Alain Aldrin a longtemps travaillé en tant que commercial dans les produits d’entretien avant de ressentir le besoin de changer de vie professionnelle.

Quittant son activité, il prend un vrai virage et reprend une épicerie rurale dans un village de la Nièvre avec son épouse. Malheureusement, cette aventure attrayante en théorie ne se concrétise pas en revenus suffisants pour poursuivre. C’est donc la fermeture qui s’impose, donnant un sérieux coup au moral du couple. L’âge de la retraite est quasiment là, mais Alain Aldrin ne veut pas s’arrêter immédiatement, peut-être par l’envie bien logique de réussir son entreprise.

En examinant quelles sont les solutions qui pourraient s’ouvrir à lui, si possible à mi-temps, l’idée du food-truck s’impose. Il fera donc des hamburgers et sillonnera les villages aux alentours, toujours avec son épouse. La viande, il connaît, ses parents étaient bouchers. Pas question de céder sur la qualité, il propose du pain de boulanger et de la bonne viande locale. Le voici qui finance donc le démarrage de son Barak’ Burger à 60 ans, une vraie réussite, qui l’incite d’ailleurs à prendre un prêt auprès de l’ADIE afin d’acheter du matériel neuf.

Au départ auto-entrepreneur, il créée rapidement sa société, et embauche son épouse et deux autres personnes. Aujourd’hui, officiellement en retraite, sa femme Annie est DG de l’entreprise. Il a ouvert en parallèle un espace fast-food géré par sa fille sans oublier la reprise d’une guinguette ! Celui qui se lançait dans une activité à mi-temps est aujourd’hui à la tête d’une belle PME. Il dit avoir le potentiel pour faire beaucoup plus, mais à 66 ans, il entend se consacrer au développement des trois entités qu’il a créées ou reprises.

Valérie Loctin

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