Accueil L'Actu du jour Coronavirus : les infos du dimanche 7 juin

Coronavirus : les infos du dimanche 7 juin

(18h05) Edouard Philippe, «en fin stratège», déjeune avec Nicolas Sarkozy.

Malgré les démentis répétés, ici et là, par les deux protagonistes, les tensions entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe semblent être bien réelles, à tel point que le départ du Premier ministre paraît acté, qu’une date a été avancée et même le nom d’un potentiel successeur dévoilé. 

Au milieu de cet éventuel futur remaniement du gouvernement, un homme, Nicolas Sarkozy, qui revient régulièrement dans les médias à ce sujet. S’il semble conseiller Emmanuel Macron, quant à une liste de prétendants ministrables, il s’entretient également avec Edouard Philippe, qui l’a convié à un déjeuner à Matignon, ce jeudi, comme le rapporte Le Parisien, ce vendredi.

Le journal L’Express expliquait, le 2 juin, à propos de ce déjeuner entre les deux hommes : «Revoir l’ancien président, l’un de ceux qu’Emmanuel Macron consulte, pour s’en faire un allié, tout au moins le neutraliser, c’est mettre un atout dans son jeu.» Si cette rencontre passe donc pour un tour de force du Premier ministre, sentant l’air du changement lui chauffer les oreilles et réagissant pour anticiper la situation, elle est surtout celle d’un fin stratège, selon des déclarations relayées par nos confrères du Parisien.

Si l’on ne connaît pas la teneur exacte de leurs conversations du déjeuner, les deux hommes auraient échangé, pendant plus d’une heure, sur la crise sanitaire et économique, liée à l’épidémie de coronavirus, et vraisemblablement, évoqué les nombreuses rumeurs qui se murmurent, ici et là, pour un éventuel remaniement attendu pour la mi-juillet.

C’est pourquoi cette sorte de double-jeu intrigue, d’autant plus que les deux hommes n’ont pas connu les meilleures relations jusqu’ici (ils ont même failli en venir aux mains et que le Premier ministre sait «à quel point Sarko est écouté par Macron», souligne un cador de la droite dans les pages du quotidien.

Edouard Philippe tenterait-il ainsi de séduire Nicolas Sarkozy pour influencer la décision d’Emmanuel Macron? «En l’invitant comme çaj sous les ors de Matignon», poursuit ce député, «c’est une manière de lui baiser la babouche, d’être certain qu’il ne se dressera pas contre lui. Dans ce genre de période, c’est quand même utile de mettre tous les atouts de son côté… », conclut-il froidement. Mais en politique, tout le monde sait que les alliances sont un grand jeu de chaises musicales et que rien n’est jamais acquis.

(17h18) Déconfinement : des règles moins strictes à l’école

Contrairement à une idée répandue au début de l’épidémie de Covid-19, les enfants ne semblent pas être les principaux propagateurs du virus et semblent même moins contagieux que les adultes, selon les conclusions de chercheurs français. 

Jeudi, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, avait dit espérer que «le protocole sanitaire pourrait être assoupli bientôt». «Même en continuant à respecter des règles sanitaires un peu lourdes, on pourrait les simplifier en périscolaire, d’ici la fin juin : pendant les repas, les récréations ou le sport», suggère Jean-François Delfraissy.

«Le conseil d’experts chargé d’éclairer le gouvernement doit aussi se pencher, courant juin, sur la question de la rentrée de septembre pour voir comment le lourd protocole actuel pourrait être un peu simplifié, fluidifié, à la lumière des connaissances actuelles», ajoute son président.

Concernant l’épidémie, qui a fait près de 30.000 morts en France, principalement chez les plus âgés, «la situation est sous contrôle», redit Jean-François Delfraissy. «En cas de deuxième vague, il faudra probablement laisser tourner le Covid dans la population jeune et essayer de protéger, avec leur accord, les plus fragiles, malades, précaires, ou âgés», indique le professeur.

«On est dans un changement de paradigme, une stratégie nouvelle pour nous. Il s’agira de gérer le risque, plus important chez les populations fragiles. Sans coercition, mais en faisant appel à la responsabilité individuelle.»

«Nous proposons un plan Ehpad et, aussi, un plan pour les populations précaires : SDF, migrants, personnes vivant sous le seuil de pauvreté, assez largement touchées», poursuit Jean-François Delfraissy, tout en estimant que «le confinement de toute la population, appliqué à partir de la mi-mars, n’était pas une bonne décision, mais la moins mauvaise.»

«Le conseil souhaiterait arrêter ses travaux à partir de début juillet», fait par ailleurs savoir son président. «Les services de l’Etat sont pleinement en ordre de marche. Il n’est pas sain qu’une structure créée de toute pièce pour répondre dans l’urgence perdure», fait-il valoir, ajoutant que le Conseil scientifique pourrait toujours se réunir de nouveau «si la situation sanitaire l’exigeait».

