Emmanuel Macron

(18h12) Emmanuel Macron : cet invité surprise au déjeuner du président

A mesure que le déconfinement avance, les tensions entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe s’intensifient. Déjà en désaccord avant la crise du coronavirus, la pandémie aurait creusé un peu plus le fossé qui les sépare. A en croire des indiscrétions du Palais, le président de la République se serait déjà décidé à un remaniement de grande ampleur au mois de juillet prochain.

Et à Matignon, Édouard Philippe se préparerait à céder sa place… A moins qu’Emmanuel Macron ait finalement choisi de ne pas se séparer du maire du Havre ? Une invitation surprenante jette le trouble. Comme le rapporte le Journal du dimanche, ce dimanche 31 mai, l’époux de Brigitte Macron a tenu un déjeuner à l’Elysée jeudi 28 mai avec plusieurs journalistes, conviés par son conseiller, mais aussi un invité surprise : le député Thierry Solère, un proche… d’Édouard Philippe. «Est-ce pour démentir les rumeurs (insistantes) de tensions entre l’Elysée et Matignon ?», se demandent nos confrères.

Le 12 mars dernier, après qu’Emmanuel Macron a annoncé la fermeture des écoles, c’est lui qu’Édouard Philippe a rejoint pour déjeuner. Pour le Journal du dimanche, Thierry Solère est même devenu «son conseiller officieux». Et si le député n’a jamais publiquement levé le voile sur son rôle, d’autres proches du Premier ministre s’emploient aujourd’hui à balayer les rumeurs de tensions.

Notamment le député européen, Gilles Boyer, qui, dans Challenges, a comparé ces on-dit à «des rêves érotiques des journalistes». Dans Le Parisien, il défendait hardiment son ami. «Il ne se projette pas. Son échelle de temps, c’est la journée, la semaine. On n’est pas au bout du tunnel et il fait un peu noir après», confiait-il, assurant qu’Édouard Philippe n’avait pas le temps et l’envie de s’attarder sur les rumeurs.

D’autres poids lourds de la majorité estiment également qu’Emmanuel Macron n’a aucun intérêt à se séparer de son bras droit. Comme le rapportait Le Parisien, un macroniste de la première heure aurait déclaré : «Je répète au président de faire attention. Que Philippe à ses réseaux». Un avertissement ?

«Tout le monde explique qu’ils vont bien, mais les tensions sont quand même palpables et les entourages se tirent la bourre», a confié un membre du gouvernement il y a quelques jours. Et même Emmanuel Macron ne les dément pas. «Parfois on s’échauffe l’esprit dans cette période et c’est normal, a-t-il ainsi glissé lors de son interview télévisée le 28 avril. Tout le monde est fatigué de cette tension. =» Normal, peut-être, mais fatal pour Édouard Philippe ?

Si le Premier ministre vit ses dernières semaines à Matignon, les candidats à sa succession se tiennent prêts. Dans les colonnes du Journal du dimanche, Gérald Darmanin ne cachait pas ses velléités : «Oui, je veux peser davantage sur nos choix, défendre mes convictions ». Comme lui, plusieurs noms circulent pour remplacer Édouard Philippe. «Il a testé des noms auprès de Nicolas (Sarkozy ndlr), révélait une source au Point. Celui de Bruno Le Maire, comme il l’avait fait pour Jean-Michel Blanquer, il y a deux ans.» La valse des ministres va-t-elle avoir lieu ?

(17h45) Franck Louvrier : «Le vocabulaire d’Emmanuel Macron occulte parfois la vérité»

Dans le cercle rapproché de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier a tenu, durant les années 2000, jusqu’à 2012, une place centrale. Il est l’homme de la communication, celui qui réglait au millimètre les interventions de l’ancien chef de l’État. La communication de crise a été son pain quotidien quand il a fallu gérer la crise financière et économique de 2008, le divorce du couple Sarkozy, l’attentat de Merah et la menace d’une pandémie de la grippe H1N1.

Fort de cette expérience, il a accepté d’analyser, pour Le Point, la communication d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Après les années Sarkozy, Franck Louvrier est entré à son tour en politique. Aujourd’hui, il est vice-président de la région Pays de la Loire, chargé du tourisme et conseiller municipal de La Baule-Escoublac. Extraits…

«Par rapport à l’époque de Nicolas Sarkozy, le poids des réseaux sociaux et des chaînes d’info s’est accru. La pression médiatique est donc d’autant plus forte. Mon sentiment est que la communication de crise du pouvoir a été à la fois erratique et disparate. Erratique parce qu’elle donnait un sentiment d’instabilité, que ce soit sur les masques, les tests, les respirateurs, et disparate parce que la communication a manqué d’harmonie.»

