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Coronavirus : les infos du jeudi 4 juin

(18h12) Coronavirus : le point sur la pandémie dans le monde

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 382.016 morts, dans le monde, depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP, à partir de sources officielles, ce mercredi soir. Plus de 6.440.940 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués, dans 196 pays et territoires, depuis le début de l’épidémie. Les Etats-Unis ont enregistré plus de 107.000 décès. Viennent ensuite le Royaume-Uni avec 39.728 morts, l’Italie avec 33.601 morts , le Brésil avec 32.548 morts et la France avec 29.021 morts.

(17h51) Déconfinement : les quatre scénarios du Conseil scientifique

Le Conseil scientifique a transmis, ce mardi soir, au gouvernement, un avis, le septième, portant sur les quatre scénarios possibles quant à l’évolution de la présence du coronavirus en France en ces temps de déconfinement. Le Conseil scientifique a construit ces différentes pistes en se fondant sur les données disponibles sur l’épidémie en cours, des modélisations concernant les mesures ayant présidé à la levée du confinement, sur le circuit des tests et les indicateurs liés aux circuits et systèmes d’information. 

Le premier scénario est aussi le plus optimiste. Sous celui-ci, le virus demeure sous contrôle, nonobstant la survenue de quelques foyers «localisés et maîtrisés». Cette option n’émanciperait pas les Français du respect de mesures de lutte contre l’épidémie, à commencer par les gestes-barrières pour au moins six mois. 

Dans le scénario 2, les foyers se font cette fois critiques, c’est-à-dire qu’ils laissent redouter une perte de contrôle des chaînes de contamination. Cette situation appellerait à des mesures décrites comme strictes et précoces mais là encore, «localisées». En pareil cas, le Conseil scientifique préconise de «renforcer les gestes-barrières» et ajoute: «Une stratégie massive de «tester-tracer-isoler». L’allocation de moyens supplémentaires, notamment humains, doit être adaptée à la taille de la population à tester et à tracer.»

Le scénario 3 explore l’éventualité d’une reprise progressive et «à bas bruit» de l’épidémie. Ici, «des indicateurs se dégraderaient sans que les chaînes puissent être identifiées, ni a fortiori contrôlées». Il conviendrait alors de prendre des mesures à l’échelle régionale voire nationale le cas échéant.

Le Conseil scientifique précise: «L’application des mesures doit prendre en compte les conditions géographiques de redémarrage de l’épidémie. Si par exemple, l’ensemble des régions ont une situation épidémique sous contrôle à l’exception d’une région qui est affectée par une reprise «à bas bruit», des restrictions de l’activité économique pourront être considérées pour assurer un contrôle plus rapide du foyer épidémique et éviter la diffusion aux autres régions. Dans le scénario 3, une attention particulière doit porter sur la région Île-de-France et sur la grande précarité.»

Dans le quatrième et ultime scénario, nous perdrions le contrôle de la diffusion de l’épidémie et il faudrait alors envisager un nouveau confinement généralisé au plan national ou «d’autres objectifs collectifs, économiques et sociaux».

Le Conseil scientifique écrit : «Les autorités devront, également, précisément, déterminer leur objectif. Par exemple, si l’objectif est uniquement de diminuer la mortalité liée à Covid-19, un confinement permanent ou extrêmement précoce sera toujours préférable, mais cela ignore l’impact délétère du confinement sur la société française. Un objectif alternatif est d’assumer, tout en la limitant, une surmortalité hospitalière Covid-19 associée à la mise sous tension des services de réanimation. Cet objectif peut être atteint au moins partiellement, en augmentant les capacités hospitalières, en attendant de restaurer un confinement, si toutes les autres approches ont échoué.» Pour affronter au mieux l’une ou l’autre de ces perspectives, les experts plaident pour l’élaboration séance-tenante d’un «Plan de Prévention et de Protection rapprochées», appelé le P2R-Covid, afin d’activer au besoin et au plus vite les dispositions listées. 

Il faut noter que si 13 des membres de cette instance se sont accordés sur la version définitive du texte, un dernier, Jean-Laurent Casanova, a exprimé quelques réserves quant aux trajectoires retenues, s’exprimant pour sa part dans le sens de l’accentuation du «traçage, du diagnostic et de l’isolement des personnes contagieuses». 

