(18h05) Coronavirus: une initiative commune sur le redressement économique

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté, ce lundi, une idée de plan pour limiter l’impact de la pandémie de coronavirus sur l’économie européenne. Les adjectifs sont forts pour qualifier le plan de relance européen de 500 milliards d’euros, proposé conjointement par l’Allemagne et la France, ce lundi 18 mai, lors d’une conférence de presse commune. Des moyens colossaux pour faire face à la crise du coronavirus, qui a mis à l’arrêt l’économie européenne et qui a fait des milliers de morts parmi les Etats membres.

Au-delà du montant, c’est le principe d’une mutualisation de la dette européenne, proposé par le couple franco-allemand, qui a fait réagir. Un mécanisme encore jamais mis en œuvre par l’Union européenne (UE) et que Berlin refusait, encore, il y a quelques semaines.

Après des semaines de discussions et de nombreuses visioconférences, l’Allemagne et la France ont proposé que la Commission européenne empruntent 500 milliards d’euros sur les marchés «au nom de l’Union européenne», pour relancer l’économie. L’argent serait ensuite reversé en «dépenses budgétaires» aux pays européens et «aux secteurs et régions les plus touchés». C’est-à-dire que la Commission versera directement l’argent aux pays qui en ont besoin, charge à eux de les dépenser.

A priori, «ces 500 milliards ne seront pas remboursés par les bénéficiaires», a affirmé Emmanuel Macron. «Ce ne seront pas des prêts mais des dotations directes aux pays les plus touchés» précise-t-il. En clair, les Etats ne devraient pas rembourser au prorata de ce qu’ils ont reçu. Un pays pourrait ainsi contribuer fortement au remboursement alors qu’il a peu bénéficié du plan, ce qui faisait office de ligne rouge pour l’Allemagne jusqu’alors.

Au total, avec ce nouveau plan de relance, l’Union européenne débloquerait donc environ 1.000 milliards d’euros pour contrer la récession qui se profile dans le continent. La Commission européenne table sur une chute record du produit intérieur brut de 7,7% pour 2020, selon les dernières prévisions. «L’Europe fait face à un choc économique sans précédent depuis la Grande Dépression» souligne le Commissaire européen à l’Economie, Paolo Gentiloni, en faisant référence à la crise de 1929.

«Pour la première fois dans l’histoire des relations franco-allemandes, la France et l’Allemagne acceptent que la Commission européenne lève de la dette commune», s’est réjoui Bruno Le Maire, sur LCI. Si un tel plan voyait le jour, cela constituerait en effet un pas inédit vers une mutualisation de la dette au niveau européen. L’Allemagne, l’Autriche et plusieurs pays du nord de l’Europe ont longtemps été hostiles à ce principe.

«Ces dernières semaines, la France et l’Italie ont bataillé pour l’émission d’une dette commune, relayée sous le nom de «coronabonds». Mais fin mars, l’Allemagne avait vivement rejeté cette proposition. La dette mutualisée, c’était encore un gros mot il y a un mois, notamment pour les Allemands et les Pays-Bas, qui ne veulent pas avoir le sentiment de payer pour les Etats les moins bien gérés.» rappelle Valéry Lerouge, correspondant de France Télévisions (France2) à Bruxelles.

Lors de précédentes crises, l’UE s’était déjà déchirée sur la question de la mutualisation des dettes. «Les «coronabonds» sont les équivalents des «eurobonds», qui avaient été évoqués en 2011, lors de la crise de la dette grecque et qui n’ont jamais vu le jour », rappelle à France Info Céline Antonin, économiste à l’OFCE et spécialiste de la zone euro. Mais face à l’ampleur de cette nouvelle crise, la chancelière allemande a revu sa stratégie. «La France et l’Allemagne se positionnent en faveur de la solidarité» a souligné Angela Merkel. «La seule réponse est que l’Union européenne agisse ensemble car l’Etat national n’a pas d’avenir.»

«Le plus dur commence avec la négociation de l’UE à 27» tempère l’économiste Jean Pisani-Ferry, interrogé par l’AFP. La France et l’Allemagne doivent notamment convaincre quatre partenaires farouchement opposés à toute mutualisation de dette: l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède. Le chancelier autrichien a réagi, lundi soir, en demandant que les aides de l’UE soient accordées sous forme de prêts, et non de subventions. Sebastien Kurz s’est ensuite entretenu avec les trois autres dirigeants de pays susceptibles de s’opposer à la proposition franco-allemande. A l’inverse, le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, comme le gouvernement espagnol ont eux salué «un pas dans la bonne direction».

Sur le plan économique, c’est avant tout une mesure pour soutenir les pays de l’UE. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, «s’est réjouie de la proposition constructive de la France et de l’Allemagne», alors qu’elle doit présenter son propre plan de relance, le 27 mai prochain. Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, s’est également félicitée de ces propositions «ambitieuses, ciblées et bienvenues».