«Il y a bien eu une tentative du chef de l’État d’imposer le slogan «France unie», mais cet appel à l’union sacrée a été un échec. Le président de la République a essayé d’endosser le rôle de «chef de guerre», mais, faisant face aux interrogations des Français, il n’a pas voulu s’y confronter directement.»

«Par exemple, il n’a pas donné une seule interview contradictoire avec un ou plusieurs journalistes, ce qui aurait permis d’évacuer de nombreuses interrogations. Le président de la République a préféré uniquement des prestations personnelles et solennelles qui n’ont fait que distancier son rapport aux Français. Il est frappant de constater que cette communication de crise d’Emmanuel Macron a souvent été marquée par une incapacité à décrire l’état réel du pays.»

«L’allocution du 30 mars en est l’illustration première : il ne prononce pas une seule fois le mot «confinement». Dès lors, une distanciation s’installe entre lui et les Français. Et cela, jusqu’à sa dernière intervention, sur BFM TV, qui est une communication de diversion où il nie que la France a été en rupture de masques. Le vocabulaire d’Emmanuel Macron prend souvent des distances avec les faits et occulte parfois la vérité. C’est ce qui a provoqué ces fortes critiques sur ce sentiment d’absence de transparence.»

«Je pense qu’en communication de crise, la reconnaissance des failles se transforme en force. Le chef de l’État n’a pas fait ce choix. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a montré, lui, plus d’humilité et cela semble avoir été apprécié des Français au regard des sondages d’opinion. Si Emmanuel Macron avait reconnu que l’État n’était pas prêt, cela aurait permis de redonner de la crédibilité à la parole politique, laquelle, dans le contexte d’une crise sanitaire, avait déjà été fortement affaiblie par l’affaire du sang contaminé. Il était nécessaire de prendre conscience de cet état de fait pour pouvoir rechercher au plus vite une forme de crédibilisation de la parole publique.»

«La parole scientifique n’est pas la parole politique et elle ne peut pas la remplacer. L’affaire des masques, qui n’est toujours pas terminée, est le phénomène paroxystique de l’ambiguïté dans laquelle le chef de l’État s’est immiscé. Il vient alimenter le climat de défiance des Français à l’égard des politiques, bien plus important en France que chez nos voisins européens. Ce climat de défiance, au-delà de la catastrophe épidémiologique, peut provoquer une vraie crise politique. Le danger est là.»

«Car, en fin de compte, Emmanuel Macron est confronté à trois crises : après la crise sanitaire et la crise économique, une crise politique est apparue, ces dernières semaines, avec l’exacerbation de la fracture sociale, entre les cols blancs, qui pratiquaient le télétravail, les propriétaires de résidence secondaire, qui fuyaient les grandes agglomérations, pour se confiner plus agréablement et puis les autres. Tous les autres qui se sont comportés de façon exemplaire (personnel soignant, agents d’entretien, etc.). Certaines organisations syndicales ont même dénoncé cette «France planquée» contre celle qui est au front.»

«En fait, ce qui a manqué dans la communication du pouvoir, c’est un porte-parole unique. Dans une crise, on ne peut se permettre d’avoir plusieurs porte-parole. Cette centralisation de la communication est propre aux périodes troubles, elle n’est pas nécessaire en temps normal. Dans cette crise, le président de la République a été fort quand il a tranché.»

«Il a ainsi été fort quand il a décidé que le déconfinement aurait lieu le 11 mai. Là, il a récupéré de la force médiatique. Il a repris la main et tout s’est organisé à partir de sa décision. En revanche, le président de la République apparaît faible lorsqu’il montre qu’il ne tranche pas. Par exemple, sur les élections municipales, où l’hésitation a été longue… Ce terme de «flou» véhiculé par les médias, reproduit plusieurs fois par jour, n’aide pas son gouvernement dans son action quotidienne.»

«Les institutions de la Ve République avec cette division de l’exécutif à deux têtes ne sont plus adaptées à la gestion des crises. Là est l’enjeu majeur. La présidentialisation de fait du pouvoir avec le quinquennat induit que tout se centralise à l’Élysée. Penser qu’on peut jouer sur le couple exécutif dans une crise, c’est vraiment commettre un contresens institutionnel. Aujourd’hui, en fin de compte, la responsabilité politique est uniquement à l’Élysée, et rien qu’à l’Élysée.»

