Cela fait partie, depuis quelques jours,  des discussions lors des dîners en ville : « Le retour d’Alstom dans le giron national ». On m’a dit que, oui, mais il paraît que, sauf que…

Sous toutes ces rumeurs, il y a souvent  une part de vérité, et pour cette fois, l’affaire est  sérieuse. Alstom, énorme fleuron de l’industrie française, indispensable pour nombre de nos atouts,  a été coupée en deux. Le transport d’un coté, l’énergie de l’autre. Le pouvoir politique français a tenté de vendre les deux parties du bijou. Bruxelles s’est opposé à la fusion de la partie transport, pour cause de mise en danger de la concurrence libre et non faussée, issue de la bible des néo libéraux qui dominent et agitent la « k »ommission. Mais pour la partie énergie, celle qui nous prive d’éléments essentiels de notre souveraineté nationale, aucun problème, vendez, bradez, cassez, faites comme il vous plait.

Or,  « Alstom énergie » fabrique les merveilleuses  turbines Arabelle, la meilleure  au monde qui équipe déjà 1/3 des centrales du parc mondial. C »était  notre atout essentiel, pour rester sur ce marché et obtenir des commandes, les Turbines Arabelle ont été vendues à GE, Cie américaine. 

Depuis, la France se trouve à la merci de la bonne volonté de la société américaine GE , pour la maintenance de ses propres centrales, pour le fonctionnement de notre porte avions à propulsion nucléaire : le Charle de Gaulle et divers autres entités dont nous avons un besoin essentiel.

Pour acheter Alstom énergie il a fallu que GE porte de mauvais à la société Alstom et s’en prenne même au personnel : Rappelons l’internement pendant 18 mois, dans les plus sombres geôles américaines, de Frédéric Perucci, responsable de la division chaudières, qui a payé pour la dictature imposée par l’extraterritorialité américaine et : La prudence ( lâcheté) du patron d’Alstom de l’époque

Rappelons que le ministre de l’économie de l’époque, A. Montebourg, a appris  la négociation pour la vente de ce fleuron français par  la presse.

Rappelons que l’Elysée s’était emparé du dossier, réduisant le rôle de son ministre à celui de laquais  porte coton.

Le Président de la République d’alors, conseillé par E. Macron,  accepte de laisser  nos centrales nucléaires sans le concours technique des équipes qui fabriquent Arabelle, Nos centrales, notre porte avions, tout ce qui a besoin de ces turbines  se retrouve à la botte d’un géant américain, financé par le pouvoir américain et qui donc défend les intérêts américains.

Pour tant, GE se trouvait déjà dans une situation financière catastrophique, Cette société n’aurait jamais du pouvoir acheter Alstom énergie. Comme elle n’a pu assurer les promesses pourtant faites par écrit

A la tête d’un endettement gigantesque, impossible à rembourser, acheter Alstom était plus  qu’une bêtise : un crime, sauf si l’ordre est venu  d’ailleurs et a été distribué pour d’autres raisons que celle de la rentabilité.

Il est possible que l’action ait été menée, non pas contre la France, mais contre la Russie. En effet le client N°1 d’Alstom énergie et pour les turbines Arabelle était une société Russe : ROSATOM qui achetait la moitié de la production, le second acheteur étant la Chine, cela n’arrangeait pas les choses

Affaire géopoliticienne ? Peut-être, affaire commerciale certainement pas Vu la santé financière de GE, cet achat mettait la compagnie en grande difficulté et menaçait même son avenir.

1. Rosatom et la Chine sont exclus
2. L’accident au Japon fait plonger le marché.

D’un coté, on n’achète pas une société comme Alstom énergie dans de telles conditions, sauf pour d’autres raisons que des raisons commerciales.

D’un autre coté,  on ne se sépare pas d’un tel joyau qui est une atteinte à la défense de nos intérêts nationaux.

La société GE ; énorme endettement et les pertes qui perdurent, se trouve  donc dans l’obligation de se débarrasser de certaines filiales. Elle coupe des branches pour préserver le Tronc en tentant de  retrouver un semblant de trésorerie.  Alstom se retrouve ainsi sur l’étagère des choses à vendre et, comme lors du contrat de vente il avait heureusement été décidé qu’en cas de revente, la France, à prix égal était prioritaire, les chances d’aboutir ne sont pas minces

Depuis, les bruits, les rumeurs vont bon train, mais aussi :  le travail acharné de Frédéric Pierucci qui, à la tête d’une équipe mène combat pour le retour d’Alstom énergie en général et des Turbines Arabelle en particulier, en France.

L’affaire suivait son petit bonhomme de chemin, Bercy semblait donner son accord. Framatome devait prendre ses responsabilités et la tête de l’opération, F. Pierucci semblait heureux nous faisant savoir : je m’impose un silence radio, pour que l’affaire puisse aller à son terme dans de très bonnes conditions.

Oui mais, c’était sans compter sur l’échéance des prochaines  présidentielles. Bercy est soudainement  débarrassé du dossier qui part en direction de  l’Élysée.

Bien sûr qu’une attaque contre celui qui a fait partir Alstom énergie est possible, alors, au lieu d’être le bradeur, on devient celui qui fait retrouver à la France une partie de sa souveraineté nationale, cette fois.

L’erreur sera effacée par de magnifiques discours, les souverainistes français seront dépassés par les européistes béats, qui ont compris que le citoyen, le machin européen était loin, très loin et que si qui lui importait :  la priorité donnée aux intérêts français, ceux qui préparent l’avenir 

Notre ami F. P  avait monté un dossier sérieux : Framatome devait prendre la tête des négociations avec les américains, entrer dans le capital de l’affaire pour ramener  les gros clients  : le Russe Rosatom, les Chinois. Le montage était en cours, l’argent devait arriver en provenance d’investisseurs français, tout était préparé, pensé, fignolé  

Seulement voilà tout est remis en cause,  la campagne sera  souverainiste il si un fleuron est rapatrié, il faut aussi qu’il soit logé chez un autre fleuron et  EDF, sera le nouveau logeur. Patron, actionnaire et client, nous doutons que l’attelage ne tire pas à hue et à dia. 

Rappelons que Bruxelles exige le démantèlement  de EDF, qui étant un trop fort monopole brise le sacro saint chapitre de la concurrence libre et non faussée, En réalité ses productions étant vendues moins chères que celles de la concurrence, il faut vite briser les reins de la bète immonde.

Même si le pouvoir politique a dit non, il est certain que Paris ne vas pas s’opposer à Bruxelles longtemps et qu’une fois les élections terminées, on verra le projet Hercule) être réhabilité

Il existe donc un risque de voir EDF démantelée, divisée en trois et de voir l’une de ses portions partir vers d’autres cieux.

Il faut que le rapatriement de Alstom énergie se réalise, si le projet Macron l’emporte sur celui de l’Elysée, nous aurons à défendre EdF attaquée de  par la « k »ommission de Bruxelles

Henri Fouquereau

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