qui surenchérissent le prix des courses. Alors que le drive est gratuit et a explosé durant le confinement avec 10% de part des ventes alimentaires, la livraison, elle, est très coûteuse.

Mais Monoprix y croit toujours et continue son développement sur le e-commerce. L’enseigne vient de mettre en service un nouvel entrepôt, à Fleury-Mérogis, en Ile-de-France. Le bâtiment de 36.000 m², entièrement robotisé, a été développé en partenariat avec le britannique spécialiste du e-commerce Ocado.

«Ocado a développé une technologie exceptionnelle, qui permet de pratiquer un e-commerce sans faute» explique, dans le Figaro, Jean-Paul Mochet, président de Monoprix et de Franprix. «Nous allons pouvoir proposer à nos clients l’offre la plus large du marché, avec, à terme, 50.000 références, ainsi que la gestion des dates limites de consommation, en temps réel, et la livraison à partir du lendemain dans un créneau d’une heure.»

A l’intérieur de l’entrepôt, 350 salariés s’affairent et des centaines des robots filent à 18 km/h pour aller chercher les produits et les apporter au préparateur de la commande qui n’a pas, lui, à se déplacer. Grâce à cette organisation, une commande de 50 produits peut être prête en six minutes.

Casino, propriétaire de Monoprix, lance d’abord l’offre, en Ile-de-France, et compte l’étendre, ensuite, dans les Hauts-de-France. A terme l’enseigne compte réaliser 500 millions d’euros de ventes annuelles avant l’ouverture de nouveaux entrepôts dans le sud de la France et dans la région de Lyon. «L’e-commerce alimentaire va croître de manière très importante dans les années à venir. Il pourrait atteindre 20% de parts de marché», estime le patron de Monoprix.

A condition cependant de rendre la livraison abordable. Or pour le moment, les tarifs annoncés ne sont, a priori, pas susceptibles de lever les freins: 10 euros la livraison, 5 euros à partir de 100 euros d’achats et gratuite si vous dépensez plus de 150 euros. L’enseigne proposera prochainement une offre d’abonnement à la manière d’Amazon Prime et des tarifs heures creuses. Si cette nouvelle technologie pourrait faire baisser les prix à terme, aujourd’hui, il semble qu’ils soient encore élevés. Le patron de Casino, Jean-Charles Naouri, estimait, d’ailleurs, l’année dernière que «la livraison doit être gratuite pour que la livraison à domicile se développe».

Selon une étude réalisée par le cabinet Simon Kucher, l’effet psychologique du coût de la livraison serait déterminant. 40% des clients interrogés assurent qu’ils renoncent à la livraison si elle est facturé 5 euros. Et 54% ; si elle est à 8 euros. En revanche, si le prix des produits était 10% plus élevé mais la livraison offerte, 80% des clients commanderaient quand même.

Même s’il développe son offre, Monoprix est toujours partenaire d’Amazon, grand concurrent d’Ocado, au Royaume-Uni. L’enseigne propose 6.000 de ses produits, à la vente, sur le site américain, depuis un an et demi. Et avec un certain succès puisque le groupe affirme que 80% des commandes alimentaires, sur Amazon, contiennent un produit Monoprix. Entre Ocado et Amazon, Monoprix ne met pas tous ses oeufs dans le même panier.

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