«Toutes les questions importantes auront leur réponse à la présidence de la République, que ce soit sur les élections municipales, la mise en place des masques ou les décisions prises avec les autorités sanitaires… Nous sommes paradoxalement un pays de plus en plus centralisé en matière de décisions politiques. Et, avec des tempéraments forts comme ceux d’Emmanuel Macron ou de Nicolas Sarkozy, cette centralisation est d’autant plus exacerbée.»

«La nomination de Jean Castex (Monsieur Déconfinement, ndlr) a été une bonne nouvelle en matière de communication. Il a apporté un souffle intéressant. Il parle aussi bien à la haute administration qu’aux élus locaux. Lui, il sait très bien que cette crise ne peut pas être gérée uniquement depuis Paris, de la distribution des masques à la réouverture des écoles. Le président Macron n’a pas assez donné l’image de quelqu’un qui s’appuyait sur un pays déconcentré. Prenons l’exemple des plages. Le gouvernement a tardé à laisser les mairies s’occuper de leur réouverture. Cette absence de confiance a bloqué une économie touristique tout entière. Paris n’a pas toujours raison. Il faut aussi écouter les remontées de ceux qui gèrent le pays sur le terrain.»

«En tout cas, si, à l’occasion de cette crise, le macronisme est devenu girondin, c’est une bonne nouvelle. Quand on voit ce qui se passe aujourd’hui, on comprend que le pays sait, en grande partie, s’auto-administrer. Cette période-là doit déboucher sur un très fort élan de décentralisation supplémentaire. Un pays tel que le nôtre, avec ses 67 millions d’habitants, peut et devrait faire du sur-mesure selon les territoires plutôt que du prêt-à-porter pour tous!»

(16h12) Ehpad : les conditions de visite assouplies

Les résidents des Ehpad pourront retrouver leurs petits-enfants. Le ministère de la Santé a annoncé, ce lundi 1er juin, qu’un «assouplissement supplémentaire» serait accordé aux établissements médicalisés pour personnes âgées, en situation de dépendance, dans le cadre du déconfinement.

«Dans le détail, les directeurs des établissements pourront décider, lorsque la situation sanitaire le permet, d’accorder des visites à plus de deux personnes à la fois, lorsqu’elles se dérouleront à l’extérieur, et à deux personnes maximum dans une chambre», a précisé le ministère, dans un communiqué. Par ailleurs, ces visites seront ouvertes aux mineurs, et ne se feront plus sous la surveillance d’un membre du personnel de l’établissement. Tout le monde devra néanmoins porter un masque. 

(15h28) Coronavirus : le fromage de brebis des Pyrénées, une victime indirecte!

Avec l’approche de l’été, la transhumance des troupeaux de brebis doit commencer ces prochains jours dans le Béarn, mais les bergers redoutent une saison «très compliquée» après les restrictions du printemps. Le confinement les a contraints, comme tout le monde, à rester chez eux. Pas question, donc, de partir en montagne pour entretenir les cabanes qui les accueillent pendant l’estive.

Ce sont les 13 gendarmes du peloton de haute montagne, basé à Oloron-Sainte-Marie, qui s’en sont chargés. «On a proposé notre aide au début du confinement, à l’Institut patrimonial du Haut Béarn, qui nous a donné une liste d’une cinquantaines de cabanes à aller inspecter», explique le chef Renaud Saison. «Il peut y avoir eu des coulées d’avalanches dans l’hiver ou bien des tuiles manquantes ou cassées sur les toits», détaille le gendarme.

Mais les bergers sont avant tout préoccupés par la qualité de l’herbe, compromise en montagne par l’interdiction de tout écobuage durant le confinement, selon l’association des éleveurs transhumants des vallées béarnaises. Le 20 mars, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques décidait de suspendre la pratique «jusqu’à la fin du confinement», «afin que les services départementaux d’incendie et de secours ainsi que la gendarmerie se concentrent exclusivement à la protection de la population».

L’écobuage, cette pratique ancestrale qui consiste à mettre le feu, à des parcelles délimitées, afin d’en brûler la végétation dite «sèche», permet le fleurissement d’une herbe tendre et feuillue, idéale pour le pâturage. «Sans écobuage, l’herbe de l’an passé fait un tapis au sol et la végétation qui parvient à percer la couche, c’est du ligneux, des tiges qui se sont renforcées qui n’ont pas la même valeur fourragère ou laitière que l’herbe tendre», précise Julien Lassalle, président de l’association des éleveurs transhumants. Ce «tapis», en cas d’humidité, dégage même une odeur repoussante pour les brebis, qui renoncent à pâturer.

