(18h18) Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

Plus de 5,5 millions de cas du nouveau coronavirus et près de 350.000 décès ont été officiellement recensés dans le monde, dont plus des deux tiers en Europe et aux Etats-Unis, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles, ce mardi matin.

L’Europe est le continent le plus touché avec 2.047.401 cas et 172.824 décès, suivi par l’Amérique du Nord, avec les Etats-Unis (1.662.768 cas, dont 98.223 décès). Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas graves ou manquant de capacités de dépistage.

(17h39) Automobile : l’Etat va consacrer 8 milliards d’euros d’investissements

Emmanuel Macron a présenté, ce mardi, un plan d’aide au secteur automobile, durement touché. Accompagné des ministres de la Transition écologique, Elisabeth Borne, et de l’Economie, Bruno Le Maire, le chef de l’Etat est arrivé, en milieu d’après-midi, dans une usine de l’équipementier Valéo, à Etaples, près du Touquet (Pas-de-Calais), pour annoncer un plan de soutien «massif» à la filière automobile. En fin d’après midi, il a annoncé une série de mesures…

Le chef de l’Etat a annoncé le renforcement de la prime électrique: 7.000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique, par un particulier, 5.000 euros pour les entreprises et les collectivités et 2.000 euros pour les véhicules hybrides rechargeables, qui étaient jusque là. Emmanuel Macron a également annoncé une prime à la conversion d’un montant de 3.000 euros à l’achat d’une voiture hybride neuve ou d’occasion, de 5.000 euros pour une voiture électrique, à partir du 1er juin, et dans la limite de 200.000 véhicules. 

Emmanuel Macron souhaite faire de la France le premier pays d’Europe en terme de production de véhicules propres avec un million de voitures électriques, rechargeables et hybrides, produites par an à compter de 2025. Le chef de l’Etat a annoncé que l’Etat investira, au total, 8 milliards d’euros, pour soutenir la filière automobile, particulièrement touchée par la crise économique engendrée par la pandémie de coronavirus.

(17h28) Automobile: cette usine modèle d’Étaples qu’envient les Chinois

La France n’a pas de batteries, mais elle a des idées pour améliorer la voiture thermique avec une hybridation: l’alterno-démarreur est une invention explorée par Valeo depuis trois décennies et parvenue à maturité. L’usine Valeo d’Étaples (Pas-de-Calais), où le président Emmanuel Macron doit annoncer, ce mardi, un plan de soutien à l’automobile, incarne un succès français dans les technologies électriques et un modèle d’industrie du futur.

Dans l’immense bâtiment de l’équipementier automobile français qui, il y a quelques jours encore fabriquait des masques antivirus, 1.500 employés produisent 8 millions d’alternateurs et d’alterno-démarreurs par an, un toutes les sept secondes environ. Et 80 % partent à l’exportation, principalement vers l’Europe, mais aussi la Chine, les États-Unis, l’Inde où le Japon. L’usine équipe quatre voitures neuves sur dix en Europe avec ces pièces à fort contenu technologique chargées de produire l’électricité des véhicules. Elle compte tous les principaux constructeurs parmi ses clients.

Les alterno-démarreurs sont utilisés pour réduire les émissions de CO2 des moteurs thermiques (jusqu’à 10 %), par un système d’hybridation légère 48 volts, dont Valeo revendique le premier rang mondial avec 40 % des commandes enregistrées à ce jour sur cette technologie. Audi lui-même, parmi tant d’autres, l’a adoptée pour ses remarquables avantages.

Le site qui l’assemble, bâti en 1970, à quelques encablures de la cité balnéaire du Touquet, où le couple présidentiel dispose d’une maison de vacances, a réussi à stabiliser ses effectifs dans un contexte de délocalisations massives en France. Il a recruté une centaine de personnes en 2019. «On est capable, aujourd’hui, de fabriquer moins cher que dans les pays à bas coûts» se félicite Alberto Santos, directeur de l’usine. Le site exploite l’automatisation et les technologies numériques pour rester compétitif.