L’Allemagne et la France ont annoncé souhaiter que ce plan donne naissance à une «Europe de la santé». «Notre volonté est de doter l’Europe de compétences très concrètes en matière de santé» a lancé Emmanuel Macron. Avec des stocks communs de masques et de tests, des capacités d’achats communes et coordonnées pour les traitements et les vaccins, des plans de prévention partagés des épidémies, des méthodes communes pour recenser les cas. «Cette Europe de la santé n’a jamais existé, elle doit devenir notre priorité» a souligné Emmanuel Macron, président de la République.

Le «signal politique »lancé par ce plan est que «l’Union européenne est plus qu’un groupe d’Etats-nations et a sa propre identité fédérale» analyse Henrik Enderlein, directeur du Centre Jacques Delors de Berlin, sur Twitter. «Nous avons peut-être assisté à un moment hamiltonien» a-t-il ajouté, en référence à Alexander Hamilton, un des pères du fédéralisme américain qui a centralisé les dettes des Etats de l’Union au XVIIIe siècle.

(17h29) Une commission d’enquête à l’Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM), avait installé, début avril, une simple mission d’information, devant se doter des prérogatives d’une commission d’enquête au «retour à la normale» après l’épidémie. Les députés LR plaidaient alors pour un lancement de celle-ci à l’automne.

Depuis, le Sénat a acté la mise en place de sa propre commission d’enquête sur la crise sanitaire en juin. «Nous n’allons pas faire le procès de l’Etat, ce n’est pas notre objectif qui est de voir ce qui a fonctionné, ce qui a mal fonctionné, pour en tirer des leçons», selon le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau. Aux yeux de son homologue à l’Assemblée Damien Abad, qui en a parlé avec Richard Ferrand, «c’est important que l’on ait une harmonisation des calendriers».

De son côté, le groupe des députés PCF a décidé de lancer une commission d’enquête sur «les dysfonctionnements dans la gestion sanitaire de la crise du coronavirus». Après un feu vert, sous conditions, de la garde des Sceaux, le groupe d’André Chassaigne attend que sa demande soit examinée en commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale.

(17h17) Règle des 100 km «à vol d’oiseau»: déjà 950 amendes…

Les autorités françaises ont infligé 950 amendes à des personnes qui se sont déplacées à plus de 100 kilomètres, «à vol d’oiseau», de chez elles sans motif impérieux, interdiction en vigueur depuis le 11 mai, a annoncé mardi le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, sur BFMTV: «La semaine dernière et le week-end dernier, nous avons fait plus de 200.000 contrôles, sur la règle des 100 km,  qui ont donné lieu à environ  950 PV.»

Le gouvernement a levé, le 11 mai, presque deux mois de confinement imposé contre la propagation du coronavirus, mais il interdit toujours aux Français de se déplacer hors de leur département, à plus de 100 kilomètres de chez eux, «à vol d’oiseau», si cela n’est pas essentiel. Les particuliers qui enfreignent cette règle encourent une amende de 135 euros par personne, voire 200 euros s’ils récidivent dans les deux semaines.

Cette restriction maintient le flou sur les départs en vacances cet été et l’incertitude est déjà prégnante à quelques jours du week-end de l’Ascension. «A ce titre, il y aura des mobilisations fortes des forces de l’ordre» ce week-end, a prévenu Jean-Baptiste Djebbari. «Pendant le confinement, quand tous les déplacements non essentiels étaient interdits, 1,1 million d’amendes ont été dressées pour plus de 20 millions de contrôles», selon le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui s’exprimait, ce week-end, dans un entretien au journal La Montagne.

(17h02) Coronavirus: 1,2 milliard d’euros pour aider les Ehpad

D’après Les Echos, le gouvernement vient d’accorder aux Ehpad une rallonge de plus d’1 milliard d’euros. Environ 500 millions d’euros seraient consacrés au versement d’une prime pour l’ensemble du personnel des Ehpad. «On peut se féliciter, et remercier Olivier Véran de son opiniâtreté», a déclaré, ce mardi, lors d’une conférence de presse, Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, la fédération des établissements et des services privés du secteur du grand âge.

(16h43) Les excuses de Paul Hudson (Sanofi) suite à son tollé…

Le directeur général britannique de Sanofi, Paul Hudson, qui avait créé la polémique en évoquant la perspective de réserver aux États-Unis la primeur d’un éventuel vaccin contre le coronavirus parce qu’ils collaborent à son développement, a envoyé un mail d’excuses à ses collaborateurs, révèle, ce dimanche, L’Obs. Dans un message envoyé, jeudi soir, et intitulé «A message from Paul», le patron du laboratoire français, l’un des plus grands spécialistes des vaccins du monde, dit d’abord avoir été mal compris. «Les vingt-quatre dernières heures ont été longues», écrit-il, revenant sur l’article publié par Bloomberg et qui, selon lui, «suggérait de manière incorrecte» que Sanofi favoriserait les États-Unis si un éventuel vaccin était trouvé.

