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Stéphane Courbit, homme de télé et businessman multimillionnaire

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À 50 ans, Stéphane Courbit est à nouveau sous les feux de l’actualité. Et pour de meilleures raisons, le succès de ses différentes activités, qui lui ont permis de bâtir une fortune personnelle estimée à 500 M€.

Pas du sérail

Quand on voit l’impressionnant carnet d’adresses de Stéphane Courbit, qui compte aussi bien Alain Minc que Dominique Farrugia, Alexandre Bompard (FNAC) ou Anne Méaux (Image 7), on ne peut qu’être étonné par son parcours.

 

Né dans un petit village de 800 habitants à Puy-Saint-Martin, dans la Drôme, issu d’un milieu modeste (père employé du Crédit Agricole et mère postière), il obtient un DUT à Valence et un diplôme de management à l’Institut supérieur de gestion à Paris, une école de commerce de qualité mais qui ne figure pas dans le gotha du secteur. La preuve qu’on peut réussir sans être né avec une cuillère en argent dans la bouche.

 

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Stagiaire de Dechavanne

Pour ses débuts dans l’univers de la télévision, Stéphane Courbit n’est pas passé par la grande porte. Après avoir assisté en 1990 à l’émission «Ciel, mon mardi !», il propose un projet à son animateur, Christophe Dechavanne, qui l’embauche comme stagiaire. Il devient ensuite producteur des émissions «Combien ça coûte ?», «Coucou c’est nous !» et «La Première Fois».

 

Le jackpot avec Arthur et Endemol

L’explosion de ses activités audiovisuelles résulte de son association avec Arthur au sein de CASE, racheté par Endemol en 1998. Stéphane Courbit assure la présidence d’Endemol France jusqu’en 2007, vivant notamment les débuts de la télé-réalité avec le lancement de l’émission «Loft Story» en 2006.

 

Il quitte Endemol en revendant ses parts pour une coquette enveloppe de 240 M€. De quoi investir, à travers sa holding personnelle LOV Group Invest (les initiales des prénoms de ses trois enfants, Lilas, Oscar, Vanille), et bâtir un groupe qui pèse 1,2 Md€ de CA, pour un bénéfice d’environ 150 M€.

 

Cyril Anouna, plus fort qu’Arthur !

Au sein de sa holding, accompagné de partenaires prestigieux dont le groupe Arnault et les familles Agnelli et De Agostini, il rachète les sociétés d’animateurs-producteurs comme Alexandra Laroche-Joubert (Banijay), Nagui (Air Production) ou Cyril Hanouna (H20).

 

En 2014, il s’impose comme la première société productrice d’émissions de télévision en France, avec 1.551 heures de programmes de flux.

 

Totem d’immunité

Fin juillet 2015, Banijay fusionne avec Zodiak Media, contrôlée par l’Italien De Agostini, qui détient en France les sociétés productrices de «Fort Boyard», «Koh-Lanta» ou de la série «Versailles» pour Canal+, l’un des leaders mondiaux de l’animation, Marathon («Totaly Spies» ou «Le Marsupilami»).

 

L’opération donne naissance à l’un des plus gros producteurs indépendants au monde, avec un CA de l’ordre de 1 Md€, dont Stéphane Courbit devient le président et l’actionnaire de contrôle.

 

L'affaire Liliane Bettencourt 

Juste avant sa mise sous tutelle en 2011, Liliane Bettencourt avait investi 143,5 M€ contre 20% de la holding de l’homme d’affaires. Une opération qui lui a valu une mise en examen en 2013 pour escroquerie et recel d’abus de faiblesse, et une condamnation à une amende pénale de 250.000 € en mai 2015.

 

Une issue finalement heureuse, au terme d’âpres négociations entre avocats représentant l’homme d’affaires et les Bettencourt, ayant abouti au remboursement de la somme, augmentée de 15 M€ d’indemnités, et à la signature d’un «pacte de non-agression juridique».