(16h29) Coronavirus : à Barcelone, on emmène les malades à la plage…

Un traitement médical dont une partie consiste à aller prendre le soleil au bord de la Méditerranée : c’est le programme de ces patients atteints du Covid-19 et traités à Barcelone.

Lundi dernier était un jour important pour toute la côte espagnole : au terme d’un confinement long et strict, les plages étaient de nouveau rendues accessibles. Au bien-nommé Hospital del Mar, on en a profité pour emmener, à la plage, les patients toujours en soins intensifs, suite au Covid-19.

Une sortie pas uniquement organisée pour la photo : d’une part, les rayons du soleil et l’air frais sont bienvenus dans le processus de guérison ; d’autre part, cette sortie fait partie d’un programme destiné à «humaniser» les soins intensifs.

Mais la photo vaut tout de même le coup pour ce qu’elle signifie : un retour progressif à la normale et une pandémie qui s’éloigne dans un des pays les plus touchés par le Covid-19, avec 239.932 cas confirmés et 27 .127 morts.

Désormais, les décès se font plus rares. Mieux, pour la première fois depuis le début de la crise, il n’y a eu aucun mort enregistré deux jours de suite, lundi et mardi, bien que ce chiffre soient à relativiser. Et si le Premier Ministre, Pedro Sanchez, a demandé une extension de l’état d’urgence jusqu’au 21 juin, il espère malgré tout la fin des mesures liées au coronavirus avant le 1er juillet. Et, surtout, le retour des touristes, un pan majeur de l’économie espagnole.

(15h56) Les Français veulent un remaniement en gardant Edouard Philippe

Une majorité de Français souhaite que le gouvernement change de politique et qu’il soit remanié, mais ils veulent, aussi, qu’Edouard Philippe reste Premier ministre, selon un sondage Odoxa* publié, ce jeudi. «C’est 64% des personnes interrogées qui veulent un remaniement et 65% qu’Edouard Philippe demeure à Matignon, seuls les électeurs du Rassemblement national se prononçent majoritairement pour son départ», indique l’étude d’opinion réalisée pour Aviva Assurances, le magazine Challenges et la chaîne BFM Business.

Aucune des personnalités évoquées pour être nommées à Matignon ne ferait un «bon Premier ministre» pour une majorité de Français. Le mieux placé est Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, avec 31% de jugements positifs, à égalité avec Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France.

C’est aussi 73% des sondés qui souhaitent qu’Emmanuel Macron change de politique mais ils sont aussi 69 % à être persuadés qu’il ne le fera pas et 74 % qu’il ne changera pas de personnalité. 61 % pensent néanmoins qu’il y aura une revalorisation des salaires des soignants, comme le président s’y est engagé. Malgré le début du déconfinement, 76 % des Français sont défiants sur la situation économique du pays, un chiffre en baisse d’un point par rapport au mois précédent.

*Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.005 Français âgés de 18 ans et plus interrogés, par Internet, les 28 et 29 mai, selon la méthode des quotas (marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points).

(15h38) Un 14 Juillet Place de la Concorde et un hommage aux soignants

«Pour adapter la célébration de ce 14 juillet aux exigences sanitaires, le traditionnel défilé sur les Champs-Élysées sera remplacé par une cérémonie militaire place de la Concorde, qui rendra aussi hommage aux soignants », a annoncé l’Élysée, ce jeudi 4 juin.

«La cérémonie comprendra un dispositif resserré ramené à 2.000 participants et environ 2.500 invités, dans le respect des règles de distanciation sociale», a précisé la présidence.

«La cérémonie, qui inclura un défilé aérien, mettra à l’honneur la participation de nos armées à la lutte contre le Covid-19, à travers l’opération Résilience ; elle rendra également hommage aux personnels soignants que les Français ont applaudis chaque soir durant la période de confinement ainsi qu’à l’ensemble des acteurs mobilisés contre le virus», a indiqué l’Elysée.

«Il n’est pas prévu, pour l’instant, d’ouvrir l’événement au grand public, mais la situation pourrait être réévaluée d’ici le 14 juillet si la situation sanitaire est meilleure =», explique l’Elysée.