Habituellement pratiqué entre mars et avril, l’écobuage n’est désormais plus d’actualité. «Entre temps, le gros bétail c’est-à-dire les vaches et les chevaux ont été montés, donc la cohabitation avec des écobuages est impossible», explique Julien Lassalle. D’autant que depuis 2012, la pratique est interdite entre avril et octobre «afin de contrôler des écobuages non réglementés qui pourraient partir en feu», souligne la préfecture.

Les 380 bêtes de Jeanine Loustau monteront donc à Accous dès le début du mois de juin, mais l’éleveuse ne se fait pas d’illusion : «Il n’y aura pas d’herbe, donc pas de lait et pas de fromage. On a parlé de l’agriculture, pendant deux mois, pour que l’on nourrisse les gens, mais, à côté de ça, on se sent oubliés!», souffle l’éleveuse. Elle dit avoir «sérieusement envisagé» de renoncer à l’estive, sans s’y résoudre.  Pour elle, le fromage d’estive, produit savoureux qui fait souvent la notoriété d’une ferme, représente 30 % de sa production annuelle.

La crise sanitaire a également rendu impossible un aspect important de la transhumance : la fête qui l’accompagne. Là aussi, les rassemblements aux départs des transhumances ont été interdits. «C’est un moment important pour nous parce qu’il y a beaucoup de participation et ça nous permet de créer du lien avec les gens du pays, les touristes, les consommateurs. Ce sont des moments privilégiés où l’on se fait du bien!», regrette Julien Lassalle.

(14h37) Coronavirus : le coin des célébrités

Invité de Thomas Sotto, dimanche soir, sur France 2Gad Elmaleh est revenu sur le coronavirus dont il a été atteint. L’humoriste qui admet «avoir eu «un peu peur», a d’abord souhaité relativiser son cas personnel, mentionnant les milliers de familles endeuillées, avant de détailler son expérience du virus.

«Ça a été un épisode douloureux qui m’a bousculé. Je pense que vous avez beaucoup parlé, les journalistes, des cas asymptomatiques qui continuent à vivre, qui sont étranges et malheureusement des cas tragiques. J’étais au milieu et c’est une position avec des symptômes très douloureux, très compliqués», a-t-il expliqué sur le plateau de la deuxième chaîne avant de rendre hommage à toute l’équipe des urgences de l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

L’épidémie de coronavirus a fait 31 nouveaux décès en 24 heures dans les hôpitaux français, où le nombre de patients en réanimation continue à baisser, selon le bilan communiqué, ce dimanche, par la Direction générale de la santé.

(12h28) Emmanuel Macron : un remaniement pour «dynamiter la droite»

Depuis le début de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus, les rumeurs d’un remaniement à venir sont tenaces. Mais s’il pourrait mettre un terme au mariage exécutif d’Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe, il serait aussi l’occasion de donner un nouveau souffle au gouvernement, à en croire les informations du Point.

Entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe, les tensions se multiplient et alimentent les rumeurs au sujet d’un éventuel départ du Premier ministre. Des bruits de couloir qui ont gagné du terrain et qui continuent de défrayer la chronique en raison de l’intervention d’une source auprès des médias. Cette dernière, un conseiller de l’Élysée bien identifié, n’a pas hésité à révéler les dessous explosifs de la relation du duo exécutif.

Pour certains proches de l’Élysée, la rupture se fera dès le mois de juillet 2020. En pleine crise sanitaire provoquée par la pandémie de coronavirus, le maire du Havre s’apprêterait à claquer la porte de Matignon dans les prochaines semaines. La réponse est incertaine puisque, de son côté, le Premier ministre et le chef de l’État continuent de démentir fermement les rumeurs de tensions.

Inéluctable, le remaniement ne servirait pas qu’à pousser Édouard Philippe vers la sortie. En effet, d’après les informations de nos confrères du Point, ce samedi 30 mai, Emmanuel Macron ne compte pas faire les choses à moitié au mois de juillet. Le président de la République espère «dynamiter la droite», et, peut-être, donner un second souffle à la majorité présidentielle, qui a pour vocation de s’élargir.

De nouveaux profils et de nouveaux talents seront donc privilégiés. «Il n’y aura pas de concorde entre partis politiques, car leurs chefs démontrent, chaque jour, qu’ils sont au-delà de leur caricature, mais il peut y avoir un petit mouvement de troupes pour nous rejoindre : 10 à 20 parlementaires LR, 5 ou 6 députés PS», a ainsi commenté un poids lourd de la majorité.

