(18h25) Edouard Philippe: «la liberté va redevenir la règle et l’interdiction deviendra l’exception»

Le Premier ministre, Edouard Philippe, et son gouvernement ont présenté, ce soir, à l’Hôtel Matignon, la deuxième phase du déconfinement, alors que l’épidémie de coronavirus a lentement reculé ces dernières semaines en France. En conférence de presse, il a indiqué que toute la France passait en vert à l’exception de l’Ile-de-France, de Mayotte et de la Guyane, qui passent en orange. La limitation de 100 km pour les déplacements sera levée à partir du 2 juin a, entre autres, annoncé le Premier ministre. 

«Au cours de cette phase deux, la liberté va redevenir la règle et l’interdiction deviendra l’exception. Cette liberté implique des contraintes, la limitation des regroupements, à dix personnes, dans l’espace public,+9 doit être maintenue. Nous continuons à limiter les formes de la vie sociale le plus propices à la transmission du virus: les sports de contact, les boîtes de nuit, les regroupements de très larges public» a détaillé le Premier ministre. Les nouvelles contraintes sanitaires ont été tranchées, dans la matinée, en Conseil de défense, après un premier déverrouillage le 11 mai.

Les écoles seront toutes ouvertes au 2 juin.  «A partir du 2 juin, toutes les écoles seront ouvertes» a annoncé Jean-Michel Blanquer. «A cette même date, l’ensemble des collèges et lycées vont rouvrir, les élèves de 5ème et de 6ème et les lycéens qui sont dans un parcours professionnel seront prioritaires en zone orange» a-t-il expliqué. 

«Les nouvelles sont bonnes mais… La vitesse de propagation du virus est, à ce stade, sous contrôle» a indiqué Edouard Philippe. « Cela veut dire que nous en somme là où nous espérions nous trouver à la fin du mois de mai et même nous sommes un peu mieux que là où nous espérions être. C’est donc une bonne nouvelle. Les nouvelles sont bonnes mais pas suffisamment bonnes pour dire que tout redeviendrait normal », a-t-il ajouté. «Nous devons rester prudents, partout en France, de nouveaux clusters surgissent. L’hôpital reste sous tension. Nous nous réjouissons, tous, que le chiffres de personnes en réanimation soit descendus de 7.000, au moment du pic, à moins de 2.000 aujourd’hui, mais 2.000 ça signifie que 30% de nos capacités de réanimation »

«Toute la France passe en vert à l’exception de l’Ile-de-France, de Mayotte et de la Guyane, qui passent en orange. Nous allons les surveiller avec une vigilance particulière» a indiqué Edouard Philippe. Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé la réouverture des parcs et jardins en zone orange, notamment à Paris, à partir du 2 juin. Il y aura toutefois des contraintes spécifiques dans les zones de vigilance orange, comme le maintien de la limitation des rassemblements à dix personnes. Les bars et les restaurants rouvrent en zone verte. A partir du 2 juin, les restaurants et les bars rouvriront en zone verte, seules les terrasses de ces bars et de ces restaurants seront ouvertes en zone orange. 

(17h54) Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

La pandémie a fait au moins 355.736 morts, dans le monde, depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles, ce jeudi, à 11 heures. Avec un total de 175.011 morts (pour 2.084.058 cas officiels), l’Europe est le continent le plus durement touché. Les Etats-Unis, pays ayant dénombré le plus de décès et de cas, ont franchi le cap des 100.000 morts. Suivent le Royaume-Uni avec 37.460 morts, l’Italie (33.072), la France (28.596) et l’Espagne (27.118). Pays de loin le plus touché d’Amérique latine, le Brésil a franchi le cap des 25.000 morts.

La Corée du Sud a réactivé une série de mesures pour lutter contre le coronavirus, alors qu’elles venaient d’être assouplies, après la découverte d’une série de foyers de contagion laissant craindre une nouvelle vague épidémique. Le pays, qui a été, ces derniers mois, érigé en modèle pour sa réponse très efficace contre la pandémie, a enregistré, ce jeudi, sa plus forte hausse de nouvelles contaminations en près de deux mois, avec une flambée de cas dans un entrepôt d’une société de commerce en ligne près de Séoul. Le Sri Lanka va, de son côt,é remettre en place, à partir de dimanche, des mesures ciblées de confinement, ap »ès avoir enregistré sa plus importante hausse quotidienne de contaminations.