Le 13 mai, en Conseil des ministres, «Emmanuel Macron avait souhaité que la fête nationale soit une occasion supplémentaire de manifester l’hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19», selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

Une demande qu’avaient déjà formulé des élus LREM et LR, en avril, lorsqu’ils avaient plaidé pour la présence d’un «carré des soignants» mais aussi des représentants des «héros du quotidien» lors de la parade militaire annuelle.

Damien Adam, député LREM de Seine-Maritime et Catherine Dumas, sénatrice LR de Paris avaient adressé un courrier à Emmanuel Macron, lui demandant, «si les conditions sanitaires le permettent, que soient associés à la prochaine fête nationale les personnels soignants et tous nos héros du quotidien (commerçants, conducteurs de transports, éboueurs, professeurs). »

(14h54) Coronavirus : quatre Français sur dix se disent financièrement impactés

«Au-delà de la crise sanitaire, l’épidémie a eu, aussi, un impact particulièrement important d’un point de vue économique. Si les Français ont moins dépensé en raison du confinement, la situation a aussi favorisé un accroissement des inégalités», explique Le Parisien, qui présente le 9ème baromètre Codifis-CSA. Découverts bancaires en hausse, explosion du budget alimentaire et pessimisme pour les prochains mois sont certains des symptômes de la situation actuelle.

C’est 41 % des Français qui estiment ainsi que leur situation financière a déjà été impactée. Un constat qui concerne particulièrement les commerçants et les artisans (74 %) et les chômeurs (59 %). À l’autre extrémité du spectre, 75 % des hauts revenus considèrent ne pas avoir été touchés par la situation.

«Nous voyons, grâce à cette étude, qu’une France à deux vitesses se dessine depuis le début du confinement. D’un côté, nous avons une catégorie d’urbains, de cadres, de télétravailleurs et de propriétaires plutôt protégés financièrement malgré la situation. En face, des publics déjà fragilisés : des femmes seules, avec ou sans enfant, des ouvriers, des étudiants, qui ont subi de plein fouet la crise sanitaire et qui, au chômage ou en chômage partiel, ont vu leur pouvoir d’achat fondre très nettement. Ceux qui étaient précaires avant le sont encore plus», analyse Julie Gaillot, directrice du pôle society de l’institut CSA. Face à cette situation, Louis Gallois, le président de la Fédération des acteurs de la solidarité, souhaite une hausse des aides sociales.

Si les Français sont donc nombreux à estimer que leur situation financière a été impactée, cela transparaît aussi à travers certains chiffres. Ainsi, les découverts bancaires sont en hausse et les reports de mensualités pour les crédits à la consommation ont été multipliés par six. Par ailleurs, le prix des courses aurait considérablement augmenté pour les familles avec enfants (+ 70 %), de 55 % pour l’ensemble des ménages.

Et, pour beaucoup de Français, l’avenir ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. 80 % jugent qu’ils ne retrouveront pas leur pouvoir d’achat d’avant la crise, au cours des trois prochains mois. Un sur deux est aussi inquiet pour son avenir professionnel, et 62 % craignent même que la situation ne continue de se détériorer.

Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont-ils fait assez pour les Français face à la crise? Seuls 26 % des Français estiment que c’est le cas. «Quelques aides ont été octroyées aux étudiants ou aux familles précaires, mais en une seule fois. Reste à savoir si le gouvernement pourra encore creuser les dépenses publiques pour aider ces Français », détaille Marine de Talancé, maître de conférences en économie à l’université de Marne-la-Vallée, au Parisien

(14h35) Confinement : ces produits que les Français ont surconsommés

«Durant deux mois sans sortir de chez eux, à chômer ou à travailler à distance, les Français ont été contraints de s’adapter» révèle une étude Nielsen réalisée pour Le Journal du Net et relayée par Europe 1. Résultat : leur consommation a évolué, mais pas nécessairement de la même manière d’un département à l’autre.