L’agence de presse américaine avait publié, la veille, un entretien avec Paul Hudson, dans lequel ce dernier affirmait que le gouvernement américain avait «le droit aux plus grosses précommandes» en raison de sa prise de risque dans la recherche d’un vaccin aux côtés du géant pharmaceutique. Les États-Unis, qui ont investi 30 millions de dollars pour soutenir les recherches, «obtiendront les vaccins en premier», a poursuivi le directeur général, car «ils ont investi pour essayer de protéger leur population». «Une avance qui sera de quelques jours ou quelques semaines sur le reste du monde», avait-il précisé.

Voici des extraits de ce mail de Paul Hudson, adressé à ses collaborateurs et dévoilé par l’Obs: «L’article a créé une grande controverse dans plusieurs pays, particulièrement en France et en Allemagne. Ce que j’ai appris aujourd’hui, c’est qu’essayer de faire ou de dire la bonne chose ne permet pas toujours d’atteindre le bon résultat. J’aimerais présenter mes excuses à chacun d’entre vous pour la situation délicate dans laquelle j’ai pu vous mettre aujourd’hui vis-à-vis de nos clients, des gouvernements, mais aussi des membres de votre famille ou des amisDévelopper et produire un vaccin peut prendre jusqu’à 10 ans, notre ambition est de le faire en 18 mois. Pour être très clair, si nous venions à réussir, nous n’arrêterions pas avant que chacun ait eu accès au vaccin dont il a besoin, partout dans le monde.»

L’interview publiée par Bloomberg avait provoqué un tollé au sein de l’entreprise. Dans des communiqués séparés publiés, vendredi dernier, les syndicats CFDT et CGT de la branche pharmacie de Sanofi ont réclamé «un vaccin pour tous» contre le Covid-19. Jugeant «insupportable» cette déclaration du directeur général, «reflet d’une vision uniquement financière», la FCE-CFDT a estimé que «tous les citoyens du monde doivent avoir accès à un vaccin lorsque celui-ci sera disponible».

De leur côté, «la Fnic-CGT et les syndicats CGT (de) Sanofi n’admettent pas le principe de favoriser un pays plus qu’un autre pour l’accès aux médicaments ou aux vaccins.» En réaction aux propos de Paul Hudson, Emmanuel Macron avait appelé jeudi à ce que ce vaccin soit «extrait des lois du marché», tandis que le Premier ministre, Édouard Philippe, a estimé que «l’égal accès de tous au vaccin n’est pas négociable».

(15h17) Coronavirus: l’UFC-Que Choisir poursuit 20 compagnies aériennes

L’association française de consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé, ce mardi, qu’elle assignait en justice vingt compagnies aériennes afin de permettre aux passagers dont le vol a été annulé d’avoir le droit de choisir entre un remboursement et un avoir. La législation européenne prévoit qu’en cas d’annulation, le voyageur doit se voir proposer soit un nouvel itinéraire, soit un remboursement. Ce dernier reste la règle et peut se faire sous forme d’un avoir, mais seulement avec l’accord du consommateur, a rappelé la Commission européenne début mai.

«Certaines compagnies font croire aux consommateurs que la situation particulière de pandémie leur permettrait de ne proposer qu’un bon d’achat» dénonce l’UFC-Que Choisir. «D’autres acceptent de rembourser leurs passagers mais en suspendant le paiement jusqu’à une date indéterminée, voire après la fin de la crise sanitaire.»

L’association, qui avait mis en demeure 57 compagnies, en avril, a finalement décidé d’en assigner 20 en «cessation d’agissement illicite» devant le tribunal judiciaire de Paris. Les compagnies visées, «les principales» selon l’UFC-Que Choisir, sont Air France, KLM, Transavia, Ryanair, Vueling, Lufthansa, Turkish Airlines, Emirates, Royal Air Maroc, Tunisair, Air Algérie et TAP Air Portugal mais aussi Volotea, Air Caraïbes, Norwegian, Air Austral, Air Europa, Air Corsica, Corsair et Air Transat.

L’association indique «qu’elle ne sollicite pas, pour l’instant, de dommages et intérêts mais souhaite simplement que les compagnies respectent les droits des consommateurs». «Les passagers n’ont pas vocation à être les financiers des compagnies aériennes, il y a des banques pour cela» a affirmé, à l’AFP, Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique de l’UFC-Que Choisir.

Mises à genou par l’arrêt du trafic mondial, les compagnies aériennes se défendent en arguant des «contraintes de liquidité sans précédent», selon A4E, leur principale association européenne. D’après elle, les billets non utilisés représentent 9,2 milliards d’euros jusqu’à la fin mai. «Il faut que chacun comprenne qu’on a eu à réagir dans une situation complètement inédite et donc il faut inventer des mécanismes» a réagi, ce mardi, sur BFMTV le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. «Peut-être que, pour l’avenir, il faudra créer un fonds de compensation des voyageurs, directement porté par une entité européenne, pour protéger les passagers européens. »n fonds de compensation des voyageurs directement.»

(14h08) Coronavirus : «une mesure spécifique» pour les saisonniers

La ministre du Travail a indiqué, ce lundi, qu’il fallait «prendre une mesure spécifique» pour les saisonniers touchés par la crise du coronavirus.» Questionnée sur le sujet à l’occasion d’un débat à l’Assemblée nationale, sur les conséquences de la réforme de l’assurance-chômage, Muriel Pénicaud a précisé qu’elle allait «discuter avec les partenaires sociaux».