(17h30) Coronavirus: 64% des Français portent un masque

Alors que la France a entamé son déconfinement, il y a deux semaines, la population continue d’appliquer à la lettre ces mesures d’hygiène et de prévention, afin de limiter la contamination. Se laver fréquemment les mains, éternuer dans son coude, ne pas serrer la main, maintenir une distance d’un mètre avec les interlocuteurs, les Français semblent visiblement avoir parfaitement assimilé les gestes barrières.

C’est en tout cas ce qui ressort de la sixième vague d’étude Ipsos et du baromètre de l’association Datacovid. Cette nouvelle étude a été réalisée sur un échantillon de 5.000 personnes âgées de 18 ans et plus. D’après les nouveaux résultats du baromètre, 94% des sondés ont abandonné la bise et la poignée de main. 93% des Français se lavent les mains au moins une fois par jour à l’eau et au savon et 67% utilisent du gel hydroalcoolique.

Ils sont également 91% à éviter les regroupements et autant à maintenir une distance d’au moins un mètre avec les personnes rencontrées hors du foyer. Concernant le port du masque de protection, 64% du panel assure le porter en permanence, à l’extérieur de leur domicile. C’est 17 points de plus que la semaine dernière. Une accélération qui est certainement liée à la mise à disposition plus simple des masques de protection.

Des mesures de protection destinées principalement à se protéger du virus et à empêcher un possible reconfinement en cas de rebond de l’épidémie de coronavirus. 17% des Français déclarent qu’un reconfinement aurait des conséquences importantes sur plusieurs aspects (bien-être psychologique, bien-être physique, finances, conditions de vie matérielles et état de santé général).

Précisément, le reconfinement aurait des conséquences sur le bien-être psychologique de 57% des sondés et des conséquences sur le bien-être physique de plus de la moitié du panel. Pour 44% des Français, une décision de confiner une nouvelle fois la population aurait des conséquences néfastes sur les finances. Et pour 36% des sondés, les répercussions pourraient être importantes sur l’état de santé général.

(16h54) Confinement: plus de 6 millions de chômeurs en France

Le nombre de chômeurs en France a bondi de 22 % en avril, franchissant pour la première fois la barre des six millions, une hausse exceptionnelle due notamment au confinement du pays, à la suite de l’épidémie de coronavirus.. Il s’agit de «la plus forte hausse mensuelle jamais enregistrée» depuis la création de ces statistiques en 1996.

(15h49) Coronavirus: le commerce diversement touché

L’impact de l’épidémie du coronavirus sur le commerce international a «considérablement varié» dans les pays du G20, selon une étude de l’OCDE. Le commerce a «relativement bien résisté» en Corée, les exportations ayant progressé de 3,3 % lors du premier trimestre 2020, alors qu’en Chine elles ont chuté de 9,3 %. En Europe, l’Allemagne (-3,5 %) a également moins souffert que ses voisins qui ont introduit des restrictions pour freiner l’épidémie: la France (-7,1 %), l’Italie (-4,9 %) et le Royaume-Uni (-7,8 %).

(14h25) Marie-George Buffet: «il faut qu’il y ait des supporters dans les stades!»

L’ancienne Ministre des Sports, Marie-George Buffet a donné son avis sur le retour des compétitions du football en France. Selon ses propos, dans l’émission «100% Paillade», sur France Bleu Hérault, elle souhaite un retour du football avec des supporters. Extraits… «Il faut qu’il y ait des supporters. Je ne pense pas que ce soit une belle image, ces stades vides dans les autres pays européens.»

«Il faut qu’il y ait des supporters dans les stades! On peut rechercher, d’ici la rentrée, les moyens d’ouvrir nos stades dans le respect des mesures sanitaires. Si on dit aux gens de prendre les transports en commun pour aller travailler, on peut sans doute leur permettre d’aller au stade pour prendre du plaisir.»

«Si le Puy du Fou est capable de gérer ses tribunes, peut-on imaginer que le sport le soit aussi? Je pense que oui. A moins que l’on considère que les spectateurs du Puy du Fou soient des gens intelligents et responsables et que les supporters dans un stade de foot soient imbéciles et ne savent pas être responsables par rapport à la collectivité.»