Le long des interminables allées qui quadrillent les 35 000 m2 d’ateliers, le travail sur les pièces métalliques est surtout l’affaire de robots. Le transport des pièces, rangées dans des centaines de cagettes en plastique vert pomme, s’effectue sur des chariots autonomes. «On est un des sites les plus automatisés de Valeo» explique le directeur de l’usine.

Environ 200 personnes sont affectées à la recherche et au développement de nouveaux produits et processus de fabrication. Au total, les techniciens et ingénieurs représentent 50 % de la force de travail.

«On est sur un marché avec une accélération énorme au niveau de l’innovation» a expliqué Alberto Santos à l’AFP, «rien n’est acquis. C’est une guerre tous les jours». Il souligne la concurrence féroce de nouveaux acteurs venus de l’électronique, à l’heure où l’électrification des moteurs pour abaisser les émissions polluantes des véhicules est devenue un enjeu crucial.

Pour Christophe Périllat, directeur des opérations de l’entreprise, le site d’Étaples illustre la migration du moteur à combustion vers le véhicule électrifié. Il illustre aussi la modernisation en cours vers «l’industrie 4.0». «On va vers plus d’automatisation, plus de technologie, plus de numérique dans toutes les usines du groupe» résume-t-il.

Un bel exemple aussi de l’inutile clivage que certains voudraient dresser entre thermique et électrique. Il est permis de prendre le meilleur des deux comme le font les hybrides, injustement sortis du plan d’aide à l’achat malgré leurs atouts. La visite d’Emmanuel Macron pourra peut-être enfin lever le malentendu dont cette technologie, plébiscitée dans le monde entier, est victime chez nous.

(16h57) Coronavirus: l’application StopCovid est prête et jugée suffisamment efficace

L’application StopCovid, visant à avertir les personnes ayant été en contact avec un malade du coronavirus, sera disponible en France, dès le dernier week-end de mai, si les parlementaires l’approuvent cette semaine, a été testée grandeur nature par une soixantaine de militaires, a appris France Info auprès du ministère des Armées. L’application a été jugée opérationnelle et suffisamment efficace pour être déployée.

Cette application, qui fonctionne par Bluetooth et sur la base du volontariat, doit permettre à chaque utilisateur qui apprend sa contamination de prévenir ceux qu’il a croisés dans les 15 jours précédents, pour qu’ils puissent prendre leurs précautions. L’expérimentation, destinée à vérifier le comportement du Bluetooth, a duré une dizaine de jours. Les tests ont d’abord eu lieu en laboratoire, à l’Inria, l’Institut national de recherches en sciences et technologie du numérique. Pour la version grandeur nature, il fallait un certain sens de l’organisation et de la discipline, et c’est donc à l’Armée que les chercheurs ont demandé un coup de main.

.Pendant trois jours, 60 militaires, venus principalement de Metz et d’Orléans, se sont donc pliés à tout un tas d’exercices: leur téléphone à l’oreille ou rangé dans leur poche, immobiles pendant 15 minutes ou passant l’un près de l’autre, à plus d’un mètre, à moins d’un mètre, dans un métro, dans la rue, un bus ou un supermarché. Le tout avec des téléphones de 17 marques différentes, plus ou moins récents.

Les ingénieurs ont étudié au total une centaine de scénarios et leur verdict est très positif: les tests sont concluants, même si l’application doit encore s’améliorer. StopCovid détecte, selon ces tests, près de 80% des personnes qui restent autour de vous dans un rayon d’un mètre et pendant plus de quinze minutes.

Il sera possible de la télécharger très prochainement sur les «store», les magasins d’application d’Apple et de Google. Les personnes dépistées positives au Covid-19 devront l’indiquer dans l’appli, en utilisant un code fourni par le médecin, afin d’éviter les fausses déclarations. Les personnes qui auront croisé un malade du Covid-19 recevront une notification sur leur téléphone, avec un lien à suivre expliquant la démarche à suivre.