 

Ça, c’est palace...

Aux côtés de la production audiovisuelle, l’un des principaux vecteurs du développement de la holding de Stéphane Courbit est l’hôtellerie de luxe.

 

Après le très prestigieux hôtel Les Airelles, acquis en 2007, il achète successivement Aman le Melezin, toujours à Courchevel, le Pan Dei Palais à Saint-Tropez et La Bastide de Gordes début 2014, dans lequel il a engagé 20 M€ pour le refaire de fond en comble. L’homme d’affaires ne cache pas son ambition de bâtir un groupe de petits établissements de luxe autour de sa filiale LOV Hôtels Collection.

 

Il rafle la mise avec les jeux en ligne

Fin 2007, Stéphane Courbit crée Mangas Capital Gaming, renommé par la suite BetClic Everest Group, pour se positionner sur le marché des jeux et des paris en ligne. Toujours avec la même stratégie d’acquisition. Aujourd’hui, BetClic Everest Group, dont Stéphane Courbit est actionnaire majoritaire aux côtés de la Société des bains de mer de Monaco, est le n°1 en France, avec 300 M€ de produits bruts, et détient de fortes parts de marché en Allemagne, Autriche, Portugal et dans les pays de l’Est. Pourtant, Stéphane Courbit pourrait céder son activité à FDJ (ex-Française des Jeux) pour financer ses autres activités.

 

Du Qatar à Alain Minc : des amis très puissants

Si certains de ses partenaires, comme la banque Natexis ou les éditeurs italiens De Agostini, sont bien visibles, d’autres sont plus discrets, comme les proches de la famille Al-Thani qui règne sur le Qatar. Ainsi, c’est par le biais de Constellation Hotels Holding, groupe dirigé par un ancien Premier ministre du Qatar, cousin et beau-frère de l’émir, que l’homme d’affaires a pu rembourser la plus grande partie (120 M€) de l’argent investi par Liliane Bettencourt.

Des liens solides et anciens, puisque Stéphane Courbit a tenté de créer en 2012 un fonds d’investissement avec la famille Al-Thani, Alain Minc et Nicolas Sarkozy.

 

Vivendi s’invite à la noce

En novembre, Vivendi est entré au capital de Banijay à hauteur de 26,2%, pour un montant de 290 M€. Vincent Bolloré, qui entretient de longue date d’excellentes relations avec Stéphane Courbit, a déclaré avoir voulu investir «dans l’un des plus talentueux créateurs de programmes scénarisés ou non pour la télévision et les plates-formes multimédias».

 

Les choses pourraient aller encore plus loin, puisque la participation de Vivendi pourrait monter jusqu’à 49,9%. Les contenus, nouvel or noir de l’économie numérique ?

 

Nicolas Sarkozy, un ami de 20 ans

S’il revendique des valeurs de gauche et se déclare en faveur du mariage pour tous, Stéphane Courbit est un ami de Nicolas Sarkozy, qu’il a connu lorsque ce dernier était maire de Neuilly.

Une amitié sans faille qui peut poser problème, comme lorsque la justice l’interroge sur le paiement d’avions privés utilisés par l’ancien président. Une entorse découverte à l’occasion d’une affaire largement médiatisée, un trafic de drogue au départ de Saint-Domingue rebaptisé Air Cocaïne.

 

Stéphane Courbit à la table de Pierre Gagnaire

Pierre Gagnaire a pris la direction de Pèir, le restaurant de La Bastide de Gordes, racheté par Stéphane Courbit en janvier 2014. «C’est la suite logique de 10 années de travail avec Stéphane Courbit. Nous avons commencé ensemble à Courchevel et nous avons voulu continuer», explique la star de la gastronomie.

L’occasion pour le cuisiner triplement étoilé, récemment sacré par ses pairs meilleur chef du monde qui supervise une quinzaine de tables du globe, de proposer une cuisine typiquement provençale.

 

 

 

 

 

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