(13h42) Coronavirus: le coin des célébrités

Le 26 mai, lors d’un live Instagram promotionnel avec Canal +, Guillaume Canet a annoncé avoir «chopé le covid», lui et Marion Cotillard, sa femme. Il minimise néanmoins la nouvelle en expliquant qu’ils ont «eu beaucoup de chance» car il s’agissait d’une «version light» du virus. Les deux artistes restent toujours sur leur garde: «Maintenant, on ne sait pas si on peut le re-choper».

La situation l’encourage alors, deux fois plus, à continuer ses lives. Très présent depuis le début de l’épidémie, Guillaume Canet intervient souvent sur le réseau social pour rencontrer et discuter avec le personnel soignant. Au travers de ses lives, il informe sur les gestes barrières, les symptômes, l’avancée des traitements mais aussi la situation délicate des hôpitaux.

Début mai, l’acteur a d’ailleurs poussé la chansonnette pour le CHU de Nantes. Une performance magistrale applaudie par Marion Cotillard. L’actrice est elle aussi plutôt active sur les réseaux sociaux et elle a fait don du dossier de sa première chaise de plateau, souvenir du tournage de Public Enemies, à la tombola caritative Stars Solidaires. Lancée le 24 avril par le collectif #Protègetonsoignant, cette tombola a rassemblé beaucoup de personnalités dont Sandrine Kiberlain, Pio Marmaï ou encore Guillaume Canet.

Ce dernier, très attaché à l’agriculture et à l’écologie, a même pu faire avancer quelques projets durant cette période de confinement. Il y a déjà «Au nom de la Terre», réalisé par Édouard Bergeron, où Guillaume Canet interprète le personnage principal. Le film est diffusé en ce moment, sur Canal +, et l’acteur a souhaité participer au plus près à sa promotion. Mais au-delà du long-métrage, c’est un réel engagement agricole qui est né chez Guillaume Canet. Avec notamment la création d’une chaîne dédiée à l’agriculture.

Avec le réalisateur Édouard Bergeron, les deux artistes ont lancé CultivonsNous.tv, une chaîne de streaming et de vidéos à la demande dédiée au travail et à la vie des agriculteurs, ainsi qu’à la défense de l’environnement. Si l’objectif principal est d’installer cette chaîne à la télévision, elle n’existe pour l’instant que sur le web. Entre documentaires et portraits, les deux cinéastes donnent la parole aux agriculteurs et veulent instruire les consommateurs. Mettre en lumière ceux qui nous nourrissent, c’est la volonté propre de cette chaîne au contenu varié, sélectionné méticuleusement par Édouard Bergeron.

(12h57) Déconfinement: la deuxième phase va être lancée…

Trois semaines après avoir établi le plan de déconfinement en France qui a commencé le 11 mai, le premier ministre, Édouard Philippe, doit expliquer ce qui changera, le 2 juin, lors d’une conférence de presse organisée, ce jeudi, à 17 heures.

Les zones rouges passeront-elles au vert? La limite des 100km sera-t-elle élargie? Les restaurants, bars et lieux culturels pourront-ils rouvrir? Si les Français aimeraient un «oui» général comme réponse à toutes ces questions lors de l’allocution d’Édouard Philippe, il faut s’assurer qu’un tel relâchement des mesures ne risque pas d’entraîner un regain de l’épidémie de Covid-19.

Car le coronavirus circule encore sur le territoire. Si des modèles tentent d’imaginer les scénarios envisageables en fonction de la levée de différentes mesures, l’avenir reste très flou. Avant tout, il est nécessaire de s’assurer que l’épidémie est actuellement relativement sous contrôle.

(12h13) Coronavirus: l’Ile-de-France théoriquement une zone «verte»?

La région remplit les critères énoncés par le Premier ministre pour passer en zone «verte», notamment un taux de remplissage en réanimation inférieur à 60 % pour les cas de coronavirus. Depuis vendredi, les services de réanimation franciliens sont passés sous la barre de 60 % de patients atteints du Covid 19. Les passages aux urgences, pour ce nouveau coronavirus, ont également fortement baissé. Les spécificités de la région, notamment sa densité de population, laissent néanmoins planer le doute sur son classement en zone «verte» le 2 juin.

L’Ile-de-France, comme le quart nord-est du pays, est, depuis le 7 mai, classée en zone «rouge». En clair: la situation sanitaire liée au coronavirus est toujours considérée, par les autorités, comme périlleuse et nécessitant un déconfinement plus lent qu’ailleurs. Pourtant, lorsque l’on se penche sur les chiffres, les quatre régions «rouges» remplissent, désormais, tous les critères pour passer en zone «verte», l’Ile-de-France étant la dernière à avoir passé le cap, vendredi 22 mai.