(16h14) Un «pont maritime» pour les Français bloqués au Maroc

Interrogé sur les nombreux Français toujours bloqués au Maroc, notamment en camping-car, Jean-Yves Le Drian a fait savoir, sur France Inter, qu’un « véritable pont maritime » est actuellement en train d’être mis en place. Déjà «trois liaisons maritimes pour les camping-caristes» ont été instaurées ces derniers jours, des «dizaines de liaisons maritimes vont être organisées» ces prochains jours vers Malaga, Sète ou Marseille. «Cela devrait permettre de régler cette situation difficile» assure le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Pour les Français bloqués en Algérie, Jean-Yves Le Drian annonce également la mise en place de «trois vols quotidiens» pour permettre leur rapatriement rapidement. 

(15h48) Une amende pour les masques jetés sur la voie publique

Ces masques chirurgicaux sont déjà pointés du doigt pour être un fléau pour l’environnement. De nombreuses associations environnementales ont alerté sur le fait que partout dans nos villes et sur nos plages, ils sont trop souvent jetés sur la voie publique. Un désastre sanitaire (ils peuvent être contaminants pour les agents qui sont obligés de les ramasser par terre)  et écologique (ils mettraient environ 450 ans à se biodégrader dans la nature). Car ces masques, à usage unique, ne sont pas fait de tissu classique mais d’un textile issu du pétrole. Ils sont donc tout aussi polluants que les sacs en plastique ou encore que les couches pour bébé ou les lingettes. 

Fort de ce constat dans sa circonscription des Alpes-Maritimes, le député Eric Pauget a déposé le 18 mai une proposition de loi pour lutter contre ces dépôts sauvages, bien trop fréquents. Il souhaite porter l’amende encourue pour ce type de délit de 68 à 300 euros. « La France vient de commander un milliard de masques » explique-t-il. « Cela veut dire que dans les semaines qui arrivent, ils vont devenir un objet qui va se populariser de manière très forte ». « Il y a un enjeu sanitaire, car les masques sont potentiellement contaminants. Et il y a Je viens de déposer une proposition de loi pour lutter contre le dépôt sauvage de gants & masques utilisés, sur la voie publique afin de renforcer la lutte contre ces comportements qui induisent des risques sanitaires & environnementaux importants.

Laurent Lombard, de l’association Opération Mer Propre est inquiet. Il a déjà trouvé des masques et gants au fond de la mer, notamment au large d’Antibes. Des objets polluants et dangereux pour les animaux marins, au même titre que les sacs en plastique. Et les masques peuvent voyager très loin. «Ils sont emportés par les courants car ils sont très légers. En fait, dans l’eau, c’est comme les méduses, ça part avec les courants et ça va très loin» explique-t-il.Une nouvelle vague de déchets menace donc nos mers et nos océans. Il est donc impératif de jeter à la poubelle un masque chirurgical ou une paire de gants en plastique après usage, comme tout autre déchet non recyclable. 

(14h12) Coronavirus: Google supprime de nombreuses applications de son Play store

Sous couvert de lutter contre les fake news, Google supprime de nombreuses applications de son Play Store. Ces applications faisaient référence au Covid-19. De nombreux développeurs sont ainsi écartés du système Android qui équipe de nombreux smartphones. Certains y voient une atteinte à la liberté d’expression.

L’information a provoqué quelques remous dans la communauté des développeurs d’applications pour smartphones et tablettes. Le 16 mai 2020, le fondateur de Podcast Addict, un agrégateur de podcasts, apprend que son application vient d’être suspendue de la plateforme Play Store de Google Android: autrement dit, qu’il n’est plus possible de la télécharger. Le choc est rude. Podcast Addict, ce sont près de deux millions et demi d’utilisateurs.