(16h23) Coronavirus : l’Afrique face à la pandémie

Selon les derniers chiffres du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies, l’Afrique compte 163.599 cas confirmés de coronavirus. Le Covid-19 a déjà coûté la vie à 4.611 personnes sur le continent. Les pays les plus touchés par l’épidémie sont l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria et l’Algérie.

En Ouganda, le Premier ministre, Ruhakana Rugunda a déclaré, sur les réseaux sociaux, s’être placé en quarantaine. «Mes amis, je me suis placé en isolement après que certains de mes contacts ont été testés positif au Covid-19. Mon propre test s’est révélé négatif, cependant, j’ai décidé de suivre les recommandations sanitaires », écrit-il sur son compte Twitter. Le Premier ministre était à la tête de la task force de l’exécutif sur le coronavirus. Ses fonctions ont été déléguées au Premier ministre adjoint, Moses Ali. Le porte-parole du ministère de la Santé a indiqué que tous les ministres sont en train d’être testés, tout comme le personnel du bureau du Premier ministre. Ils le seront à nouveau toutes les deux semaines. 

Au Kenya, le ministère de la Santé prépare un guide de prise en charge à domicile des patients atteints par le Covid-19, afin de désengorger les hôpitaux. Pour l’instant, toutes les personnes testées positives sont envoyées dans des centres de soins et placées en quarantaine. « Les hôpitaux de l’université Kenyatta et de Mgabathi ont presque atteint leur capacité d’accueil maximale. «Beaucoup des cas de coronavirus sont asymptomatiques et peuvent donc être gérés depuis leur domicile», indique le ministre de la Santé, Mutahi Kagwe. 

Le Gabon a précisément 3.101 cas officiellement testés positifs, 21 décès et 833 guérisons. Cette hausse spectaculaire des contaminations inquiète le gouvernement même s’il reconnaît que cela est du au dépistage massif lancé il y a quelques semaines. Le ministère de l’Intérieur, pour sa part, a ordonné la fermeture des commerces non essentiels, notamment la vente de la friperie.  

En Afrique du Sud, le gouvernement fait appel de la décision de la Haute Cour de Pretoria critiquant certaines mesures de restrictions destinées à lutter contre la propagation de l’épidémie. «Le gouvernement va demander à ce que l’appel soit entendu urgemment pour que nous tous soyons fixés sur les régulations», affirme, lors d’une conférence de presse, le ministre rattaché à la présidence, Jackson Mthembu. Dans une décision, rendue ce mardi, la Haute Cour de Pretoria avait jugé inconstitutionnelles et invalides certaines mesures prises par le gouvernement, notamment l’interdiction de se rendre à un enterrement ou de pratiquer une activité sportive. 

Le président Cyril Ramaphosa était en déplacement ce vendredi dans la ville du Cap. Il a promis l’envoi de renforts médicaux dans la région, dont les hôpitaux sont menacés de saturation par la propagation rapide de l’épidémie. «Le ministère de la Défense est prêt à envoyer, immédiatement, des personnels militaires, dans la province, pour y donner un coup de main. Nous allons aussi trouver des soignants dans d’autres provinces pour les faire venir ici», a indiqué le chef d’Etat. 

En Algérie, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a détaillé sa feuille de route pour l’assouplissement des mesures de restriction. Dès ce dimanche, le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique pourront reprendre leurs activités. Vingt-cinq types de commerces, comme les salons de coiffure, les agences immobilières, les pâtisseries et les librairies pourront également rouvrir leurs portes.

Une seconde phase du déconfinement doit débuter, le 14 juin, en Algérie. Elle concernera les activités de transport par taxi, la restauration et les débits de boisson. L’exécutif indique que la question de la levée ou la réduction du couvre-feu à cette date est envisageable. Les autorités conditionnent cet assouplissement à l’évolution de l’épidémie dans les prochains jours.

La vie redémarre en Tunisie où le déconfinement se poursuit. La pandémie de coronavirus a fait 49 morts en trois mois. Il n’y a désormais plus aucun malade infecté par le Covid-19 à l’hôpital. Comme les cafés, hôtels et restaurants, les lieux de cultes viennent de rouvrir leurs portes. Entre prudence et soulagement, les fidèles ont retrouvé vendredi le chemin des mosquées.

Dans la région centrale du Ghana, 111 membres du personnel soignant ont été testés positifs au Covid-19, et 45 d’entre eux ont été admis dans des établissements hospitaliers. Au total, la région centrale concentre 439 cas de coronavirus. Selon le directeur régional adjoint pour la Santé, Dr Kwabena Sarpong, l’augmentation du nombre de cas est causé par le relâchement de la population et le non-respect des mesures barrières comme le port du masque. «Il est très dur à croire, qu’à peine un mois plus tôt, il n’y avait qu’un ou deux cas confirmés, et que le bilan est désormais à 439 cas. Par ailleurs, 2.174 échantillons sont encore en attente d’être testés dans la région, augmentant encore notre inquiétude», a-t-il affirmé.  