Dans le top 10 des produits dont la consommation a bondi, on trouve les gants de ménage et les savons. Un constat valable pour plus de 90 % des départements, avec des subtilités tout de même : en Mayenne et dans le Jura, on s’est procuré plus de savon qu’autre part. Si la farine a connu un boom sur l’ensemble du territoire, c’est encore plus notable en Loire-Atlantique. Les pâtes, elles, ne remontent pas dans le classement puisque les Français en ont réalisé des stocks durant les trois semaines précédant le confinement.

Dans les départements où les températures ont été les plus clémentes durant le confinement, «les allume-barbecue, par exemple, les glaces ont été en très forte hausse et de manière plus marquée», explique ainsi Sébastien Monard, porte-parole du cabinet Nielsen et spécialiste de la consommation. Dans les Vosges et le Haut-Rhin, c’est la saucisse qui a eu le vent en poupe. Du côté des boissons, une spécificité, là encore : le gin a connu une surconsommation, dans les Pyrénées-Atlantiques et les Pyrénées-Orientales.

(13h56) Coronavirus : le coin des célébrités

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, estime «avoir eu de la chance» de ne souffrir que légèrement du nouveau coronavirus, «une expérience qui l’a rendu encore plus déterminé à œuvrer pour replacer la nature au centre de tout», a-t-il confié, dans une interview, par visioconférence, à la télévision britannique Sky News.

«Je compatis particulièrement avec ceux qui ont perdu des êtres chers et qui n’ont pu être à leurs côtés durant ce moment. Cela, pour moi, est la chose la plus affreuse», a-t-il ajouté, dans un extrait de l’entretien qui sera diffusé, en intégralité, plus tard, ce jeudi.

Agé de 71 ans, le fils aîné de la reine Elisabeth II avait été testé positif au nouveau coronavirus, en mars, mais il n’a souffert que de légers symptômes. Il a guéri après s’être isolé durant sept jours, conformément aux directives officielles, et il n’avait pas dû être hospitalisé.

(12h54) Coronavirus : le point sur l’épidémie en France

«L’épidémie de coronavirus a causé 81 nouveaux décès, en 24 heures, dans les hôpitaux français, portant le bilan total à 29.021 morts depuis le début de l’épidémie», selon le bilan communiqué, ce mercredi, par la Direction générale de la Santé. «Ce bilan ne comprend pas les décès dans les établissements sociaux et médico-sociaux au cours des dernières 24 heures». La Direction générale de la Santé a, en revanche, fait savoir qu’un nouveau bilan pour les ESMS serait diffusé le 9 juin. 

«En parallèle, le nombre de patients, en réanimation, continue de baisser. Ce mercredi soir, 13.514 personnes sont hospitalisées, en France, à cause du coronavirus, dont 1.210 dans les services de réanimation du pays», a fait savoir la DGS. C’est 26 nouveaux cas graves qui ont été admis en réanimation, mais le solde entre les entrées et les sorties est encore une fois négatif (-43). Les quatre régions les plus touchées par l’épidémie (Île-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France) regroupent 74% des patients hospitalisés en réanimation.

(11h49) Après-coronavirus : Emmanuel Macron fera des propositions en juillet

«Le président de la République, Emmanuel Macron, qui a promis «de se réinventer», va intensifier ses consultations afin de “faire des propositions aux Français” entre le second tour des municipales, le 28 juin, et le 14 juillet», a indiqué l’Élysée, ce mercredi, à l’issue d’une rencontre avec les présidents des trois chambres (Sénat, Assemblée, CESE).

Dans ce cadre, le chef de l’État a décidé de charger Richard Ferrand (Assemblée nationale), Gérard Larcher (Sénat) et Patrick Bernasconi (Conseil économique, social et environnemental) de lui remettre, pour fin juin, un diagnostic de sortie de crise. «Il va leur envoyer un courrier pour définir cette mission informelle, qui portera sur les grands sujets d’après-crise (organisation sociale, politique, économique) et les transitions à conduire dans l’après-Covid, dans un esprit de concorde nationale», a précisé l’Élysée.

Début juillet verra converger l’aboutissement de plusieurs travaux, comme ceux de la «Convention citoyenne sur le climat» et le «Ségur de la Santé», qui participeront à l’élaboration du cahier des charges pour construire l’après et matérialiser l’invitation du président à se réinventer, pour faire des propositions aux Français, après les municipales», a conclu l’Élysée. Parmi plusieurs options, est évoquée une «prise de parole forte» du président.

