Emmanuel Macron

Par Roland Monet (OIPF)

Tribune. Hier matin BFM et le MEDEF ont fait plancher six candidats à l’élection présidentielle. Un groupe de personnalités très différentes les unes des autres, mais dans l’ensemble des gens de qualité, qui avaient préparé avec sérieux leur exposé. On n’a pas forcément envie de voter pour l’un ou pour l’autre, mais du moins on se dit que la plupart d’entre eux ferait mieux pour la France que le titulaire actuel, dont le bilan est une septuple catastrophe.

Un des pires résultats est celui de l’Education Nationale. Quatre-vingt pour cent des écoliers qui quittent le Primaire sont incapables de lire correctement jusqu’au bout un texte de 200 mots. Les notes du baccalauréat sont « remontées » chaque année tellement elles sont mauvaises.

La façon dont fonctionne la Justice en France est un scandale permanent, qui assure l’impunité d’une foule de petits délinquants multirécidivistes. Les délais sont insupportables pour les justiciables, deux ans pour la moindre affaire, vingt ans pour les gros dossiers. La totalité de l’univers de la Justice est à mettre à niveau.

La crise du logement des Français est devenue pire qu’à la sortie de la seconde guerre mondiale. Les Français ne peuvent plus se loger dans les grandes métropoles, faute de constructions neuves. Le marché de la location est déjà impacté par des décisions irréalistes qui vont, sous couvert de préserver la planète, éliminer six à huit millions de logements insuffisamment isolés. Les responsables de telles dispositions sont eux correctement logés dans les logements de fonction et leurs proches à peu de frais dans quelques belles constructions haussmanniennes devenues HLM, achetées par des municipalités complices.

Les zones rurales sont ravagées par la désindustrialisation, suivie ensuite de la fermeture des services les plus courants nécessaires pour les populations. Les fous furieux qui ont organisé des années durant des effectifs tout à fait insuffisants de jeunes médecins ont créé de véritables déserts médicaux. Des villages entiers, devenus « invivables » deviennent, depuis longtemps, des champs de ruines. Et l’élimination prématurée des moteurs thermiques des voitures ne va pas dans le bon sens.

Le célèbre « mille-feuilles » des collectivités territoriales a donné naissance à d’innombrables désorganisations des responsabilités conduisant à des dépenses et des gaspillages très importants.

Le pouvoir d’achat des petits salaires ne permet plus de vivre. Parce que l’organisation des impositions, des redevances et des cotisations favorise le petit mariole qui gère salaire, travail au noir et revenus d’assistance, ce qui lui permet de mieux vivre que le salarié à plein temps.

Une seule des carences ci-dessus rend déjà problématique la justification de la candidature Macron pour un second mandat. Trois de ces résultats catastrophiques l’éliminent.

Mais il y a pire.

  • L’organisation des temps de travail, entre les horaires hebdomadaires et les RTT, les semaines de vacances et les dispositions relatives aux départs en retraite, aboutit à une inacceptable anarchie des droits, avec des dégâts économiques énormes (dette de l’Etat, déficit commercial), des contraintes totalement insupportables pour beaucoup, à un point tel que les observateurs se demandent si une explosion sociale majeure, avec des émeutes violentes, ne va pas marquer la reprise prochaine de la réforme des retraites.

Macron, retourne vite à Amiens, et ne nous ferme plus jamais de centrale nucléaire.

Roland Monet (Observatoire International des Patrimoines Familiaux)

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