(18h08) Coronavirus : le point sur l’épidémie en France

L’épidémie de coronavirus a fait 31 nouveaux décès, en 24 heures, dans les hôpitaux français, où le nombre de patients en réanimation continue de baisser, selon le bilan communiqué, ce lundi, par la Direction générale de la santé. Cela porte le bilan total de morts à 28.833, dont 18.506 à l’hôpital, mais les chiffres des décès dans les établissements sociaux et médico-sociaux (Ehpad) n’ont pas été actualisés depuis vendredi et devraient l’être, ce mardi.

«C’est 1.302 malades, atteints d’une forme sévère de Covid-19, qui sont hospitalisés en réanimation», selon le communiqué, soit 17 malades de moins, par rapport au bilan de dimanche. Quatre régions (Île-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France) regroupent 73% des patients hospitalisés en réanimation.

(17h42) Déconfinement : Emmanuel Macron salue «le retour des jours heureux»

Des bords du Canal Saint-Martin au Boulevard Saint-Germain, les Parisiens redécouvraient, ce mardi, le plaisir de boire un café sur les terrasses tout juste ouvertes avec luxe suprême dans la capitale, de l’espace, distanciation oblige. La deuxième phase du déconfinement a donc débuté ce matin. Elle est synonyme d’un quasi-retour à la normale en France.

Apprécier un café en terrasse ou sauter dans un train, direction la plage. Les Français ont regagné, ce mardi, une partie de leur liberté, même si la prudence reste de mise, face au coronavirus, qui a entraîné une profonde récession. Même le président de la République s’y est mis…

Voici, dans son intégralité, le message de ce mardi, sur Twitter (02-06-2020/12h39), d’Emmanuel Macron : «La réouverture des cafés, hôtels et restaurants signe le retour des jours heureux ! Nul doute que les Français seront là pour retrouver cette part de l’esprit français, de notre culture et de notre art de vivre. En ces temps difficiles, l’État continuera à soutenir ce secteur.»

Laissés de côté lors de la première phase du déconfinement le 11 mai, les cafés, bars et restaurants, sinistrés par plus de deux mois de fermeture, ont pu rouvrir avec cependant certaines conditions à respecter. En zone «orange» (Ile-de-France, Guyane, Mayotte), les régions davantage sous pression face au virus, seules les terrasses peuvent accueillir des clients, de 8h à 22h seulement. En zone «verte», c’est également possible à l’intérieur, mais pas plus de dix clients par table et avec un mètre minimum entre chaque groupe. Et les clients du bar doivent consommer assis et pas debout, devant le comptoir.

(17h25) Déconfinement : réunion à l’Elysée avec les partenaires sociaux

Selon les syndicats, le courrier d’invitation envoyé, ce mardi, indique que la réunion à l’Elysée se tiendra, jeudi prochain, en présence du Premier ministre, Edouard Philippe et de ses ministres, Muriel Pénicaud (Travail), Bruno le Maire (Economie et Finances), Gérald Darmanin (Action et des comptes publics), Didier Guillaume (Agriculture, Alimentation) et Laurent Pietraszewski (secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé et des solidarités, chargé des retraites).

Sont invités à l’Elysée, du côté des organisations syndicales, Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Yves Veyrier (Force ouvrière), François Hommeril (CFE-CGC), Cyril Chabanier (CFTC) et Laurent Escure (Unsa). Du côté des organisations patronales sont conviés Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), Alain Griset (U2P), François Asselin (CPME) et Christiane Lambert (FNSEA).

(16h56) Espagne : la fin du déconfinement le 1er juillet

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a indiqué, ce dimanche, espérer que le déconfinement sera achevé, le 1er juillet, dans tout le pays, et il a annoncé une dernière prolongation» de l’état d’alerte, qui permet de limiter la circulation, jusqu’au 21 juin. «Le 1er juillet, j’espère que tout le territoire espagnol pourra récupérer sa liberté de circulation, s’il n’y a pas de changement dans l’évolution de l’épidémie de nouveau coronavirus», a déclaré le Premier ministre, lors d’une conférence de presse.

Les Espagnols n’ont pas le droit de sortir de leur province tant que le déconfinement n’est pas terminé. «Nous sommes sur le point d’arriver à bon port, d’en terminer avec cette urgence sanitaire, mais nous avons encore besoin d’une dernière prolongation de quelques jours de l’état d’alerte, qui devait prendre fin le 7 juin», a ajouté le chef du gouvernement. A la date du 1er juillet, l’Espagne a aussi décidé de rouvrir ses frontières aux touristes étrangers et de lever la quarantaine imposée le 15 mai à toute personne entrant dans le pays.

L’Espagne, l’un des pays les plus endeuillés du monde, par la pandémie, avec plus de 27.000 morts, a entamé ces dernières semaines, un déconfinement par phases, différent selon les régions en fonction de leur situation épidémiologique. Les phases devant durer deux semaines, ce déconfinement devait être achevé, fin juin, dans la plupart des régions, mais seulement début juillet, dans la région de Madrid ou à Barcelone.

Les deux plus grandes villes du pays, les plus touchées par la pandémie, ont été les dernières à entamer leur déconfinement, ce lundi. Pedro Sanchez a expliqué, ce dimanche, que les autorités régionales, qui seront de nouveau compétentes pour gérer la troisième et dernière phase du déconfinement, pourront en réduire la durée si la situation le permet.