Parmi les députés qui pourraient être sollicités, des proches d’Édouard Philippe, issus de son ancienne famille politique, Les Républicains. Le Point dévoile d’abord le nom du député LR Guillaume Larrivé, animé par l’envie de servir l’État, et qui avait aussi appelé à la démission du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. «S’ils viennent le chercher, il dira oui», confie un proche du principal concerné. Autre profil susceptible de convaincre Emmanuel Macron, celui du député européen (LR) Geoffroy Didier qui, lui, s’est montré favorable à l’unité nationale lors d’un entretien accordé au Journal du dimanche.

Le nom de Damien Abad, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, est aussi cité notamment en raison d’un Tweet dans lequel il félicitait l’intervention du lundi 13 avril, du chef de l’État. Et dans le cas où la droite offrirait de nouvelles recrues à la majorité présidentielle, un ténor aura son mot à dire, lui qui est toujours très sollicité : Nicolas Sarkozy. «Il a ses têtes, et il ne pardonne pas à ceux qu’il a faits et qui se sont présentés contre lui à la primaire de 2016, dont Nathalie Kosciusko-Morizet», indique une source. Gare à ceux qui l’ont froissé.

(11h42) Coronavirus : En Algérie, un taux de mortalité élevé

Avec plus de 6.000 cas de coronavirus recensés, l’Algérie est aujourd’hui le 4ème pays le plus touché d’Afrique. Le premier cas y est confirmé dès la fin du mois de février. L’annonce est faite, à la télévision nationale, par le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid. Le malade, un ressortissant italien, arrivé sur le sol algérien une semaine plus tôt, est placé en quarantaine.

Quelques jours plus tard, au début du mois de mars, d’autres cas sont confirmés dans la wilaya (préfecture) de Blida, qui deviendra le principal foyer de la maladie. Seize membres d’une même famille sont contaminés. Tous les premiers cas sont importés d’Europe.

Outre la fermeture des établissements scolaires et universitaires, la suspension des vols de la compagnie Air Algérie, en provenance et à destination d’Espagne, d’Italie, de France et du Maroc, figure donc parmi les premières mesures adoptées par l’Algérie, mi-mars. Toutes les frontières terrestres sont ensuite fermées, et les vols de transport de passagers suspendus.

Le pays annule les événements sportifs et impose la fermeture des restaurants, cafés et salles des fêtes. Des mesures de confinement sont instaurées : total pour la wilaya de Blida et partiel pour toutes les autres régions. Le confinement est resté en vigueur jusqu’après la fin du ramadan. De nombreux commerces, rouverts au début du mois de jeûne, ont dû être de nouveau fermés, en raison du non-respect de la distanciation.

Avec 536 décès pour 6.629 cas confirmés, en date du 15 mai, l’Algérie affiche un taux de mortalité lié au coronavirus élevé (environ 8 %). Les mesures pour contrôler la propagation de la maladie sont essentielles pour compenser les carences du système de santé publique. Très tôt, les médecins se plaignent du manque d’équipements dans les hôpitaux, de lits en réanimation et de moyens de diagnostic. Fin mars, le personnel d’un établissement de Blida organise un sit-in pour dénoncer le manque de protections pour les soignants, suite au décès d’un ambulancier.

Autre domaine dans lequel le coronavirus a un impact : l’économie, qui traversait déjà une période délicate avant le début de la crise sanitaire. Des difficultés accentuées par la chute des cours du pétrole et du gaz, puisque les hydrocarbures représentent plus de 90 % des exportations algériennes.

Pour prendre en compte cette diminution brutale, les autorités algériennes décident, au début du mois de mai, de réduire de 50 % le budget de fonctionnement de l’État, pour l’année 2020. Dans le même temps, craignant une crise socio-économique, elles promettent une hausse de 11 % du revenu minimum mensuel à partir du mois de juin.

(10h58) Coronavirus : Au Maroc, des mesures et des contrôles stricts

Avec 6.623 cas confirmés dont 190 décès (chiffres du 14 mai), le Maroc est le 3ème pays le plus touché du continent africain. Le premier cas confirmé de coronavirus, en provenance d’Italie, arrive début mars. Le royaume prend alors rapidement des mesures strictes contre la propagation de la maladie.

Seuls 7 cas sont détectés sur son sol lorsqu’il décide, mi-mars, de fermer ses frontières terrestres. Il suspend ses liaisons aériennes et maritimes vers la France et l’Espagne, avant d’étendre la mesure à tous les vols internationaux, puis intérieurs. Les écoles sont fermées (elles le resteront jusqu’en septembre), ainsi que les lieux culturels, sportifs, restaurants, commerces non essentiels et mosquées.

Un confinement est mis en place le 20 mars. Depuis le début du mois du ramadan, il est assorti d’un couvre-feu nocturne entre 19 h et 5 h du matin. Le Premier ministre doit présenter un plan de déconfinement au Parlement, deux jours avant l’échéance de l’état d’urgence sanitaire.