Quelques jours plus tôt, les fédérations FO couvrant les secteurs du transport et de l’hôtellerie-restauration avaient réclamé au gouvernement «une sécurisation financière pour les saisonniers sacrifiés», sans emploi l’été prochain à cause de l’épidémie. «Il est clair que nous n’aurons pas un été normal», a reconnu la ministre du Travail. Pour la fin de la saison d’hiver, «on a permis de mettre en chômage partiel les saisonniers d’hiver qui n’ont pas fini leur saison.»

Face aux questions sur la réforme en cours, dont la mise en œuvre a été en partie décalée dans son deuxième volet, Muriel Pénicaud n’a eu de cesse de renvoyer «aux discussions avec les partenaires sociaux». Le gouvernement a en effet indiqué «qu’une réflexion allait être engagée pour adapter rapidement les règles, au-delà des mesures de prolongation de droits déjà prises». Syndicats et associations, comme ATD Quart Monde ou le Secours catholique, réclament l’abandon de cette réforme.

(13h52) Coronavirus : le marché automobile européen chute de 76,3% en avril

Le marché automobile européen a poursuivi sa descente aux enfers au mois d’avril, s’écroulant de 76,3% sur un an, selon des chiffres publiés, ce mardi 19, par les professionnels du secteur. Seules 270.682 voitures particulières neuves ont été mises sur les routes de l’Union européenne, le mois dernier, contre 1,14 millions, en avril 2019. Les immatriculations de voitures neuves avaient déjà chuté de 55,1% en mars, en raison de la pandémie de coronavirus.

Les constructeurs français, particulièrement touchés, ont reculé plus que la moyenne, en avril. Les livraisons du groupe Renault (avec Dacia, Lada et Alpine) ont baissé de 79%, sur le mois, et celles de PSA (Peugeot, Citroën, Opel/Vauxhall, DS) de 81,2%, a annoncé l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) dans un communiqué.

Cet effondrement est le résultat de la paralysie du commerce automobile. «Le premier mois complet de restrictions liées au Covid-19 a provoqué la plus forte chute de la demande automobile jamais enregistrée en Europe, la plupart des concessionnaires ayant été fermés à travers l’UE» a déclaré l’ACEA.

Tous les marchés nationaux ont ainsi subi une chute à deux chiffres. L’Italie (-97,6%), l’Espagne (-96,5%) et la France (-88,8%) ont été parmi les plus durement touchés, alors que l’Allemagne a subi un recul un peu moins catastrophique (-61,1%). Le marché britannique a, lui, chuté de 97,3%. Mais, en raison du Brexit, l’ACEA établit désormais ses statistiques pour l’UE, sans le Royaume-Uni. En cumul, de janvier à avril, le recul du marché européen atteint 38,5%, un retard qui n’a aucune chance d’être complètement rattrapé sur l’année, même en cas de reprise forte, «la plupart des concessionnaires ayant été fermés à travers l’UE», a déclaré l’ACEA.

(12h34) Coronavirus: un plan de relance pour l’automobile

Le plan de relance du gouvernement pour le secteur automobile sera bientôt connu., a expliqué le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, ce lundi, sur France Info:  «J’annoncerai un plan de soutien au secteur automobile, sous 15 jours, et le plus vite sera le mieux. De façon à relancer la consommation et à soutenir aussi la transformation d’un modèle plus durable. Nous prévoyons des aides dirigées vers la production de véhicules qui émettent le moins de CO2, et pourquoi pas une prime à la casse conditionnée à « l’achat de véhicules propres. «Il faut que l’on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition énergétique et il faut qu’on aide les Français à acheter des véhicules qui sont aujourd’hui trop cher pour eux» a-t-il conclut, évoquant «notamment l’électrique».

(11h56) Appel à la solidarité nationale du monde sportif

Depuis plusieurs semaines, l’ennemi des clubs sportifs porte un nom: l’incertitude. Dans un premier temps, c’était d’abord celle liée à la suite de la saison, du calendrier. Ce problème ayant été réglé dans la majeure partie des disciplines, il reste maintenant l’incertitude économique. En effet, la crise sanitaire du Covid-19 a des conséquences désastreuses pour les finances des clubs de sport, menaçant même l’avenir immédiat de certains.

Face à cette situation, la Fondation du Sport Français (FSF), le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) lancent un appel au don massif à travers l’opération #SoutiensTonClub. «Cette opération novatrice permet de savoir exactement à qui sera versé le don puisque vous pouvez choisir, vous-même, l’association bénéficiaire. Et le fonds de solidarité permettra d’aider aussi ceux qui en ont le plus besoin» assure Thierry Braillard, président de la Fondation du sport français.

Dès aujourd’hui, une plateforme de «crowdfunding» est mise en ligne sur: http://www.soutienstonclub.fr. Le but: encourager les particuliers et les entreprises à faire des dons au(x) club(s) sportif(s) de leur choix pour les aider à repartir dès la rentrée 2020. Ainsi, le mécénat est ouvert pour les clubs affiliés à des fédérations. Un vaste plan de communication est également prévu sur tous les réseaux sociaux.