Lundi, 70% des Espagnols seront dans la deuxième phase du déconfinement qui permet notamment l’ouverture des plages ou des salles de restaurants. La prolongation de deux semaines de l’état d’alerte, la sixième depuis le début du confinement, devra être ratifiée, ce mercredi, par la Chambre des députés. Le gouvernement minoritaire de Pedro Sanchez pourra compter sur l’abstention d’un parti indépendantiste catalan et sur le soutien des nationalistes basques.

Décrété le 14 mars, l’état d’alerte a permis au gouvernement central de reprendre en main des compétences dans un pays très décentralisé et de limiter la circulation des personnes, lors d’un des confinements les plus stricts au monde et désormais durant le déconfinement progressif.

(16h31) Coronavirus : Le Monde évalue ses pertes à 30 millions d’euros

Le journal Le Monde évalue ses pertes à 30 millions d’euros pour l’année 2020. «Cette dégradation représente «plus de trois années de résultat d’exploitation» du groupe», précise un message signé du président Louis Dreyfus et du directeur Jérôme Fenoglio, que l’AFP a pu consulter. En cause, la pandémie de coronavirus, le confinement général et le dépôt de bilan du distributeur Presstalis.

«Nous n’observons aujourd’hui aucun signe de reprise et le manque à gagner envisagé pour l’exercice 2020 est estimé à 15 millions d’euros», estiment les dirigeants. «Le décrochage que nous subissons risque donc de ne pas être temporaire», soulignent-ils. Le groupe négocie un prêt, garanti par l’Etat, d’un montant de 17 millions d’euros, ainsi qu’un apport des actionnaires (Xavier Niel, Matthieu Pigasse, Daniel Kretinsky, Prisa) qui interviendraient à la rentrée afin «d’éviter une crise de trésorerie immédiate».

(15h53) Coronavirus : de nouvelles consignes pour les voyages en avion

Port du masque, contrôles de température ou accès aux toilettes : l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a publié, ce lundi, une série de recommandations sanitaires à destination du transport aérien pour relancer ce secteur durement touché par le coronavirus.

Les recommandations se veulent un «cadre» visant la sécurité autant des passagers que des personnels, dans les aéroports comme à bord des avions. «Le voyageur devrait présenter, à son arrivée à l’aéroport, une déclaration de santé et subir un premier contrôle de température», propose l’OACI. L’enregistrement en ligne, avant d’arriver à l’aéroport, est préconisé et les passagers sont priés de voyager aussi léger que possible, avec un petit bagage à main. Journaux et magazines ne seront plus les bienvenus à bord, et les ventes en duty-free limitées.

Les cartes d’embarquement, sur téléphone mobile, doivent être privilégiées, de même que, plus généralement, toutes les technologies «sans contact» (reconnaissance faciale ou oculaire) dans les aéroports. De même, l’accès au terminal devrait être limité aux voyageurs, à leurs accompagnants, pour les personnes handicapées, par exemple, et au personnel.

Le port du masque ou d’un couvre visage doit être obligatoire à l’intérieur du terminal, où une distance physique d’au moins un mètre doit être respectée, ainsi qu’à bord des appareils. Les employés de l’aéroport devront eux aussi être munis d’équipements de protection pouvant inclure des visières, des gants ou des masques médicaux. Une fois à l’intérieur de l’avion, les passagers doivent garder leur masque et se déplacer le moins possible pendant le vol, en évitant les files d’attente vers les toilettes pour ne pas risquer de contaminer les autres passagers. Les passagers devraient se voir affecter une cabine de toilettes en fonction de leur emplacement dans l’avion.

Sur l’une des mesures les plus attendues, l’OACI ne préconise pas de neutraliser, un siège sur deux, pour assurer la distanciation physique, un système dénoncé par l’industrie. L’organisation demande toutefois que les voyageurs soient aussi éloignés les uns des autres que possible, en fonction du taux d’occupation de l’avion. Elle préconise également que la nourriture à bord soit pré-emballée et que l’avion soit désinfecté régulièrement.

L’OACI estime que la pandémie de coronavirus pourrait réduire de 1,5 milliard, le nombre de passagers, d’ici la fin de l’année. Les compagnies pourraient perdre plus de 314 milliards de dollars (282 milliards d’euros) en 2020, selon l’agence.

(15h32) Coronavirus : le trafic aérien retrouvera son niveau d’avant qu’en 2023

Ça ne plane pas pour le transport aérien. Et il ne devrait retrouver son niveau d’avant épidémie de Covid-19 qu’en 2023 avec d’abord un redémarrage sur les liaisons intérieures, cet été, suivi par une reprise beaucoup plus lente du trafic international. L’Association internationale du transport aérien (Iata), qui regroupe 290 compagnies aériennes, estime que le trafic, en 2021 (mesuré en kilomètres-passagers payants, RPK), devrait être inférieur de 24 % au niveau de 2019, sur la base d’une reprise qui débuterait au troisième trimestre 2020 par la réouverture de liaisons intérieures.

Mais la reprise dépend de la vitesse à laquelle les frontières vont rouvrir et du rythme de la croissance mondiale. «L’impact sur le segment du voyage long-courrier sera bien plus sévère et durera plus longtemps», souligne l’organisation. Dans un scénario plus pessimiste, où les restrictions de circulation persisteraient, au troisième trimestre de cette année, l’Iata envisage un trafic en baisse de 34 %, en 2021.

