La Grande Boucle, qui vient de s’achever, est l’un des plus grands évènements sportifs de l’année. Mais elle est aussi une manne financière considérable pour ASO, l’organisateur. Pour les sponsors, le Tour représente l’assurance de bénéficier d’une exposition médiatique unique.

Avec 3,5 milliards de téléspectateurs, le Tour de France est la troisième compétition sportive la plus regardée au monde. L’évènement représente 150 millions d’euros de chiffre d’affaires pour Amaury Sport Organisation (ASO). Et grâce à sa médiatisation grandissante, la machine à sous ne cesse de croître au fil des années. Du côté des coureurs, il y a 10 ans, le vainqueur remportait 50 000 euros. Cette année, le Colombien Egan Bernal, lauréat de l’épreuve, a multiplié ce gain par dix.

70 000 euros, le prix à payer pour voir passer le Tour

Selon certaines estimations, un sponsor doit débourser 300 000 euros pour être présent sur le Tour. Selon France info, Skoda, l’un des principaux partenaires de l’épreuve, verserait 3,5 millions d’euros chaque année à ASO. La Grande Boucle reste le paradis des marques. Seul évènement donnant accès à l’espace public, elle représente un pouvoir d’attraction considérable. Selon ASO, la moitié des spectateurs viennent sur les routes du Tour d’abord pour la caravane publicitaire. En 2019, 15 millions de d’objets ont été distribués.

Villes et territoires misent également gros sur le Tour. Pour être désignée ville-étape, une commune doit signer un chèque de 70 000 euros en moyenne à ASO. L’organisateur assure que un euro dépensé rapporte 1,5 euro, en raison de l’impact du passage de la course sur l’économie locale et le tourisme. Chaque année, près de 500 hôtels sont réservés tout au long du mois de juillet le long du parcours.

Julien Ruffet

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