Ces mesures pourraient lui permettre de lancer une nouvelle phase du quinquennat, deux ans avant l’élection présidentielle de 2022. Emmanuel Macron avait appelé, lors de son allocution du 13 avril, «à nous réinventer, moi le premier, en sortant des sentiers battus et des idéologies», avec la crise du coronavirus.

Au cours de la crise sanitaire, Emmanuel Macron a déjà reçu, début avril, Gérard Larcher et Richard Ferrand. Il s’est entretenu, ce mardi, avec Patrick Bernasconi, la troisième assemblée de la République qui organise actuellement la «Convention citoyenne sur le climat». Emmanuel Macron doit par ailleurs rencontrer, ce jeudi, les organisations syndicales, principalement pour évoquer la gestion sociale de la crise comme le chômage partiel et la formation.

(10h58) Remaniement : «ne pas suivre l’exemple de Nicolas Sarkozy»

Emmanuel Macron pourrait s’inspirer de l’un de ses prédécesseurs, pour apporter un second souffle à la présidence, alors que les rumeurs d’un remaniement secouent la chronique politique. Ce mercredi, dans C à Vous, Alain Minc a ainsi glissé que le chef de l’État prendrait certainement Nicolas Sarkozy comme un exemple à ne pas suivre.

S’il s’affiche complice avec Nicolas Sarkozy, dont il a presque suivi les conseils, en temps de confinement, Emmanuel Macron pourrait également s’inspirer de son parcours afin de ne pas commettre les mêmes erreurs que son prédécesseur. À couteaux tirés avec Édouard Philippe depuis les débuts de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus, le président de la République serait, d’après les rumeurs, prêt à se séparer de son Premier ministre après trois ans de collaboration.

La rupture du duo exécutif, qui se déchirerait un peu plus chaque jour, se ferait sur fond de remaniement, au mois de juillet 2020, à en croire des sources proches de la machine présidentielle. Et d’après Alain Minc, il pourrait bien s’agir d’une stratégie gagnante pour le chef de l’État. Invité sur le plateau de C à Vous, ce mercredi, l’essayiste s’est d’abord penché sur la gestion de la crise sanitaire d’Emmanuel Macron, estimant que le président a opté pour des choix libéraux.

À savoir, le déconfinement des personnes de plus de 65 ans, dès le lundi 11 mai, et non à partir du lundi 25 mai, ou encore la réouverture des écoles, contrairement à l’avis du Conseil scientifique. Malheureusement, «ce n’est pas lui qui a encaissé les points de popularité», mais bien Édouard Philippe. Ou encore le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, dont la cote popularité ne cesse de grimper. 

C’est alors qu’Alain Minc s’est souvenu des différents «disjoncteurs» des mandats des prédécesseurs d’Emmanuel Macron, à l’image de la dissolution de l’Assemblée nationale, survenue en 1997 et ordonnée par Jacques Chirac. Pour l’écrivain, il ne reste plus qu’un changement fort à entreprendre. 

«Le seul disjoncteur assez facile, c’est de changer de Premier ministre», a-t-il ainsi avancé. Et de se souvenir de la présidence de Nicolas Sarkozy qui aurait «souffert du fait de ne pas changer de Premier ministre». «S’il avait changé de Premier ministre, il aurait peut-être été réélu», estime enfin Alain Minc. Mais lorsque Anne-Elisabeth Lemoine lui demande s’il s’agissait d’un conseil pour Emmanuel Macron, l’écrivain a préféré donner sa langue au chat.

(10h27) Municipales : Edouard Philippe et la stratégie du profil bas

C’est ces prochaines semaines que tout va se jouer pour les politiques qui espèrent briguer un mandat dans les mairies. Ainsi, Edouard Philippe espère sortir victorieux dans sa ville du Havre, là même où il a été maire entre 2010 et 2017, mais il sait que rien n’est encore gagné. 

Lors du premier tour des municipales, celui qui a eu une explication musclée avec Philippe de Villiers, est arrivé en tête avec 43.6% des voix, contre 35.9% pour Jean-Paul Lecoq, son adversaire, mais il n’a pas été élu au premier tour, comme les fois précédentes.