Selon un sondage réalisé par l’Iata, 58 % des passagers interrogés limiteraient dans un premier temps leurs déplacements à des séjours dans leur pays. «Cela rend des mesures de sécurité sanitaire communes pour le voyage en avion encore plus importantes», a commenté le directeur général de l’Iata, Alexandre de Juniac, redoutant l’impact de mesures unilatérales. Selon lui, des discussions sont en cours, au niveau international, pour déterminer un certain nombre de mesures de contrôles et de mesures sanitaires communes.

L’Iata plaide en faveur de la combinaison de différentes mesures, dont le port du masque et le contrôle de la température des passagers, en attendant l’arrivée d’un vaccin, de passeports immunitaires ou de tests de Covid-19, utilisables à grande échelle. L’organisation se déclare, en revanche, totalement opposée à des mesures de quarantaine des passagers à l’arrivée. Selon elle, «69 % des voyageurs refuseraient de voyager en cas de quarantaine de 14 jours», d’après un sondage réalisé auprès de passagers.

La crise liée au coronavirus a fortement touché le secteur du  transport aérien. Ainsi, les aéroports français «en péril» ont demandé l’aide de l’Etat pour garantir leur «pérennité» à travers le prolongement des mesures de chômage partiel et la prise en charge du coût des missions de sûreté et de sécurité.

«Avec un trafic aérien quasiment à l’arrêt, de nombreux aéroports sont aujourd’hui totalement fermés au trafic commercial et les équilibres économiques des aéroports sont clairement fragilisés et leur pérennité menacée», a indiqué, ce lundi, dans un communiqué, l’Union des aéroports français (UAF), précisant «avoir adressé deux demandes pressantes auprès des pouvoirs publics.»

La première est de «pouvoir continuer à bénéficier des taux actuels de prise en charge,, par l’Etat, du chômage partiel, au-delà du 1er juin, compte tenu des contraintes fortes pesant sur la reprise du transport aérien». Par ailleurs, «l’Etat doit assumer, sur son budget, le coût du déficit de financement 2020 des missions régaliennes de sûreté et de sécurité aéroportuaires (estimé aujourd’hui à 500 millions d’euros) », selon l’UAF. Ces missions de sûreté et sécurité aéroportuaires sont financées par la taxe d’aéroport assise sur le billet d’avion.

«L’absence de réponses concrètes et immédiates à ces deux demandes vient mettre en péril les aéroports et leurs milliers d’emplois», poursuit l’UAF. Sans solutions rapides, les aéroports seraient dans l’incapacité «d’assurer dans les prochaines semaines le paiement des sociétés de sûreté, et par conséquent le redémarrage du trafic».

(15h18) Coronavirus : les aéroports français «en péril»

La crise liée au coronavirus a fortement touché le secteur du  transport aérien. Ainsi, les aéroports «en péril» ont demandé l’aide de l’Etat pour garantir leur «pérennité» à travers le prolongement des mesures de chômage partiel et la prise en charge du coût des missions de sûreté et de sécurité.

«Avec un trafic aérien quasiment à l’arrêt, de nombreux aéroports sont aujourd’hui totalement fermés au trafic commercial et les équilibres économiques des aéroports sont clairement fragilisés et leur pérennité menacée», a indiqué, ce lundi, dans un communiqué l’Union des aéroports français (UAF), précisant «avoir adressé deux demandes pressantes auprès des pouvoirs publics».

La première est de «pouvoir continuer à bénéficier des taux actuels de prise en charge par l’Etat du chômage partiel au-delà du 1er juin compte tenu des contraintes fortes pesant sur la reprise du transport aérien». Par ailleurs, «l’Etat doit assumer sur son budget le coût du déficit de financement 2020 des missions régaliennes de sûreté et sécurité aéroportuaires (estimé aujourd’hui à 500 millions d’euros)», selon l’UAF. Ces missions de sûreté et sécurité aéroportuaires sont financées par la taxe d’aéroport assise sur le billet d’avion.

«L’absence de réponses concrètes et immédiates à ces deux demandes vient mettre en péril les aéroports et leurs milliers d’emplois», poursuit l’UAF. «Sans solutions rapides, les aéroports seraient dans l’incapacité « d’assurer dans les prochaines semaines le paiement des sociétés de sûreté, et par conséquent le redémarrage du trafic».

(14h44) Santé au travail : un dispositif d’accompagnement à la reprise pour les TPE-PME

Le ministère du Travail a lancé, le 19 mai, le dispositif «Objectif reprise» en vue de concilier les enjeux de santé, au travail, et d’efficacité d’organisation, dans les entreprises et associations de droit privé, de moins de 250 salariés. «Le dispositif « Objectif reprise » doit permettre d’aider les TPE et PME, qui représentent près de 7 millions de salariés, et dont les services RH sont souvent modestes, à surmonter les difficultés provoquées par le risque épidémique. Il s’agit de mieux prendre en compte les enjeux liés aux conditions de travail et aux politiques de prévention-santé, afin de conforter la confiance des salariés et leur engagement dans la reprise», explique la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Le dispositif, déployé en région, via le réseau Anact-Aract, en lien avec les Direccte, propose gratuitement trois modalités d’accompagnement. En premier lieu, un questionnaire en ligne permettant aux entreprises d’identifier leurs marges de progrès, dans le cadre de la reprise du travail, après le déconfinement. Ensuite, un accès à du conseil en ligne, par web-conférence, ou avec un expert des conditions de travail, pour les entreprises de plus de onze salariés. Enfin, un accompagnement adapté associant le personnel pour les entreprises identifiées comme ayant le plus besoin d’être soutenues.