Le Gor Mahia Football Club de Nairobi, au Kenya, en appelle à la solidarité de ses fans. Plus grand club kényan et 19 fois champion national, il a été gravement touché par l’épidémie du Covid-19 qui a mis fin prématurément au championnat. «Ça fait cinq mois que les joueurs n’ont plus de salaire et pourtant ils ont toujours des loyers à payer et des familles à nourrir», s’inquiète Ambrose Rachier, président de Gor Mahia. Si les supporters veulent aider le club à survivre, il leur suggère de convertir en argent, leurs points de fidélité accumulées auprès d’opérateurs téléphoniques, et d’en faire don à l’équipe.

«Nos supporters feront de leur mieux mais ils ne gagnent pas beaucoup et sont, eux aussi, touchés par l’épidémie», a indiqué le capitaine Kenneth Muguna, qui ne cache pas sa détresse financière personnelle depuis qu’il ne touche plus de salaire. La fédération a mis fin au championnat, en avril, à cause de l’épidémie, désignant Gor Mahia vainqueur une nouvelle fois.

Ce qui n’empêche pas le club d’être dans la tourmente. Certains joueurs seraient même en voie d’expulsion de leurs domiciles. «J’ai dit aux propriétaires immobiliers que les arriérés de loyers étaient dus à la suspension des salaires. Les joueurs les verseront dès qu’ils auront leur argent», a indiqué Ambrose Rachier. 

(15h46) Coronavirus : l’Afrique sur un plan économique

Selon une enquête réalisée en avril auprès des chambres de commerce et des associations patronales des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’emploi a diminué de 25% et certains secteurs ont vu leur activité réduite à néant. Le secteur le plus impacté par les mesures de lutte contre la pandémie est, sans surprise, celui des services, avec, en avril, des baisses d’activité allant de 100% ,pour le tourisme, et 95%, pour l’hôtellerie et la restauration.

Si la pandémie dure toute l’année, le secteur perdrait 50% de son chiffre d’affaires. Le commerce est, lui aussi, très impacté : 63% des grossistes ont vu leur activité baisser d’un quart, mais 81% des détaillants, travaillant dans l’informel, ont fait le même constat. Les commerçants informels, vendeurs de rue ou de marchés, sont les grandes victimes collatérales de la crise.

Le tableau est moins catastrophique dans l’industrie, l’agriculture et les mines. Les producteurs d’or notamment s’en sortent bien. Mais globalement l’emploi salarié dans l’UEMOA a baissé de 25%, alors même que beaucoup d’entreprises avaient renoncé à licencier. 

Les patrons attendent désormais des mesures plus fortes de la part des Etats. Et par exemple la réouverture rapide des frontières intra-communautaire. Ils restent aussi optimistes quant à l’avenir, puisque les trois quarts espèrent, dès juillet, un retour à la normal de leur activité.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), la pandémie mondiale de coronavirus risque d’affaiblir les capacités financières de l’Afrique subsaharienne à répondre aux défis liés au changement climatique, dont elle est la première victime. «Un tiers des sécheresses enregistrées dans le monde se produisent en Afrique subsaharienne et la fréquence des tempêtes et des inondations y augmente plus que dans le reste du monde», s’inquiète le FMI (Fonds monétaire international, ndlr) dans un rapport.

«Financer l’adaptation au changement climatique sera plus rentable que les fréquentes aides aux victimes de catastrophes», estime l’institution financière, qui évalue le coût de cette adaptation de 30 à 50 milliards de dollars par an au cours de la prochaine décennie. Ces aides axées sur la résilience des populations au changement climatique va aussi permettre d’augmenter « la résilience aux pandémies, réduire les inégalités et assurer la stabilité macro-économique », souligne le Fonds. 

(14h39) Coronavirus : durcissement des sanctions pour les abandons de déchets…

Le gouvernement entend lutter contre ces incivilités qui polluent l’environnement et mettent en danger également la santé des agents qui ramassent ces déchets dans les rues.

La secrétaire d’État, auprès de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, annonce, ce dimanche, «un durcissement des sanctions pour tous les abandons de déchets sur la voie publique », notamment des masques et des gants». Depuis l’épidémie de Covid-19, les déchets liés à la maladie (gants, masques), se multiplient dans l’espace public. 

«Aujourd’hui, la sanction s’élève à 68 euros, avec une majoration jusqu’à 180 euros,en cas d’oubli ou de non-paiement dans les délais. Dans le cas d’un renforcement des mesures, l’amende sera de 135 euros, pouvant aller jusqu’à 375 euros. Cette amende pourrait même atteindre 750 euros si la police établit un procès-verbal et le transmet au tribunal», détaille la secrétaire d’Etat.

Brune Poirson fera ces annonces au cours d’un déplacement à Lège-Cap-Ferret en Gironde, dans le cadre d’une collecte de déchets en matière plastique, sur la plage, avec l’association Surfrider, à la veille de la journée mondiale de l’océan, le lundi 8 juin.