Dans certains quartiers pauvres des grandes villes, le confinement est difficile à appliquer. Des incidents sont notamment signalés à Tanger, Fès ou Tétouan. Pour faire respecter les mesures prises, le Maroc déploie les forces de l’ordre en grand nombre. En cas de non-respect, les Marocains s’exposent à une peine d’un à trois mois de prison, ainsi qu’à une amende équivalent à 115 euros. Jusqu’à la fin du mois dernier, les autorités marocaines rendaient public le nombre d’interpellations. Le 30 avril, 85.000 avaient été comptabilisées.

Autre mesure rendue obligatoire par le Maroc dans sa lutte contre le coronavirus : le port du masque. Depuis le 7 avril, les Marocains ne peuvent plus sortir sans en porter un. Les usines de textile du pays sont mises à contribution et modifient leurs activités habituelles pour se concentrer sur leur fabrication. Selon les chiffres du ministère de l’Industrie, une trentaine d’entreprises en produisent 7 millions par jour.

Si une partie de l’industrie textile a donc pu poursuivre ou reprendre une activité, ce n’est pas le cas pour tous les secteurs. Conséquence de la crise sanitaire, des centaines de milliers de salariés sont temporairement en arrêt de travail. Le gouvernement marocain promet des compensations.

Il y a quelques jours, le comité de veille économique du Maroc annonçait qu’une indemnité de 190 euros serait versée à 950.000 salariés, pour le mois d’avril. Les entreprises en difficulté pourront aussi bénéficier de financements pour relancer leur activité. Enfin, une aide directe a été versée à 3,7 millions de familles qui tirent leur revenu du secteur informel, selon ce même comité. Ces aides viennent d’un fonds spécial d’urgence de près de 3 milliards d’euros, créé sous l’impulsion du roi Mohammed VI.

(10h25) Coronavirus : En Tunisie, la fin des contaminations

La Tunisie comptabilise 1.032 cas confirmés de coronavirus, dont 45 décès. Elle n’en a pas enregistré de nouveau depuis le début de la semaine. Ce n’était pas arrivé depuis la confirmation du premier cas sur le sol tunisien, le 2 mars dernier. Comme dans les pays voisins, le patient zéro arrive d’Europe (d’Italie) par bateau.

La crise sanitaire débute quelques jours seulement après l’entrée en fonction du nouveau gouvernement tunisien dirigé par Elyes Fakhfakh, le 28 février. La Tunisie prend des mesures strictes, de façon précoce, pour enrayer la propagation de la maladie, et tenter de ne pas saturer un système de santé fragile.

Les premières mesures entrent en vigueur mi-mars, quand moins d’une vingtaine de cas sont recensés : fermeture des espaces aérien et maritime, des écoles (qui ne rouvriront pas avant septembre, sauf pour les élèves qui passent leur bac), des lieux de culte et des commerces non essentiels.

Un couvre-feu nocturne est instauré, puis un confinement général. Les rassemblements sont limités à 3 personnes dans l’espace public. Le 9 avril, le gouvernement tunisien durcit encore les mesures, en interdisant les déplacements entre wilayas. Les contrevenants s’exposent désormais à des amendes.

Mais, depuis le 4 mai, en raison du ralentissement de la propagation du virus, le confinement est progressivement allégé. Le couvre-feu est désormais en vigueur de 23 h à 5 h du matin. Les supermarchés et souks ont pu rouvrir ce vendredi. Cafés et mosquées devraient leur emboiter le pas.

Les autorités appellent toutefois les Tunisiens à rester vigilants et à continuer de respecter les mesures d’hygiène, de distanciation physique et de port du masque. «Il se pourrait que demain il y ait un retour des cas», indiquait le ministre tunisien de la Santé, Abdellatif Mekki, il y a quelques jours.

Après des semaines de ralentissement, voire de paralysie de secteurs d’activité entiers, la Tunisie entend relancer l’économie, d’autant que le pays traverse une crise économique et sociale depuis plusieurs années. Le rebond que connaissait le tourisme, secteur clé pour l’économie tunisienne, après des années moroses, a notamment été enrayé par la crise sanitaire.

Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé des mesures de soutien aux entreprises, mais aussi pour certains foyers comme, par exemple, un report des remboursements de crédits, et la garantie que ni l’eau ni l’électricité ne seront coupés en cas d’impayés.

Le Premier ministre Elyes Fakhfakh prévient que son pays aura besoin de 5 milliards d’euros pour boucler son budget cette année. Fin mars, l’Union européenne a annoncé un don de 250 millions d’euros, et le FMI un prêt d’urgence de 745 millions de dollars. La Tunisie pourrait connaître cette année sa pire récession depuis l’indépendance en 1956.