D’après les informations de RTL, l’actuel Premier ministre ne serait pas très serein quant à ce second tour qui se déroulera le 28 juin prochain. «Édouard Philippe est plus stressé pour cette élection que vous ne le pensez. Il n’est pas très serein», a expliqué un de ses proches. Et qu’un responsable politique local ne précise : «Son inquiétude est un peu exagérée. Édouard Philippe sait la jouer humble quand il le faut. Il sait que s’il s’affiche certain de gagner, il va perdre.»

L’homme qui a été en première ligne, dans la lutte contre la propagation du coronavirus, avec Olivier Véran, le ministre de la Santé, pourrait subir la réouverture des plages et l’autorisation des loisirs. Son adversaire politique, Jean-Paul Lecoq, craint d’ailleurs que les électeurs ne fuient les bureaux de vote pour s’adonner aux activités qu’ils n’ont pas pu faire pendant près de deux mois. A moins de quatre semaines du second tour, l’issue n’a donc jamais été aussi incertaine pour Edouard Philippe.

(09h56) Gouvernement : «Edouard Philippe n’est pas un agneau qui attend qu’on le vire!»

De nombreux noms comme celui de Jean-Yves Le Drian circulent déjà pour le remplacer, mais Édouard Philippe se verrait bien rester à Matignon. Son action pendant la crise du coronavirus a plutôt été saluée par les Français, dans les sondages, mais la perspective d’un départ, lors d’un remaniement qui pourrait intervenir après le second tour des municipales, peut-être en juillet, reste dans tous les esprits. Après trois années passées comme Premier ministre, celui qui est aussi candidat à la mairie du Havre, connaît les rouages.

«Comment aurais-je géré cette crise si elle était arrivée en septembre 2017, avec trois mois d’expérience? Je préfère, sincèrement, avoir eu à y faire face après trois ans.», reconnaît-il, en privé, selon un article publié par L’Express. Si le coronavirus s’était invité trois ans plus tôt, une catastrophe se serait profilée. Mais en 2020, le chef du gouvernement estime avoir bien géré les choses. 

«Je pense que le ton avec lequel j’ai effectué mes exercices de présentation, la dimension explicative du sujet, alors même qu’il y a énormément de pression, d’informations contradictoires, si j’avais dû le faire avec très peu d’expérience, ç’aurait été compliqué», aurait analysé le principal intéressé selon le magazine. «Il se dit qu’il est bien là et qu’il fait le job», explique à L’Express l’un de ses interlocuteurs réguliers.

«Il est au centre de gravité de l’électorat d’Emmanuel Macron. Il a été à la hauteur et loyal, et s’il ne lui a pas échappé que certains, autour du président, agitent l’idée qu’il ne l’a pas été tant que cela, il n’est pas mécontent de ne pas être devenu un Marcheur comme les autres, quitte à agacer», commente un ministre.

De son côté, un de ses amis indique à l’hebdomadaire que «Edouard Philippe n’est pas un agneau qui attend qu’on le vire!». A priori, pas question pour lui de s’accrocher à son poste de Premier ministre, comme François Fillon avait pu le faire avec Nicolas Sarkozy, dont il était resté cinq ans le Premier ministre. Édouard Philippe aurait d’ailleurs prévu, selon L’Express, de rencontrer l’ancien président de la République, la semaine prochaine.

Pour mieux convaincre Emmanuel Macron de continuer avec lui ? Pendant le confinement, l’actuel locataire de l’Elysée avait téléphoné à plusieurs reprises à Nicolas Sarkozy. La figure de la droite pourrait-elle apaiser les possibles tensions entre les deux hommes? «Il ne veut pas être chassé comme un malpropre», commente un ministre. Mais l’entourage d’Emmanuel Macron ne serait pas favorable à Édouard Philippe. «Tue-le, il sera candidat contre toi en 2022!», aurait lancé, selon L’Express, un conseiller de l’Élysée à Emmanuel Macron.