Un projet de décret, proposé mi-juin, veut faire passer le dépôt de déchets dans la nature ou sur la voie publique, d’une contravention de 3ème classe à une contravention de 4ème classe. Brune Poirson va soumettre «dans les prochains jours ce projet de décret pour une saisine du Conseil d’Etat et une entrée en vigueur dans les semaines suivantes» . Pour la secrétaire d’État «bien se débarrasser de ses déchets, potentiellement infectieux, en les jetant à la poubelle, c’est aussi lutter contre la propagation du virus».

(13h04) Coronavirus : pas de bilan de l’epidémie ce week-end

Les prochains chiffres sur l’évolution de l’épidémie de Covid-19, en France, jusqu’ici dévoilés quotidiennement, n’arriveront pas avant lundi prochain. La direction générale de la santé (DGS) a indiqué, dans son bilan du vendredi 5 juin, que «la prochaine actualisation des chiffres de suivi épidémiologique aurait lieu, le 9 juin, et ne serait donc pas communiquée ce week-end».

Contactée par Le Parisien, la DGS précise que ce choix est une conséquence de l’évolution positive de l’épidémie en France. Mais «la vigilance reste de mise et les points se poursuivront à une fréquence régulière si la situation sanitaire le justifie», souligne-t-elle toutefois.

Le DGS a fait état, ce vendredi soir, de 46 nouveaux décès en 24 heures, dans les hôpitaux du pays, portant le bilan officiel à 29.111 morts depuis le début de l’épidémie. La baisse se poursuit en réanimation, avec 1.094 malades (contre plus de 7.000 début avril), soit 69 malades de moins depuis jeudi. «L’épidémie est contrôlée en France», selon le Professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique chargé de guider les autorités face à la crise sanitaire.

Comme le précise Le Parisien, le bilan épidémiologique était dévoilé chaque jour, week-ends et jours fériés inclus, depuis le 22 février. Le format de cette communication a toutefois évolué ces dernières semaines: le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, ne les annonçait plus qu’à de rares exceptions, en personne, lors de conférences de presse. Désormais, les chiffres sont dévoilés par communiqués de presse.

(12h37) Coronavirus : vers la reprise d’une épidémie lente à l’automne

Alors que quatre scénarios, pour l’évolution du coronavirus, sont envisagés par les experts. Franck Chauvin, membre du Conseil scientifique, était interviewé, ce vendredi, sur France Info. Extraits…

Sur le confinement

«Cela a été très rude, et une épreuve à laquelle se sont soumis les Français avec beaucoup de discipline, il faut le reconnaître. Mais recommencer une telle épreuve serait probablement très difficile, pour les Français, pour leur vie quotidienne, très difficile pour l’économie, très difficile pour tout le monde.» 

Sur l’évolution de l’épidémie

«Il faut absolument tout faire pour éviter que se reproduise ce qui s’est passé, c’est-à-dire une épidémie qui recommence et qui n’est plus sous contrôle, qui obligerait à prendre des mesures de confinement extrêmement drastiques. Aujourd’hui, le virus circule beaucoup moins grâce au confinement. Et effectivement, il faut surveiller de très près ce qui se passe pour éviter la reprise d’une épidémie, la fameuse seconde vague dont on n’est pas sûrs d’ailleurs que ce sera une seconde vague.»

«Il faut éviter cela, c’est possible, à condition de se préparer dès maintenant. C’est pour ça que l’on a préparé plusieurs scénarios et proposé un plan que l’on a appelé «un plan de prévention de protection renforcée Covid», de façon à pouvoir actionner des mesures dès lors que ça serait nécessaire.»

Sur les scénarios de l’épidémie

«On a quatre scénarios dont on ne sait pas d’ailleurs comment ils pourraient s’enchaîner. On sait qu’on va rentrer dans le scénario 1. On n’y est pas tout à fait, puisqu’il faut attendre que tous les indicateurs se stabilisent. Ce n’est pas encore tout à fait le cas. Si l’on regarde les nouvelles hospitalisations en réanimation, elles sont très faibles, les nouvelles hospitalisations sont faibles, aussi, et les nouveaux cas aussi.»

«Donc, vraisemblablement, on rentre dans ce scénario 1. Je ne sais pas si c’est le meilleur des mondes, mais dans tous les cas, au point de vue épidémique, l’épidémie est maîtrisée. En revanche, il faut se préparer à la suite, c’est-à-dire que, si jamais ça redémarre sous une des formes que l’on a décrites, à ce moment-là, il faut que l’on puisse actionner des mesures qui sont prêtes, acceptées par la population et faciles à mettre en œuvre.»

Sur le confinement par ville

«Par exemple, Mulhouse, que l’on peut considérer, dans ce que l’on a appelé un cluster critique, c’est-à-dire dont on sent que l’on n’arrive plus à le contrôler. On perd les chaînes de contamination. À ce moment-là, on peut avoir des mesures très localisées de confinement et faire jouer la solidarité. C’est-à-dire qu’à ce moment-là, il faut que tout le pays soit solidaire de cette zone qui voit repartir l’épidémie et pour laquelle on essaye de mettre en place des mesures de confinement et de maîtrise de l’épidémie.»