La pilule est d’autant plus amère que les raisons de ce retrait interrogent. L’application dont il est question propose, à l’écoute, des programmes qui parlent de la pandémie. Rien de plus normal, à priori, dans le contexte que l’on connaît. Mais le problème, c’est que Google a décidé de suspendre de sa plateforme toute application faisant référence au coronavirus.

Officiellement, pour lutter contre les fausses nouvelles, et éviter la prolifération d’applications douteuses, comme cela avait été le cas avec les applications sauvages de téléchargement d’attestations dérogatoires qu’on a vu apparaître lors du confinement. Désormais lorsque l’on tape les mots «coronavirus» ou «covid», dans la barre de recherche de Play Store, sur les smartphones gérés par Android, aucune proposition n’est faite à l’utilisateur, à l’exception de quelques applications validées par des organismes officiels, comme l’OMS ou la Croix Rouge.

Car Google n’a pas simplement banni toute référence au virus. Il a aussi pris un parti radical: celui de considérer que seule la parole officielle a désormais droit de cité sur sa plateforme. Pour Podcast Addict, l’affaire s’est bien terminée. Après que son administrateur a fait appel de cette décision, le 19 mai, Google l’a rétablie dans son catalogue. Pour éteindre l’incendie, Hiroshi Lockheimer, le patron du système Android, se fend alors d’un tweet d’excuses: «Nous en sommes encore en train de faire quelques réglages dans nos procédures de lutte contre la désinformation, mais cette application n’aurait pas dû être retirée.»

La cellule investigation de Radio France a pu établir que Podcast Addict n’est que l’arbre qui cache la forêt. Dans la réalité, la nouvelle politique de Google a contribué à écarter de son Play Store de nombreux autres développeurs qui n’ont rien à voir avec l’abus d’une situation de crise, ou la propagation de fausses nouvelles, comme ce concepteur de jeu. Pour Google, seul un gouvernement a le droit de parler du Covid-19.

Ainsi, de nombreux développeurs d’applications ont reçu ce mai, de la part de Googlel: «Les applications faisant référence ou allusion au Covid-19, sous quelque forme que ce soit, ne seront approuvées pour être distribuées par Google que si elles sont publiées, commandées ou autorisées par des organismes gouvernementaux, ou des organismes de santé publique.» Résultat, des ressources ont été coupées, alors que les frais payés pour les serveurs courent toujours.

Au-delà du temps que Google peut mettre à répondre et à réparer les erreurs qui ont pu être commises, se pose aussi une question de fond. Quelle autorité ont-ils pour faire ça?  On tombe dans la logique des avocats à l’américaine où l’on se borde dans tous les sens. Une approche qui peut d’autant plus surprendre que le moteur de recherche de Google, lui, se nourrit d’informations sur l’épidémie du Covid-19.

C’est une source de revenus important pour ce géant du net. D’un côté, donc, tout peut être dit et publié, tandis que sur les smartphones, seuls les gouvernements détiendraient la vérité. Sur le principe, ce n’est pas acceptable, car c’est aussi la liberté d’expression qui est en cause dans cette affaire.


(13h06) Emmanuel Macron présente son Plan pour la filière automobile

Le président de la République, Emmanuel Macron, présente, ce mardi, le plan de soutien à la filière automobile, durement éprouvée par la crise du coronavirus, dans une usine du groupe Valeo, dans les Hauts-de-France. Avant ce déplacement à Etaples, près du Touquet, dans le Pas-de-Calais, le chef de l’Etat s’entretiendra avec Jean-Dominique Sénard, le PDG de Renault, à l’Elysée. Puis il aura rencontré les acteurs de la filière automobile pour faire le point sur l’impact de la crise et les moyens d’en sortir.

Les ministres Bruno Le Maire (Economie), Elisabeth Borne (Transition écologique) et Muriel Pénicaud (Travail) ainsi que la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher auront participé à ces échanges qui auront réuni une trentaine de personnes dans deux salles de l’Elysée pour respecter les consignes de distanciation.