Ce soutien s’ajoute à d’autres dispositifs d’accompagnement mis en place par le ministère du Travail pour aider les entreprises à faire face à l’épidémie de Covid-19 : chômage partiel, fiches métiers et guides de branches, protocole de déconfinement. Depuis le 18 mai, l’Assurance Maladie – Risques professionnels propose également une subvention pour aider les TPE-PME de moins de 50 salariés à financer des équipements de protection contre le coronavirus.

(13h57) Football : les clubs espèrent des aides et «des stades ouverts»

Les clubs professionnels français ont exhorté, ce mardi, le gouvernement à se mobiliser pour la reprise du football pendant l’été, demandant «un plan de relance» économique pour le secteur et espérant «des stades ouverts» au public pour le début de la saison prochaine, qui doit commencer, normalement fin août.

Dans un communiqué commun, inédit depuis la suspension des compétitions pour cause de pandémie, les deux grands syndicats de clubs professionnels (Première Ligue et UCPF) tirent les conclusions de cette période ayant abouti à l’arrêt définitif de la saison 2019-2020, là où les principaux championnats étrangers ont enclenché la reprise, depuis ce mois-ci.

(13h42) Football : «Arrêter la L1 est une erreur» selon Mediapro

«Arrêter définitivement le Championnat de France était une erreur stratégique», a regretté, ce mardi, le patron de Mediapro, futur diffuseur de la Ligue 1 : «se disant «inquiet face au manque d’« unité » du football français, un « problème à résoudre » en vue du partenariat à venir.»

«Pour la première fois, il y avait un accord stratégique entre les ligues importantes et l’UEFA pour finir la saison. Pour nous, casser cette alliance était une erreur stratégique. Nous avons exprimé cette position, pendant plusieurs réunions, et, après, la ligue et le gouvernement ont pris la décision d’arrêter la saison», a lancé Jaume Roure,s lors de l’annonce du nom de sa future chaîne, baptisée «Téléfoot» en partenariat avec TF1.

(13h28) Formule 1 : un calendrier de huit courses en Europe

La saison 2020 de Formule 1, retardée par la pandémie de coronavirus, débutera le 5 juillet, en Autriche, et les huit premières courses se dérouleront, en Europe, entre juillet et septembre, selon le nouveau calendrier officialisé, ce mardi. Un second Grand Prix suivra en Autriche, le 12 juillet, avant la Hongrie, le 19 juillet, la Grande-Bretagne, le 2 ou le 9 août, l’Espagne, le 16 août, la Belgique, le 30 août et l’Italie, le 6 septembre. 

(12h18) François Bayrou : incontournable pour Emmanuel Macron

Le maire de Pau, François Bayrou, au lendemain de l’élection présidentielle de 2012, où il avait appelé à voter pour François Hollande, au second tour, a erré, dans le désert, pendant cinq ans. Lui dont le parti centriste, le MoDem, s’est longtemps résumé à une petite poignée de fidèles. Lui qui, en 2017, a rêvé de remettre le couvert, une quatrième fois, avant qu’un impétueux candidat, du nom d’Emmanuel Macron, ne vienne dévorer son espace politique, l’empêchant de se présenter.

Mais la politique est cynique : c’est par la grâce de ce compagnonnage contraint que François Bayrou a ressuscité. En mai 2017, il est nommé ministre de la Justice, après l’élection d’Emmanuel Macron, convaincu que, de victoire il n’y aurait eu sans lui, et convaincu d’être au centre du jeu politique de ce «nouveau monde». Et puis la chute est violente, encore une, celle de l’affaire des emplois fictifs présumés, au MoDem, pour laquelle il est mis en examen.

Mais François Bayrou est aussi «un cabochard» et un têtu. C’est un de ses vieux amis qui le répète. «Ce n’est pas parce que tous, y compris autour d’Emmanuel Macron, lui ont martelé que ce serait difficile de revenir qu’il allait se terrer sagement, à Pau, sans rien faire, sans rien tenter.» Henri IV, Bonaparte, de Gaulle… L’ancien ministre aime à raconter ces trois figures historiques qui l’ont inspiré, eux aussi, des cabochards en leur genre, qui ont chacun vécu leur traversée du désert. Alors, quand on évoque ces temps difficiles avec l’édile palois, il s’en amuse : «Je l’ai souvent dit aux socialistes : les traversées du désert nous servent, il faut en profiter pour réfléchir!»

Encore une fois, la chance a souri à François Bayrou et, tout cabochard qu’il est, il n’entend pas la laisser passer. Il peut remercier les nouveaux frondeurs de La République en marche qui ont rejoint le nouveau groupe à l’Assemblée nationale. S’il ne compte que quelques députés (pour la plupart transfuges de LREM), Écologie Démocratie Solidarité (EDS) redistribue les cartes au sein de l’hémicycle, faisant perdre au parti présidentiel la majorité absolue qu’il détenait seul jusqu’alors.

Les 46 députés MoDem et la dizaine du groupe Agir apparaissent désormais comme un pilier de la majorité, au premier sens du terme. «Le MoDem a toujours été plus qu’un simple allié, qu’un idiot utile, comme l’ont longtemps pensé les Marcheurs. Notre groupe n’a jamais tangué pendant le quinquennat», assure un cadre du parti.

