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La France reste le 1er producteur mondial de vin

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En France, si l’économie du vin a souffert de l’émergence de nouveaux acteurs internationaux, la filière a su se réinventer pour se repositionner sur des segments en croissance.

Belle performance ! En 2014, la France est, en effet, redevenue le 1er producteur mondial de vin avec 46,2 Mhl, sur un total de 271 millions, devant l’Italie (44,4 Mhl), l’Espagne (37 Mhl), les États-Unis (22,5 Mhl), et l’Argentine (15,2 Mhl).

 

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Elle est également le 1er pays exportateur en valeur, devant l’Italie, l’Espagne, le Chili et l’Australie, mais 3ème en volume derrière l’Espagne et l’Italie. La filière est ainsi le 1er secteur agroalimentaire excédentaire et 2ème secteur excédentaire après l’aéronautique et devant la chimie/parfumerie.

 

Côté consommation, l’Hexagone se place sur la 2ème marche du podium en volume (296,4 millions de caisses), en valeur (15,6 Mds€ environ) et en consommation par habitant (47,4 litres par an et par personne), malgré une baisse constante depuis les années 70 mais qui se stabilise ces dernières années. De quoi donner du baume au cœur des vignerons.

 

Retour en grâce

Pays du vin par excellence, la France s’est longtemps reposée sur ses acquis. Fière, à juste titre, de la qualité de ses produits et de leur réputation, la filière a péché par excès de confiance, n’anticipant guère les bouleversements à venir sur son marché. «Il y a 10 ans, La France était la victime désignée de la mondialisation du marché.

 

À la fin du XXème siècle, le marché du vin a, en effet, connu une profonde phase de mondialisation, provoquée par la croissance de la production des pays du “Nouveau Monde”, qui ont multiplié par 4 leurs capacités d’export en 20 ans. Le vin français, qui s’est endormi sur ses lauriers, s’est retrouvé bousculé, incapable de s’adapter aux attentes des nouveaux consommateurs, jusqu’à être dépassé par l’Australie en volume en 2005.

 

Heureusement, depuis quelques années, la filière s’est réveillée pour revenir au premier plan», explique Martin Cubertafond, maître de conférence à Sciences-Po Paris et auteur de Entreprendre dans le vin (éditions Eyrolles). Un réveil qui a notamment profité au rosé.

 

L’envolée du rosé

Longtemps considéré comme un «sous-produit», le rosé est devenu en moins de 5 ans un acteur majeur sur le marché français des vins tranquilles, avec une hausse notable de la consommation, +50% entre 2003 et 2013, au détriment des autres couleurs, notamment les vins rouges.

 

La part des vins rosés dans la consommation de vin est ainsi passée de 17% en 2003 à 30% en 2013, pour atteindre 9 millions d’hectolitres consommés, faisant au passage de la France le 1er producteur mondial de vins rosés (7,5 millions d’hectolitres), mais aussi le 1er consommateur. Cette évolution a naturellement bénéficié à la région Rhône-Provence. Principale producteur (35%), la Provence a vu son CA (71 M€) augmenter de +390% en 10 ans.

 

Même constat pour le Languedoc-Roussillon. Premier producteur de vins rosés à indication géographique, la région truste 32% de parts de marché dans l’Hexagone et 9% à l’international.

 

«Le Languedoc-Roussillon est la région leader de la production de rosés en France. C’est un fait peu connu. Notre démarche s’inscrit dans un travail à long terme pour donner à notre région la place qui lui revient dans l’esprit des consommateurs. Le rosé est le seul créneau de consommation de vins en France en croissance. Il présente une réelle opportunité de développement pour notre région», indique Frédéric Jeanjean, président du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc.

 

Conscients du potentiel, certains acteurs, ex-concurrents, se sont associés pour faire face plus efficacement à la demande. Ainsi, en 2013, Paul-François Vranken et Pierre Castel ont créé l’un des plus grands pôles de vins rosés au monde : Listel SA. L’opération assure aux marques Listel-Gris de Camargue et Billette-Rosé de Provence, déjà leaders en France, un essor commercial majeur à l’export avec un objectif de vente de 40 millions de bouteilles, contre 32 millions de bouteilles avant l’accord.

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