Quelle que soit l’activité vers laquelle le futur entrepreneur se dirige, 3 points de vigilance et d’alerte sont à prendre en considération avant de se lancer : la situation patrimoniale et le régime matrimonial, l’analyse des risques légers et lourds en termes de prévoyance et de santé et la forme juridique et les statuts à donner à son entreprise.

Ces points de vigilance et d’évaluation sont d’autant plus nécessaires lorsque le futur entrepreneur quitte un poste salarié pour se lancer en solo.

– Mon régime matrimonial est-il le bon ?

Marié ou non, le futur entrepreneur peut être engagé patrimonialement avec une autre personne… Dans l’analyse de son régime matrimonial, l’entrepreneur, aidé de son notaire ou de son conseiller, doit passer en revue la nature des biens engagés (meubles, immeubles), du contrat existant et, le cas échéant, la souplesse d’adaptation de ce dernier.

– Comment se prémunir face aux risques légers et aux risques lourds ?

L’évaluation des risques, lourds ou légers, s’effectue avant même l’installation, tout particulièrement si le futur entrepreneur quitte un poste salarié. La question alors à se poser est : «Comment est-ce que je retrouve à coûts maîtrisés la même couverture que lorsque je travaillais comme salarié ?».

– Les risques légers sont au nombre de 3

: la mutuelle, les mesures conséquentes à un arrêt de travail ponctuel et le régime des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail ponctuel.

– Les risques lourds sont également au nombre de 3 et relèvent de la prévoyance :

il s’agit de l’arrêt de travail prolongé, de l’incapacité prolongée jusqu’à l’invalidité permanente et le décès.

L’idéal est de négocier ce changement de situation

lorsque l’entrepreneur est encore en poste salarié pour d’une part avoir plus de poids et d’autre part avoir un référentiel de comparaison.

– Quelle forme doit prendre ma société ?

Le choix de la forme de société de l’entreprise est fonction du développement imaginé et potentiel de celle-ci. Si l’entrepreneur imagine une montée en puissance lente et sur le long terme, le format de l’entreprise individuelle est la bonne réponse. C’est un statut plus simple dont les coûts marginaux sont moins importants.

Si l’entrepreneur vise, dès le début, un essor rapide, il lui faut alors créer une société dont les 2 formes les plus courantes sont la SAS (société à actions simplifiées) et la SARL (société à responsabilité limitée). Il est à noter qu’une entreprise individuelle peut toujours être transformée en société, par la suite.

Source : CGP Entrepreneurs

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