Richard Ferrand, le macroniste, président de l’Assemblée nationale, a beau temporiser, disant à qui veut bien l’entendre que «la majorité a toujours la majorité», l’entourage de François Bayrou ne se démonte pas. Il se défend : «En 2017, c’est lui qui avait négocié à la baisse le nombre d’investitures MoDem aux législatives, brisant ainsi l’accord de la campagne présidentielle. Il doit aujourd’hui regretter d’avoir tant de frondeurs LREM et aussi peu de députés MoDem, bien solides, eux.»

Disons-le une bonne fois pour toutes, François Bayrou ne sera pas Premier ministre. Du moins, pas aujourd’hui : «Il sait qu’il ne peut pas revenir au gouvernement tant que l’affaire des emplois fictifs n’est pas réglée en justice. Il est comme Richard Ferrand : pour ces deux-là, c’est objectif Matignon pour 2022.» D’ici là, le centriste peut jouir librement de sa nouvelle position de force. «Il est incontournable, pour Emmanuel Macron, ce n’était pas évident au début, c’est vrai.», concède tant bien que mal un conseiller élyséen.

Pas question pour autant, fait savoir l’entourage de François Bayrou, d’abuser de cette nouvelle donne politique : «Ce n’est pas le moment d’être boutiquier.» Il n’empêche, le maire de Pau sait parfaitement bien qu’un remaniement se mijote dans les arrière-cuisines du Château. Fier d’un groupe, modeste numériquement, qui porte à bout de bras une majorité qui n’a eu de cesse de s’éparpiller, voire de se diviser,  «il espère secrètement une traduction politique de la situation», chuchote un de ses fidèles.

Comprendre : intégrer des élus MoDem dans le prochain gouvernement. Dans les réunions (à distance !) secrètes des pontes du MoDem, on murmure des noms de parlementaires que l’on espère voir prendre du galon. À commencer par Sarah El Haïry, déjà pressentie lors du dernier remaniement, mais aussi Jean-Noël Barrot, le fils de Jacques Barrot, que les caciques du parti de François Bayrou imaginent à Bercy. «C’est un économiste, il maîtrise parfaitement ses dossiers. Et puis il s’est coltiné la soupe des municipales, sans broncher!» Il y a aussi Laurence Vichnievsky, pressentie pour remplacer Nicole Belloubet, sur la sellette, place Vendôme, ou encore Nathalie Élimas, pour un secrétariat d’État à la famille, que beaucoup réclament en macronie. Les actuels ministres Marc Fesneau et Jacqueline Gourault pourraient, eux, prendre du galon, avec le portefeuille de l’Agriculture pour le premier.

Disons-le donc franchement, François Bayrou a gagné son pari de 2017. À la fin de l’été, cette année-là, il le résumait ainsi : «Avec Emmanuel Macron, ce n’est pas l’histoire d’un simple soutien à l’élection présidentielle, mais une alliance politique d’égal à égal». Certains pensaient François Bayrou fini, à la fin de l’année 2019, alors qu’il venait d’être mis en examen, mais l’espoir fait vivre…

(11h52) Comment Philippe de Villiers a «manipulé» Emmanuel Macron

La deuxième phase du déconfinement progressif a officiellement été lancée. Ce jeudi 28 mai, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé les décisions prises par l’exécutif parmi lesquelles figure notamment la réouverture des parcs et jardins ainsi que celle des cafés-bars. Pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, c’est encore une déception, malgré les cris du cœur de nombreux chefs à l’image de Philippe Etchebest, Hélène Darroze et Ghislaine Arabian.

Mais, contre toute attente, le président de la République a donné son aval pour la réouverture du Puy du Fou, bien avant la seconde phase du déconfinement. Le parc d’attractions pourra accueillir les Français, dès le jeudi 11 juin 2020. Une victoire pour Philippe de Villiers, le fondateur du parc d’attractions vendéen.

Si la réouverture du Puy du Fou est une aubaine pour la Vendée, elle a mis la puce à l’oreille de Jean-Michel Aphatie. Présent sur le plateau de C L’hebdo, ce samedi 30 mai. Le journaliste a fait savoir ce qu’il pensait de cet accord, entre le chef de l’État et le haut fonctionnaire, alors que d’autres parcs, comme Disneyland, en région parisienne, demeurent fermés.

Rappelons tout de même que les attractions du Puy du Fou sont à l’air libre, ce qui aurait pu jouer en la faveur du parc. «On a moins entendu les gérants du parc Astérix, puisque, eux aussi, c’est pratiquement tout en extérieur», a amorcé le journaliste. Pour lui, Philippe de Villiers «a quand même manipulé Emmanuel Macron», lui qui aurait été «d’une grande naïveté». 

Et de glisser, sous-entendant que l’ex-député européen a pu faire pression sur le président de la République en dévoilant leurs échanges : «Emmanuel Macron lui a envoyé des SMS qui ont été publics. Si vous cherchez la discrétion ne dialoguez pas avec Philippe de Villiers.»

Des échanges et un traitement de faveur qui font désormais polémique. «Pourquoi le climat serait-il à ce point salubre sur les banquettes du Puy du Fou, et si dangereusement malsain sur les gradins du théâtre antique d’Orange?», déplorait ainsi le site Diapason, entre autres. Il s’agit là d’une autre divergence entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe.