C’est à l’issue de cette réunion de travail que le président et les ministres «rendront les arbitrages sur le Plan» a précisé l’Elysée. «Le soutien sera notamment» a ajouté la présidence. La présentation de ce Plan, par Emmanuel Macron, attendu à Etaples à 15 heures avec Bruno Le Maire et Elisabeth Borne, intervient trois jours avant celle du plan d’économies de deux milliards d’euros que doit dévoiler, ce vendredi, le groupe Renault.

«Soutenir et sauver Renault c’est soutenir et sauver la filière automobile », qui pèse en France 400.000 emplois industriels directs et 900.000 avec les services» souligne l’Elysée. Bruno Le Maire a expliqué ces derniers jours que le plan de soutien serait orienté vers les technologies vertes et il a réclamé, en échange, une relocalisation de productions en France

(12h38) Appel franco-allemand pour une réouverture des frontières

Le président de l’Assemblée nationale française et son homologue allemand appellent, ce mardi, à une réouverture le plus vite possible, des frontières entre pays européens, après plusieurs semaines de fermeture due à la pandémie de coronavirus. «La France et l’Allemagne doivent œuvrer en faveur du rétablissement immédiat de la libre circulation au sein de l’espace Schengen lorsque les conditions seront remplies» soulignent Richard Ferrand et Wolfgang Schäuble, dans une déclaration commune obtenue par l’AFP.

«La fermeture de la frontière franco-allemande a déjà de lourdes conséquences, qui vont bien au-delà de la région frontalière et pèsent notamment sur la perception des relations franco-allemande» indiquent Richard Ferrand, membre du parti LREM du président français Emmanuel Macron, et Wolfgang Schäuble, un poids lourd du mouvement CDU de la chancelière Angela Merkel, en plaidant pour «une action rapide».

Ce texte est publié à deux jours d’une réunion de l’Assemblée parlementaire franco-allemande, un nouveau forum des deux chambres créé pour renforcer les relations entre les deux pays, consacrée aux leçons à tirer en Europe de la pandémie de Covid-19. A ce jour, une réouverture des frontières est programmée, à l’intérieur de l’Europe, à partir de la mi-juin, mais jusqu’ici , les annonces se font dans le désordre, entre pays européens, en dépit des appels de la Commission européenne à davantage de concertation. 

Les présidents des deux chambres des députés ont aussi dans leur déclaration «salué» et apporté leur «soutien» à la récente proposition, du chef de l’Etat français et de la chancelière, en vue d’un plan de relance, en Europe, de 500 milliards d’euros, suite à la pandémie, financé par de la dette contractée par l’Union européenne. Un projet qui suscite la controverse car il brise un tabou européen en matière de mutualisation de la dette.

«La France et l’Allemagne assument leur responsabilité commune, pour l’Union européenne, avec cette proposition qui vise à ce que l’Europe sorte renforcée après la crise du coronavirus» disent-ils. Les deux responsables vont même plus loin «en appelant « maintenant à lancer une décennie d’investissements publics en Europe, dans la santé, la protection du climat ou encore la sécurité.» «L’initiative de nos deux gouvernements devrait être le coup d’envoi pour mettre au point une sorte de nouveau Plan Schuman» ajoutent-il, en référence au texte fondateur de la construction européenne publiée en mai 1950, soit il y a exactement 70 ans

(11h54) Coronavirus: l’application StopCovid disponible dès ce weel-end

L’application StopCovid a pour but de permettre à chaque utilisateur qui apprend sa contamination de prévenir ceux qu’il a croisés dans les deux semaines précédentes, pour qu’ils puissent prendre leurs précautions. Un débat et un vote sur le sujet sont prévus, à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, cette semaine. Sous la pression des oppositions, le gouvernement a accepté ce vote, pourtant non obligatoire, car l’application sera basée sur une participation volontaire.