Selon les critères énoncés par le Premier ministre, pour être «vert», un département doit respecter trois points. La disponibilité des tests, qui selon les autorités, est acquise sur l’ensemble du territoire. Mais surtout, avoir moins de 6 % d’admission aux urgences pour le coronavirus et être en dessous de 60 % de patients atteints du Covid-19 en réanimation. 

C’est la combinaison de ces deux derniers critères qui avaient poussé, le 7 mai, les autorités à classer Paris et sa banlieue en zone «rouge». A cette date, la circulation du virus, mesurée par les admissions aux urgences, restait particulièrement active dans plusieurs départements franciliens, et les services de réanimation tournaient encore au-dessus de leur capacité d’accueil habituelle.

(11h45) Coronavirus : le port du masque obligatoire, dans les transports, jusqu’au vaccin

Le port du masque restera obligatoire dans les transports en commun «tant qu’on n’a pas un traitement», a indiqué , ce mercredi, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, sur BFMTV. «On a des règles qui sont très strictes, il y a beaucoup de distribution de gel hydro-alcoolique dans les transports en commun. Il y a des marquages au sol pour que les gens se tiennent à distance et puis il y a des masques» a développé la ministre, précisant que cette question allait être abordée en conseil de Défense. Depuis le 11 mai, date du déconfinement, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun pour les passagers à partir de 11 ans et les contrevenants sont passibles d’une amende de 135 euros.

Interrogée sur une éventuelle réouverture de l’aéroport d’Orly, mis en sommeil depuis le 1er avril en raison de la baisse du trafic aérien, Elisabeth Borne, a répondu qu’elle pourrait intervenir  peut-être avant l’été, sans préciser de date, soulignant que les conseils scientifiques étaient consultés sur le sujet.

Le 10 mai, le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, avait indiqué qu’Orly pourrait rouvrir, le 26 juin, si la situation sanitaire s’améliorait et que le secteur y était bien préparé, notamment avec une concertation des mesures sanitaires entre voisins européens et méditerranéens et un programme de vol solide 

(11h32) Déconfinement: une bulle gonflable dans un Ehpad…

Dans un Ehpad de Bourbourg (Nord), une étonnante bulle gonflable accueille désormais les familles, permettant des retrouvailles «intimes, sans risque». La sphère beige de près de trois mètres de haut, flanquée de sas gonflables en forme de cylindres, évoque un abri d’astronaute.

Inaugurée vendredi, cette structure innovante imaginée par la société BubbleTree «est une bulle de bonheur, une pièce où les familles se sentent vraiment ensemble, séparées seulement par une paroi souple et totalement transparente de 30/100e de mm d’épaisseur» explique Audrey Bernard, directrice de cet établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Pour ces couples, parents, enfants et petits-enfants séparés à cause du coronavirus et des mesures sanitaires imposées aux aînés fragiles, « cette innovation est un soulagement », explique-t-elle. «Confinés dans leurs chambres, les résidents souffraient beaucoup et plusieurs se laissaient mourir, cessaient de s’alimenter, ne trouvant plus de sens à la vie.»

Lorsque le gouvernement a réautorisé des visites fin avril dans un cadre extrêmement limité, la fondation les a d’abord organisées «à travers les fenêtres du restaurant, depuis la rue», avant d’équiper son sas vitré. «Mais les gens ne s’entendaient pas, beaucoup se fâchaient. Aujourd’hui, avec cette bulle qui répercute les sons vers l’intérieur, ils se parlent, se voient sans masque et se touchent presque», se réjouit Audrey qui a vu, émue, un couple s’embrasser à travers la paroi.

«Nous avons voulu redonner une dimension humaine à une situation totalement inhumaine, tout en garantissant la sécurité, la non-communication de quelque charge virale que ce soit», explique le patron de BubbleTree, Pierre-Stéphane Dumas. «L’entreprise, spécialisée dans les bulles d’hébergement touristiques, avait déjà développé des solutions pour les personnes à mobilité réduite, destinées à l’accueil du public et répondant à toutes les normes sanitaires et techniques.»