Le Premier ministre s’était fermement opposé à la réouverture du Puy du Fou et ce fut Philippe de Villiers, lui-même, qui avait annoncé la nouvelle sur son compte Twitter, avant d’obtenir gain de cause quelques jours plus tard. «J’ai eu Édouard Philippe au téléphone : il refuse la réouverture du Puy du Fou, contrairement à la parole du président. Ils veulent nous briser!» écrivait-il. Une preuve de plus que le duo exécutif se déchire…

(11h09) Jean Viard : «On a vécu un événement profondément historique!»

Que retenir de ces deux mois de confinement et de cette crise du coronavirus ? Au chevet des auditeurs de France Info, tous les matins, le sociologue Jean Viard, directeur de recherche associé Cevipof-CNRS, revient, pour sa dernière intervention, sur ce confinement de tous les Français. Extraits…

«On a vécu un événement profondément historique! Dans nos vies privées, parce qu’il y a l’avant et l’après pour chacun d’entre nous. Dans nos couples, parce qu’il y en a peut-être 10% qui vont se séparer, si l’on prend les chiffres chinois, dans nos emplois, et, au fond, dans l’histoire du monde.»

«Dans les rapports de force avec la Chine, on voit bien que l’on est dans un bouleversement considérable. Une crise comme celle-là ne fait qu’accélérer des processus qui étaient déjà là, mais qui d’un coup prennent une puissance énorme. C’est ce qui s’est passé avec l’hôpital. Nous étions face à un hôpital très bloqué, pas seulement pour des raisons d’argent, mais aussi pour des raisons de structure, de hiérarchie, de syndicats, etc.»

«C’est vrai que tout ça va bousculer des changements dans la société. Nous sommes entrés dans un monde numérique, et nous n’en sortirons plus. Essayons de garder des rapports humains, bien sûr, mais 50% des Français ont appris à se servir de Skype ou de Zoom. Ce sont des changements gigantesques!»

«Ces changements étaient déjà là, nous étions tous passés de la machine à écrire à l’ordinateur. Twitter c’est 2007. Là nous sommes dans la civilisation numérique. Elle a remplacé la civilisation de la voiture et de l’essence née après 1945. Il y aura toujours des voitures et de l’essence, mais avant de se déplacer, on se dira : «Est-ce qu’on peut faire la réunion par Skype?» Ça sera comme cela pour les émissions de télévision, les réunions business, etc. Nous continuerons de nous déplacer, mais je pense que, hiérarchiquement, le premier choix sera numérique et le deuxième choix sera le rapport physique.»

«Dans le rapport avec les autres, les autres, c’est le bonheur! Pourquoi est-ce que les gens se serrent sur les plages? Pourquoi est-ce qu’ils se serrent aux terrasses de café? Parce que le plaisir, c’est les autres. C’est de les regarder, c’est de leur parler, c’est de leur balancer des vannes, c’est d’avoir des discours, c’est de faire du business ensemble, de créer ensemble.»

«Être privé de l’autre c’est être quelque part privé de ce qui nous rend humain. Ça nous met dans la situation de l’ours dans sa tanière. L’ours sort, l’ours est heureux, mais on est encore un peu limité. L’affaire n’est pas terminée, on est à la fois heureux de sortir et on a peur, on voit bien ces deux mouvements.»

(10h45) Ile-de-France : une offre de transport équivalente à celui d’avant

Le déconfinement se poursuit : «Les transports en commun en Ile-de-France retrouvent, à partir de ce mardi 2 juin, «un niveau d’offre presque équivalent» à celui d’avant le confinement, mi-mars», ont annoncé les opérateurs, dans un communiqué commun publié ce lundi.

Dans le métro, l’ensemble des lignes fonctionnent avec une fréquence de 90% en moyenne (100% sur les lignes 1, 13 et 14) et sur la plage horaire normale, soit entre 5h30 et 1h15. Cinq stations, sur la soixantaine fermées depuis fin mars  vont rouvrir : Victor Hugo (ligne 2), Jacques Bonsergent (ligne 5), Filles du Calvaire et Porte de Charenton (ligne 8), Charles Michel (ligne 10).

Les lignes de tramway fonctionnent à 100%, moins sur les T4 et T11, du ressort de la SNCF. Les bus RATP circuleront avec une fréquence de 80% de la normale tandis que tous ceux du réseau Optile, en petite et grande couronne parisienne, rouleront normalement. Le service sera assuré à 100% sur les lignes A et B du RER de 5h à 1h15, sauf sur la partie Nord de la ligne B. Les RER C, D, E ainsi que l’ensemble des trains de banlieue rouleront jusqu’à 22 heures, avec près de neuf trains sur dix, aux heures de pointe. En dehors de ces heures, le trafic ira de 55% à 80% selon les lignes.

En raison des règles de distanciation qui réduisent la capacité des transports publics de 80% environ, l’autorité régionale et les opérateurs demandent toujours aux entreprises et aux Franciliens de limiter au maximum les déplacements, de maintenir massivement le télétravail, et d’étaler le plus fortement possible les horaires d’arrivées et de départs sur les lieux de travail.

Une attestation de l’employeur ou une auto-attestation justifiant un motif impérieux de se déplacer est toujours exigible aux heures de pointe, de 6h30 à 9h30 et de 16 heures à 19 heures, et ce, au moins jusqu’au 22 juin, tandis que le port du masque reste obligatoire.

(10h18) Déconfinement : en juin, Paris sera une vaste terrasse de café!