Le projet est critiqué jusque dans la majorité pour les risques concernant la vie privée des utilisateurs, même s’il est présenté comme ne dérogeant pas à la réglementation sur les données personnelles. «Il y a eu beaucoup de questions légitimes, mais plus nous donnons d’explications, plus les réticences diminuent» a assuré Cédric O, disant ne pas croire à une division de la majorité. Il déclare, dans Le figaro, de ce mardi: «Sous réserve du vote au Parlement, l’application pourrait être disponible dans les magasins d’application d’Apple et d’Android ce week-end.» L’objectif était jusqu’à maintenant le mardi 2 juin.

(10h27) Education: retour en classe des 4èmes et des 3èmes dès le 2 juin

La réouverture progressive des écoles et des collèges va-t-elle se poursuivre?

Invité sur LCI, ce mardi, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré qu’il espérait que les résultats de ces premières semaines de déconfinement permettraient un retour en classe des élèves de 4e et de 3e, ainsi que des lycéens. Pour l’heure, seuls 20% des élèves d’école primaire et 30% environ des collégiens ont pu reprendre le chemin de l’école, et rarement à temps plein.

«Rester éloigné de l’école pendant trop longtemps peut être très nocif. Je souhaite que nous réussissions à rouvrir pour les 4e et les 3e, mais aussi pour les lycéens et notamment les lycées professionnels qui sont prioritaires. C’est un impératif social.» a insisté le ministre qui tient également à «rouvrir les collèges dans les zones «rouges»». 

Mais pour cette dernière option, Jean-Michel Blanquer précise que la décision n’est pas de son ressort: un conseil de défense aura lieu, ce mercredi, pour discuter des suites du déconfinement, Edouard Philippe devant officialiser les annonces jeudi. En tout cas, «l’Education nationale est prête à rouvrir ces classes supplémentaires dès le 2 juin» assure le ministre.

(09h51) Déconfinement : le Plexiglas face à un boom de la demande

Avec la réouverture massive des lieux accueillant du public comme les magasins ou réorganisation du travail dans les bureaux: le besoin de parois de protection face au Covid-19 explose, entraînant un boom de la demande de plaques de Plexiglas. Cette marque, déposée par le groupe allemand Röhm, mais adoptée dans le langage courant, également connu sous son acronyme PMMA (polyméthacrylate de méthyle), parfois appelé «verre acrylique», est une matière plastique très largement utilisée pour la fabrication de parois de protection, de vitrines, de tablettes ou d’objets de décoration ou publicitaires.

«Il y a à peu près un mois qu’on s’est rendu compte qu’il allait y avoir une forte demande de protection et que le Plexiglas allait être le matériau très convoité» raconte le patron de Pluxi, une PME basée à Landévant (Morbihan), qui a d’abord subi le contrecoup de la crise du Covid-19.

«Quand il y a eu la décision du confinement, on avait encore du travail pour une semaine» se rappelle M. Rivé. Une première commande de 2.000 parois de protection pour aménager des pharmacies a permis de redémarrer l’activité. Mais pour le Plexiglas, «la pénurie est de plus en plus installée», souligne le patron de Pluxi, qui fonctionne avec des commandes passées au tout début du confinement et « qui sont livrées avec du retard et un peu au compte-gouttes ».

De fait les délais de livraison se sont allongés: «les commandes passées actuellement nous seront livrées en automne, voire décembre » alors qu’habituellement, il faut entre une semaine et trois semaines selon les produits.» «Pour tous les secteurs accueillant du public autorisés à rouvrir depuis le 11 mai, « c’est vital d’avoir ces protections », constate Michel Rivé. Mais « on va avoir du mal à servir ».

L’expérience est voisine pour Abaqueplast, un distributeur de matières plastiques et fabricant de produits sur demande, basé à Stains, en banlieue parisienne, qui s’est engagé à plein dans la production d’écrans de protection en Plexiglas. «On travaille beaucoup pour les stands d’exposition, l’agencement, les musées, qui ont annulé leurs expositions temporaires. Donc on a perdu du marché brutalement» explique Marc Le Moel, directeur d’Abaqueplast.