Montée dans ses ateliers de Wormhout (Nord), Nanterre et en Bourgogne, «la structure permet un isolement bactériologique total, avec zéro échange d’air d’un volume à l’autre» assure-t-il. La structure coûte entre 7.500 et 10.000 euros, mais à Bourbourg, elle est «mise à disposition, gratuitement, pour au moins deux semaines» avec l’idée de «tester le ressenti des familles» et de l’améliorer. «Nous pourrons, ensuite, en fabriquer plusieurs, par semaine, pour équiper les Ehpad», promet-il, assurant que plusieurs ont déjà manifesté leur intérêt.

(10h25) Coronavirus : pour les tests, NG Biotech marque des points…

Le week-end dernier, les équipes de NG Biotech, une PME d’Ille-et-Vilaine, avaient de quoi se réjouir. Le jeudi 21 au soir, les autorités sanitaires incluaient son tout nouveau test sérologique parmi les 23 dispositifs homologués en France. Une validation en bonne et due forme, pour l’industriel, sur fond de polémique et de grand flou sur l’utilité et l’efficacité des tests sérologiques pour détecter l’immunité

Baptisé NG-Test® IgG-IgM COVID-19, il est l’un des rares tests de diagnostics rapides (TDR), conçu et produit en France. Le feu vert des autorités donne un sacré coup d’accélérateur à la légitimité de l’entreprise, qui avait déjà décroché, mi-mai, la commande de 100.000 tests auprès de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), en plus de ceux déjà engrangés auprès des hôpitaux de sa région.

Fin mars, c’est la Direction générale de l’Armement (DGA) qui lui apportait un soutien d’un million d’euros. De quoi l’aider à doper sa production, alors que l’Etat et les Français rêvent de connaître la carte immunitaire du pays, surtout en cas de deuxième vague de l’épidémie. Un second site, près du premier de Guipry (Ille-et-Vilaine), démarrera bientôt.

«Nous pourrons livrer deux millions de tests, en juillet, et le double, à la fin de l’année» promet Alain Calvo, directeur du développement stratégique. En trois mois, l’effectif de NG Biotech a doublé (70 personnes). A ce rythme, il pourrait atteindre 150 salariés à la fin de l’année.

Le Covid-19 offre décidément une belle opportunité, et un sacré coup de pub , à cette PME experte en solutions de diagnostics innovants, crée en 2012 par les immunologues Alain Calvo et Milovan Stankov, et son fils Milovan Stankov Pugès, aujourd’hui PDG.

Jusqu’ici, NG Biotech évoluait surtout dans les tests sérologiques de grossesse et d’antibiorésistance. Sa tactique sur ce marché où les géants s’appellent Roche, Abbott ou BioMérieux ? «Trouver des innovations disruptives, qu’on peut étendre à d’autres domaines» dit Alain Calvo.

Ainsi, son TDR Covid-19, breveté et marqué CE, permet d’avoir un résultat en laboratoire en quinze minutes, à partir d’une goutte de sang. Surtout, il utilise le même principe «tout en un» de son test de grossesse, intégrant l’auto-piqueur et le collecteur de sang dans un même boîtier. Pratique pour tester au chevet du patient, aux urgences notamment. Et fiable : selon les paramètres d’usage pour les tests sérologiques, ce test affiche un taux de sensibilité (sa capacité à détecter même un faible taux d’anticorps) de 95 %, et de spécificité (son aptitude à distinguer les anticorps spécifiques au Sars-CoV-2 des autres) de 100 %.

Désormais autorisé à être prescrit et remboursé, le TDR de NG Biotech sera vendu entre 10 et 15 euros. Côté commercialisation, la PME a fait appel à son partenaire historique Eurobio Scientific, autre pointure tricolore du secteur, très introduit dans le milieu hospitalier. «La distribution est un facteur clé pour un acteur de cette taille» rappelle un analyste du secteur.

(09h48) Coronavirus : La Halle placée en redressement judiciaire

Le groupe Vivarte, propriétaire de La Halle, devrait demander le placement en redressement judiciaire, dans les jours qui viennent, selon l’AFP. L’enseigne de vêtements, de chaussures et d’accessoires est en difficulté depuis plusieurs années, une situation compliquée qui a été aggravée avec la crise sanitaire et la fermeture des points de vente pendant huit semaines.