Sur un troisième scénario, à l’automne

« Ce scénario dans lequel il n’y aurait pas une explosion de l’épidémie, mais une lente dégradation des indicateurs, est probable. Il est le plus difficile, non pas à maîtriser, mais à repérer et il nous faudra détecter très vite, sur la base d’indicateurs extrêmement précoces, ceux qui sont en train de se mettre en place, la reprise de l’épidémie. À ce moment-là, il ne faudra pas attendre. Il faudra prendre des mesures extrêmement efficaces tout de suite, même si elles peuvent être limitées à certains groupes.»

(11h26) Emmanuel Macron : l’interview télévisée du 14-Juillet aux oubliettes

Emmanuel Macron prépare une grande allocution, celle où le président dessinera les contours du fameux «monde d’après». Mais si l’on en croit le Parisien de ce vendredi, pas question que ce discours ait lieu pour la Fête nationale, comme le voulait bon nombre de rumeurs. L’interview télévisée post-défilé militaire, le chef d’Etat est bien heureux de s’en être débarrassé au cours de son mandat, rapporte le quotidien. «S’il y a bien un truc dont je suis fier, c’est d’avoir pris cette décision», aurait-il déclaré.

Et s’il s’auto-congratule, c’est parce que, pour lui, «une telle pratique venait polluer la grandeur de la Fête nationale sous des préoccupations politiciennes». Pas question donc que des débats politiques se mêlent au 14 juillet d’autant que, plus que jamais, le gouvernement tente de montrer l’image d’une France unie. Pandémie oblige, l’édition 2020 sera quelque peu bouleversée : pas de défilé, cette année, mais une cérémonie, place de la Concorde. «On maintient l’événement malgré tout», explique l’entourage du président, «car c’est le signe que la République demeure une et indivisible.»

Quand faudra-t-il espérer une prise de parole présidentielle? Selon Le Parisien, toujours, il pourrait s’exprimer, début juillet, «dans un discours qui se voudrait très pédagogique et sans lyrisme». Les critiques lui auraient-elles remonté aux oreilles? Reste que le 14 juillet pourrait tout de même être une date clé pour la Macronie, si l’on en croit d’autres bruits de couloirs. Alors que les rumeurs sur un remaniement n’en finissent plus d’enfler, on dit qu’Emmanuel Macron voudrait se présenter à la cérémonie aux cotés de son nouveau premier ministre. Affaire à suivre…

(10h58) Gilles Legendre : une idée bien précise du prochain gouvernement

D’après des notes secrètes qu’a pu consulter Marianne, Gilles Le Gendre comploterait derrière le dos d’Edouard Philippe et aurait proposé une liste de noms à Emmanuel Macron, en vue d’un remaniement. Et le chef de file des députés LREM, à l’Assemblée nationale, aurait une idée bien précise du prochain gouvernement. Ainsi, il verrait bien Bruno Le Maire à Matignon, Christophe Castaner à la Défense, Manuel Valls au Quai d’Orsay, ou encore Jean-Yves Le Drian à l’Intérieur.

Ces propositions auraient été faites par Gilles Le Gendre, dans un courrier adressé au président de la République, fin mai. Le patron de la République en Marche lui proposerait «son casting d’un nouveau gouvernement» en égratignant, au passage, le Premier ministre actuel, Edouard Philippe.

«Le choix du Premier ministre doit remettre le tandem de l’exécutif dans le bon sens. A toi la vision, la stratégie, la relation aux Français et au Premier ministre, l’opérationnel et l’animation de la majorité», écrit-il avant de se plaindre de l’attitude d’Edouard Philippe. «Edouard se garde bien d’intervenir dans les affaires de la majorité! Le gouvernement doit être un vrai collectif, ce qui n’a jamais été le cas pendant trois ans», ajoute-t-il.

Selon Gilles Legendre, deux favoris tiennent la corde pour le poste de Premier ministre : Jean-Yves Le Drian, d’abord. Selon lui, le locataire actuel du Quai d’Orsay «envoie le bon signal politique et il saura gérer la majorité, dans la complexité actuelle de sa composition. Il offre un contraste de générations, avec toi, qui n’est pas inintéressant, même s’il appuiera peu l’élan que nous souhaitons donner.»

Son second favori n’est autre que le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. «Avec Bruno, c’est un peu l’inverse. Il porterait parfaitement la reconstruction». Si selon lui, «Bruno Le Maire possède des pensées et discours limpides, il possède, en revanche, un faible charisme».

Gilles Le Gendre propose également quelques noms d’outsiders possibles pour Matignon : Olivier Véran, Marc Fesneau ou encore Didier Guillaume, qui possèdent «des atouts et des fragilités», mais qui sont, tous les trois, «majorité-compatibles». Mais également le président du conseil régional du Grand-Est, Jean Rottner.

Quant aux ministres, selon Gilles Le Gendre, «ils se doivent d’être de premier plan et très politiques, alors que les secrétaires d’Etat doivent avoir un profil plus technique». Le chef de file des députés LREM, relayé par Marianne, n’hésite pas à évoquer «le cas complexe de Manuel Valls». «Clivant pour une partie de la majorité, mais nous n’avons pas tant d’atouts dans notre jeu pour négliger ce poids lourd», estime-t-il, sous-entendant qu’il le verrait bien aux Affaires étrangères.