Les cafés et restaurants parisiens se préparent à rouvrir, ce mardi 2 juin, en essayant d’installer leurs terrasses sur un maximum d’espace avec la bénédiction de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a  tweeté : «Cafés, bars et restaurants rouvrent leurs terrasses mardi à Paris : je m’en réjouis! Pour les aider, la Ville de Paris va leur permettre d’occuper gratuitement des trottoirs, des rues et des places de stationnement, dans le respect des consignes sanitaires et de chacun.»

«On va pousser les bacs à fleurs, le 2 juin on étale la terrasse!» : soulagée de pouvoir rouvrir son café du 2ème arrondissement de Paris, Ludivine compte bien profiter des aménagements prévus par Anne Hidalgo pour sauver un bout de chiffre d’affaires. «On a hâte, même si on sait qu’on ne pourra pas mettre, dehors, la totalité des 60 places de l’intérieur», ajoute la gérante, qui chiffre à «plusieurs dizaines de milliers d’euros» la perte liée au confinement.

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, le 28 mai, que les cafés, bars et restaurants pourraient rouvrir le mardi 2 juin, à Paris, mais uniquement en terrasse, car dans cette zone classée «orange» le virus «circule un peu plus fortement». «C’est un soulagement, pour les restaurateurs parisiens, qui ont perdu 90 % de leur chiffre d’affaires, en avril, et sans doute 70 %, en mai», note Pascal Brun, consultant et ancien PDG du groupe de restauration Frères Blanc.

Mais avec la distanciation des tables et l’interdiction de servir en salle, le rattrapage ne pourra être que partiel : «Les restaurateurs vont rouvrir pour renouer avec leurs clients, mais ils ne vont pas gagner d’argent.», ajoute Pascal Brun. Pour accompagner la réouverture, et alors que, ça et là, dans la capitale, quelques cafés commencent déjà durant le week-end à installer quelques tables sur le trottoir, la ville a décidé d’autoriser les établissements à étendre leur terrasse au-delà du périmètre habituellement autorisé, et ce gratuitement, jusqu’à fin septembre.

«Nous avons voulu une procédure légère et souple de simple déclaration, qui pourra se faire en ligne», explique Jean-Louis Missika, adjoint à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, en charge de l’urbanisme. Concrètement, les restaurateurs devront signaler leur souhait d’avoir une terrasse provisoire et indiquer avec un schéma l’espace qu’ils comptent occuper. Ils pourront ainsi étendre leur terrasse le long de commerces si ceux-ci donnent leur accord, et occuper «jusqu’à trois places de stationnement en face de leur restaurant».

Pour jouer le jeu du bon voisinage, ils devront aussi remplir une charte en dix points qui sera affichée en vitrine : quiétude des riverains, limite fixée à 22 h, circulation des piétons, propreté avec l’absence de vaisselle jetable. «De quoi permettre de faire tourner ces commerces qui en ont énormément besoin», affirme Didier Chenet, le président du syndicat patronal GNI Synhorcat, qui estime à 12.500 le nombre d’établissements avec terrasse, à Paris (dont 10.000 ouvertes).

La Ville de Paris prévoit, également, de fermer ponctuellement certaines rues dans une vingtaine de lieux touristiques pour permettre aux terrasses de s’étendre : quartier du Marais, canal de l’Ourcq, rues des Abbesses ou rue Daguerre. «Paris, dans la crise que nous traversons, doit être aux côtés des restaurants et des bars. Ils sont l’âme de notre ville!», affirme Anne Hidalgo, en avertissant : «Ce sont des centaines d’emplois qui sont en jeu.»

(09h26) Coronavirus : le prix des boissons gazeuses pourrait grimper

Si les terrasses de cafés et restaurants s’apprêtent à rouvrir, en France, le montant de l’addition pourrait, bien quelque peu, gâcher la fête. Les responsables ? Les sodas, qui vont sans doute coûter plus cher à cause de la pandémie du nouveau coronavirus. Leur élément de base, le dioxyde de carbone, est en effet devenu une denrée rare ces derniers mois, son prix augmentant ainsi de près de 25 %, comme l’explique un article du «Wall Street Journal» repéré par nos confrères de Courrier international.

«La pénurie de dioxyde de carbone, élément essentiel des boissons à bulles, risque de faire monter les prix», prévient le «Wall Street Journal». Principale raison à cette disette en gaz carbonique : la composition même du produit. «Ce dérivé de l’éthanol est, en effet, mélangé à de l’essence pour l’aider à brûler plus proprement», explique le quotidien américain.

Or les mesures de confinement liées à la pandémie du nouveau coronavirus ont engendré une baisse drastique de la demande en carburants, entraînant dans son sillage la fermeture de nombreuses usines d’éthanol à travers le monde. «La production de dioxyde de carbone a plongé d’environ 30 %, cette année, par rapport à l’année dernière», confirme la Compressed Gas Association, une association commerciale américaine pour les industries d’approvisionnement en gaz industriels et médicaux.

La situation devrait rapidement s’améliorer avec la fin des mesures de confinement. «Ça redémarre. Mais on part d’un niveau tellement catastrophique», tempère toutefois Erik Huschitt, directeur de Badger Stater Ethanol, un producteur du Wisconsin, aux États-Unis. Mais, pour certains, profiter des bulles, sur une terrasse ensoleillée, après plus de deux mois de confinement, n’a pas de prix…

(09h11) Coronavirus : les soldes d’été débuteront le 15 juillet

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a annoncé, ce mardi, que le début des soldes d’été était décalé du 24 juin au 15 juillet, afin de répondre à la demande de certains commerçants, dont les points de vente sont restés longtemps fermés, à cause du coronavirus. Elles dureront quatre semaines. «Cette décision a été prise à la demande des petits commerçants qui ont besoin de temps pour reconstituer leur trésorerie, après plusieurs mois de fermeture, en raison de l’épidémie de coronavirus», a expliqué le ministre sur RTL.