Concrètement, la plateforme de «crowdfunding» est un outil mis à la disposition des clubs. Chacun peut y créer une cagnotte, après avoir déposé son dossier auprès de la FSF. Les clubs sont ensuite chargés de mobiliser leurs soutiens et fans pour accumuler les dons. De son côté, la plateforme relayera elle-aussi les différentes cagnottes.

L’appel aux dons est adressé à tous les particuliers et entreprises. La seule condition est de donner 50 euros minimum. A noter que ces dons sont déductibles des impôts. Pour les particuliers, un don offre 66% de déduction sur l’impôt sur le revenu, ou 75% sur l’impôt sur la fortune immobilière. Pour les entreprises, il permet de déduire 60% sur l’impôt sur les sociétés. Pour tous, cette déduction peut être reportée sur 5 ans.

Concrètement, chaque donateur peut choisir à quel club il destine son don. Pour autant, la plateforme instaure une solidarité entre tous les clubs qui la rejoindront. En effet, sur chaque don, 10% seront prélevés et déposés pour constituer un fonds de solidarité dédié au financement des clubs sportifs «les plus en difficulté sur la base de critères objectifs». En parallèle, 5% du don seront également prélevés pour couvrir les frais de fonctionnement de la plateforme. En d’autres termes, 85% du montant iront vers le club choisi. Ce dernier touchera l’argent à chaque 30 du mois.

De nombreux sportifs français, dont notamment Renaud Lavillenie, Mélina Robert-Michon, ou encore Kévin Mayer et Marie-Jo Pérec, soutiennent cette démarche aussi inédite que nécessaire pour le monde du sport, durement touché par cette crise du Covid-19. «Notre pays compte 360.000 associations sportives qui accueillent plus de 16 millions de licenciés. Ce réseau est la richesse du sport français», souligne la ministre des Sports, Roxana Maracineanu.

«Je ne serai pas ce que je suis sans mon Club et je n’aurai pas fait non plus ce que j’ai fait dans ma vie sans lui. Comme beaucoup de Françaises et de Français, je lui dois beaucoup. Aujourd’hui il a besoin de moi et de tous ceux à qui il a apporté», scande Denis Massiglia, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

«Les clubs sportifs jouent un rôle fondamental dans la vie des citoyens tant sur le plan de la santé, de l’épanouissement personnel que de l’insertion sociale, et particulièrement pour les personnes en situation de handicap», ajoute Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique sportif français (CPSF). «Que ce soit dans le cadre d’une pratique de loisir ou de compétition, les clubs sont essentiels dans notre schéma sportif et nous devons plus que jamais les aider à traverser cette crise sanitaire.» C’est un appel général à la solidarité nationale du monde sportif qui est donc lancé, via cette opération.

(12h32) Coronavirus: le point sur l’épidémie, en France

Selon un bilan quotidien de la direction générale de la Santé, ce lundi soir, l’épidémie de Covid-19 a fait 131 morts de plus, en 24 heures, en France. Le nombre de malades en réanimation poursuit toutefois toujours sa baisse, repassant sous la barre des 2.000, pour la première fois depuis le 22 mars. Au total, 28.239 décès, liés au Covid-19, ont été enregistrés depuis le 1er mars et, si 19.015 personnes sont toujours hospitalisées, le nombre de cas graves, en réanimation, s’établit à 1.998, soit 89 de moins en 24 heures.

Ce chiffre, qui reflète notamment la pression sur le système hospitalier, est en baisse continue depuis le 9 avril, après avoir atteint un pic à 7.148. Avant l’épidémie de coronavirus, la capacité nationale, en réanimation, était de l’ordre de 5.000 places et elle avait été augmentée pour faire face à l’afflux de malades. Quatre régions (Île-de-France, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France) regroupent 71% des patients en réanimation. Sur les décès, 17.589 (+ 123) ont été enregistrés, en milieu hospitalier, et 10.650 (+ 8) dans les Ehpad et établissements médico-sociaux.

(11h58) Le Conseil scientifique pour des élections municipales, fin juin

Dans son avis transmis aux autorités, ce lundi soir, le Conseil scientifique sépare la question du second tour des municipales en deux. Il considère d’abord la période de campagne, la plus délicate. Les outils numériques, qu’il s’agisse de visioconférences, réseaux sociaux, sont recommandés car les rassemblements ne seront pas possibles. Le port du masque est également recommandé pour les candidats dans l’espace public.

Le rapport se porte ensuite sur l’organisation du scrutin proprement dit. Les personnes à risque (dont les personnes âgées) ne devront pas tenir les bureaux de vote ni participer au dépouillement. Des plages horaires pourront être mises en place pour permettre aux personnes à risque de voter si elles ne peuvent ou ne veulent pas le faire par procuration. Si le scrutin a lieu dans une école, celle ci devra être désinfectée avant le retour des enfants.