Selon les informations de Marianne, Gilles Le Gendre aurait une idée bien précise du casting complet du prochain gouvernement : Bruno Le Maire à Matignon, Eric Lombard, au ministère de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher au Budget, Jean-Michel Blanquer resterait à l’Education, Chistophe Castaner, aux Armées, Florence Parly, au Travail, Manuel Valls, aux Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à l’Intérieur, Gérald Darmanin, aux Affaires sociales, Marc Fesneau, à l’Agriculture, Frédéric Mion, à la Culture et Marie-Ange Debon, à l’Industrie.

Quant à lui, il se verrait bien, à la place de Sibeth Ndiaye, comme porte-parole du gouvernement, mais également ministre des Relations avec le Parlement. Contacté par Marianne, Gilles Le Gendre n’a pas souhaité commenter sa lettre au président. «Mes messages avec le président de la République n’ont pas vocation à se retrouver dans la presse», a-t-il réagi.

(10h47) Coronavirus : les Français redoutent le port du masque en cas de canicule

Dans ses prévisions annoncées par Météo France, à la fin du mois de mai, les experts assuraient qu’une partie du pays devrait connaître un été plus chaud et sec que la normale. Dans tout le Sud de la France, les températures devraient grimper pendant toute la saison estivale.

Selon un sondage OpinionWay commandé par l’entreprise Climsom, cette possible canicule inquiète les Français. Si les déplacements sont autorisés et les libertés retrouvées, les gestes barrière s’imposent toujours pour freiner la propagation de l’épidémie de coronavirus .

À commencer par le port du masque. Comme le rapporte le site internet La Provence, 71% des sondés redoutent de devoir le porter avec une hausse des températures. Ainsi, plus de trois Français sur cinq s’inquiètent d’un nouvel épisode de confinement, en pleine période de canicule. En effet, pour 59% du panel, un nouveau confinement serait encore plus compliqué à vivre avec une forte chaleur. Cette étude a été réalisée sur la base d’un échantillon représentatif de la population française de 1.041 personnes âgées de 18 ans et plus.

Comme le révèle le sondage, près de quatre Français sur dix appréhendent également cette possibilité en raison de leurs conditions de logement difficiles (manque d’espace, suroccupation, insalubrité, etc.). «Les jeunes vivant surtout dans de petites surfaces expriment un niveau de préoccupation plus important (57% des 18-24 ans et 54% des 25-34 ans)», détaille le rapport. Ainsi, 54% des sondés choisissent leur destination de vacances de façon à éviter les fortes chaleurs. 

La question de la propagation du virus via les climatiseurs se pose toujours. Pour le moment, aucune contamination par des climatiseurs n’a été confirmée par des études scientifiques. La Covid-19 se transmet par des gouttelettes chargées de virus (comme les postillons) et par le contact entres les muqueuses. Pour qu’une infection se produise, il est nécessaire qu’un nombre suffisamment important d’actifs du virus pénètre dans l’organisme.

Comme l’explique «60 Millions de consommateurs», si aucune précaution n’est à prendre pour les personnes en bonne santé, il est recommandé de faire attention, en présence de personnes atteintes par la Covid-19 : «Si jamais on a un malade ou une suspicion de Covid-19 chez soi, il vaut mieux couper la climatisation. Ouvrir grand les fenêtres, plusieurs fois par jour, est le plus sûr moyen de renouveler l’air».

(10h22) Déconfinement : les personnes âgées contraintes de s’adapter

C’était le 15 avril, ce jour-là, Emmanuel Macron prononce son ultime allocution télévisée en période de confinement et annonce la date fatidique du 11 mai pour entamer le déconfinement progressif. Son discours, bien accueilli par la majorité les Français, crispe toutefois les personnes âgées, sommées de rester enfermées chez elles le plus longtemps possible.

«Pour leur protection, nous demanderons aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées, de rester confinées même après le 11 mai, tout au moins dans un premier temps.» explique-t-il. Quelques jours plus tôt, c’est Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui expliquait qu’il faudrait probablement que les séniors restent confinés jusqu’à la fin de l’année 2020. De quoi fortement inquiéter les aînés.

Devant le tollé provoqué par la déclaration du chef de l’État, l’Élysée décidera finalement de faire volte-face, dès le 17 avril. Sans attendre la conférence de presse du Premier ministre, censée préciser les annonces, le Palais fait savoir que «le président ne «souhaite pas de discrimination des personnes âgées et en appelle plutôt à la responsabilité individuelle de chacun.»

D’abord appelées à rester confinées, les personnes âgées peuvent finalement profiter du déconfinement. Plus vulnérables, elles sont contraintes de s’adapter. Pour Jean-Paul Hamon, médecin généraliste, «il est en effet indispensable que les séniors recommencent à sortir. Il faut qu’ils s’aèrent, sinon, ils vont devenir givrés!» martèle le président de la Fédération des médecins de France. Ce dernier voit d’ailleurs une corrélation entre le nombre important de morts dans les Ehpad et l’isolement.  