(09h39) Coronavirus : la BCE renforce son arsenal de soutien à l’économie

La Banque centrale européenne (BCE) devrait renforcer, ce jeudi, son arsenal de soutien à l’économie, bien au-delà des mesures d’urgence dégainées en mars, tant l’impact du nouveau coronavirus promet de se faire sentir encore plusieurs années. Selon nombre d’analystes, le programme PEPP visant à limiter les effets de la pandémie, initialement doté de 750 milliards d’euros, pour racheter des obligations publiques et privées, devrait être gonflé de 500 milliards d’euros.

«Ce bazooka inédit, qui avait déjà engagé 235 milliards d’euros à fin mai, devrait être prolongé jusqu’en septembre 2021», selon Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet Wealth Management. «Rarement les arguments en faveur d’un renforcement du stimulus monétaire de la BCE n’ont été aussi forts», résume Holger Schmieding, économiste chez Berenberg.

Pour se décider, les gardiens de l’euro disposeront d’un nouveau jeu de prévisions macroéconomiques courant jusqu’en 2022, évaluation cruciale de l’ampleur et la durée de la crise.

D’ores et déjà, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, table sur un recul du produit intérieur brut de la zone euro compris entre 8 et 12% cette année, avant une reprise aux contours incertains. Difficulté supplémentaire: si les mesures de confinement ont entraîné un choc économique «très symétrique», qui a frappé tous les pays autour de la mi-mars, le rebond s’annonce «beaucoup plus asymétrique», observe Carsten Brzeski, de la banque ING. «Selon la virulence de l’épidémie, les secteurs touchés et les filets de sécurité déployés pour protéger l’emploi, de nombreuses économies périphériques risquent une récession plus durable», ajoute-t-il.

L’inflation est, elle, retombée à 0,1%, en mai, et pourrait afficher zéro sur l’année avant de remonter timidement à 0,7% en 2021, selon Capital Economics, très loin de l’objectif «proche de 2% =» derrière lequel la BCE court depuis 2013. Face à ce tableau sombre, la BCE ne devrait pas toucher à ses taux, et confirmera, en particulier, le taux négatif de 0,50% frappant les liquidités des banques qui ne sont pas distribuées dans l’économie.

Mais le plafond des dépôts exonérés du taux négatif pourrait être relevé, au moment où les liquidités en excès augmentent en réponse aux mesures de soutien, estime M. Ducrozet.

L’institution pourrait, en revanche, faire entrer, dans le périmètre de ses rachats, les obligations de sociétés dont la note financière a basculé en territoire «pourri», devenant ce que le marché appelle des «anges déchus». Elle pourrait aussi annoncer sa volonté de réinvestir, à leur échéance, les titres participant au PEPP, pour mieux piloter ce stock d’actifs, sur le long terme, comme elle le fait déjà pour son programme «QE» de rachats d’actifs, mis en place en 2015.

«Comme les Etats de la zone euro s’endettent de manière exponentielle, sans parler d’un possible emprunt européen à venir, la BCE va également discuter de la clé de répartition des rachats de dette souveraine, prévue pour refléter la part de chaque Etat membre, dans son capital», estime Fritzi Köhler-Geib, cheffe économiste à la KfW.

«Des écarts, par rapport à cette règle, ont été observés dans le cadre du PEPP, mais pour la plupart négligeables et moins importants qu’attendu pour l’Italie, pays frappé de plein fouet par la crise sanitaire», note Chiara Cremonesi, stratégiste chez UniCredit.

Mais ouvrir ce chantier aussi technique que politique comporte un risque majeur: dans un arrêt retentissant, début mai, la Cour constitutionnelle allemande a sommé la BCE de justifier, d’ici août, ses rachats de dette, tout en faisant des «clés de répartition» une condition de leur validité.

Certes, Christine Lagarde devrait répéter ce jeudi, que la BCE n’est soumise qu’à la Cour de justice de l’Union européenne, qui a adoubé ses rachats d’obligations. «Mais cette menace judiciaire pourrait raviver les craintes d’un éclatement de la zone euro, surtout si le fossé économique se creuse à nouveau, entre pays membres, et que la BCE est bridée dans son action», avertit Carsten Brzeski.