Selon les textes officiels, la période des soldes d’été, dans la plupart des départements de France métropolitaine, avait été initialement fixée du mercredi 24 juin au mardi 21 juillet 2020. Mais dès fin mars, en plein confinement, plusieurs fédérations de commerçants avaient entamé une réflexion sur le sujet, face à une crise d’une ampleur inédite pour le secteur, et demandé que leur date et leur durée soient modifiées.

(08h32) Coronavirus : les ventes de foie gras en chute libre

Selon le communiqué diffusé par le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) : «la fermeture des restaurants, une moindre mise en avant des produits dans la grande distribution et la fermeture des marchés s’ajoutent à l’arrêt des exportations pour entraîner une dégringolade de ventes.

La filière estime que les PME et producteurs ont vu leurs ventes, tous produits confondus, fondre d’environ 30 % depuis le début du confinement. Le foie gras mi-cuit a décroché de 50 % dans les supermarchés, pour la seule semaine du 29 mars. Le Cifog en appelle à la solidarité des grandes surfaces alimentaires pour mettre en avant leurs productions et à celle des consommateurs pour en acheter. «Il en va de la survie de «100.000 emplois directs et indirects», assure-t-il.

«Rendez votre repas gourmand en l’agrémentant de confit d’oie, de magret et de foie gras. C’est facile à préparer et facile à conserver.» C’est le conseil, plutôt en mode «on vous en supplie!», qui émane des producteurs confrontés à une énorme chute des ventes depuis le déclenchement de l’épidémie de coronavirus.

(08h07) Déconfinement : la Principauté d’Andorre prise d’assaut par les Français

Des milliers de Français se sont rués, dès l’aube, vers la principauté pyrénéenne d’Andorre, qui ouvrait, ce lundi, ses frontières mais aussi ses commerces, asphyxiés par plus de deux mois de confinement. «A quatre heures du matin on avait déjà du monde. Les gens sont prêts à tout pour des clopes!», s’amuse, au poste-frontière, un policier andorran, vérifiant une à une les pièces d’identité d’un groupe de quatre jeunes d’une vingtaine d’années. En milieu de matinée, la route sinueuse de montagne conduisant au Pas-de-la-Case, première localité andorrane après la frontière, avait des airs de départ de vacances, noircie par des centaines de voitures sur une dizaine de kilomètres.

Les autorités du petit Etat pyrénéen ont estimé qu’environ 6.000 véhicules étaient venues des environs, la limite des 100 km pour les déplacements n’ayant pas encore été levée en France. «A 11 heures, ils étaient quelque 5.000 à avoir franchi la frontière», selon Jean-Michel Rascagneres, le maire adjoint de la paroisse d’Encamp, à laquelle est rattachée le Pas-de-la-Case. Des «touristes express» faisant l’aller-retour, en quelques heures, et se pliant, dans la bonne humeur, à toutes les mesures mises en place par la mairie pour éviter les scènes d’agglutinement comme celles du 11 mai au Perthus, à la frontière franco-espagnole.

Port du masque et gel hydroalcoolique obligatoires à l’entrée des magasins, sens de circulation unique sur les trottoirs, bonhommes peints au sol pour faire respecter l’espace d’1,50 m entre les personnes. «Tout ça me rassure, je n’ai pas envie de mourir de ce virus. Ca fait très longtemps que je ne suis pas sortie de chez moi, j’ai la tête qui tourne», confie Eléonore Ducros, 76 ans, venue de «l’Ariège profonde» acheter des cigarettes, avec son amie, et boire son premier café en terrasse depuis deux mois.

Dans un café restaurant un peu plus loin, Carmel Alcaraz se délecte d’une bière et d’une assiette de frites. «On revit, on est bien, on en avait tellement besoin!», s’exclame-t-elle. Cette habituée du Pas-de-la-Case est partie de bonne heure en ce jour férié, «mais on a quand même fait deux heures de route, contre une habituellement». Dans ses sacs, pas d’alcool ou du tabac, mais des produits de nettoyage. «Je suis la reine de la lessive, j’adore la lessive vendue ici, qui vient d’Espagne», rigole cette sexagénaire, confiant être capable de faire le trajet depuis l’Ariège, une fois par mois, pour s’en procurer.

Les vendeurs du Pas-de-la-Case, pour qui les touristes Français représentent plus de 95% des acheteurs durant la période estivale, sont aussi de bonne humeur derrière leur masque. «Enfin on travaille, on n’en pouvait plus de rester à la maison, c’était soit on ouvrait, soit on sautait par les balcon!», affirme Arnaud Monségu, vendeur de spiritueux.

L’épidémie de Covid-19 a asphyxié l’économie andorrane, qui dépend essentiellement du commerce transfrontalier et du tourisme, provoquant une envolée du chômage et menaçant les quelque 78.000 habitants d’une forte récession. «Ce qui est perdu est perdu, on ne le retrouvera plus, mais on va faire notre possible pour regagner encore plus de clientèle que d’habitude», lance le vendeur.

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