«Il y a certainement autant de morts dans les Ehpad à cause du Covid-19 que du syndrome de glissement», avance le docteur Hamon. Selon lui, la détérioration rapide de l’état physique de nombreuses personnes âgées serait intimement liée à la dégradation de leur état psychique.

«Il est important de noter qu’il y a eu moins de morts chez les personnes âgées à domicile qu’en Ehpad, où les pensionnaires ont été coupés du monde», souligne le médecin. S’il appelle les séniors à sortir, il insiste cependant sur l’importance de respecter scrupuleusement les gestes barrières ainsi que le port du masque. «Ils restent et resteront des personnes à risque», admet le médecin.

(10h02) Coronavirus : à Lille, un label sanitaire inédit.

La métropole de Lille (MEL) a dévoilé, ce jeudi, un label inédit pour l’ensemble des établissements (hôtels, restaurants, magasins, lieux culturel, etc.) respectant une charte sanitaire afin de lutter contre le Covid-19 : «Destination clean and safe » Créée pour rassurer les touristes, en partenariat avec l’Institut Pasteur de Lille, cette charte, présentée comme une première en France, rassemble dix engagements visant à lutter contre l’épidémie, comme le respect des gestes barrières, de la distanciation sociale, le nettoyage spécifique et la désinfection des lieux ou encore la sécurisation des systèmes de climatisation et de ventilation.

Plus de 200 signataires de cinq secteurs (hôtels, culture, shopping, tourisme et événementiel) se sont déjà engagés à la respecter. «Aujourd’hui, les hôtels, restaurants, lieux culturels rouvrent mais il y a toujours une petite appréhension et, avec ce logo sanitaire, on est en mesure de nous engager auprès des visiteurs pour leur dire que les lieux qu’ils visitent le sont en toute sécurité », a expliqué à l’AFP François Navarro, directeur de l’agence d’attractivité Hello Lille, évoquant «la fierté d’être la première destination française à lancer ce logo».

(09h54) Coronavirus : des personnes rapatriées, par ferry, de Tunisie vers la France.

Le «Danielle-Casanova», de la compagnie privée Corsica Linea, qui avait déjà assuré, en début de semaine, la première liaison maritime, entre Alger et la France, depuis le 19 mars, a embarqué, le 4 juin, à Tunis, 1.033 personnes et 263 véhicules. Les policiers ont intercepté un passager clandestin qui tentait de se dissimuler sous le siège arrière d’une voiture.

Après le dernier ferry, le 13 mars, et la fermeture des frontières le 15, un premier bateau avait transporté, fin mai, 500 passagers. Tunis a annoncé la réouverture de ses frontières, le 27 juin, dans des conditions encore floues.

Un ferry transportant un millier de personnes résidant en France a quitté le 4 juin Tunis pour Marseille, le second depuis le 13 mars et la fermeture des frontières en Tunisie, où, selon l’ambassadeur de France.

Pour Ahlam, employée de banque, à Nice, à l’AFP : «On va rentrer reprendre nos activités, retourner au travail, à l’école pour les enfants.» «On est venus pour des vacances et on est restés bloqués parce qu’il n’y avait plus de vol», explique cette Franco-Tunisienne qui devra prendre 14 jours de congés pour respecter la quarantaine à son arrivée en France.

Aymen Ksiba, lui, est soulagé de «rentrer après 3 mois de chômage». Médecin rééducateur à Lyon, installé en France depuis 18 mois, il était venu en Tunisie, début mars, et devait repartir le 16 mars. «C’est le moment de rentrer et de reprendre mon boulot», souligne-t-il.

Pour Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, à l’AFP : «C’est le début de la reprise, on a réussi à faire partir 20.000 personnes, dans des conditions très satisfaisantes par rapport à d’autres pays, comme le Maroc.»

Plus de 6.000 personnes ont quitté l’Algérie, par des vols spéciaux, vers l’Hexagone, selon l’ambassade de France à Alger, et 30.000 Français du Maroc sont également rentrés par 200 vols spéciaux selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. «En Tunisie, il ne reste plus que quelques centaines de personnes, dont certaines veulent rester», a estimé l’ambassadeur.

L’ambassadeur a dit encore «attendre les mesures exactes» qui concerneront les Français qui veulent passer des vacances en Tunisie, les Tunisiens de France qui veulent rentrer dans leur pays, ou encore les Tunisiens qui voudraient passer quelques jours en France.

(09h28) Coronavirus : des pygmées incités à se confiner, en forêt, en Centrafrique.