Le groupe Vivarte, propriétaire également des magasins Minelli et Caroll, qui ne sont pas concernés par cette décision, a confirmé avoir reçu sept offres de reprise pour La Halle. De son côté, l’intersyndicale de l’enseigne, dans un communiqué publié à la suite d’un CSE, ce mardi, indique que «cinq repreneurs ont déposé leurs candidatures au Tribunal de commerce de Paris». Toujours selon ce même communiqué, le «candidat principal» serait le groupe Beaumanoir «intéressé uniquement par environ 300 magasins». Les groupes Chausséa, Gémo, Besson et Côte d’Amour seraient également intéressés pour reprendre tout ou une partie de l’enseigne.

La mise en place d’une procédure de sauvegarde, le 21 avril dernier, pour une durée de six mois, n’a pas permis à La Halle de sortir la tête de l’eau. L’objectif était, dans un premier temps, de pouvoir étaler le paiement de certaines créances et de suspendre le règlement des loyers pour se réorganiser. L’enseigne compte environ 850 magasins et 5.400 salariés. La casse sociale risque donc d’être importante. «À ce stade 3.915 personnes sur 5.391, soit 60 % devraient être reprises» selon le PDG de Vivarte, Patrick Puy, lors d’une conférence de presse téléphonique relayée notamment par BFM. Des chiffres qui devraient être tirés au clair dans les jours qui viennent.

(09h05) Coronavirus : les compagnies aériennes misent sur le fret

Certaines compagnies remplacent les voyageurs par des marchandises ,dans leurs avions de ligne, pour faire face à la baisse de revenus engendrée par la pandémie de coronavirus. Après son atterrissage à l’aéroport londonien de Heathrow, le mois dernier, des passagers inhabituels ont débarqué du vol Virgin Atlantic VS251. «La plupart des 258 sièges étaient occupés. Et pourtant, personne ne violait les règles de distanciation sociale».

Et pour cause, seules des fournitures médicales ont quitté la cabine cet après-midi-là. C’est l’un des neuf vols sans passagers organisés par Virgin le mois dernier pour transporter des ventilateurs, des masques, des gants et d’autres produits médicaux indispensables entre Shanghai et Londres.

Même si les compagnies aériennes sont habituées à transporter des marchandises en plus de leurs passagers, il n’a jamais été dans la logique des choses d’utiliser les appareils uniquement pour le fret. Une pandémie et des mesures de confinement plus tard, tout a changé. Le fret permet d’éviter que les avions ne restent cloués au sol.

Aujourd’hui, Virgin exploite 90 vols cargo, par semaine, alors que ses activités sont considérablement réduites. La compagnie de Richard Branson n’est pas la seule. American Airlines (140 vols par semaine) ou la Lufthansa font la même chose. Le transport aérien est en effet parfaitement adapté aux produits périssables ou de grande valeur. Les grands besoins en matériel médical, ces dernières semaines, ont été une belle opportunité pour ces compagnies, alors qu’habituellement la moitié du fret est assurée par des entreprises comme UPS, FedEx, etc.

(08h26) Fooball: l’Espagne veut terminer sa saison

La Fédération espagnole de football (RFEF) a ouvert la porte à la tenue de matchs, les lundis et vendredis, pour boucler le championnat dans les temps, cette saison. Un juge madrilène a rejeté, ce mercredi, dans son intégralité, la plainte déposée par la Ligue contre la RFEF, qui s’opposait à la tenue de matches les lundis et vendredis.

Cette décision donne donc le dernier mot à la RFEF. Mais bien que cette dernière soit, à l’origine, opposée au fait de disputer des matches ces jours-là, elle a annoncé dans un communiqué, ce mercredi, diffusé dans la foulée du jugement, qu’elle était prête, pour la fin de la saison 2019/2020, à accepter de jouer aussi les lundis et vendredis, en signe de «bonne volonté» et en raison du contexte particulier lié au coronavirus.

La pandémie a mis le football espagnol à l’arrêt pendant plus de deux mois. Les autorités du pays ont donné le feu vert, samedi dernier, à une reprise des compétitions de football dans la semaine du 8 juin. Mais avec encore onze journées à disputer et la volonté de réussir à boucler la saison avant fin juillet, le calendrier s’annonce serré et chaque jour est bon à prendre.

En revanche, pour les saisons à venir, la RFEF et la Ligue devront retourner à la table des négociations pour déterminer, ensemble, les jours et les horaires des matches.

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