(09h54) Coronavirus : le Maghreb face à la crise économique

Alors que le confinement est prolongé, jusqu’au 13 juin, en Algérie, jusqu’au 10 juin au Maroc et qu’en Tunisie le déconfinement se poursuit, la crainte d’une crise économique se propage. Les inquiétudes sont particulièrement fortes pour les petits commerçants et les personnes qui vivent de petits boulots malgré les aides de l’État.

Depuis début mars, au Maghreb, fini les petits vendeurs de rue, les ouvriers à la journée et les petits commerces. Coiffeurs, quincaillers et magasins de vêtements ont les volets baissés à cause des mesures décidées pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Même si les gouvernements ont bien décaissé des aides pour venir en aide aux travailleurs privés de leurs maigres ressources, pendant le confinement, et organisé des distributions de nourriture dans certains quartiers défavorisés, les difficultés sociales et économiques sont grandes.

En Algérie, 5 millions de personnes ont reçu 10.000 dinars (environ 70 euros) pendant le ramadan, soit à peine un quart du salaire moyen. Toutefois, cela a aidé à réduire les tensions sociales, selon l’économiste Abderrhamane Mebtoul. Pour lui, la difficulté est de cibler les personnes, dans le besoin, alors qu’il estime que le secteur informel représente 50 % de la population active du pays.

Aujourd’hui, près de 6 millions de personnes sont non déclarées, mal recensées et sans protection sociale. Toutefois, Abderrhamane Mebtoul ne craint pas, en Algérie, une explosion sociale dans les 18 prochains mois au moins. Selon lui, c’est l’occasion de mettre à profit ce temps pour imaginer un nouveau modèle et amorcer un redémarrage de l’économie.

Au Maroc, selon les données officielles, près de 10% de la population a pu bénéficier d’une aide directe. Le Comité de veille économique, chargé de suivre l’impact de la crise sanitaire, estime que sur les 4,3 millions de familles tirant leurs revenus du secteur informel ou de métiers précaires, 3,7 millions ont bénéficié d’une aide directe, entre 800 à 1.200 dirhams (75 à 110 euros), par mois, selon la taille du foyer. Qu’en est-il des familles qui n’ont rien reçu ? Surtout que, du fait des délais de mise en place, seulement 40% d’entre elles disaient, fin avril, avoir reçu une aide de l’État ou de leur employeur, selon le Haut-commissariat au plan, l’organisme chargé des statistiques.

En Tunisie, une aide de 200 dinars a été distribuée à près de 20% de la population en avril. Et même si depuis début mai le déconfinement suit son cours et que le travail reprend progressivement, des centaines de personnes font toujours la queue, chaque jour, devant la poste pour recevoir les aides que l’État distribue encore.

Si la difficile page du confinement se tourne, l’avenir reste tout de même très incertain. Comme ses voisins, le pays ne va pas avoir la trésorerie nécessaire pour pouvoir subventionner les aides très longtemps. Les difficultés des entreprises commencent déjà à se traduire par des licenciements et une nouvelle crise économique se profile. Quelques subventions devraient toutefois subsister pour les plus démunis afin d’éviter une explosion de la misère.

(09h32) Déconfinement : le marché automobile vers la reprise

Le marché automobile français a encore plongé en mai, de 50,34 %, sous l’effet des mesures de confinement, toutefois les constructeurs discernent de premiers signes de reprise, selon des données publiées lundi.

A l’image de leurs concurrents étrangers, les groupes français ont encore souffert sur la période. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) a enregistré un recul de 56,07 % des immatriculations de voitures particulières neuves, tout comme le groupe Renault (Renault, Dacia, Alpine) avec 50,39 % d’immatriculations en moins, d’après les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

Le commerce automobile, mis à l’arrêt lors du confinement, entre le 17 mars et le 11 mai, s’est effondré, entraînant une chute des immatriculations automobiles de 72 %, en mars, puis de 88,8 %, en avril. Mais sur le mois de mai, les premiers signes de reprise sont apparus.

«On a noté une nette reprise en fin de mois, c’est-à-dire que tout le système de distribution et celui de livraison ainsi que les commandes se sont débloqués», a commenté François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), joint au téléphone par l’AFP.

«Le chiffre du début de mois était très bas, très proche du mois dernier. Puis, progressivement, avec la réouverture des concessions automobiles, les livraisons, des distributions, mais aussi les commandes qui sont reparties alors qu’elles étaient négatives le mois dernier», a-t-il ajouté.