Aux confins sud-ouest de la Centrafrique, le coronavirus est encore une réalité lointaine. Pour l’heure, le virus n’a pas encore atteint la réserve protégée de Dzanga Sangha, un sanctuaire relié au reste du monde par une piste étroite, inaccessible à la première pluie. Cet isolement constitue, aujourd’hui, la meilleure défense pour les pygmées Bayaka, parias dans un pays déjà classé parmi les plus pauvres au monde. Reportage, avec l’AFP…

Alors que l’épidémie s’accélère en Centrafrique avec, officiellement, plus de 1.000 cas détectés, mais seulement quatre décès début juin, les Bayaka, de Dzanga Sangha, iront passer leur confinement, en forêt, pour éviter la contagion. «On leur a demandé de partir vivre dans leurs campements de chasse pour trois mois», explique Luis Arranz, en charge du parc national pour le Fonds mondial pour la nature (WWF). «Chaque semaine, on va déposer le manioc, les médicaments. Il faut qu’ils restent isolés. C’est notre seule solution», explique-t-il.

«Les génies de la forêt nous protègent!», rigole Marc, un pygmée à la barbe blanche, étonné qu’on lui refuse une poignée de main potentiellement contagieuse. Et à qui s’en remettre, sinon aux génies, dans un pays aux infrastructures de santé quasiment inexistantes, alors que l’immense majorité des pygmées sont, de toute façon, trop pauvres pour consulter un médecin. Le mode de vie de ces populations semi-nomades, potentiellement vulnérables aux maladies inconnues dans ces contrées, fait craindre le pire en cas de contagion.

«Les gens continuent à partager la cigarette, le café et une hutte pour cinq ou dix personnes», s’inquiète Yvon Amolet, représentant de l’ONG «Maison de l’Enfant et de la Femme pygmées», basée à Bayanga, la principale bourgade des environs. Selon ce juriste natif de la région, l’espérance de vie des pygmées Bayaka se situe aux alentours de 35 ans pour les hommes et 38 pour les femmes.

«Le taux de mortalité infantile est très élevé chez les Bayaka. Ceux qui survivent sont susceptibles de mieux résister à un virus, mais nous n’avons aucune donnée sur une éventuelle vulnérabilité ou immunité naturelle à des maladies importées», souligne, à l’AFP,  le docteur Emilia Bylicka, qui a passé quatre années à soigner les pygmées dans le sud-ouest du pays. «Le problème, c’est qu’ils abandonnent très rapidement les traitements. Il est impossible de leur faire prendre un médicament plus de quelques jours.»

«Les pygmées font confiance aux remèdes traditionnels», rappelle Yvon Amolet. «Au début, explique-t-il, «ils disaient que le coronavirus était une «maladie de Blancs». Puis ils ont dit que la maladie était venue punir les bilo.» Les bilo, en langue bayaka, sont ces populations bantoues qui vivent aux côtés des pygmées et les exploitent d’une façon qui s’apparente, souvent, à de l’esclavage moderne.  

Dans les villages des environs de Bayanga, les maisons de terre qui bordent la route appartiennent aux bilos. Les pygmées, eux, occupent souvent de minuscules huttes de branchages, dans les arrière-cours de leurs employeurs. La forêt, qui dresse ses arbres géants tout autour, ne suffit plus à assurer la subsistance des Bayaka.

Gendarmes, sous-préfet, maire, pasteurs, toute la population a ainsi été associée à la sensibilisation afin de convaincre les pygmées de se réfugier loin des agglomérations. «Une fois en forêt, les pygmées viendront quand même vendre leurs produits, mais avec un relais communautaire pour éviter les contacts directs. L’idée, c’est qu’ils ne viennent pas au marché», détaille Yvon Amolet.

(08h43) Coronavirus : des élevages de visons suspectés aux Pays-Bas

Le ministère de l’Agriculture des Pays-Bas a annoncé, ce mercredi, «procéder à l’abattage de plus de 10.000 visons d’élevages où des cas de nouveau coronavirus ont été constatés, afin d’éviter qu’ils ne deviennent des foyers de contamination». Deux groupes de défense des animaux ont saisi la justice néerlandaise, ce jeudi, pour tenter d’empêcher cette mesure, mais leur requête a été déboutée vendredi soir.

«L’abattage a, par conséquent, commencé, ce samedi, dans un élevage de visons à Deurne, dans le sud des Pays-Bas», a déclaré Frederique Hermie, une porte-parole de l’organisme chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire (NVWA). «Cette entreprise compte environ 1500 femelles, qui ont chacune quatre à cinq petits», a indiqué Frederique Hermie, à l’AFP, ajoutant que les animaux sont tués à l’aide de monoxyde de carbone. «L’abattage des visons dans les neuf autres élevages contaminés se poursuivra au cours de la semaine», a-t-elle précisé.

Les autorités ont établi, en mai, que deux employés de ces élevages avaient «très probablement» contracté le Covid-19, via des visons. «Ces deux cas plausibles de contamination de Néerlandais par des visons pourraient être les premiers cas connus de transmission du nouveau coronavirus de l’animal à l’homme», selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le gouvernement a par la suite interdit le transport de ces animaux et rendu le dépistage au Covid-19 obligatoire dans tous les élevages de visons des Pays-Bas, où ils sont élevés pour leur fourrure. En 2016, la plus haute instance judiciaire du pays a ordonné la fermeture des élevages de visons d’ici 2024.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

8 + huit =