(09h14) Masques : ils réduisent la propagation du coronavirus de 85%

Après avoir analysé 172 travaux scientifiques, provenant de 16 pays différents, une étude scientifique inédite affirme que les personnes portant un masque de protection réduisent de 85% le risque d’une contamination au coronavirus. Cette étude, la première du genre d’une telle envergure, a été financée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et a été publiée, ce lundi, dans «The Lancet», revue scientifique et médicale britannique de référence mondiale en matière de santé.

Dans le détail, cette enquête indique que le risque de transmettre le coronavirus, sans masque, est de 17,4%, mais tombe à 3,1%, seulement, si la personne contaminée en porte un. De même, le respect de la distanciation physique permet également de se prémunir très efficacement contre une contamination au coronavirus.

Ainsi, en l’absence de masque ou de toute autre dispositif de protection, une personne contaminée peut transmettre, à hauteur de 12,8%, le coronavirus si elle se trouve à moins d’un mètre d’un individu non porteur du virus. En revanche, ce risque est drastiquement réduit et passe à 2,6% si la distance d’un mètre est respectée. D’une façon analogue, porter une protection occulaire (de type visière ou lunettes) réduit, elle aussi, de façon significative, le risque de contamination

«En moyenne, se tenir à un mètre les uns des autres réduit de 80% la probabilité d’être contaminé au coronavirus, porter un masque réduit ce risque de 85%, et porter des lunettes d’environ 78%», a résumé Trish Greenhalgh, professeur de médecine à l’université d’Oxford, auprès de la chaîne d’information américaine CNN.

Mais le docteur Derek Chu, de l’université canadienne Mac Master et l’un des co-auteurs de l’étude, a insisté sur le fait «qu’aucun geste barrière à lui seul n’a rendu un individu complètement imperméable à la contamination». «Ce sont toutes ces mesures, ainsi que le lavage régulier des mains, qui permettent de réduire et de ralentir de façon décisive l’épidémie», a-t-il dit à NBC Today, l’émission matinale de la chaîne américaine NBC.

(08h20) Consommateurs : abus sur les mesures anti-Covid dans les commerces

Distanciation, gel hyroalcoolique en libre service et désinfections multiples : depuis le déconfinement, les commerçants ont pris des mesures qui ont un coût, souvent répercuté sur la facture du client. Une pratique qui s’entend mais dans une certaine mesure : selon «60 millions de consommateurs» certains garagistes, coiffeurs ou dentistes font payer les précautions anti-Covid au prix fort.

Plusieurs Français ont témoigné en ce sens. Selon le magazine, la plupart du temps les commerçants ne demandent que quelques euros de plus pour compenser l’investissement alloué aux mesures sanitaires contre le coronavirus. Une sorte de participation à l’effort commun à laquelle personne ne trouve à redire.

Cela comprend l’achat des équipements de protection et des produits désinfectants, mais aussi le temps consacré au nettoyage régulier et à l’éventuelle réorganisation des lieux pour accueillir les clients selon les règles de distanciation. Sauf que «le tarif peut grimper à plus de 50 euros dans certains secteurs». Ainsi, une consommatrice évoque sa déconvenue avec un garagiste qui lui a demandé de payer 49 euros supplémentaires pour «un forfait désinfection».

Au-delà du prix demandé, le problème tient également au fait que ce coût supplémentaire n’est parfois pas indiqué en amont. Le consommateur n’en prend connaissance qu’après coup, au moment de passer à la caisse. Ce cas de figure a également été rencontré lors d’un rendez-vous chez le dentiste à l’issue duquel 20 euros supplémentaires, qui n’apparaissaient pas sur le devis, ont été demandés à une patiente.

Le magazine «60 millions de consommateurs» souligne «les contraintes très importantes auxquelles les dentistes sont soumis pour se prémunir du virus», mais aussi les différents dispositifs d’aide prévus par l’Assurance maladie pour leur permettre de se protéger.

Dans les faits, ces «suppléments Covid» ne sont pas illégaux puisque les prix sont fixés librement en France. Cependant, les professionnels sont tenus d’informer clairement leurs clients en amont. Cela passe par un affichage lisible et visible en boutique, mais aussi par une mention spécifique dans le devis, s’il y en a un.

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