Nuancé, le Conseil scientifique souligne tout de même: «Il est encore trop tôt pour évaluer le niveau de circulation de SARS COV-2 durant le mois de juin 2020. Les premières estimations ne seront sans doute disponibles que dans quelques semaines. Cette évaluation pourrait alors motiver, selon ses résultats, une nouvelle interruption du processus électoral.»

Le Conseil scientifique ne peut émettre que des recommandations. Il revient, donc, au gouvernement de statuer en dernier lieu. «Il incombe aux autorités publiques de décider des dates et modalités de tenue du second tour des élections municipales, au plus tard fin juin 2020», note d’ailleurs le document. La visioconférence qui mettra en contact le président de la République, Emmanuel Macron, et les maires, ce mardi après-midi, fera partie des facteurs déterminants dans la prise de décision de l’exécutif.

Dès lors, l’exécutif s’apprête à enclencher le processus pour que ce second tour se déroule le dimanche 28 juin, en attendant le deuxième avis du Conseil scientifique, mi-juin. Outre ce second avis, un débat parlementaire, souhaité par Édouard Philippe, aura lieu la première ou la deuxième quinzaine de juin et sera suivi d’un vote. Le Premier ministre souhaite, en effet, que toutes les forces politiques prennent publiquement position sur la décision. Au lendemain du premier tour, alors que le confinement était mis en place, de nombreuses voix, au sein de l’opposition, s’étaient élevées reprochant à l’exécutif d’avoir maintenu le premier tour, accusé d’avoir aidé à la propagation de l’épidémie en France.

(11h24) La Chine et le vaccin: «un bien public mondial»

Le président chinois Xi Ping a déclaré, ce lundi, à l’Assemblée mondiale de la santé, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’une fois mis au point, le vaccin chinois contre le Covid-19 sera un «bien public mondial» dès qu’il sera prêt. La Chine a cinq vaccins potentiels en cours d’essais cliniques, alors que les pays luttent pour trouver une solution face au virus, qui a tué plus de 315.000 personnes dans le monde. Dans son discours, l’homme fort de Pékin défend l’ouverture et la transparence de la Chine, dans la gestion de la crise sanitaire, et annonce un fonds de 2 milliards de dollars en deux ans pour aider les pays touchés par la pandémie.

(10h47) Déconfinement: la maire de Paris, Anne Hidalgo, s’explique…

Comment envisager le déconfinement de la capitale et de ses 2,2 millions d’habitants. Dans le Journal du dimanche, la maire de Paris, a donné une interview. Extraits…

Sur le bilan du confinement à Paris

«Le confinement, dans une ville comme Paris, paraissait impossible. Une moyenne de 20.000 habitants au km², voire 40.000 dans certains quartiers ; beaucoup de familles vivant dans de petits appartements ; une grande hétérogénéité sociale, 3.500 personnes à la rue ; de nombreuses personnes âgées, en Ehpad ou à domicile… C’était assez vertigineux. Les Parisiens ont été au rendez-vous. Je les en remercie.

Sur le dépistage de la population

«Il faut utiliser massivement les tests pour mieux gérer à la fois le confinement et la sortie du confinement. Je le dis en m’appuyant sur des avis médicaux, dont celui du Dr Philippe Klein, le médecin français qui, à Wuhan, a géré, en première ligne, le début de l’épidémie, mais aussi en observant ce qui se passe dans d’autres villes, en Corée du Sud ou en Allemagne. J’ai beaucoup insisté pour qu’un dépistage systématique des personnels et des résidents soit effectué dans les Ehpad parisiens publics et privés.»

«Nous les avons déployés avec l’Agence régionale de santé (ARS). Nous continuerons sur d’autres populations, comme les milliers d’agents municipaux en contact avec le public. Pour cela, nous avons commandé des tests PCR et nous continuons à le faire. A l’Hôtel Dieu, on dépiste jusqu’à 400 personnes par jour. On pourrait monter jusqu’à 1.000.»

«Après avoir appuyé sur pause, nous allons réinitialiser une ville de 2,2 millions d’habitants, sans compter celles et ceux qui viennent y travailler tous les jours. Comment remettre tous les secteurs en activité? Il faut accompagner les Parisiens pour qu’ils puissent envisager le retour à une vie un tant soit peu normale, en courant le moins de risques possibles. Il ne s’agit pas de tester tout le monde, de façon autoritaire. Il faut tester en priorité celles et ceux qui sont amenés à être en contact avec le public. De plus, cette épidémie a une dimension sociale importante.»

«Dans certains quartiers, où des habitants ont peu de culture de prévention et pas de médecin traitant, la maladie est plus virulente qu’ailleurs. C’est pour cela qu’une cartographie de Paris, actuellement dressée avec l’AP-HP, nous permettra, si tel ou tel quartier est davantage touché par l’épidémie, d’engager des circuits de dépistage massifs pour cantonner les foyers d’infection et donc éviter la réapparition de clusters. C’est ainsi qu’il faut agir.»