Au début du confinement, il a dessiné des écrans de protection, proposés sur le site internet de l’entreprise. «On a senti la demande progresser brutalement, de façon exponentielle. Là, on a concentré toute notre activité sur les écrans de protection» résume-t-il.Une solution de repli a été de proposer aux clients des plaques de PMMA très légèrement coloré, « les seules références encore disponibles en usine ».

(09h12) Déconfinement: réouverture des cinémas, début juillet, dans toute la France

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a expliqué, ce mardi, sur France Info, que le gouvernement réfléchissait à des dates de réouverture les lieux culturels: «Pour les salles de cinéma, on travaille sur une ouverture, à partir du 1er juillet ou début juillet. Pour les salles de spectacles, peut-être pouvons-nous commencer à ouvrir progressivement, à partir de juin. Mais ce n’est pas décidé, ce sont des scénarios sur lesquels nous travaillons» a précisé le ministre.

«Les salles de cinéma doivent absolument ouvrir, en même temps, dans tous les départements, sans distinction de départements en zone «rouge» ou «verte» pour amortir le coût de la distribution et pour que les Français comprennent quels sont les films à l’affiche» a expliqué Franck Riester. Pour l’instant, il ne sait pas encore quelles seront conditions sanitaires, même si «les salles de cinéma préconisent de réduire le nombre de personnes dans les salles, sans forcément qu’il y ait une séparation physique stricto sensu.»

Sur les tournages pour le cinéma et la télévision, le ministre de la Culture, Franck Riester, a expliqué que «pour que les tournages reprennent, il faut que les producteurs soient protégés». C’est pour cette raison que le gouvernement a annoncé un fonds de 50 millions d’euros, abondé par l’État et les régions qui le souhaitent, pour indemniser les producteurs de cinéma et de télévision en cas de problème lié à la pandémie de Covid-19. «Nous avons pris la décision parce que c’est vital que nous reprenions les tournages. Il y a des besoins pour la télévision, il y a des besoins pour le cinéma et pour cela, les producteurs ont besoin d’être sécurisés» a-t-il précisé, alors qu’aucune solution n’a été trouvée directement avec les assureurs.

(08h39) Coronavirus: 54% des sondés souhaitent quitter Paris et l’Ile-de-France

Le confinement aura laissé des traces indélébiles dans les esprits. Chez bon nombre d’habitants de Paris et d’Ile-de-France., l’isolement a fait naître des velléités de départ ou a simplement accéléré des processus déjà enclenchés. C’est ce qui émerge d’une étude menée par l’association « Paris je te quitte » auprès de 866 Franciliens. Après 55 jours de quarantaine, il apparaît que ces derniers auraient largement remis en question leurs choix de vie, y compris géographiques.

Avant le confinement, souligne l’étude, 38% des Franciliens interrogés déclaraient vouloir quitter la région dès que possible. 24% se voyaient, eux, plutôt lever les voiles d’ici un à deux ans. Après le confinement, 54% des sondés ont exprimé le souhait de quitter la capitale, soit une augmentation de 16 points en l’espace de deux mois, tandis que 19% envisagent un départ dans un à deux ans. Pour beaucoup, le confinement a donc agi comme un déclic. 56% des sondés désireux de partir considèrent ainsi que le confinement a déclenché ou accéléré leur projet de départ de Paris.

C’est 78% des Franciliens, soit une écrasante majorité, qui ont vécu leur confinement dans la région, dont 69% en appartement. Se rapprocher de la nature, se délester du stress, ou encore bénéficier d’un logement plus grand et moins cher sont des arguments qui reviennent plus d’une fois sur deux chez les Franciliens interrogés. D’autant que le recours facilité au télétravail a donné des idées: 81% des Franciliens interrogés en ont fait l’expérience pendant le confinement.

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