«Les perspectives demeurent très floues, pour la première fois depuis des années», a souligné le porte-parole du CCFA. «Pour l’année 2020, les prévisions du secteur sont comprises entre -20 % et -30 %, mais elles sont à prendre vraiment prudemment car il nous manque beaucoup d’informations, particulièrement sur la relance», a précisé M. Roudier.

L’impact de cette situation hors norme est d’ores et déjà présent. Heurté de plein fouet, le groupe Renault a annoncé un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans, qui prévoit 4.600 suppressions d’emploi sur 48.000 en France, et plus de 10.000 hors de France.

(09h08) Coronavirus : un plan d’aides «inédit» pour des viticulteurs en difficulté

Les 24 000 exploitations viticoles d’Occitanie ont beaucoup souffert pendant le confinement. C’est la première région productrice de vin au monde avec ses 270.000 hectares de vignes. Il y a eu évidemment tous les hôtels restaurants qui n’ont pas commandé de vins, mais aussi le report des salons qui permettent de vendre aux particuliers et un effondrement du marché des cavistes, qui commence à peine à reprendre.

D’origine suisse, Dominik Benz est venu s’installer, en Ariège, pour produire du vin bio. Pour lui, la mesure la plus efficace doit être décidée par l’État. «Si je repousse les cotisations sociales, j’aurai ensuite une grosse somme à payer que je ne pourrai pas payer », explique-t-il. «C’est ça qui nous fait vraiment mal. C’est difficile à payer. Si on peut avoir un soutien, si on ne paye pas les trois mois à venir, ou un remboursement, c’est ce qui peut nous aider le plus.»

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, promet un plan d’aide exemplaire de la région. Un plan de relance à hauteur de 14 millions d’euros, financé à parts égales, par le conseil régional et l’interprofession. «C’est inédit. C’est un plan sur 18 mois», affirme la présidente de la première région productrice de vin au monde, avec ses 270 000 hectares de vignes.

Parmi les autres mesures de soutien, le conseil régional annonce aussi une campagne de promotion, du type «consommer dans ma zone», pour mettre en avant notamment les drive fermiers. Paradoxe de la reprise pour Dominik Benz, vigneron ariégeois : la consommation recule depuis le déconfinement. «Depuis le 11 mai, on a vu que les systèmes de drive ne marchent plus trop, voire du tout. On vend beaucoup moins depuis le déconfinement qu’avant. C’est quand même bizarre, alors que le déconfinement était censé relancer l’économie. Pour nous, le plus dur, ce sont les cotisations sociales. On a le même travail qu’en temps normal, la vigne pousse autant que s’il n’y avait pas le coronavirus.» En revanche, pas question, pour la région Occitanie, de distribuer, comme l’avaient fait les viticulteurs de l’Aude, il y a une dizaine d’années, des bouteilles de vin gratuite aux péages autoroutiers.

(08h24) Déconfinement : le parc Astérix rouvre le 15 juin

«Le parc Astérix va rouvrir le 15 juin, avec des procédures sanitaires exceptionnelles qui seront mises en place dans les attractions, hôtels, restaurants et boutiques, en conformité avec les recommandations des autorités suite au passage en zone verte de la Région Hauts-de-France», explique le parc d’attractions, dans un communiqué. Il faudra par exemple porter obligatoirement un masque dans les attractions et respecter des règles de distanciation physique.

Situé dans l’Oise, non loin de Paris, il accueille plus de 2 millions de visiteurs chaque année. Il devait débuter sa saison le 4 avril mais son ouverture avait été repoussée en raison de la pandémie de Covid-19. «Le parc Astérix sera accessible uniquement avec un billet daté. Les réservations seront ouvertes, sur le site web du parc, à partir du mercredi 3 juin», précise le communiqué de la propriété du groupe Compagnie des Alpes.

Le Futuroscope, situé près de Poitiers, ouvrira, pour sa part, ses portes, le 13 juin, d’abord les week-ends, puis chaque jour, à partir du 27 juin. Il avait fermé le 15 mars en raison de la crise sanitaire. Là aussi, des règles sanitaires seront appliquées, avec port du masque obligatoire dans certaines zones.

«Les parcs de loisirs peuvent ouvrir dès le 2 juin, en zone «verte», avec une jauge maximale de 5.000 personnes, mais devront attendre le 22 juin en zone «orange» (qui recouvre notamment l’Ile-de-France)», avait annoncé, ce jeudi, le gouvernement. Le parc Disneyland Paris (Seine-et-Marne) reste, pour sa part, fermé «jusqu’à nouvel ordre».

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