Sur l’isolement des malades

«La ville de Paris et l’APHP vont lancer dans les prochains jours une opération appelée « Covisan ». Le groupe Accor nous a proposé, dans Paris, la mise à disposition d’hôtels, comme à Barcelone. L’idée est que les gens positifs au Covid qui le souhaiteraient puissent disposer d’une chambre, pendant deux semaines, c’est-à-dire le temps de la quatorzaine, dans des hôtels parisiens. Nous avons travaillé avec deux grands hôpitaux parisiens, Bichat (18e) et la Salpêtrière (13e), ainsi qu’Avicenne en Seine-Saint-Denis. Nous avons cherché les chambres disponibles aux alentours et ouvert la démarche : quand on détectera un cas positif qui ne peut rester confiné chez lui sans contaminer sa famille, on lui offrira la possibilité d’aller passer sa quatorzaine dans un hôtel, où il bénéficiera d’un suivi médical et d’un accompagnement adapté. Petit à petit, d’autres hôpitaux et territoires entreront dans cette démarche. Ce projet devrait permettre d’éviter les reprises de propagation du virus.»

Sur la gestion de la crise par le gouvernement

«C’est une crise totalement inédite, ce n’est pas le temps des commentaires. On verra à la fin comment les Français jugent le travail de ceux qui sont en responsabilité. Ce que je peux vous dire, c’est que tous les jours je suis en lien étroit avec l’ARS, l’AP-HP, les préfets et que nous essayons de relever ensemble tous les défis, qui sont colossaux. Sur la désinfection des rues, le sujet est derrière nous : j’ai posé la question aux autorités de santé qui m’ont répondu que ça ne sert à rien et que c’est dangereux pour l’environnement. En revanche, la désinfection du mobilier urbain comme les bancs, les abribus, est utile et nous le faisons. A Paris, tous les jours, ce sont 400 km de trottoirs et 200 km de chaussée qui sont aspirés par des machines et lavés à l’eau sous pression.»

(10h24) Coronavirus: les entreprises de tourisme très remontées…

Conçu pour arrêter une feuille de route relançant l’activité du secteur du tourisme, à l’arrêt depuis mi-mars, à cause de l’épidémie de coronavirus, le comité interministériel de ce jeudi ne sera pas le Grenelle attendu par les exploitants de café, d’hôtels et de restaurants. Le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Baptiste Lemoyne, devront convaincre les représentants des collectivités locales, les fédérations du secteur (Umih, GNI) ou encore Sébastien Bazin (PDG d’Accor). Mais plusieurs points durs divisent les représentants de l’Etat et ceux des acteurs de la filière. Le face à face s’annonce tendu car les entreprises de tourisme sont très remontées, avant le comité interministériel dont les annonces ne devraient pas satisfaire tout le monde.

Premier gros désaccord: la distanciation sociale dans les restaurants. L’exécutif propose 4m², au grand dam des exploitants. En outre, les autorités veulent limiter le nombre de personnes à 10 dans les établissements ou en terrasse, quand les professionnels pensaient qu’on leur interdirait d’accueillir les groupes de 10 personnes. Pas de réouverture dans ces conditions hurlent ces derniers.

Autre sujet de discorde: Bercy refuse des exonérations de charges, au-delà du 30 juin, et ne veut pas accorder des prêts garantis à 100% par l’Etat, sauf si Bpifrance s’en occupe et que la Caisse de dépôts (qui ne le veut pas) les garantit. Et la Fédération des banques françaises s’oppose à un report automatique de six mois des échéances de prêts. Enfin, Airbnb devra s’aligner sur les protocoles sanitaires de l’hôtellerie.

(09h52) Les «patrons» de PME et TPE gardent le moral!

Le moral des patrons de PME et TPE se maintient en dépit de la crise qui frappe leur activité. Pour un sondage réalisé fin avril par BPI-France, Le Lab et Rexecode, plus de 600 «petits patrons» ont été interrogés, et ceux-ci sont plus optimistes qu’attendu. S’ils subissent de plein fouet la crise économique, ceux-ci sont néanmoins aidés par l’État.

Grâce aux aides massives mises en place par le gouvernement (chômage partiel, prêts garantis par l’État, report, voire annulation de charges), une majorité de PME et de TPE pense pouvoir surmonter la crise. C’est en tout cas ce qui apparaît à la lecture de cette enquête menée auprès de 615 patrons de PME et de TPE répartis dans toute la France, et rendue publique la semaine dernière. Bien que la situation soit vectrice d’angoisses, il existe tout de même quelques raisons de ne pas trop désespérer.

Évidemment, la violence du choc économique est bien présente. Quatre patrons de PME sur 10 prévoient d’ailleurs une chute de plus de 30% de leur chiffre d’affaire annuel, cette année. Mais ce qui frappe dans ce sondage, c’est qu’ils ne voient pas tous une reprise chaotique. Certes, 6 sur 10 pensent qu’il leur faudra du temps, une fois les mesures de confinement levées, pour retrouver un  semblant d’activité, mais les autres (4 sur 10), prévoient à l’inverse un rapide retour à la normale (bien que ce retour à la normale ne leur fasse pas récupérer le chiffre d’affaires perdu pendant la période de confinement).

Cette enquête révèle un autre signal plutôt surprenant. Au total, seuls 22% des patrons interrogés disent vouloir renoncer aux projets d’investissement qu’ils avaient entrepris juste avant le début de la crise, un tiers envisageant de les maintenir, et 46% comptant simplement les repousser. Côté recrutement, ceux qui avaient des projets d’embauche font à peu près les mêmes réponses : 36% veulent les maintenir, 41% les différer et seulement 23% y renoncer.

(09h18) En trois minutes Uber licencie 3.500 employés

La société de voitures avec chauffeurs, Uber, a licencié 3.500 employés des services clientèle et recrutement lors d’une téléconférence Zoom qui a duré à peine trois petites minutes. C’est Ruffin Chevaleau, directrice du service clientèle, basé à Phoenix (États-Unis), qui a dû annoncer cette vague massive de licenciements 2.0, alors que la firme subit de plein fouet la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus. «Notre activité de chauffeurs privés s’est effondrée de moitié. Il n’y a donc pas assez de travail pour de nombreux employés du support client. En conséquence, nous supprimons 3.500 postes», indique-t-elle en propos liminaires, avant de poursuivre: «Ce sera aujourd’hui votre dernier jour chez Uber.»

La dirigeante, qui adoptait depuis le début de la conférence un ton monocorde, ne peut s’empêcher de pleurer lorsqu’elle confie aux salariés que «personne n’a envie de passer ce genre d’appels». «Avec la distanciation sociale, nous avons dû nous résoudre à procéder de cette manière afin de vous prévenir le plus rapidement possible», développe Ruffin Chevaleau, dans cette vidéo à laquelle le Daily Mail a eu accès.

Sous le couvert de l’anonymat, une ancienne salariée a vertement critiqué le procédé employé par la firme. «C’était un appel Zoom en direct avec 3.500 personnes. Ils ne nous ont donné aucun préavis. Si j’avais raté cet appel, j’aurais manqué l’information. Nous savions qu’ils ne soutenaient pas leurs conducteurs, nous savons maintenant qu’ils ne soutiennent personne», fulmine-t-elle dans les colonnes du Daily Mail, avant d’assurer que d’autres licenciements étaient prévus au sein du géant du covoiturage: «Ils n’ont toujours pas fini de se débarrasser des gens. »

Laissé exsangue par la pandémie de Covid-19, Uber avait annoncé, récemment, la suppression de ces 3.500 postes à travers le monde, ce qui correspond à près de 14% de ses 26.900 employés. Des coupes effectuées au sein du service clientèle et des relations humaines, ce qui signifie que le nombre de chauffeurs ne sera que peu affecté. La société s’attend à engager environ 20 millions de dollars en frais de licenciement et frais connexes.

Dara Khosrowshahi, PDG d’Uber, a, quant à lui, renoncé à ses salaires pour le reste de l’année 2020. Il avait perçu un million de dollars en 2019, sans compter son bonus de deux millions de dollars. Dans une note de service, envoyée mercredi 13mai, au personnel, il laisse entendre que d’autres coupes pourraient être en cours: «Nous examinons de nombreux scénarios et à tous les coûts, à la fois variables et fixes, à travers l’entreprise. Nous voulons être intelligents, aller vite, retenir autant de formidables personnes que possible et traiter tout le monde avec dignité, soutien et respect», déclarait-il dans ce document.

(08h39) Lucas Pouille se reconvertit dans les distributeurs de gels

Au repos forcé, en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus, le tennisman français, Lucas Pouille, 58ème joueur mondial, s’est associé avec un ami pour lancer Hygy, une société spécialisée dans les bornes de distribution de gel hydro-alcoolique. Avec une gamme de prix très large, pour pouvoir toucher et protéger le plus grand nombre. Lucas Pouille s’explique, sur Europe 1:

«J’ai un ami qui a une société dont l’activité était à zéro, comme beaucoup d’entreprises, et en discutant, il a eu l’idée de lancer des bornes de distributeurs de gel hydro-alcoolique. J’ai trouvé que c’était une super idée, donc on a lancé l’aventure ensemble. Le but, c’est de ne pas mettre la main pour que dans les lieux où il y a énormément de passage ou dans les entreprises, tout le monde ne mette pas la main et dépose des microbes sur la bouteille de gel. On propose donc des bornes mécaniques où l’on appuie avec le pied, ou des bornes avec des capteurs infrarouges.»

«Le but c’était de toucher tout le monde. On sait qu’aujourd’hui, on va devoir vivre avec le virus, ça va être parmi nous pendant longtemps. Comme les masques, le gel fait partie de nos vies. Donc le but c’était vraiment de toucher tout le monde, d’où les différentes gammes de prix.»

«On a touché des villes, des associations, des écoles et ce n’est pas fini. On a vendu près de 6.000 bornes. On produit entre 1.000 et 1.500 bornes par semaine en fonction des modèles. On a une forte demande, donc on essaye vraiment de répondre en étant le plus rapide, notamment dans les délais de livraison.»

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

treize − onze =